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DEVOURMENT - Conceived In Sewage

Publié le par Nono666

DEVOURMENT - Conceived In Sewage
Relapse Records
Style : Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.myspace.com/devourment

DEVOURMENT_Conceived In Sewage



01. Legalize Homicide / 02. Fifty Ton War Machine / 03. Conceived In Sewage / 04. Fucked With Rats / 05. March To Megiddo / 06. Today We Die, Tomorrow We Kill / 07. Heaving Acid / 08. Carved Into Ecstasy / 09. Parasitic Eruption

DEVOURMENT, l'éternel second du Death Américain. Honnêtement, je n'ai jamais compris pourquoi ce groupe n'a jamais réussi à se hisser jusqu'au sommet avec ses collègues de CANNIBAL CORPSE, DEICIDE ou SUFFOCATION. Pourtant, le groupe est productif, leurs albums sont excellents et ils ont une fanbase plus que bien fournie pour un groupe de Brutal Death. Leur nouvel album s'appelle Conceived In Sewage et je peux déjà vous dire que cet album fait mal, très très mal. La première chose que l'on remarque et qui fait plaisir, c'est que le guitariste Ruben Rosas (chanteur du groupe jusqu'en 2004) ne s'est pas contenté de gratter des partoches incompréhensibles avec 5 notes par lignes répétées pendant 4 minutes. Non, là, on a affaire à de vrais riffs groovy qui prennent aux tripes, entrecoupés de passages speed élaborés, comme sur le titre éponyme ou "Fucked With Rats" (titre qui donne l'eau à la bouche non ?). La batterie blast, c'est certain, mais pas seulement. On a plusieurs passages mid-tempo qui ralentissent le rythme et rendent le tout encore plus lourd. On constate aussi avec plaisir que la batterie n'est pas ici uniquement utilisée comme base structurelle ou simple métronome, elle est vraiment poussée au maximum de sa capacité instrumentale et rythmique ("Today We Die, Tomorrow We Kill", "Heaving Acid"). Bien entendu, le chant guttural est omniprésent et monocorde, mais d'une qualité quasi non-humaine. On aurait fait gueuler un démon fumeur dans le micro que ce serait pareil. Les thèmes lyriques sont poétiques, comme on peut s'en douter, parlant de mort, de torture, de gore et de perversion. Le printemps arrive ! On serait bien sûr tenté de croire que ce genre d'album est très linéaire et que toutes les chansons sont grosso modo pareilles. C'est peut-être le cas pour des groupes médiocres, mais ici chaque titre est différent. Une ou deux écoutes suffisent à isoler les subtilités et la personnalité de chaque titre. Les riffs, les structures, les lignes de chant, rien n'a été copié/collé et maquillé grossièrement. On a en face de soi une future pièce maitresse, c'est certain. A acheter !

Chronique : Germain

Note : 8.5/10

 

DEVOURMENT_Band
 

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THE RESISTANCE - Rise From Treason

Publié le par Nono666

THE RESISTANCE – Rise From Treason
earMUSIC
Style : Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/theresistanceswe

THE RESISTANCE_Rise From Treason



01. My Fire / 02. Face To Face / 03. Rise From Treason / 04. Slugger

Lorsque Jesper STÖRMBLAD quitte le navire IN FLAMES en 2010, il a en tête de renouer avec des racines que le combo Suédois a laissé sur le bord de la route au fur et à mesure des albums. C’est alors qu’il monte une équipe de fins limiers capable de l’épauler, pas étonnant donc de voir Glenn LJUNGSTRÖM, un fidèle compère ayant œuvré avec lui au sein d’IN FLAMES mais qui a surtout fondé DIMENSION ZERO avec lui en 1995, tenir le rôle de capitaine et de guitariste par la même occasion. Pour le reste de l’équipe ce sera Marco ARO, vocaliste des premiers THE HAUNTED, qui tiendra le micro et Christofer BARKENSJÖ derrière les fûts. Autant le dire tout de suite, ce premier EP, Rise From Treason, ravive des souvenirs qui ramène de suite vers THE HAUNTED (et donc AT THE GATES – la chanson titre peine à le dissimuler) plus que vers les débuts d’IN FLAMES même si le riffing de "Face To Face" et le refrain aux pistes vocales mélodiques comportent cette patte Gothenburg Death Metal. Avec une bonne dizaine de minutes au compteur, ces 4 premiers titres agissent comme un premier uppercut qui soigne les gencives et le puissant "Slugger" devrait vite mettre les choses au clair, l’ami Jesper n’a pas pour vocation de s’acoquiner outre mesure avec une scène plus moderne, cela respire les 90’s jusque dans le son de guitare, l’esprit Rock’n’roll aide également à ce rapprochement old-school. Et puis, il y a cette voix de Marco ARO toujours aussi incroyable, la folie se dégage de ces lignes de chant que ce soit de façon brutale sur "Slugger" ou plus mélodique sur "Face To Face". On ne va pas crier au génie mais avec une écriture aussi efficace, une production aussi énorme (les guitares ont par exemple été captées par Jesper lui-même) et un feeling et un groove communicatif, il faut bien avouer que ce Rise From Treason s’avère bien vite de très bonne consistance. Les amateurs de Death Metal à consonance Suédoise trouveront là de quoi boucher une oreille creuse, vivement un album qui est en cours d’enregistrement et une tournée qui passera par Paris le 17 mai prochain (au Trabendo) !

Chronique : Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

THE RESISTANCE_Band
 

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OMNIUM GATHERUM - Beyond

Publié le par Nono666

OMNIUM GATHERUM - Beyond
Lifeforce Records
Style : Melodic Death Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2013
Site Web : www.omniumgatherum.org

OMNIUM GATHERUM_Beyond



01. Luoto / 02. New Dynamic / 03. In The Rim / 04. Nightwalkers / 05. Formidable / 06. The Sonic Sign / 07. Who could Say / 08. The Unknowing / 09. Living In Me / 10. White Palace

OMNIUM GATHERUM est un groupe de Death Mélodique créé en 1996 en Finlande. Leur dernière offrande vient tout juste de sortir chez Lifeforce Records et s'intitule Beyond. OMNIUM GATHERUM fait partie de ces groupes qui rament pendant longtemps avant de réussir à s'extraire de la masse pour se faire une place sous les projecteurs. Leur précédent album, New World Shadows, avait commencé cette difficile mais glorieuse mission. Beyond va-t-il continuer sur la même lancée ? Tout porte à croire que oui. L'album commence avec l'intro "Luoto" qui démarre doucement pour progressivement gagner en saturation et en énergie. Une parfaite entrée en matière pour ce type d'oeuvre. Vient ensuite le premier véritable titre "New Dynamic" où l'on constate à quel point le groupe est consciencieux et assidu dans son travail. La symbiose entre les leads de guitare et le clavier est incroyable. Les vocaux gutturaux font place à une voix claire en fin de titre, ce qui donne des frissons. Le morceau "Nightwalker" reste dans la même trempe (au même titre que tout l'album) avec des touches Doom qui alourdissent le titre par endroit. Vient ensuite le très bien nommé "Formidable" qui alterne passages accoustiques très émotionnels et les remontées en puissance époustouflantes. Les morceaux suivants comme "The Sonic Sign" ou "Who Could Say" mettent en évidence une autre qualité du groupe et de l'album : celle de ne pas se contenter de rester dans les limites imposées par l'étiquette "Death mélodique". OMNIUM GATHERUM s'aventure dans plusieurs domaines et n'hésite pas à puiser un peu là où ça lui plait. Les éléments Heavy, Prog', Speed ou Symphonique viennent comme un savant mélange d'épices qui rend le tout encore plus savoureux. Le dernier titre, "White Palace", est, sans aucun doute, la meilleure façon de cloturer cette heure de mélodie puissante et maîtrisée. Ses parties envoûtantes et planantes, son solo vertigineux et sa durée exceptionnelle (10.40 minutes!!!) donnent l'impression d'un générique épique d'un magnifique film qu'on n'a pas envie de quitter pour revenir à la réalité. Cela étant, il faut bien reconnaître qu'une telle galette est assez difficile à saisir lors de la première écoute. En effet, plusieurs écoutes attentives sont nécessaires pour bien discerner les nombreuses subtilités qui agrémentent chaque morceau de façon individuelle et personnelle. Le plaisir d'écoute est, malgré tout, présent directement et on est très vite envahit par la beauté de l'oeuvre si on prend la peine de se concentrer un peu sur ce que nos tympans perçoivent. Beyond est donc un excellent album qui confirme la montée en puissance des Finlandais. Le son est excellent, les titres sont inventifs, inspirés et travaillés et, nom de dieu, qu'est-ce que c'est beau !

Chronique : Germain

Note : 8.5/10

 

Omnium Gatherum_Band2012

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BUCKCHERRY - Confessions

Publié le par Nono666

BUCKCHERRY - Confessions
Eleven Seven Music
Style : Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.buckcherry.com

BUCKCHERRY_Confessions



01. Gluttony / 02. Wrath / 03. Nothing Left But Tears / 04. The Truth / 05. Greed / 06. Water / 07. Seven Ways To Die / 08. Air / 09. Sloth / 10. Pride / 11. Envy / 12. Lust / 13. Dreamin' of You / 14. Give 'Em What They Want (Bonus Deluxe Edition) / 15. When the Fire Starts (Bonus Deluxe Edition)
 
 Nous l'attendions avec impatience ce nouvel album de BUCKCHERRY, et aucun doute n'est permis c'est bel et bien ce que nous attendions de ce groupe... du Rock'n'Roll. Dès "Gluttony", premier morceau de cet opus, la formule se veut efficace, à savoir que seul BUCKCHERRY a le pouvoir de composer des chansons entêtantes qui restent un sacré bout de temps ancrées en vous, d'ailleurs ce morceau est le premier single tiré de l'album et ce n'est pas un hasard. Malheureusement notre enthousiasme sera de courte durée car les 12 morceaux (ou 14 si vous choisissez la Deluxe Edition) suivants sont d'une platitude vraiment déroutante, entre ballades et autres morceaux sans grand intéret, rien ne nous laissait présager d'une telle déception. Lisant les interviews de Josh TODD, chanteur du combo, criant haut et fort son soulagement après une aussi longue attente de ce Confessions, il est certain que le monsieur, aussi talentueux soit-il, n'a décicément pas pris assez de recul, car si l'on considére la durée d'existence du groupe, il n'est ici question que d'un album de plus et l'on peut résumer la banalité de ce contenu en une seule phrase : "Tout ça pour ça ! "

Chronique : Fux

Note : 5/10

 

BUCKCHERRY_Band

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COILGUNS - Commuters

Publié le par Nono666

COILGUNS – Commuters
Pelagic Records
Style : Post-Hardcore
Origine : Suisse
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/coilguns

COILGUNS_Commuters



01. Commuters - Part I / 02. Commuters - Part II / 03. Hypnograms / 04. Machines Of Sleep / 05. Plug-in Citizens / 06. Submarine Warfare Anthem / 07. Minkowski Manhattan Distance / 08. Blunderbuss Committee / 09. 21 Almonds A Day / 10. Flippists/Privateers / 11. Earthians

HEAVY SOUND suit ce groupe depuis les débuts et le split avec leurs collègues de KUNTZ et l’énergie, l’ambiance dégagée par ce trio sur chaque sortie n’a pas altéré notre conviction, COILGUNS est fait pour aller loin, très loin. Pourtant, à chaque EP on se demandait si la durée d’un album n’était pas casse gueule pour un groupe dégageant une énergie Punk notamment grâce à l’enregistrement live de ces dites sorties. Commuters ne déroge pas à la règle du trio Suisse (dont les membres sont également impliqués dans THE OCEAN), les 11 titres ont été captés live et une nouvelle fois, l’énergie qui s’en dégage est fidèle à ce que le groupe peut proposer sur scène (ndlr ceux qui les ont vu avec EARTHSHIP doivent encore s’en rappeler !), c’est brutal et sombre à la fois. Rien n’a fondamentalement changé dans la recette, on retrouve donc ce riffing de folie, cette voix de Louis JUCKER qui justifierait à elle-seule un internement, nous sommes là en plein Post-Hardcore sans pour autant subir les codes balisés du genre. C’est que les Suisses font régulièrement appel à de longues plages plus ambiantes ("Commuters – Part II" ou "Blunderbuss Committee") permettant à l’auditeur de reprendre sa respiration et alternent subtilement les longs titres ("Commuters – Part II", "Earthians") et les déflagrations brutales ("Flippists/Privateers"). Cependant, le groupe a franchi le pas et a invité quelques amis à les épauler pour l’enregistrement, en effet, Jona NIDO a beau faire la basse et plusieurs pistes de guitare simultanément, cet album renferme des parties demandant l’intervention d’une aide extérieure, comment cela sera géré sur scène est une autre question. Ainsi, 4 guitaristes et un bassiste ont pu aider le groupe sur "Commuters – Part II", "Blunderbuss Committee" et "Earthians", les titres les plus ambiants demandant un peu plus de personnel mais aussi la participation de Keijo NIINIMA (NASUM, ROTTEN SOUND) sur "Minkowski Manhattan Distance". Une nouvelle fois l’artwork est très soigné, même si nous n’avons pas droit à un emballage confectionné main, le superbe digipack est à l’image de la musique, une brutalité douce à vocation thérapeutique pour tous les tourmentés et dieu sait qu’il y en a sur terre, voilà un beau vivier pour ce groupe qui ne finira pas de nous étonner par la fraicheur de son énergie et la qualité de ses compositions aux arrangements ultra soignés pour un disque enregistré live, en une prise, un vrai défi technique qui vaut largement les excès de vitesse sur les manches, Commuters est la confirmation de ce que l’on pensait de ce groupe !

Chronique : Aymerick Painless

Note : 9/10

 

COILGUNS_Band 2012
 

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BARBARIAN KOALA - Coming Down With A Crash

Publié le par Nono666

BARBARIAN KOALA – Coming Down With A Crash
Autoproduction
Style : Post-Hardcore
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/barbariankoala

BARBARIAN KOALA_Coming Down With A Crash



01. Eyeless / 02. Dirty Priest / 03. Koala Fury / 04. Beneath My Mind / 05. Shaman / 06. Time Bomb

Derrière ce nom à la saveur exotique se cache un quatuor de Limoges qui opère depuis 2009 déjà et qui débarque avec Coming Down With A Crash, un premier EP autoproduit. Chaque jour est prétexte à l’éclosion d’une nouvelle sensation Post-Hardcore mais le cas de BARBARIAN KOALA est réellement très intéressant. En effet, l’esprit Mathcore qui découle de certains riffs ("Beneath My Mind") allié à un Post-Hardcore violent mais surtout fourbe par le groove qu’il dégage car la section rythmique s’en donne à cœur joie. La batterie n’opte pas pour des polyrythmiques toutes les 5 mesures, la basse se contente de dégager un groove Rock’n’roll, ce qui n’est pas toujours facile, les guitares oscillent entre Noise Hardcore, Post-Hardcore, Mathcore et même Alternative Metal à l’image de la référence faite sans s’en cacher à DEFTONES ("Koala Fury"). Dans ce domaine, le chanteur Jérém dévoile avec facilité certains passages plus aériens qui peuvent même parfois faire penser à ALICE IN CHAINS dans l’intonation (l’efficace "Eyeless"). Tout cela ne semble pas seulement issu d’une envie de faire comme… mais bien de proposer un son personnel qui fait du bien aux oreilles et en ces temps hivernaux, le rhume se combat aussi grâce à des doses d’eucalyptus que l’on s’injecte par le fondement, BARBARIAN KOALA vous propose une dose auditive toute aussi salvatrice, il n’y a donc pas à hésiter, ces gars là possèdent une personnalité suffisamment tourmentée pour durer dans ce milieu où les braconniers sont nombreux. La production de cet EP est équilibrée, tout à fait bonne pour mettre en valeur le travail sur le relief général des morceaux mais aussi la dynamique de cet EP très varié. Alors, comme toujours, on peut se demander si sur la durée d’un album, BARBARIAN KOALA sera en mesure de nous tenir en haleine, mais en attendant, ce Coming Down With A Crash ne demande qu’à tourner en boucle sur vos platines et les amateurs de DEFTONES trouveront là une bonne dose d’énergie... à découvrir !

Chronique : Aymerick Painless

Note : 8/10

 

BARBARIAN KOALA_Band

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HATRIOT - Heroes Of Origin

Publié le par Nono666

HATRIOT - Heroes Of Origin
Massacre Records
Style: Thrash Metal
Origine: U.S.A.
Sortie: 2013
Site Web: www.hatriotmetal.com

HATRIOT_Heroes Of Origin



01. Suicide Run / 02. Weapons Of Class Destruction / 03. Murder American Style / 04. Blood Stained Wings  / 05. The Violent Times Of My Dark Passenger / 06. Globacidal / 07. And Your Children To Be Damned / 08. Mechanics Of Annihilation / 09. Shadows Of The Buried / 10. Heroes Of Origin

Depuis son renvoi d'EXODUS en 2004, Steve "Zetro" Souza est resté assez discret au sein de la scène. 2 albums avec le projet DUBLIN DEATH PATROL, un avec le supergroupe TENET et quelques guests par ci par là. Pas énorme comme activité en 8 ans. Mais, il nous revient cette année avec son nouveau projet, HATRIOT, qui sort son premier album, Heroes Of Origin. Pour l'aider dans sa nouvelle quête, il s'est entouré de jeunes musiciens dynamiques et motivés, dont ses deux fils, Nick et Cody, respectivement batteur et bassiste. Mais qu'en est-il de cet opus musicalement parlant ? Eh bien, on peut sans peine constater que HATRIOT commence exactement là ou EXODUS en était en 2004, au moment du remerciement de Zetro. Les riffs, les structures, les beuglements, les breaks, tout rappelle la période Tempo Of The Damned. Vous me direz, ce n'est spécialement pour nous déplaire, EXODUS étant une valeur sûre de la Bay Area, si un tel projet lui ressemble, pourquoi ne pas en profiter ? Et vous avez sans doute raison, parce que non seulement ça ressemble à du EXODUS, mais surtout c'est bien fait. Plusieurs titres comme "Weapons of Class Destruction", "Globacidal" ou encore "Blood Stained Wings" par exemple vous donneront vraiment l'impression d'écouter les pieuniés du Thrash en version accélérée et compactée. Le tempo ralentit très peu, sauf sur de rares titres comme "And Your Children To Be Damned" qui se calme un peu mais pas trop. Les refrains repris en choeur sur ce même titre sont du plus bel effet. Autre moment d'accalmie est le morceau "Shadows Of The Buried" et son intro envoûtante et son refrain bien lourd. Un autre point fort à mentionner: les solis ! La dextérité dans les doigts des deux guitaristes Kosta V. et Miguel Esparza est hallucinante. Les titres "Heroes Of Origin", "Suicide Run" ou "The Violent Times Of My Dark Passenger" appuieront mes propos face à votre jugement. Malgré la qualité indiscutable de cet album, il faut lui reconnaître une certaine homogénéité. En effet, tous les morceaux sont grosso modo pareil avec quelques petits détails changeant d'un titre à l'autre. D'autre part, certains pourront se demander pourquoi écouter une copie d'EXODUS alors qu'ils peuvent prendre autant, voire plus, de plaisir avec les vrais. C'est une bonne question, la meilleure réponse étant encore de se faire son propre jugement. En tout cas, Heroes Of Origin mérite qu'on s'y interèsse et HATRIOT a de quoi faire pogoter le monde.

Chronique : Germain

Note : 7/10

 

HATRIOT
 

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SUPURATION - CU3E

Publié le par Nono666

SUPURATION – CU3E
Listenable Records
Style : Death/Doom Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.supuration.fr

SUPURATION_CU3E



01. Sinergy Awakes / 02. Introversion / 03. The Disenthrall / 04. Consumate / 05. The Incongruents / 06. The Delegation / 07. Data Dance / 08. The Flight / 09. The Climax

Reformation ou plus simplement sortie d’une hibernation forcée par la mise en route de SUP, SUPURATION revient refermer un chapitre ouvert en 1993 avec le cultissime The Cube. Le troisième volet lève le voile sur l’habitant du cube, ce qu’il est, sa mission mais aussi son environnement, les amateurs peuvent aller lire les textes en français sur le site du groupe, mais surtout toutes ces phases, ces sentiments, collent parfaitement à la musique et notamment au passage charnière de cet album avec "The Incongruents" et "The Delegation", évoquant EDGE OF SANITY, qui ouvrent bien des portes et des interrogations qui trouvent en partie réponse sur les 3 derniers titres. Pourtant, si le début d’album est surtout là pour relater l’état dans lequel se trouve le héros de l’histoire, on ne reste pas dans le contemplatif du tout avec des titres rythmés, variés tant dans le tempo que dans l’ambiance, les relents de PARADISE LOST ("Introversion", "The Disenthrall" et ses set me free répétée à l’infini par une voix claire en backing vocal), les arrangements vocaux à la GOJIRA (ndlr attention il serait faux de dire que SUPURATION s’est inspiré de GOJIRA dans ce domaine) sur "Introversion" et une noirceur de plus en plus poisseuse au fur et à mesure des morceaux avec des guitares très grasses sur l’excellent "Consumate" qui renferme également cette dualité vocale entre la voix Death très old-school et les voix claires monocordes presque nonchalantes habituelles de nos petits Français qui peuvent prendre un visage presque robotique le temps d’un "Data Dance" par exemple. Alors, il est vrai qu’en 2013, la recette de SUPURATION est connue et a été reprise par d’autres groupes, pas toujours avec le même résultat, l’effet de surprise n’est donc pas là, car pour les amateurs des deux premiers volets, vous ne serez pas déboussolés, d’autant plus que les clins d’œil vers ces albums sont nombreux, les frères LOEZ ont fait ce qu’ils ont fait de mieux sous le patronyme SUPURATION, des titres simples, efficaces, aux arrangements soignés, à l’ambiance prenante, avec une facette mélodique en toile de fond mais toujours présente et si on ne peut pas tout à fait étiqueter la musique du groupe de Death/Doom Metal, le Doom et le Death font clairement partie de l’équation et ce CU3E le rappelle très efficacement. On sait, de l’aveu même du groupe, que ce chapitre est le dernier et si c’est effectivement le cas, cet album est une conclusion très honnête de cette trilogie imparable et qui pourrait laisser des regrets de ne pas les voir continuer, mais comme il faut savoir se retirer à temps (c’est valable dans tous les domaines, hum hum !), on ne peut qu’encourager le groupe dans cette décision et célébrer tant de bonnes choses offertes par ces passionnés lors de leurs différents passages sur scène pour 7 passages seulement pour le moment. Un seul regret, ne pas avoir entendu un album de SUPURATION avec une production en béton car même si celle de CU3E n’a pas à rougir, loin de là, un regard totalement extérieur sur le travail des Français aurait été intéressant ainsi qu’avec un artwork un peu plus impressionnant dans son rendu, un objet ultime en quelque sorte, pourquoi pas pour une réédition des 3 volets remixés et remasterisés par des doigts d’or, relevée d’un artwork spécialement confectionné pour l’occasion.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 8.5/10

 

SUPURATION_Promo 1
 

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IN ARKADIA - Eyes Of The Archetype

Publié le par Nono666

IN ARKADIA - Eyes Of The Archetype
M&O Music
Style : Modern Melodeath Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/InArkadiaOfficial

IN ARKADIA_Eyes Of The Archetype



01. Behold The Whore / 02. Skinning The Slaves / 03. Of Evolutive Disorder / 04. Recurrence / 05. Flying Firecunt Guillotine / 06. Status Divine / 07. Orgasmophobia / 08. Sigmatropic / 09. Reborn / 10. Lifeslicer

Avec trois albums, un EP et huit ans d’existence au compteur, IN ARKADIA est loin d’être un « bébé » de notre jolie scène Metal française. Et ce nouvel album, Eyes Of The Archetype, fleure bon la maturité et la stabilisation d’un line-up entièrement remanié en 2011 et dont seul le batteur reste « une pièce  d’origine ». Après une belle intro, nous rentrons dans le vif du sujet : superbe chant guttural qui m’a fait immédiatement penser à BENIGHTED (exemple criant : le début de "Flying Firecunt Guillotine", un pur plaisir !), un deathcore rythmé et énergique avec des passages mélodiques pas dégueux, rien à dire. Seulement voilà, le début de l’album ne casse pas trois pattes à un canard : de la vitesse en veux-tu en voilà, on expose sa maîtrise technique sans accrocs, rien de plus. De surprises, point. "Recurrence", la quatrième piste, ne dure pas plus de quatre minutes mais m’a semblée durer des plombes. Puis, "Flying Firecunt Guillotine" arrive et (bien que je ne puis m’empêcher de penser à du furieusement pompé sur mes amis de BENIGHTED…) le regain d’attention est là. Des ruptures de rythme intéressantes, un chant superbement bien maîtrisé, un motif musical simple de la lead guitare qui intervient, un très bon morceau. C’est à croire que les quatre premiers morceaux, c’était l échauffement, car à peine "Flying Firecunt Guillotine" achevée, IN ARKADIA, comme pour passer du coq à l’âne, enchaîne avec "Status Divine", court morceau de Metal/dustep (qui ne pensera pas à THE BROWNING ?) amené par une intro énigmatique et une « feinte » mélodique, pour glisser comme si de rien n’était sur "Orgasmophobia". Un entracte dubstep réussi pour un retour au deathcore tout en violence : j’ai adoré l’idée, moi qui déteste le dubstep. C’est bien fichu, un grand bravo ! Et avec "Orgasmophobia" s’ouvre une deuxième partie d’album simplement magistrale, pleine d’énergie et de bonnes mélodies « catchy », dont "Sigmatropic" est un bon exemple. Cinq minutes d’alternance entre riffs gras et mélodies lancinantes, et même si on peut se demander, à la troisième occurrence des trois mêmes mesures, s’ils ne seraient pas en train de tomber dans la facilité, on est toujours envoutés par le chant. Vient enfin la surprise de la fin du morceau (je n’en dis pas plus, volontairement) pour un glissement « logique » vers un "Reborn" percutant dès les premières mesures. L’album se clôt sur "Lifeslicer", à l’intro prometteuse et qui ne nous décevra pas, toujours beaucoup de vitesse et de guitares mélodiques, où s’intercalent des samples bien choisis, et toujours ce chant monstrueux de maîtrise, qui me donne envie d’aller les adorer en live. Après un début sans surprise, Eyes Of The Archetype se révèle être un album très abouti et travaillé, qui recèle des pépites, même s’il est un peu inégal. Quoi qu’il en soit, "Flying Firecunt Guillotine" et "Lifeslicer" suffisent bien à remettre les pendules à l’heure !

Chronique : Nastassja

Note : 8,5/10

 

IN ARKADIA_Band
 

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HANGING GARDEN - At Every Door

Publié le par Nono666

HANGING GARDEN - At Every Door
Lifeforce Records
Style : Melodic Death/Doom Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2013
Site Web : www.hanging-garden.net

HANGING GARDEN_At Every Door



01. Ten Thousand Cranes / 02. Ash and Dust / 03. Hegira / 04. Wormwood / 05. At Every Door / 06. The Cure / 07. Evenfall / 08. To End All Ages

HANGING GARDEN est un groupe de Death Mélodique finlandais né en 2004. Ils sortent cette année leur troisème album intitulé At Every Door chez Lifeforce Records. En cette période de l'année où règnent le froid, la nuit, le gel et les fêtes commerciales hypocrites, un album aussi lourd et déprimant est de circonstance. En effet, la musique de cet album est un véritable autel dressé à la dépression et à la mélancolie. On est plus proche d'un album de Doom ou de Goth que de Death. On pense directement à des groupes comme MY DYING BRIDE, GHOST BRIGADE ou encore NOVEMBER'S DOOM en écoutant des morceaux comme "Ten Thousands Cranes", "Ash And Dust" ou "Wormwood". Ce disque est volontairement lent, sombre et donne un aperçu concret de ce mal qui ronge la Finlande qu'est la dépression suicidaire. Cependant, il faut reconnaître la capacité exceptionnelle du groupe à fabriquer de la beauté avec cette mer de larmes noires. Les morceaux sont très mélodiques, les guitares jouent assez simplement, mais les effets d'écho, les riffs lourds et l'accompagnement au piano rendent le tout très harmonique et beau. Le chant passe d'un growl rocailleux (seul véritable élément Death de l'oeuvre) qui vous traverse comme un vent glacial à des vocaux clairs masculins qui semblent exprimer toute la douleur de ce monde en déclain. La basse est accordée de la façon la plus basse (elle porte donc bien son nom) connue de l'homme et chaque coup de tom fait l'effet d'une larme sur le sol. Le titre "At Every Door" arrive en milieu d'album comme un petit bol d'air, tout aussi triste, mais plus aéré, plus ambiant. Le titre "Evenfall" semble s'être trompé d'album quand on l'entend pour la première fois. Les grattes sont plus saturées, le mid-tempo pointe le bout de son nez et les voix être passé de la tristesse pleurnicharde à une expression de rage désespérée. Les titres sont assez longs, environ 6 minutes en moyenne, avec une pointe à 10.33 minutes pour le dernier morceau "To End All Ages", un peu beaucoup trop long d'ailleurs. Vous l'aurez compris, cet album n'est pas conseillé pour vos beuveries entre potes, ni pour un dépressif au bord du suicide. Cependant, la musique est de qualité, la prod' et la qualité sonore sont superbes et l'ambiance globale vous prend à la gorge. HANGING GARDEN semble posséder les ressources nécessaires pour tenir tête à KATATONIA ou PARADISE LOST.

Chronique : Germain

Note : 7/10

 

Hanging Garden_Band
 

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