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CIRCLE II CIRCLE - Seasons Will Fall

Publié le par Nono666

CIRCLE II CIRCLE - Seasons Will Fall
e-a-r Music / Edel
Style : Melodic Heavy Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.circle2circle.net

CIRCLE II CIRCLE_Seasons Will Fall



01. Diamond Blade / 02. Without A Sound / 03. Killing Death / 04. Epiphany / 05. End Of Emotion / 06. Dreams That Never Die / 07. Seasons Will Fall / 08. Never Gonna Stop / 09. Isolation / 10. Sweet Despair / 11. Downshot / 12. Only Yesterday

Alors que l'on pensait CIRCLE II CIRCLE mal en point après deux albums plutôt moyens, les Américains reviennent avec un Seasons Will Fall plus convaincant qui laisse derrière lui le côté direct d'un Consequence Of Power pour se recentrer davantage sur l'aspect mélodique et les ambiances à la SAVATAGE qui ne sont pas sans nous rappeler l'album Watching In Silence (2003)... Changement de label, line-up remanié (ça commence à devenir un habitude avec CIIC !), Seasons Will Fall a tout d'un nouveau départ pour les Floridiens... On appréciera notamment le côté épique d'un "Epiphany", les chants en canon d'un "Dreams That Never Die"... autant de petits détails qui, pour notre plus grand plaisir, nous emmènent sur les traces du 'Tage... mais rassurez-vous CIRCLE II CIRCLE ne fait pas que singer le groupe de Jon OLIVA, et accésoirement ex-groupe de Zak STEVENS, il est aussi capable de faire preuve d'une certaine personnalité (le Heavy "Diamond Blade") et nous offre au final un sixième album plutôt sympathique, mais cela sera-t-il vraiment suffisant pour permettre à CIIC de s'imposer, je ne pense pas, il manque toujours ce petit plus qui ferait toute la différence car même si CIRCLE II CIRCLE fait preuve d'application et d'un talent d'interprétation indéniable, Seasons Will Fall est, encore une fois, un album on ne peut plus passe-partout... et c'est bien là le principal défaut de cette nouvelle livraison...

Chronique : Nono666

Note : 7/10

 

CIRCLE II CIRCLE_Band 2012
 

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CRASHDÏET - The Savage Playground

Publié le par Nono666

CRASHDÏET - The Savage Playground
Frontiers Records
Style : Sleaze Rock
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.crashdiet.org

CRASHDIET_The Savage Playground



01. Change The World / 02. Cocaine Cowboys / 03. Anarchy / 04. California / 05. Lickin' Dog / 06. Circus / 07. Sin City / 08. Got A Reason / 09. Drinkin' Without You / 10. Snakes In Paradise / 11. Damaged Kid / 12. Excited / 13. Garden Of Babylon / 14. Liquid Jesus (Bonus Track)

Trois ans auront été nécéssaire à CRASHDÏET pour donner un succésseur au très bon Generation Wild... Le groupe semble avoir enfin trouvé la stabilité avec l'arrivée de Simon Cruz (chant) pour l'album précédent et nous revient avec un quatrième opus qui, encore une fois, nous démontre tout le savoir-faire des Suédois en matière de Sleaze Rock. Si Generation Wild était un album très homogène, The Savage Playground se veut, lui, plus varié mais tout aussi accrocheur, renfermant son lot de compos imparables telles que "Circus", in contestablement le HIT de l'album, "Anarchy", "Cocaine Cowboys" ou "Change The World" qui s'inscrivent parmi les titres les plus efficaces de l'opus auquel il conviendra d'ajouter également "Lickin' Dog", "Sin City" ou "Drinkin' Without You"... Toutefois il nous faut bien reconnaitre une légère baisse de régime niveau inspiration avec les plus dispensables "Snakes In Paradise", "Damaged Kid" ou "Excited" trop lisses pour vraiment marquer les esprits... The Savage Playground n'en demeure pas moins un album tout à fait correct même s'il est dénué de véritables hymnes qui faisaient tout l'attrait de Generation Wild qui conserve encore aujourd'hui notre préférence.

Chronique : Nono666

Note : 7/10

 

CRASHDIET_Band
 

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KLOGR - Till You Decay

Publié le par Nono666

KLOGR – Till You Decay
Zeta Factory
Style : Alternative Metal
Origine : Italie
Sortie : 2013
Site Web : www.klogr.net

KLOGR_Till You Decay



01. Live Dying / 02. Silk And Thorns / 03. White Eyes / 04. Bleeding / 05. Green Star / 06. Self Loathing / 07. Naked Mind / 08. You Gotta Know / 09. Value Of Sin / 10. Silted Memories / 11. Young Graves

Premier album des Italiens de KLOGR originellement publié en janvier 2012 et qui a ensuite été suivi d’un EP, Till You Turn en février 2013 ainsi que de dates dans toute l’Europe. Le groupe pratique un Alternative Rock à la croisée d’A PERFECT CIRCLE, THE SMASHING PUMPKINS et une scène Rock US calibrée radio telle NICKELBACK. Vous comprendrez vite que le groupe va à l’essentiel sur ce premier album, aucune surprise dans les structures, ni même dans l’approche stylistique qui reste bien le long de la ligne fixée par le côté immédiat du propos, "White Eyes" évoque un bon mix entre AUDIOSLAVE et NICKELBACK alors que "Live Dying" se fait peut être un peu plus aventureux avec ses relents d’A PERFECT CIRCLE. Le son de guitare est toutefois bien gras, ce qui évite d’avoir affaire à des titres sans relief et sans profondeur et la production est outrageusement grasse alors que KLOGR ne s’interdit aucun rythme bien Rock comme ce "Bleeding" qui rappelle les excellents 3 COLOR RED. Alors vous me demanderez certainement ce qui peut clocher dans cet album et je vous répondrais que d’une, il ne faut pas être aussi agressif mes amis, Alternative Rock ne rime pas forcément avec resucée d’A PERFECT CIRCLE et les Italiens en sont la preuve, ensuite je vous dirais que les qualités de cet album sont ses principaux défauts, le côté immédiat en fait un album peut être trop facilement digérable et difficile à faire durer dans le temps, le côté direct de la musique de KLOGR empêche tout effet de surprise, les refrains sont ultra calibrés, rien ne dépasse ! Oui mais voilà, ce premier essai est super bien fichu alors que les amateurs d’Alternative Rock se laissent séduire, l’énergie dégagée par ce groupe permet de passer un très bon moment à défaut d’être mémorable mais pour un premier album, qui, un poil plus court aurait gagné en impact, c’est une sacré carte de visite pour ce groupe dont le style prend définitivement tout son sens sur scène, et le refrain de "Green Star" repris en cœur par l’assemblée, voilà un joli moment en perspective. On attendra par contre un peu plus sur un deuxième album de la part de KLOGR, au niveau de la prise de risque notamment !

Chronique : Aymerick Painless

Note : 6.5/10

 

KLOGR_Band
 

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GIANT X - I

Publié le par Nono666

GIANT X - I
SPV / Steamhammer
Style : Hard Rock
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.giant-x.com

GIANT X_I



01. The Rise Of The Giant X (Intro) / 02. On A Blind Flight / 03. Don`t Quit Till Tomorrow / 04. Badland Blues / 05. Now Or Never / 06. Nameless Heroes / 07. Go 4 It / 08. The Count / 09. Rough Ride / 10. Friendly Fire / 11. Let`s Dance / 12. Soul Survivors / 13. R.O.C.K.

Que dire de ce premier album de GIANT X si ce n'est qu'il s'agit là du nouveau projet de Rock 'n Rolf Kasparek, leader de RUNNING WILD et du guitariste Peter J. Jordan, lui aussi membre de RW. Sobrement intitulé I, ce premier opus voit le duo s'écarter du Pirate Metal épique de leur groupe principal pour s'aventurer vers un Hard Rock mid tempo pouvant évoquer KISS, CINDERELLA ("Badland Blues") ou THIN LIZZY ("The Count", "Soul Survivors"), rien de bien original en somme, toutefois il est bon, après la deception que fut Shadowmaker, de voir Rolf revenir à quelque chose d'un peu plus inspiré... Nous parlions tout à l'heure de Hard Rock car c'est indéniablement l'essence de ce GIANT X mais le duo n'hésite pas à imprégner ses compos d'autres influences comme le Blues ("Badland Blues", "Rough Ride"), le Heavy Metal ("On A Blind Flight" au refrain particulièrement addictif, "Go 4 It") ou le Southern Rock ("Now Or Never") et nous propose même une ballade avec "Nameless Heroes"... Nos deux gus ne se sont visiblement pas imposés de limites et se font plaisir... Certes ce n'est pas encore cette fois que nous allons crier au génie, toutefois, même s'il ne marquera pas les esprits, I reste un album sympathique qui s'écoute sans déplaisir... Bien superieur à l'indigne Shadowmaker en tout cas !!!

Chronique par Nono666

Note : 6,5/10

 

GIANT X_Band
 

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GALDERIA - The Universality

Publié le par Nono666

GALDERIA – The Universality
Metalodic Records
Style : Power Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.galderia.net

galderia_the universality



01. Universal Glory / 02. Children Of The Earth / 03. Universality / 04. Raise The World / 05. Sundancers / 06. Farscape / 07. Galderians / 08. Ocean Of Light / 09. Beyond The Cosmic Winds / 10. Rising Soul / 11. One Million Dreams / 12. Call To The World / 13. Outro

Premier album pour GALDERIA et on ne peut pas dire qu’ils aient fait les choses à moitié ! Evoluant dans un style ressemblant à un savant mélange de MANOWAR et de RHAPSODY, les marseillais placent d’entrée la barre très haut avec un "Children Of The Earth" qui ne dénoterait pas sur le Symphony Of Enchanted Lands des déjà cités italiens virtuoses de RHAPSODY. L’influence des transalpins diminue cependant fortement dès "Raise The World" (et ses voix Death bien envoyées) pour céder la place à un true Metal des familles, puissant et archi – mélodique ("Farspace"). On notera en point d’orgue de cet album, les morceaux "Galderians", qui commence en ballade pour finir en hymne imparable ou encore "Call To The World" qui clôture un album qui avait tendance à s’essouffler un peu sur la fin – comme sur "Beyond The Cosmic Winds", plus agaçant qu’efficace. Pas grand’ chose à redire sur l’interprétation des musiciens si ce n’est (et c’est pour pouvoir râler un peu) un chant parfois un peu trop « retenu » à mon goût. La production est très bonne, surtout pour un premier album et même la pochette est réussie, bien que peu originale. Voilà donc un très beau coup au but qui devrait ravir les fans de Power Metal et, espérons – le, donner rapidement l’envie et les moyens à GALDERIA de filer en studio nous pondre le petit frère de The Universality. Chapeau bas et bonne chance les mecs !

Chronique par Emil Maniak

Note : 7,5/10

 

GALDERIA_Band
 

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LUNA AD NOCTUM - Hypnotic Inferno

Publié le par Nono666

LUNA AD NOCTUM - Hypnotic Inferno
Massacre Records
Style : Black Symphonique
Origine : Pologne
Sortie : 2013
Site Web : www.lunaadnoctum.com

LUNA AD NOCTUM_Hypnotic Inferno



01. In Hypnosis / 02. Fear Technique / 03. You Are What You Are... / 04. Abnormal Pain / 05. Fleshless / 06. Ether Dome / 07. Martyrium / 08. Hallucination Twisted Claw / 09. Total Sleep Disorder

Originaire de Pologne, LUNA AD NOCTUM est un groupe de Black symphonique dont la formation remonte à 1998. Ils sortent cette année leur quatrième album intitulé Hypnotic Inferno. Alors que dire sur cet Enfer hypnotique ? On peut commencer par signaler que malgré cette étiquette "Black sympho", le groupe puise une bonne partie de ses influences dans le Thrash. Le premier titre "In Hypnosis" avec ses riffs façon Thrash teuton, sa basse bien groovy et son clavier passé au second plan font plutôt penser à un CORONER "blackisé" qu'à un EMPEROR ou un CHTONIC. On constate d'ailleurs, au fur et à mesure que les morceaux défilent que c'est grosso modo la même chose à chaque fois. En effet, le principal point faible de cet opus est sa linéarité ; mais peut-être était-ce intentionnel pour renforcer le côté "hypnotisant" de la chose. Le problème avec cet aspect linéaire, c'est l'ennui qu'il suscite assez vite. Les vocaux ne varient pas d'un iota, les guitares vont vite, la batterie aussi et voilà, emballé c'est pesé. Les morceaux "You Are What You Are", "Martyrium" ou "Fear Technique" n'ont malheureusement pas grand chose d'autre à offrir et c'est ce qui rend un concept sympathique en résultat décevant. Il faut aller jusqu'aux titres "Ether Dome" ou "Hallucination Twisted Claw" pour entendre quelque chose de fondamentalement Black. Deux morceaux moins décevants qui cassent un peu la routine en délaissant un peu les riffs et la rythmique au profit de l'ambiant et avec quelques petits choeurs par endroits. Hypnotic Inferno n'est pas un mauvais album en soi. On sent que le groupe fait de son mieux, qu'il aime et croit en ce qu'il fait. Les idées sont intéressantes, la prod' est correcte, l'artwork n'est pas dégueulasse et les zikos sont sûrement des gars intègres désireux de faire vivre leur art. Mais, malheureusement, ça sent le réchauffé à plein nez. L'album manque d'impact et de consistance. Pas de réelle originalité ou même cette sensation étrange et froide qu'on ressent dans nos tripes quand on écoute un véritable album de Black Metal Sympho. Pour faire simple, Hypnotic Inferno : ni bon, ni mauvais ; juste correct.

Chronique : Germain

Note : 6/10

 

LUNA AD NOCTUM_photo
 

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ATLANTIS CHRONICLES - Ten Miles Under Water

Publié le par Nono666

ATLANTIS CHRONICLES - Ten Miles Underwater
Coroner Records
Style : Melodic Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/atlantischronicles

ATLANTIS CHRONICLES_Ten Miles Under Water



01. Enter The Bathysphere... / 02. And Embrace The Abyss / 03. Echoes Of Silence / 04. Thousands Carybdea / 05. Homocene / 06. Ten Miles Underwater / 07. L'ivresse des Profondeurs / 08. Architeuthis Dux / 09. Tales Of Atlantis / 10. Stomias Boa / 11. Behold Kraken / 12. William Beebe

Pas facile de s’y retrouver dans l’historique des parisiens d’ATLANTIS CHRONICLES. Le groupe s’est formé en 2010, mais officiait avant sous le nom ABYSS, et quand je dis « avant », ça veut dire depuis 2005. Faut il prendre en compte l’historique d’ABYSS pour parle d’ATLANTIS CHRONICLES ? Comme personne ne me dit « non ne fais pas ça ! », je vais m’gêner tiens. Deux groupes en un ? Une évolution genre « pokémon » pour des musiciens qui semblent fort attachés à la thématique marine ? Je me suis réécouté Against the Sea, l’EP 5 titres sorti par ABYSS en 2009, et quelque chose de drôle m’a frappé. Le morceau "Into The Tempest" est peuplé de bruits de naufrage, alors que l’ouverture de Ten Miles Under Water se fait sur les bruits apaisants des profondeurs, d’une eau abyssale brassée par les vagues (ou d’une baignoire qui se vide, je ne sais pas trop dire : blague) : donc même thématique (obsession ?) peut-être, mais en différent. Passons sur les détails de ce que j’ai eu du mal à suivre dans la transition entre ABYSS et ATLANTIS CHRONICLES, et parlons plutôt de ce bien bel album (je viens de détruire mon suspens), car oui, c’est un bien bel album. Ouverture : "Enter the Bathysphere" qui ne nous donne pas d’autre choix que de nous plonger dans cette ambiance particulière, entre le calme des eaux profondes et la tourmente des vagues de surface. Une intro dont découle naturellement "And Embrace The Abyss" qui donne la part belle aux guitares et nous donne à voir que la voix sur cet album s’apprête à tout déglinguer. Nous arrivons au titre "Echoes Of Silence" : belle antithèse tant dans le titre même que dans la correspondance du « Silence » avec la teneur du morceau. Des ruptures de rythmes, une maîtrise technique exposée sans pour autant délaisser l’aspect mélodique (ce qui fait plaisir, c’est quand un solo de guitare va vraiment dans le sens du morceau et l’enrichit, rien ne m’agace plus que l’astiquage de manche frénétique « histoire de »), un chant agressif et puissant : un morceau de cinq bonnes minutes qui nous tiendront en haleine du début à la fin, ils tiennent le rythme, les morceaux suivants en témoignent. "Homocene" en particulier, qui encore une fois prouve qu’un solo de guitare n’est pas forcément trop long, et qui, en démarrant sur les chapeaux de roue, s’achève en un soupir, avec des bulles d’oxygène et une voix étouffée au grand pouvoir évocateur. "Ten Miles Under Water", le morceau éponyme, qui vient confirmer que cet album est superbe que je le réécouterai, n’est pas sans rappeler GOJIRA, le solo de guitare chantant en plus et quelques sons plus « coreux » (non pas « coraux », et j’ai pas placé toutes les blagues sur la mer auxquelles j’ai pensées, alors bon, laissez moi celle là). "L’ivresse des profondeurs", court morceau atmosphérique à base de guitare sèche et d’effets sur la guitare électrique qui feront penser au chant des baleines, intervient comme pour nous laisser le temps de reprendre notre souffle, et c’est ensuite reparti vers les fonds marins hostiles pour "Architeuthis Dux" (c’est le nom latin d’un calamar de 10 mètres de long, si ça ça donne pas envie de hurler « unleash the Kraken ! » …) où les guitaristes s’en donnent manifestement à cœur joie, et tant mieux, parce qu’on en profite au passage. "Tales Of Atlantis" m’a tout de suite parlé, d’abord parce que le mythe de l’Atlantide, c’est pas rien, mais aussi parce que le chant envoie du lourd, autant que les guitares et la batterie : et voilà ce que j’appelle un groupe, c’est équilibré, c’est fluide, ça fait de la place aux copains. Même le bassiste y va de son petit solo. Ce morceau sonne épique et magistral, tout est dans le crescendo de puissance, dans le déploiement des forces : un début guitare/batterie avec des riffs percutants, pour ensuite éclater dans une débauche de mélodie qui s’achève pourtant une minute avant la « fin » du morceau, pour laisser place à nouveau aux bruits de plongée sous-marine, et toujours cette voix étouffée comme si elle était incapable de regagner la surface dans son exploration du monde du silence. "Tales Of Atlantis" est un morceau qui demande un peu de temps pour reprendre son souffle, mais ATLANTIS CHRONICLES en décide autrement et nous jette dans la gueule du "Stomias Boa" (je vous invite à taper ça dans Google image, il n’y a pas que des bestioles sympas dans la mer…) et de ses sons plus Metalcore. "Behold Kraken" sonnera également « Metalcore » et nous emportera dans un tourbillon de vitesse : ATLANTIS CHRONICLES souhaite nous essouffler ? Nous forcer à nous entraîner à l’apnée ? Nous voici au dernier morceau, "William Beebe" du nom de l’inventeur du bathysphère qui lui permit d’aller explorer les profondeurs de l’océan. Un long morceau instrumental, qui donne le meilleur aperçu possible de la maîtrise des musiciens d’ATLANTIS CHRONICLES : les mélodies, les rythmes… ou comment conclure dignement et magistralement un superbe album concept (ou peut-être est-ce carrément un groupe concept ?). Le vocabulaire me manque pour décrire tous les moments notables de ce morceau (je suis faible mais j’y travaille), le meilleur conseil sera alors de l’écouter, et jusqu’au bout. Moment de silence, on se dit « déjà fini ? », puis, retour des bruits sous-marins, « I become aware of my fate », commence la voix avec l’effet dont-je-ne-connais-hélas-pas-le-nom … Oui, je sais que je mettrai un 9/10 à Ten Miles Under Water, et que j’essaierai à chaque écoute d’approfondir encore un album si riche qu’il demande beaucoup d’attention. Un superbe album, grand bravo, et merci.

Chronique : Nastassja

Note : 9/10

 

Atlantis Chronicles
 

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STRATOVARIUS - Nemesis

Publié le par Nono666

STRATOVARIUS - Nemesis
e-a-r Music / Edel
Style : Power Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2013
Site Web : www.stratovarius.com

STRATOVARIUS_Nemesis



01. Abandon / 02. Unbreakable / 03. Stand My Ground / 04. Halcyon Days / 05. Fantasy / 06. Out Of The Fog / 07. Castles In The Air / 08. Dragons / 09. One Must Fall / 10. If The Story Is Over / 11. Nemesis

Oyé oyé braves gens !!!! Nos preux Chevaliers Finlandais sont de retour et vont mettre sa race à ce satané dragon !!! Et oui, comme vous l’aurez compris, STRATOVARIUS n’ont pas changé leur style de musique depuis le début des années 2000. Dans les grandes lignes non, mais on voit apparaître une touche de modernité quand même ! Que ce soit dans le mixage, la programmation et surtout, dans la structure des morceaux. Certains titres ont ce côté ‘prog’ comme sur "Stay My Ground", "Halcyon Days" (avec son gros passage électro au milieu de la chanson) ou "One Must Fall". Bien entendu, on n’échappera pas à quelques titres plus speed mélodique qui ont fait la gloire du groupe à la fin des 90’s comme sur "Fantasy" et "Dragons". L’arrivée de nouveaux membres a dû rebooster nos deux vétérans que sont Timo KOTIPELTO et Jens JOHANSSON. Malgré tout, je ne comprends pas pourquoi le son global du groupe n’a pas changé ?! Le son de batterie est identique (surtout que je n’ai jamais pu piffrer ce son !), les guitares ressemblent comme deux gouttes d’eau à celles de Timo TOLKKI… je trouve ça vraiment dommage. Peut-être que les fans hardcore du combo veulent garder le souvenir des ex-membres et du succès qu’a eu le groupe il y a une quinzaine d’années… je ne sais pas. Par contre, un point important, c’est qu’au fil des années, KOTIPELTO a appris à maîtriser sa voix et donc, à moins gueuler dans les aigues ! Son interprétation y gagne en émotion et sait libérer les bourrins lorsque la compo s’y prête. Moi qui n’avait pas écouté ce groupe depuis l’album Elements Part 2 (que j’avais au passage détesté), cela m’a réconforté car je pensais vraiment entendre la même ritournelle et donc, voir un groupe qui ne soit devenu que l’ombre de lui-même. Ce disque n’est pas sans défaut. La chanson "If The Story Is Over" est pompeuse à souhait et fait office de remplissage. "Castles In The Air" ne décolle pas et donne l’impression d’inachevé. Pour terminer, je ne parle que rarement des pochettes, la dernière fois fut pour celle du dernier BON JOVI (qui mérite quand même l’award du plus moche artwork de ce début d’année 2013 !). STRATOVARIUS a toujours fait très attention à l’image et au travail graphique proposé pour ses albums. Très beau travail donc. Bien entendu, une pochette ne fait pas un disque mais il est agréable d’en avoir pour son argent.

Note : 7/10

Manu de Dead n Crazy
www.deadncrazy.com

 

STRATOVARIUS_Band 2013
 

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DIAMOND DAWN - Overdrive

Publié le par Nono666

DIAMOND DAWN - Overdrive
Frontiers Records
Style : Hard Fm
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.diamonddawn.rocknytt.net

DIAMOND DAWN_Overdrive



01. Into Overdrive / 02. Take Me Higher / 03. Cryin' / 04. Standing As One / 05. California Rush / 06. Indestructible / 07. Turn It Up / 08. The Hunter / 09. Give It All / 10. Don't Walk Away / 11. Powergames

Nouvelle découverte du célèbre label Frontiers Records, DIAMOND DAWN surfe sur le succès d’un autre jeune groupe de Hard Fm qu’est H.E.A.T. Les influences du groupe sont bien ancrées dans les eighties. On peut, sans se tromper, citer EUROPE, TOTO, SURVIVOR ou encore JOURNEY. Nos 6 jeunes baby hard-rockers sponsorisés par l’Oréal (lol) nous offrent un premier album assez bien réussi, mais sans grande nouveauté comparé au groupe concurrent cité quelques lignes plus haut. J’ai été surpris également par le manque de communication et d’exposition concernant ce nouveau groupe… car rien sur leur ‘site’ officiel (juste un écran gris avec leur premier clip…cela fait peu !). A part une petite page facebook, rien ! Donc, malheureusement, je ne peux vous en dire plus sur eux, à part qu’ils se sont formés en 2011 et que, d’après la page facebook, plusieurs labels se battaient pour les avoir… mouais… bon, passons aux chansons ! Bien entendu, nous avons droit à tous les clichés du FM dans ce premier opus. Un son hyper lisse, une voix haut perchée, des chœurs à l’unisson, une bonne humeur innocente, des textes simples etc… En tout cas, il est agréable de voir de jeunes groupes vouloir continuer à faire ce style de musique, trop souvent montrée du doigt. Il n’y a aucune honte à aimer et jouer du FM. Les métalleux, pour beaucoup, crachent sur ce style car selon eux, c’est du Rock pour gonzesse… il faut assumer sa part de féminité les gars ! Que préférez-vous ? Du Hard fm bien joué ou du Rock Français bobo joué en son clean ? Perso, le choix est vite fait ! J’aimerai simplement que ces groupes adoptent un look moins glamouze. Nous sommes en 2013 et les permanentes et vestes à patchs, c’est un peu too much non ? A noter que le chanteur, Alexander STRANDEL, opte pour un look moderne, presque identique à celui de son rival et compatriote Erik GRÖNWALL. Point important voir primordial, nos Suédois sont tous de très bons musiciens. Aucun n’est à la ramasse et on sent bien l’envie d’en découdre sur scène tellement on sent l’énergie dégagée dans les titres "Indestructible", "Overdrive" (avec son groove à la TOTO), "Take Me Higher" ou encore "Standing As One". L’album regorge d’autres bonnes chansons comme "PowerGames" ou "Give it All". Les mélodies se retiennent facilement malgré, quelques fois, des refrains un peu trop redondants. Rien à redire sur les guitares, on sent sur certains plans et dans le son, un petit côté chauvin en copiant un autre grand musicien Suédois qu’est Yngwie MALMSTEEN… Le travail est bien fait car on sent juste l’influence sans la copier (vu le niveau technique du Maître déchu, cela aurait été difficile et il aurait fallu être fou pour se risquer à vouloir jouer comme lui). Petit bémol concernant la basse qui est, pour moi, trop sous-mixée. Je suis curieux d’entendre leur prochain album, voir si ils sauront mettre un peu plus de folie et oublier, le temps de quelques titres, le monde flashy des années 80’s. Un groupe à suivre, en espérant les voir sur scène pour confirmer cette bonne impression que j’ai eue en écoutant ce premier CD.

Note : 7/10

Manu de Dead n Crazy
www.deadncrazy.com

 

DIAMOND DAWN_Promo1
 

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BON JOVI - What About Now

Publié le par Nono666

BON JOVI - What About Now
Island/Def Jam
Style : Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.bonjovi.com

BON JOVI_What About Now



01. Because We Can / 02. I'm With You / 03. What About Now / 04. Pictures Of You / 05. Amen / 06. That's What The Water Made Me / 07. What's Left Of Me / 08. Army Of One / 09. Thick As Thieves / 10. Beautiful World / 11. Room At The End Of The World / 12. The Fighter / 13. With These Two Hands (Bonus Deluxe Edition) / 14. Not Running Anymore (Bonus Deluxe Edition) / 15. Old Habits Die Hard (Bonus Deluxe Edition) / 16. Every Road Leads Home to You (Bonus Deluxe Edition)

BON JOVI…plus qu’un groupe, une marque ou une légende ! C’est toujours un immense plaisir de découvrir un nouvel album du gang originaire du New-Jersey ! The Circle, leur précédent album, m’avait laissé un goût amer. Trop de ballades, trop mou, à part 2/3 gros titres, j’étais resté sur ma faim. Alors, quoi de neuf depuis ces quelques années ? Et bien non pas 13, ni 14, ni même 15 nouvelles chansons, mais 16 !! Y’a du taf aujourd’hui, c’est parti !!! Tout d’abord, BON JOVI, c’est du lourd niveau production. Quoi que peuvent en dire ses détracteurs, Jon Bon Jovi est un perfectionniste et cela se ressent, sur scène comme en studio. Bon, je fais abstraction de l’horrible pochette et je me lance ! Si la première chanson "Because We Can" n’est pas un support assumé à l’actuel Président des Etats-Unis, je veux bien m’en couper une ! lol Très bon titre, bien Rock, qui donne envie d’écouter la suite sans aucun problème. "I’m With You" assure également. On notera une grosse touche de GREEN DAY dans celle-ci. Refrain taillé pour les radios et les stades. "What About Now", au passage, titre de l’album, amorce un riff entraînant débouchant sur un autre refrain imparable. On note toujours les chœurs superbement interprétés par Richie SAMBORA (il m’énerve lui… il joue super bien, beau gosse, belle voix, riche… ggggggrrrrrrrhhh !!!). "Pictures Of You" est un morceau cool également. Ensuite, "Amen", première ballade de l’album. Belle maîtrise du chant sur le refrain, très bel arrangement de cordes à la fin du morceau, un titre idéal pour déclarer votre flamme ! Ah BON JOVI… les champions de l’amour ! Les titres “That’s What the Water Made Me”, “What’s Left Off Me”, "Beautiful World" et “With These Two Hands” (pour cette dernière, aucune arrière pensée, non vraiment lol) sont des hits parfois teintés de Country et de Blues mais toujours dans un esprit Rock. “Army Of One” est un titre plus posé, très pop. On croirait presque entendre une compo du groupe folk WALK OFF THE EARTH ! "Thick As Thieves" est la ballade faisant la part belle aux claviers et aux arrangements de David BRYAN. Ce titre pourrait presque figurer sur une B.O de film. Le cours solo de Sambo est bourré d’émotion ! "Room At The End Of The World” est une mid tempo avec une très belle mélodie à la U2. Ensuite, viennent les chansons de trop. Elles sont au nombre de 3. Sans l’exercice acoustique qui va suivre, l’album aurait été un sans faute. Comme trop souvent depuis quelques années, les CD’s du groupe sont surchargés en titres acoustiques. Ce dernier n’échappera pas à cette tradition ‘commerciale’. De ces 3 remplissages, "The Fighter" est celle que j’apprécie le moins. Beaucoup trop cul-cul la praline. "Old Habits Die Hard" n’est pas vraiment mieux… seule "Not Running Anymore" avec son côté "Hallelujah" de Leonard COHEN s’en sort mieux. Pour terminer, "Every Road Leads Home To You" est un mystère pour moi car cette dernière figurait déjà sur le troisième album solo de Richie SAMBORA sorti il y a quelques mois.. Que fait-elle sur celui-ci ? Peut-être manquait-il un dernier hit à ce BON JOVI ? Je n’en sais pas plus ! Il est agréable de retrouver BON JOVI avec un bon album. Par contre, nous ne sommes plus du tout dans la période Slippery... ou New Jersey. Le Hard fm que proposait le groupe s’est transformé au fil des ans en Rock US, plus light et plus complexe dans les textes, du à l’engagement politique de Jon. Fini les longs solos de Richie ou les gros breaks de Tico TORRES… d’ailleurs, ce dernier tient toujours la baraque mais est de plus en plus en retrait au fur et à mesure des albums. Alors Jon, pas envie de revenir faire quelques dates par ici ? Un effort !! Même juste une !! Il n’y a pas que les stades Anglais qui savent recevoir ! Allez, on vous prépare une bonne choucroute pour l’after et vous dormirez à la maison après votre concert de Bercy ! On fait comme ça, c’est parti !

Note : 8.5/10

Manu de Dead n Crazy
www.deadncrazy.com

 

BON JOVI_Band 2013
 
 

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