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IN VAIN - Aenigma

Publié le par Nono666

IN VAIN - Aenigma
Indie Recordings
Style : Progressive / Melodic Death Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2013
Site Web : www.myspace.com/invainno

IN VAIN_Aenigma



01. Against The Grain / 02. Image Of Time / 03. Southern Shores / 04. Hymne Til Havet / 05. Culmination Of The Enigma / 06. Times Of Yore / 07. Rise Against / 08. To The Core / 09. Floating On The Murmuring Tide

Après 10 ans d’existence et 4 ans d’absence avant de donner un successeur au très bon Mantra (sorti, donc, en 2009), les norvégiens d’IN VAIN nous livrent ici, avec Aenigma, un album tout en contrastes et en surprises. Neuf pistes sur cet album nous permettront d’apprécier toute la diversité et l’univers mouvant d’IN VAIN qui continue d’explorer tous les possibles. Entre chant « Death » et chant « Black », des passages en chant clair, ou même récités, on ne peut pas dire que le groupe s’enferme dans un style, au contraire, ils créent le leur, enfin, ils l’étoffent. S’il est clair que ça ne plaira pas à tout le monde, il faut se dire que c’est bon signe (j’ai entendu quelque part : « si tout le monde aime ce que tu fais c’est que c’est de la merde », et les preuves ne disent pas le contraire). Je ne suis pas une grande adepte du chant clair, qui, à mon sens, a souvent tendance à « casser l’ambiance », un rythme appuyé, mais dès le premier titre d’Aenigma "Against The Grain", IN VAIN me donne tort, la variation des styles de chant donne un relief particulier à leurs morceaux, et ils nous en donneront la preuve sur les autres titres. Ce sont des experts du mélange, et la mayonnaise prend (et nous savons tous que réussir une mayonnaise n’est pas donné à tout le monde, fin de la pause bouffe !). Une belle entrée en matière, sans pour autant spoiler le reste d’Aenigma. Les pistes s’enchainent et ne se ressemblent pas. "Image Of Time" est une chanson qui a su me rester en tête dès la première écoute de l’album. C’est un morceau où l’on a l’occasion de voir que l’on peut jouer « facilement » avec le timbre d’une voix (je ne veux pas critiquer, mais ça prouve que certains autres n’ont pas le talent ou l’imagination pour sortir d’un timbre monocorde…), passer d’une instrumentation purement « Death » à des passages « Heavy » sans faillir. Je pourrai m’attarder sur chaque pistes : ce sont des morceaux « à tiroirs », truffés d’influences diverses et de subtilités, mais il suffira de dire qu’il s’agit, tout simplement, du style IN VAIN. Ils piochent partout et mélangent avec virtuosité des styles qui semblent bel et bien opposés. Je suis peut être sourde (si c’est le cas je vais faire des sacrées économies de boules quiès), mais les passages en chant clair sur le morceau "Hymne Til Havet" m’ont beaucoup fait penser à un style New Wave, savamment mixé avec une voix « Black » et des mélodies plutôt « Heavy ». Il est clair aussi qu’avec des morceaux qui font entre 5 et 9 minutes (hormis le très agréable intermède "Southern Shores", on a le temps de s’amuser et de se permettre quelques bifurcations. "Culmination Of The Enigma" (titre qui dit vrai), morceau de 8 minutes, montre qu’IN VAIN n’a pas besoin de s’abimer dans une débauche de technicité, la maîtrise est évidente, et ils privilégient la mélodie. Passés maîtres dans l’art de jongler entre les ambiances d’une minute à l’autre, il leur suffit de reprendre la même ligne mélodique et simplement de changer de tonalité avant d’enchainer sur un passage récité … Morceau qui respire le mystère et la confusion, sans pour autant perdre l’auditeur : ça c’est de l’ambiance efficace. Aenigma est un album protéiforme : des passages au saxophone, des rythmes variés, des mélodies qui nous propulsent d’un univers à un autre sans que l’auditeur soit perdu, simplement pour lui faire tendre l’oreille et s’interroger. IN VAIN, c’est un style reconnaissable, pour un Metal progressif « décomplexé », qui va mélanger rudesse et douceur (le dernier titre "Floating On The Murmuring", une merveille de diversité), Death bien lourd et ballade, chant clair et chant guttural. Aenigma porte décidément très bien son nom, et il m’est impossible de préférer un morceau à un autre, tant ils s’enchainent avec fluidité et donnent toujours la possibilité de s’étonner, et la note, c’est juste parce que je ne mets jamais 10/10, bien qu’avec IN VAIN je ne doute pas d’être à nouveau enchantée.

Chronique : Nastassja

Note : 9,5/10

 

IN VAIN_Band 2013
 

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HELLBASTARD - Sons Of Bitches

Publié le par Nono666

HELLBASTARD - Sons Of Bitches
Selfmadegod Records
Style : Crust Punk/ Thrash Metal
Origine : Angleterre
Sortie : 2013
Site Web : www.hellbastard.co.uk

HELLBASTARD_Sons Of Bitches



01. Wolfsong / 02. Arcadia / 03. Sons Of Bitches / 04. System Whore / 05. We Had Evidence / 06. Throw The Petrol Bomb

HELLBASTARD voit le jour en 1986 à Newcastle, Angleterre avec comme ambition de mélanger le Crust Punk et le Thrash Metal avec des paroles fortement engagées politiquement prônant l'anarchisme et l'antifascisme. Après une longue période d'inactivité entre 2000 et 2009, le groupe repart à la conquête du monde et nous allons parler ici du dernier EP en date : Sons Of Bitches. On commence avec le premier titre qui porte très bien son nom, vu que l'intro est un enregistrement de cris de loups qui fait vite place à ce fameux mélange Crust/Thrash savament dosé qui montre qu'on a affaire à des pros. La batterie gronde de façon menacante, les grattes sonnent Punk et les lignes vocales signalent clairement la colère et l'envie de tout péter du groupe. On a la même la surprise d'entendre des effets indus' samplés. Une jolie entrée en matière. On enchaîne avec le titre éponyme qui penche beaucoup plus du côté Thrash dans sa sonorité et dans sa technicité. La voix ressemble à un mix entre Chuck Billy (TESTAMENT) et Wattie Buchan (THE EXPLOITED). Encore une fois, des effets de samples et de voix trafiquée apportent une touche indus' pas désagréable. "System Whore" démarre au quart de tour avec un superbe solo évoquant EXODUS. Le morceau est beaucoup plus long que ses compagnons (5.45 minutes quand même) et alterne les passages Punk/Thrash anarchistes avec des interludes ambiants psychédéliques et angoissants plus ou moins longues où se mélangent samples, base rythmique, choeurs féminins et monologues masculins tortutés. Ces mecs ne fument pas que du tabac et ne boivent pas que du café, ca saute aux oreilles. Nous voici, maintenant, face à "We Had Evidence" (2012) et son intro pour le moins inattendue. Un mélange de Metal Symphonique et de Power Metal qui s'estombe doucement pour revenir progressivement vers le style de prédilection du combo. Les grandes particularités de ce titre sont sa compo' orginiale et très travaillée et la très petite quantité de paroles qui ressemblent le plus souvent à un monologue enregistré par dessus qu'à une vraie chanson. Mais ça n'enlève rien au plaisir, ce morceau est très appréciable et on se le repasse volontiers plusieurs fois d'affilée. On termine avec la grosse surprise de cet EP : son dernier titre "Throw The Petrol Bomb" qui est un morceau reggae (si, si je vous jure !). Allez savoir ce qui est passé par la tête des Anglais au moment où ils se sont dit qu'il serait bien de finir leur EP par un morceau Reggae ! "Throw The Petrol Bomb" est sympa à écouter et bien groovy, mais on se demande si on écoute bien le même disque la première fois. Pour conclure, HELLBASTARD a bien réussi sa mission. Sons Of Bitches est un EP très sympa à écouter, riche, varié, à la qualité technique honorable et bien plus travaillé qu'on ne pourrait penser avec l'étiquette "Crust Punk". Je vous le conseille à tous.

Chronique : Germain

Note : 8/10

 

HELLBASTARD_Band
 

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SPOCK'S BEARD - Brief Nocturnes And Dreamless Sleep

Publié le par Nono666

SPOCK'S BEARD - Brief Nocturnes And Dreamless Sleep
Inside Out Music
Genre : Progressive Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.spocksbeard.com

SPOCK'S BEARD_Brief Nocturnes And Dreamless Sleep



01. Hiding Out / 02. I Know Your Secret / 03. A Treasure Abandoned / 04. Submerged / 05. Afterthoughts / 06. Something Very Strange / 07. Waiting For Me / 08. The Man You're Afraid You Are / 09. Down A Burning Road / 10. Wish I Were Here / 11. Something Very Strange (Sanctified Remix) / 12. Postcards From Perdition

Attention, attention ! Si vous détestez les changements de rythme, les chansons à tiroirs et les mélanges Rock, Pop et Prog, passez votre chemin car ici, nous avons affaire à l’un des plus gros groupes de Rock progressif, j’ai nommé nos amis californiens de SPOCK’S BEARD ! On peut dire que le groupe va chercher très loin dans ce nouvel opus ! Je ne peux m’empêcher d’y voir plusieurs clins d’oeils références à ce super groupe Britannique qu’est (était ?) GENESIS. Ce mélange de mélodies, de passages barrés en passant par des ballades pleines d’émotions, voilà ce qui résume ce nouvel album. Ted LEONARD assure en tant que nouveau chanteur du combo. On peut noter au passage, la participation à l’écriture de deux morceaux de l’ancien leader, Neal MORSE. Autre nouvelle arrivée, celle du batteur Jimmy KEEGAN. On peut dire que la Californie est une terre propice aux bons et grands musiciens... La production est vraiment excellente et il se dégage une sorte de puissance à l’écoute de ce disque qu’on pourrait dire que les zicos veulent en découdre sur scène et envoyer la sauce ! Sur ce genre d’album, il est impossible de passer en revue tous les titres car ces derniers sont si complexes qu’il faudrait plusieurs pages pour faire une chronique complète de celui-ci ! Des titres comme “I Know Your Secrets”, “Hiding Out”, “Submerged”, “Waiting For Me” ou bien encore “Postcards From Perdition” s’enchaînent et amènent l’auditeur dans un univers bien particulier qui le fera sans nul doute voyager dans toutes ces différentes atmosphères musicales. Seul le titre “Wish I Were Here” m’a vraiment peu, voir, pas du tout accroché. N’étant pas un fan de prog à la base, je dois dire que je me suis laissé aller à réécouter certains passages vu la qualité des compos. On comprend pourquoi Mike PORTNOY, ancien batteur de DREAM THEATER, est ultra fan de ce groupe et lui voue un culte sans nom, tellement on sent cette influence dans son approche de la composition. Un disque à conseiller à tous les musiciens, mais aussi aux non-initiés qui pourront s’ouvrir à ce style assez élitiste. Un excellent album où il n’y a rien à critiquer.

Note : 8.5/10

Manu de Dead n Crazy
www.deadncrazy.com

 

SPOCK'S BEARD_Band
 
 

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PLAYER - Too Many Reasons

Publié le par Nono666

PLAYER - Too Many Reasons
Frontiers Records
Style : Melodic Rock / AOR
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.player-theband.com

PLAYER_Too Many Reasons



01. Man On Fire / 02. Precious / 03. I Will / 04. Tell Me / 05. The Sins Of Yesterday / 06. You're My Addiction / 07. Too Many Reasons / 08. To The Extreme / 09. The Words You Say / 10. Life In Color / 11. A Part Of Me / 12. Kites / 13. Nothin' Like You / 14. Baby Come Back

Oh la belle pochette !!! « You touch my tralala ? » comme le dirait notre ami GUNTHER ! Alors là, vu que nous sommes en pleine guerre urbaine concernant le mariage gay, cette pochette pue le bad boy qui a des endorsements avec la lessive Soupline et le gel Viva Dop ! Le ‘Marcel’ a encore de belles années devant lui ! Allez, on arrête les vannes, on avait dit pas les vêtements, passons à l’attaque de cette chronique.

Premièrement, il parait que le bassiste, Ronn MOSS, est un acteur américain connu…chez les fans du soap opera ‘Amour Gloire et Beauté’ ! Et oui, nous avons droit à une « star » mes ami(e)s ! Alors ? Ca vous en bouche un coin ?! Donc, avec tout ça, je partais avec une légère appréhension quand même ! Et bien vous savez quoi ? j’ai aimé cet album ! Oui, mon côté fleur bleue est revenu ! Sans rire, PLAYER offre de belles mélodies, c’est carré, ça joue bien, vraiment surpris. Nous avons donc un album AOR de très bonne facture. En l’écoutant, j’avais l’impression d’entendre certaines ambiances comme dans des albums de Bryan ADAMS ou Rod STEWART. On sent un mix bien travaillé où tous les instruments se mélangent, sans qu’un seul se démarque. La guitare est légère mais sait intervenir au bon moment. Les claviers sont par contre un peu trop cheap mais cela ne nuie en rien à l’écoute de ces 14 titres. Par contre, je trouve la batterie trop sous-mixée et surtout trop 80’s. Dommage…
"Man on Fire" (hhhhhhhuuuuuuuummmmmmm ça c’est du titre qui va bien avec la pochette !), "Precious", "I Will" ou encore "To The Extreme" sont des hits. On les imagine sans problème passer sur toutes les ondes comme RTL2 par chez nous. Après, on peut noter une certaine forme de lassitude lorsque l’on arrive vers la fin de l’album. Quelques titres énergiques manquent cruellement à ce dernier. Trop de ballades tue la ballade ! Mais bon, le style le veut et je pense que le public de PLAYER est demandeur de ce genre de chanson. Il n’y a vraiment rien de révolutionnaire dans ce disque, que ce soit dans la composition, la technique, le son, le chant etc… mais il s’écoute. Il y a une sorte de bonhomie qui se dégage de celui-ci. Comme quoi, on peut sortir un album kitchoune avec une pochette de merde, être acteur de navet mais être passionné par la musique et réussir à faire un bon album de Classic/Melodic Rock, bien californien dans l’âme ! Bon par contre, Ronn, pour le prochain album, fait quelque chose pour le style, car là, le look ‘vieux-beau’ pour pucelles mineures et ménagères de plus de 50 ans, c’est un peu too much !

Je vous laisse, je vais chercher Brenda à son entraînement de pom-pom girl pour ensuite aller faire une petite trempette sur notre belle plage de L.A ! See you next time les petits canaillous !!!


Note : 7.5/10

Manu de Dead n Crazy
www.deadncrazy.com

 

PLAYER_Band
 

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DEMENTED - Across The Nature's Stillness

Publié le par Nono666

DEMENTED – Across The Nature’s Stillness
Autoproduction / Klonosphere
Style : Modern Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.myspace.com/dementedmusicband

DEMENTED_Across The Nature's Stillness



01. The Ritual / 02. Shaman / 03. On The Edge / 04. Spirits / 05. Psycho Pomp / 06. Sign Of Creation / 07. Ineffable Mysticism / 08. The Ceremony / 09. Reviving Fire / 10. Light From The Stars / 11. Listen To The Silence / 12. Breathing Forest / 13. Crossing The Land's Enlightenment

Originaire de Bordeaux et bâtis sur les cendres d’autres groupes de la région (BOLVANGAR ou SUNKEN), DEMENTED publie un premier album autoproduit en 2010 sous la houlette de Mathieu PASCAL (GOROD) avant de partir sur les routes défendre son Death Metal à la croisée de BEHEMOTH et de SVART CROWN auquel il emprunte l’approche plutôt moderne de ce style. Fin 2012, Across The Nature’s Stillness, le deuxième album des Bordelais voit le jour en autoproduction et il ne faut pas longtemps à la remuante structure Klonosphere pour les repérer et enfin offrir un appui de taille pour ce groupe qui se défend fort bien. On laisse de côté tout de suite le fait que ce Death Metal n’a rien d’original et qu’il n’y a rien de malsain ici, comme beaucoup de groupe de la scène actuelle d’ailleurs. En effet, c’est brutal, les parties de guitare, la batterie blastée régulièrement et la voix lorgnant sur le Brutal Death Metal de Nessim mais on finit par s’y habituer, une musique plus vicieuse aurait plus d’impact mais c’est bien tout ce que l’on pourrait reprocher à DEMENTED tant la leçon est parfaitement récitée, les compos sont inspirées, la production clinique une nouvelle fois confiée à Mathieu PASCAL aux Bud Records Studio est diablement précise, presque trop mais telle est la tendance actuelle dans le Death Metal, soit ! DEMENTED a également fait appel à quelques forces extérieures comme Deha (DEVIANT MESSIAH) auteur de "Ineffable Mysticism", un aparté ambiant d’un peu plus d’une minute sur lequel Jenni (NOEIN) appose sa voix, ou comme Julien TRUCHAN (BENIGHTED) poussant le cri sur "Listen To The Silence" d’une brutalité qui ne faibli pas malgré un passage plus enlevé bien amené. Enfin il y a des missiles particulièrement efficaces comme ce "Light From The Stars" très complet et habité par un supplément d’âme vraiment intéressant ou des choses efficaces et taillées pour le live comme "Shaman" ou "The Ceremony". Le groupe nous offre là un deuxième album très costaud qui risque de se fondre dans la masse surtout s’il part sur les routes avec SVART CROWN, une affiche plus éclectique servira certainement nos amis Bordelais et le digipack est extrêmement soigné, une autoproduction sur laquelle il ne manque qu’un code barre et un nom de label car cet Across The Nature’s Stillness a tout d’un grand. Amateurs de Death Metal venu de l’Est, voici de quoi vous occuper 45 minutes et plus si affinités !

Chronique : Aymerick Painless

Note : 7/10

DEMENTED_Band
 
 

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SIX FEET UNDER - Unborn

Publié le par Nono666

SIX FEET UNDER - Unborn
Metal Blade Records
Style : Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.myspace.com/sixfeetunder

SIX FEET UNDER_Unborn



01. Neuro Osmosis / 02. Prophecy / 03. Zombie Blood Curse / 04. Decapitate / 05. Incision / 06. Fragment / 07. Alive To Kill You / 08. The Sinister Craving / 09. Inferno / 10. Psychosis / 11. The Curse Of Ancients

Moins d'un an après la sortie de l'album Undead, SIX FEET UNDER remet le couvert avec Unborn, album à l'artwork très ressemblant à celui de son frère et décrit par Chris Barnes (chanteur) comme "un ensemble qu'il ne voulait pas séparer trop longtemps l'un de l'autre" (cfr. Metallian n°76). Alors que dire sur la deuxième partie de ce vrai-faux double album ? Et bien, on peut commencer par dire que l'oncle Chris a fait le ménage dans son line-up pour s'entourer de jeunôts plein d'énergie et d'ambition. On peut citer Jari Laine (TORTURE KILLER), Ben Savage (WHITECHAPEL), Rob Arnold (ex-CHIMAIRA) qui sont venus jouer avec leurs petits camarades ainsi que Jeff Hughell à la basse et Ola Englund à la guitare depuis l'année dernière. Cette belle brochette est sans nul doute un argument de poids pour cet album. Bon, les troupes c'est fait. Maintenant, qu'en est-il du méfait en lui-même ? Honnêtement, je n'ai pas été subjugué par la beauté de la chose. Force est de constater que pas mal de morceaux commencent fort et promettent une bonne grosse dose de brutalité pour, finalement, ne pas voler bien haut. "Decapitate", "Incision" ou "Fragment" en sont de bons exemples. On se dit que ça va péter et puis non, on est déçus par ce rythme mou et le chant de Barnes qui n'est plus ce qu'il était. L'ex-CANNIBAL CORPSE semble éssoufflé et usé. Cependant, il serait faux de dire que cet album est bon pour la poubelle. Le premier titre "Neuro Osmosis" commence gentiment avec une intro accoustique et enchaîne avec une guitare lead qui a l'effet d'un rouleau compresseur. "Alive To Kill You" est le septième morceau de l'opus et c'est le premier à proposer ce que l'on attend depuis qu'on a appuyé sur "Play" : des blast beat et des leads monstrueux qui vous écrasent les tympans. Les titres suivants tels que "The Sinister Craving" ou "Inferno" sont de la même trempe et assènent de bonnes grosses claques, malgré une batterie toujours un peu endormie. C'est avec regret que je reste mitigé sur cet album. SIX FEET UNDER a toujours été un groupe phare de la scène Death de Floride et mené par l'une des voix les plus redoutables du milieu. Unborn n'est pas un mauvais album en soi, mais il est bien en dessous des espérances que l'on pouvait en avoir. Je pense que le nouveau line-up doit encore travailler et trouver sa place au sein d'une telle entité.

Chronique : Germain

Note : 6/10

 

SIX FEET UNDER_Band 2013
 

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FRACTAL GATES - Beyond The Self

Publié le par Nono666

FRACTAL GATES – Beyond The Self
Great Dane Records
Style : Progressive Melodic Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.fractalgates.bandcamp.com

FRACTAL GATES_Beyond The Self



01. Visions VII / 02. Dissonance / 03. Everblaze / 04. On Your Own / 05. The Sign / 06. Visions VIII / 07. Timeless / 08. We Are All Leaders / 09. Reverse Dawn / 10. Mighty Wings (CHEAP TRICK Cover) / 11. The Experiment / 12. Beyond The Self / 13. Glooms Of Cyan / 14. Visions IX

Après un premier album en 2009, Altered State Of Consciousness, qui montrait une capacité à maitriser un Melodic Death Metal de tout premier ordre, les Parisiens ont été confrontés au traditionnel réajustement de line-up et la valse des batteurs a débuté jusqu’à l’arrivée de Jerem BRIQUET qui tient encore aujourd’hui les baguettes. Initiés par deux ex-LETHIAN DREAMS dont on ne peut que rapprocher quelques relents mélodiques, ce groupe œuvre plutôt dans un Melodic Death Metal influencés par SEPTICFLESH ou PARADISE LOST dans le côté mélodique et parfois même rythmique ("Everblaze", "The Sign" ou "Timeless" et ses faux airs de Revolution DNA des Grecs) mais aussi et surtout par DARK TRANQUILLITY et notamment la voix de Sebastien PIERRE, également auteur des claviers qui tiennent une place importante dans l’équilibre de ce deuxième album ("The Experiment" et sa toile de fond bien lourde et épaisse) sans s’imposer inutilement, ou l’approche Swedish Death Metal des rythmiques et à ce jeu même la reprise du "Mighty Wings" de CHEAP TRICK (ndlr vous savez la B.O. de Top Gun) se voit relifté  à la sauce de Göteborg. Même si cette reprise peut dénoter à la première écoute par son côté enjoué, ses voix claires (très bien maitrisées au passage), finalement on se prend au jeu et le côté immédiat de ce titre fini par vous emporter. Mais attention, l’essentiel est ailleurs, la production est énorme, les guitares agressives mais claires, les voix puissantes mais pas trop mises en avant, la batterie claquante et bien variée (le rythme binaire de "The Experiment" explose la fin d’album) bénéficie d’une mise en son frisant la perfection, les gaillards ne se sont pas trompés en confiant le mix et le mastering à Sir SWANÖ, gardien d’un son venu du nord et qui sied si bien à nos amis Frenchies même si un peu moins de nettoyage sur la batterie aurait pu donner quelque chose de plus brut et plus vivant. Beyond The Self est un deuxième opus totalement réussi même si on passera sur le côté déjà entendu de cette musique qui malheureusement correspond à la plupart des albums sortant de nos jours, mais le tout est très bien exécuté, bien écris et bien mis en son alors l’essentiel est là !

Chronique : Aymerick Painless

Note : 8/10

 

FRACTAL GATES_Band 2013
 

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THE AMENTA - Flesh Is Heir

Publié le par Nono666

THE AMENTA - Flesh Is Heir
Listenable Records
Style : Industrial Death Metal
Origine : Australie
Sortie : 2013
Site Web : http://theamenta.com

THE AMENTA_Flesh Is Heir



01. Flesh Is Heir / 02. Ego Ergo Sum  / 03. Teeth / 04. A Womb Tone / 05. Obliterate’s Prayer / 06. Sewer / 07. The Argument / 08. Cell / 09. Disintegrate / 10. A Palimpesest / 11. Tabula Rasa

THE AMENTA est le genre de groupe qui aime prendre son temps entre chaque album. C'est le genre de groupe qui aime voir pousser, mûrir et fermenter son concept pour en sortir quelque chose de vraiment unique, une pièce maîtresse longuement réfléchie et travaillée. Après la sortie de son deuxième album, n0n, les Australiens nous offrirent 3 EPs pour patienter et les voici enfin de retour avec Flesh In Heir qui sortira dans quelques jours. Les fans trépignent tous d'impatience à l'idée de découvrir ce nouveau concentré de folie. Ils ne risqueront pas d'être déçus car cet album est incroyable. On commence tout de suite avec un riff sauvage et un pilonage en bonne et dûe forme. Le rythme est saccadé, cassé. On passe du blast beat inhumainement rapide à des passages indus' quasi immobiles et schyzophrènes. La folie nous gagne peu à peu au fil que les secondes défilent. Les samples indus donnent à ce Death Metal saupoudré de Black une dimenssion plus froide, plus folle, plus torturée comme les méandres d'un esprit malade. Les interludes instrumentales que sont "A Womb Tone" ou "Palimpesest" sont très inquiètantes, voire effrayantes. Le chant est également d'une qualité et d'une personnalité exceptionnelle. Tantôt hurlé ou growlé, tantôt chuchoté, toujours sur un ton supplicié et dérangé. On a même droit à quelques passages plus symphoniques comme sur "Ego Ergo Sum" qui apporte une petite touche épique à cette oeuvre dégénérée. Cet album est le premier composé par le line-up actuel du groupe. THE AMENTA nous a déjà prouvé que les changements d'équipe ne leur faisaient pas peur et qu'ils ne vont qu'en s'améliorant. Cet album n'est vraiment pas conseillé aux néophytes qui ne supporteront pas un tel assaut de brutalité que sont les morceaux "Teeth" ou "Tabula Rasa", magistral morceau de clotûre au passage. Les fans, eux, seront ravis de se repasser en boucle ce char d'assaut lancé à pleine vitesse (mais très bien piloté et contrôlé, c'est important) et qui explose absolument tout.

Chronique : Germain

Note : 8/10

 

THE AMENTA_photo2
 
 

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IGNIS FATUUS - Soulbreaker

Publié le par Nono666

IGNIS FATUUS – Soulbreaker
Autoproduction
Style : Melodic Thrash/Death Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/ignis.fatuus.fr

IGNIS FATUUS_Soulbreaker



01. Soulbreaker / 02. Cries Of The Innocents / 03. Darkness Centuries / 04. When The Earth Dies / 05. Ignis Fatuus / 06. Reign Of Hypocrisy / 07. Procession Of Damned Souls / 08. Sleeping Hate / 09. My Epitaph / 10. Twist Of Eternity / 11. Soon Rising Of Hell

Groupe initié en 1995 du côté de la Franche-Comté sous forme d’un quintet, IGNIS FATUUS publiera deux démos en 1996 et 1997 avant de splitter ou en tout cas de disparaitre totalement de la circulation. Quinze longues années plus tard c’est un album autoproduit nommé Soulbreaker qui nous permet de prendre des nouvelles du groupe devenu quartet et avec Dan et Yves comme uniques membres d’origine. La recette des Français consiste en un Thrash/Death Metal mélodique, c'est-à-dire avec des leads de guitare plutôt bien ficelés d’ailleurs, de laquelle nous évacuons de suite le défaut de la production, la batterie sonne plastique et incroyablement petite (particulièrement flagrant sur le blast de "Cries Of The Innocents" donnant une couleur Black à l’ensemble), les voix, en plus d’être doublées, l’une gutturale et l’autre plus criarde, se trouvent exagérément mise en avant, reléguant les parties de guitare au second plan. Et pourtant, ces riffs sont plutôt inspirés et les parties accrocheuses d’un "Ignis Fatuus" répondent parfaitement à des choses plus sombres comme sur la chanson titre ou encore "When The Earth Dies". Et puis, il y a des défauts de production comme la fin d’"Ignis Fatuus" s’arrêtant nette comme s’il y avait eu un gros plantage derrière et que l’on avait du couper au court, ou l’introduction de "Twist Of Eternity" arrivant comme un cheveu sur la soupe. Sans être rédhibitoires, ces défauts accrochent l’oreille sur des détails au risque de passer à côté de très bonnes choses comme l’instrumental "Procession Of Damned Souls" ou le titre que le groupe avait dévoilé avant la sortie de l’album "Sleeping Hate" montrant un travail d’écriture un peu plus soigné et une énergie destructrice bien maitrisée. Il est clair, que sur scène, ces titres trouveront un impact bien plus important que sur ce premier album à la production handicapante, toutefois, on retiendra que des capacités réelles sont là, prêtes à être utilisées à bon escient et avec une personnalité loin d’être facilement compartimentable dans des comparaisons de toute façon stériles. On ne peut qu’encourager ce groupe à persévérer en espérant qu’ils réussissent à enchainer rapidement avec un deuxième album.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 6/10

 

IGNIS FATUUS_Band
 

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DEATH WOLF - Black Armoured Death

Publié le par Nono666

DEATH WOLF - Black Armoured Death
Century Media Records
Style : Black/Heavy Metal
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.deathwolf.net

DEATH WOLF II-Black Armoured Death



01. Noche De Brujas / 02. World Serpent / 03. Lord Of Putrefaction / 04. Darkness Of Hel / 05. Sudden Bloodletter / 06. Malice Striker / 07. Night Stalker / 08. Luciferian Blood Covenant / 09. Black Armoured Death / 10. Death Wolf March / 11. Little Black Angel / 12. Snake Mountain / 13. Rothenburg

Appelé d'abord DEVIL'S WHOREHOUSE lors de sa création en 2000, cette troupe suédoise était surtout connue comme étant un groupe de reprises des MISFITS ou de SAMHAIN. Ce n'est qu'en 2011 que cette joyeuse bande décide de changer de nom et de créer ses propres morceaux. C'est donc ainsi que naquit DEATH WOLF comptant en ses rangs Morgan, guitariste de MARDUK, en tant que bassiste. Nous voici en présence de leur deuxième album : Black Armoured Death. La voix de Maelstorm est l'un des principaux atouts de l'opus. Les lignes vocales sont un savant mélange de mélodie et de puissance transcendante. Il passe d'une voix claire et grave à un chant Thrash énervé et typé Tom Araya ou Matt Drake (EVILE). Le rythme général des morceaux est très lent et lourd, à la limite de l'insoutenable tant l'ambiance est écrasante à certains moments ("Death Wolf March", "Noche De Bruja"). "Lord Of Putrefaction" est d'ailleurs si lent et pesant que l'on peut sans difficulté isoler et analyser chaque note et apprécier encore plus la mélodie morbide qu'elles forment. On pourrait penser que cette lenteur est dûe à un manque de maîtrise, mais il n'en est rien. Ces mecs connaissent leur affaire et savent comment placer une ambiance lourde et malsaine jusqu'au plus profond de votre âme déjà captive de cette oeuvre. L'influence de la bande à Glenn DANZIG est, bien entendu, très palpable et les riffs entremêlés de guitare et de basse vons donneront l'impression d'avoir en face de vous de véritables gourous du macabre comme GHOST ou le regretté THE DEVIL'S BLOOD. Ce bouillonnant cocktail de Black, de Doom et de Thrash est plein de surprises comme sur "Little Black Angel" et son solo, toujours lent, mais ennivrant et maléfique. On se surprend même à remuer la tête sur "Snake Mountain" alors que l'album paraissait taillé pour une messe noire. On pourrait reprocher aux différents titres d'être simplissimes dans leur composition et leur interprétation, mais c'est ce que le fan aimera justement. Une mélodie simple mais qui nous hante pendant de longues minutes et qui nous transporte vers un univers où les ténèbres sont plus épaisses et où la pression est plus forte qu'au plus profond des abysses. Black Armoured Death nous prouve que DEATH WOLF est un groupe mature avec sa propre identité et qu'il n'hésite pas à sortir des sentiers battus pour nous offrir une oeuvre originale et à la qualité indiscutable.

Chronique : Germain

Note : 7.5/10

DEATH WOLF_Band
 

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