PSYCHOFAGIST - Songs Of Faint And Distortion
PSYCHOFAGIST - Songs Of Faint And Distortion
Memorial Records
Style : Experimental/Free-Metal
Origine : Italie
Sortie : 2013
Site Web : www.psychofagist.com
01. Blankness Reigns Supreme / 02. Movement / 03. Mechanoabsurdity / 04. Neuronopatia Sensitiva Subacuta / 05. Digression Into Distortion / 06. Inhuman 3.0 / 07. 22nd Century Misshapen Man / 08. Song Of Faint / 09. An Autism Aenigma / 10. Unique.Electronix.Forms / 11. Uninitiation
Le temps que mes neurones se reconnectent correctement, on en était déjà au quatrième morceau de l'album de PSYCHOFAGIST, non, le cinquième, mais comme dirait le vilain O'Brien, si Big Brother dit que quatre, c'est cinq, et bien, c'est cinq. Comme une impression de se prendre tout ce qui existe d'extrême dans la face : SUNN O))) mais en plus rythmé, TODAY IS THE DAY mais avec des morceaux qui font parfois moins d'une minute (ou plus de 7...), ou des guitares qui gueulent à n'en plus pouvoir comme du LIGHTNING BOLT. La chanson qui m'a tirée de l'état instantané de transe dans lequel j'ai été plongée, "Digression Into Distortion" : ADMIRAL ANGRY en mode minimaliste, le truc que si tu pousses le son t'as les entrailles qui bougent (bon, après faudra ramasser, alors pas de bêtises hein). Parfois grind, parfois free jazz… Mais toujours timbrés ! Si le moins qu'on puisse dire, c'est que toutes oreilles n'apprécieront pas, on peut aussi noter qu'un groupe pareil, ça montre qu'il est encore possible de s'éclater à inventer quelque chose qui sorte des sentiers battus, et ça donne un bon coup d'oxygène dans cet amas de productions formatées « tympans friendly », alors souriez, vous êtes agressés. Je ne m'aventurerai pas à diagnostiquer la production de cet album, savoir si le son est bon ou pas… Je n'en sais fichtre rien, mais le résultat est pour le moins surprenant… Pas une minute pour reprendre ses esprits, j'aimerais bien savoir ce qui a pu passer par la tête des membre de PSYCHOFAGIST au moment de composer Songs of Faint and Distortion, parce que dans la mienne c'était un moshpit neuronal plus ou moins agréable… Je ne sais pas pour ceux d'entre vous qui se droguent (moi pas), mais par exemple, pour avoir vu Fear and Loathing in Las Vegas, je suis certaine que la fin de "Song of Faint" (couplé avec le début de "An Autism Aenigma"), ça correspond pas mal avec la scène de la réception… Ou encore avec le cauchemar raconté par Dupontel dans le mythique Bernie. La fin de l'album ne sera plus parlante que le début, avec un "Uninitiation" qui ressemble à l'intro perdue d'un album de SLIPKNOT apocryphe (ça m'a clairement rappelé l'intro d'IOWA, en moins subtil, parce que oui, c'est possible !). Quoi qu'il en soit, c'est avec le sourire que j'ai écouté cet ovni sous ecstasy qui prouve que je n'ai pas tort de chercher ce qu'il peut exister d'original de nos jours : une expérience intense et atypique qui, hélas, n'arrivera pas à toutes les oreilles.
Chronique : Nastassja
Note : 8/10

