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PAUL GILBERT - Vibrato

Publié le par Nono666

PAUL GILBERT - Vibrato
Mascot Records
Style : Guitar-hero
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.paulgilbert.com

PAUL GILBERT_Vibrato



01. Enemies (In Jail) / 02. Rain And Thunder And Lightning / 03. Vibrato / 04. Put It On The Char / 05. Bivalve Blues / 06. Blue Rondo A La Turk / 07. Atmosphere On The Moon / 08. The Pronghorn / 08. Roundabout / 09. I Want To Be Loved / 10. Go Down

Il est l’un des derniers guitar-hero à tenter d’entretenir le mythe, il est grand, maigre, possède un humour bien à lui, à jouer dans un groupe très célèbre et possède des doigts d’extra-terrestre… vous avez deviné ? Et non, ce n’est pas Steve VAI mais un autre de ses collègues chez Ibanez, j’ai nommé M. Paul GILBERT ! J’ai eu la chance de m’entretenir avec lui et d’assister à une de ses master-class il y a quelques années, un vrai mec gentil, comme Doug ALDRICH ou Steve LUKATHER. Il ne s’emmerde pas à jouer le jeu des labels, il joue la musique qu’il a envie à l’instant ‘T’ ! C’est vrai que j’ai plus l’habitude de l’entendre via MISTER BIG ou avec RACER X… et je dois avouer que la première écoute de cet album fut laborieuse ! La seconde aussi… Oui, laborieuse car je ne m’attendais pas à ça… Pensant qu’il allait envoyer la purée en ne jouant que de la musique instrumentale, je me suis retrouvé à écouter un album des plus bizarres… Commençant par 3 titres Punk Rock Californien ("Enemies", "Rain And Thunder And Ligthning" et la pire des trois, "Vibrato"), j’ai cru à une blague faite par notre Nono national (THE Grand Manitou d’Heavy Sound) ! Mais non…il s’agit bien du Paulo ! Avec "Put It On The Char", compo dans l’esprit de VAN HALEN, je pensais qu’il allait rectifier le tir… Malheureusement non. "Bivalve Blues" n’arrive pas à me faire rentrer dans l’album et là, ça craint car nous sommes à la moitié de ce dernier ! Le gloubiboulga musical continue avec la ballade "Blue Rondo a la Turk"…slow qui aura du mal à faire de l’effet sur les jeunes filles en fleur. Envie d’une petite chanson Folk ? Alors on y va avec "Atmosphere On The Moon". Après ? Une mid tempo un peu molle ? Une chanson aux sonorités Japonaises ? Une autre dans l’esprit BEATLES ? Voilà les prochaines ! Perso, le seul titre que j’ai vraiment aimé est "Roundabout". Pourquoi ? Car ici, on retrouve la signature GILBERT et que surtout, c’est une instrumentale ! Tout le monde ne peut pas chanter comme Steve LUKATHER ou comme le regretté Gary MOORE. Ok, Paul n’a pas une mauvaise voix, mais pour moi, celle-ci est trop limite pour du chant lead. Je n’accroche pas à sa tessiture vocale et donc, je bloque totalement à l’écoute de l’album. Concernant la production, je pense qu’un autre label aurait pu mettre beaucoup plus d’argent sur la table. Le son global n’est pas des meilleurs et ne fait que rajouter du négatif au final. Paul GILBERT joue, joue grave même ! Mais là, je ne vois pas l’intérêt de ce disque. Par contre, on ne peut le critiquer car comme je l’ai cité au début de ma chronique, il joue ce qu’il veut, quand il veut et où il veut. Peut-être avait-il envie de tester de nouveaux horizons ? Si tel est le cas, alors je dis ‘oui’ car il n’a de cesse de toujours vouloir avancer, chercher et d’explorer ce monde si vaste qu’est celui de la guitare. Les fans retrouveront son ‘son’ de guitare si particulier. Les autres, se retrouveront devant un album ‘ovni’. En attendant le prochain !

Note : 5.5/10

Manu de Dead n Crazy
www.deadncrazy.com

 

PAUL GILBERT_01
 

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DARKTHRONE - The Underground Resistance

Publié le par Nono666

DARKTHRONE – The Underground Resistance
Peaceville Records
Style : Extreme Old School Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2013
Site Web : www.peaceville.com/darkthrone

DARKTHRONE_The Underground Resistance



01. Dead Early / 02. Valkyrie / 03. Lesser Men / 04. The Ones You Left Behind / 05. Come Warfare, The Entire Doom / 06. Leave No Cross Unturned

Oubliez la période Black Metal des débuts pour vous prendre dans les gencives un Black’n’roll aux relents de Punk bien cradingues telle était la maxime des derniers opus des Norvégiens. Pour The Underground Resistance, oubliez tout ce que vous avez connu de DARKTHRONE et écoutez plutôt cet hommage au Extreme Old-School Metal des 80’s que le duo vient de nous pondre, le meilleur album des Norvégiens depuis des lustres. Avec "Dead Early" et ses relents de BATHORY ou de VENOM renouant avec un classicisme des derniers opus ou "The Ones You Left Behind" dans la même veine mais relevé de chœurs clairement inspiré de BATHORY et son refrain entrainant, DARKTHRONE donne la dose de Metal que les fans de la dernière heure réclame et puis passe vite à autre chose pour insuffler un vent de Heavy Metal à tout ça, et cela dès "The Ones You Left Behind" et ses clins d’œil appuyés aux rythmiques des débuts d’IRON MAIDEN ou même "Valkyrie" dans la même lignée Heavy du début des 80’s et sa voix à la limite de la justesse du plus bel effet. Mais au niveau production aussi, le duo s’est un peu remis en question, finie la bouillie sonore habituelle, si le son est toujours cradingue et dégueule de partout, les leads de guitare sont d’une précision surprenante, même si DARKTHRONE reste DARKTHRONE, on est loin du chirurgical. L’underground, DARKTHRONE s’en affirme comme une des plus belles figures avec ce nouvel opus et ses relents Doom sur le début de "Come Warfare, The Entire Doom", certainement le titre le plus complet de The Underground Resistance qui se clôt sur un "Leave No Cross Unturned" qui émouvra les fans de MERCYFUL FATE sans mal, l’ambiance s’en approchant grandement durant ses 13 minutes sans temps faible ni baisse de régime. Les Norvégiens publient un seizième album qui montre que Underground ne rime avec immobilisme car même si, il faut bien le reconnaitre, rien de bien nouveau apparait sur cet opus pour les amateurs de Metal Old-School, depuis combien de temps n’avions nous pas eu un tel album avec une telle inspiration ? Si le groupe donnait l’impression de tourner en rond sur Circle The Wagons et Dark Thrones And Black Flags, il s’est clairement sorti les doigts pour ces 6 titres imparables dans la pure tradition et l’héritage laissé par BATHORY même si beaucoup (dont je faisais partie) n’y croyait plus guère.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 8.5/10

 

DARKTHRONE__Band
 

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FREE FALL - Power And Volume

Publié le par Nono666

FREE FALL - Power & Volume
Nuclear Blast
Style : Hard Rock 70's
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/freefallpowerandvolume

FREE FALL_Power & Volume



01. Power & Volume / 02. Free Fall / 03. Midnight Vulture / 04. Top Of The World / 05. Attila / 06. World Domination / 07. Love Bombing / 08. Damnation / 09. Meriola Blues / 10. Meat
 
Fondé en 2009, FREE FALL est un groupe Suédois qui évolue dans un registre pour le moins old school, et quand j'emploie ce terme je pense à la fin 60, début 70. La surprise est de taille car même la production de l'album semble tout droit sortie de cette époque, mais avec la puissance en prime. Il est certain que les plus vieux fidèles de ce genre, j'entends par là ceux qui ont vraiment découvert tous ces groupes à l'époque, auront certainement le coeur qui palpitera en écoutant ce Power & Volume, car tout y est. Certains crieront au "plagiat" bien sûr, et alors ? Il faut reconnaitre l'authenticité de ce groupe. De ce côté là, FREE FALL ne fait pas les choses à moitié, et ce jusque dans la présentation du livret, un simple logo du groupe et le titre de l'album, rien de plus... pas franchement avenant pour inviter l'acheteur potentiel à découvrir l'objet, pour cela, ces messieurs peuvent remercier internet, sans lequel ils risqueraient de perdre plus d'un auditeur si celui-ci n'avait pas la possibilité d'écouter cet album avant de l'acheter... Mais revenons à l'essentiel, à savoir le contenu musical de ce Power & Volume, car il faut bien reconnaitre le talent de ces musiciens, ça joue sévère et la voix de Kim FRANSSON est excellente, une voix qui n'est pas sans rappeler celle de Roger DALTREY (THE WHO) pour vous donner une référence. Les avis seront forcément partagés et c'est à chacun de se faire son opinion car cet album s'adresse avant tout aux fans de Hard Rock 70, mais, sans vous forcer, prenez le temps d'écouter ce Power & Volume bien sympathique, il y a forcément moyen que beaucoup d'entre-vous y prennent gout.

Chronique : FUX

Note : 7/10

 

FREE FALL_Band
 

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NECROWRETCH - Putrid Death Sorcery

Publié le par Nono666

NECROWRETCH - Putrid Death Sorcery
Century Media
Style : Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : http://necrowretch.net

NECROWRETCH_Putrid Death Sorcery



01. Ripping Souls Of Sinners / 02. Purifying Torment / 03. Goat-Headed / 04. Putrid Death Sorcery / 05. Impious Plague In Catacombs / 06. Spewed From Hell / 07. Defiler Of Sacrality / 08. The Anthropomancer / 09. Soiled Into A Crypt / 10. Necrollections / 11. Repugnizer

Lorsqu'un groupe Français arrive à s'extirper de la scène locale ou nationale pour conquérir l'Europe ou parfois le monde, c'est toujours un évènement en soi. Avec GOJIRA en tête, certains ont réussi cette prouesse comme ZUUL FX, GOROD, LOUDBLAST ou le groupe dont il est question aujourd'hui : NECROWRETCH. Ces petits jeunôts viennent de sortir leur tout premier album chez le prestigieux label Century Media. Ce n'est d'ailleurs que le troisième groupe Français de toute l'histoire à signer chez les Allemands après KICKBACK et MERCYLESS. Il y a donc fort à parier que le label mise gros sur ces nostalgiques du début de l'ère Death Metal. Comme vous l'aurez sans doute compris, il s'agit ici d'un album de Death Metal très old-school qui rappelle les premiers méfaits d'ASPHYX, DISSECTION ou encore MORBID ANGEL à une époque où le Death était encore naissant. On retrouve également des touches Black qu'on pourrait associer à du vieux MARDUK et qui rend Putrid Death Sorcery encore plus putride et crade. On démarre donc cet opus avec "Ripping Souls Of Sinners" qui transpire les influences scandinaves et place la barre déjà très haut. L'amateur de vieux son sera très vite convaincu. La voix est celle d'un chanteur de True Black dont on aurait poussé la résonnance un poil trop fort. Les morceaux suivants sont issus du même moule, mais les Français ont pris garde de ne pas tomber dans le piège de la linéarité. La batterie est l'un des gros points forts de cet album. Au-delà d'une vitesse ahurissante, on peine à croire qu'elle n'est l'oeuvre d'un seul homme tant la précision, le groove, les blast et les rythmiques sont bluffantes ("Purifying Torment", "Goat-Headed"). Les guitares sont, quant à elles, assez simplistes et directes dans leur exécution mais disposent d'une puissance suffisante pour ravager vos esgourdes ("Spewed From Hell", "The Anthropomancer"). On peut même distinguer la basse accompagner ses grandes soeurs à six cordes. Pour faire bref, Putrid Death Sorcery est un album de Death old-school avec tous les ingrédients. Le groupe semble faire sa petite affaire dans son coin, libre au public de le suivre ou non. Mais si, comme moi, vous aimez les maîtres de l'effroi et de la brutalité que sont ENTOMBED, POSSESSED, DEATH et GRAVE, vous ne pourrez pas passer à côté de cette jolie pièce, ma foi, fort sympathique pour un premier album.

Chronique : Germain

Note : 7.5/10

 

NECROWRETCH_Band 2
 

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TRACER - L.A.?

Publié le par Nono666

TRACER – L.A. ?
Mascot Records
Style : Heavy Rock
Origine : Australie
Sortie : 2012
Site Web : www.tracer-band.com

TRACER_L.A.



01. End Of The Samurai / 02. Don't Forget My Name / 03. Wrecking Ball / 04. Get Free / 05. All Look The Same / 06. Such A Waste / 07. Sleep By The Fire

Réédition d’un disque sorti en 2009, L.A. ? bénéficie de l’attention bienvenue de MASCOT RECORDS car en effet, si le style n’a rien de bien surprenant, TRACER sait envoyer du Rock aussi énergique que plein de feeling. Les amateurs de FU MANCHU, QUEENS OF THE STONE AGE, THE QUILL ou MONSTER MAGNET devraient trouver là une galette pour les petites faims. Le feeling bluesy du trio (qui prend pleinement sa place sur l’ultime "Sleep By The Fire") donne une couleur personnelle à ce premier essai, du moins à l’époque puisque depuis l’album Spaces In Between a atterri dans les bacs, notamment sur le titre d’ouverture qu’est "End Of The Samurai". L’ombre d’AUDIOSLAVE habite ce premier titre tout comme un "Wrecking Ball" plus directement Rock mais aux arrangements vocaux bien soignés rappelant l’œuvre de Chris CORNELL mais aussi par la production et ce son de guitare très chaud et on passera sur l’introduction d’"All Look The Same" mimant celle de "Rusty Cage". Bien varié, L.A. ? peut également évoquer une certaine période de THE CULT avec ce feeling country/blues ("Get Free"), et le Power Trio s’autorise même l’utilisation discrète de claviers pour une sonorité 70’s qui n’a cependant rien de pompeux ("Sleep By The Fire", "Wrecking Ball"). Le groupe semble déjà jouir d’une certaine renommée grâce à des concerts remarqués en Europe (et notamment en Angleterre ou en Allemagne), on devrait donc rapidement entendre parler de nouveau de ces trois gars pratiquant un Heavy Rock de bon goût et avec une personnalité déjà affirmée, un disque plein de promesse, vraiment, et l’album publié en 2011 tout aussi recommandable corrobore les faits !

Chronique : Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

TRACER_Band 1
 

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ATTIC - The Invocation

Publié le par Nono666

ATTIC – The Invocation
Van Records
Style : Heavy Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/atticfuneral

ATTIC_The Invocation



01. Intro / The Hidden Grave / 02. Funeral In The Woods / 03. Join The Coven / 04. Edlyn / 05. Ghost Of The Orphanage / 06. Intro / In The Chapel / 07. The Invocation / 08. The Headless Horseman / 09. Satan's Bride / 10. Evil Inheritance

Le plagiat, c’est pas bien ! Mais où ce dernier commence-t-il, et où s’arrête-t-il ? Vous ne regrettez pas votre année de terminale et ses heures de philo interminables ? Moi non-plus… Cela ne m’empêche pas de m’interroger sur le bienfondé de la démarche d’ATTIC, ce groupe allemand qui pompe allègrement l’héritage de MERCYFUL FATE et en particulier le chant si étrange de King Diamond. Ces mecs-là ont dû user leurs vinyles de Don’t Break The Oath jusqu’à la corde, ce premier album intitulé The Invocation en est une preuve formelle ! Mais pourquoi diable aller jusqu’à singer les « tics » vocaux du King, en plus de ces tonalités aigües venues d’un autre monde ? D’autant que le traitement du chant semble avoir été réalisé dans le but de singer l’album culte précédemment cité. Même les photos promo ressemblent indéniablement à celles de la légende danoise ! Et il y a aussi ces lignes de guitares lead et ces riffs, et j’en passe… D’un autre côté, les compostions sont indéniablement bien foutues et entrainantes, dans un registre plus catchy et plus speed que celles du FATE, évoquant parfois vaguement ce que ce dernier a produit dans les années 90 : plutôt ironique, non ? Les mélodies vocales diffèrent elles-aussi parfois de celles du Maître, et il y a fort à parier que ce talentueux vocaliste qu’est Meister Cagliostro saurait utiliser son organe de mille autres façons, même en restant dans les aigües. Et puis il y a quand-même le morceau final, "Evil Inheritance", qui ouvre quelques perspectives intéressantes. Bref, pardonne-moi, ami lecteur, pour l’approche un tantinet évidente de cette chronique mais là, difficile de faire autrement. Et puis, regarde ma note, je ne suis pas si mauvais joueur ! Quant à The Invocation, il risque de connaître le même sort que les albums de PORTRAIT et consorts : quelques écoutes jouissives et puis, une fois l’effet de surprise passé, on se surprend à vouloir réécouter l’original. D’autant que, dans le cas qui nous intéresse, l’original est justement toujours vivace et les espoirs de reformation restent permis.

Chronique : Morbid S.

Note : 8/10

 

ATTIC_Band 2012
 

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ECLECTIKA - Lure Of Ephemeral Beauty

Publié le par Nono666

ECLECTIKA - Lure Of Ephemeral Beauty
Asylum Ruins
Style : Atmospheric Dark Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.eclectika.fr

ECLECTIKA_Lure Of Ephemeral Beauty



01. Through The Supernova Remnant / 02. Lure Of Ephemeral Beauty / 03. Cyclic Anagnorisis / 04. Room Nineteen / 05. Sophist's Death : Legacy And Bitter Tears / 06. Trauma 635 / 07. Sweet Melancholia / 08. Les Sept Vertus Capitales / 09. Handicapped Sex In A Mental Orgy / 10. Aokigahara

Projet du guitariste / compositeur Sebastien REGNIER, ECLECTIKA s'est, au fil des sorties, créé un univers bien personnel qui fait d'ECLECTIKA un groupe à part sur la scène Française. Pas à pas le dijonais a su affirmer et affiner (comprenez par là décomplexifié) son style, les progrés réalisés depuis The Last Blue Bird (2007) et Dazzling Dawn (2010) sont bien réels, le Black Metal s'est désormais mué en un Dark atmosphèrique bien mieux maitrisé, naviguant entre ombre et lumière, jouant sur les constrastes pour mieux surprendre l'auditeur... de bonnes idées sont là bien présentes mais ne nous font pas oublier quelques défauts qui persistent encore (production un peu trop synthétique, mixage hasardeux, chant lyrique pas toujours très bien intégré...). Si Lure Of Ephemeral Beauty ne changera sans doute pas la donne pour ECLECTIKA, il en est pas moins son travail le plus représentatif et le plus abouti...

Chronique : Nono666

Note : 7/10

ECLECTIKA_logo
 

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CROWHILL TALES - Before Birth

Publié le par Nono666

CROWHILL TALES – Before Birth
Autoproduction
Style : Atmospheric Thrash/Death Metal
Origine : Hongrie
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/CrowhillTales

CROWHILL TALES_Before Birth



01. Torn Apart To Motion / 02. Narporja / 03. Behind The Mirrors / 04. Before Birth

Si Heavy Sound s’intéresse à la sortie d’une démo d’un groupe Hongrois, ce n’est pas totalement le fruit du hasard, vous vous en doutez, on ne peut décidément pas abuser de votre naïveté. En effet, CROWHILL TALES est avant tout porteur d’une excellente nouvelle, Jérôme DAULIN (SCHERZO) qui était porté disparu depuis 3 ans est encore en vie et mieux, il chante pour un groupe formé en 2005 en Hongrie et qui a déjà un petit passé derrière lui. Before Birth est donc la raison pour laquelle nous nous intéressons à ce groupe qui donne dans un Death Metal mid tempo comme DRACONIAN pourrait en proposer sur lequel vient se greffer une patte Thrash/Power/Heavy Metal bien original et là, oubliez le côté sympathique d’une chronique futilement élogieuse guidée par la joie de revoir Jérôme sur le devant de la scène, non, cette démo est une vraie belle surprise mais qui demande un temps d’adaptation. La voix de Jérôme justement, sa prestation est progressive en qualité sur cet EP, comme si ces 4 titres avaient été enregistrés en condition live et le début du pourtant très bon "Torn Apart To Motion" peine à se mettre en place. Il faut dire que le mélange Power Metal, Thrash Metal, Death Metal avec un refrain entêtant ne s’impose pas à la première écoute mais "Narporja" va nous donner les clefs du salut de ce groupe, en effet c’est avec des passages plus mélodiques, posés et mid tempo évoquant les AMORPHIS ou KATATONIA que CROWHILL TALES prend toute sa dimension avec une vraie mise en valeur du passage Thrash/Death Metal qui surplombe ce morceau bien équilibré. Et puis, il y a un certain talent de notre Frenchy à poser des lignes vocales Power Metal à la SYMPHONY X là où on ne s’y attend pas vraiment ("Behind The Mirrors"). Par contre, nos amis Hongrois semblent fiers de certaines de leurs trouvailles, la partie de double pédale saccadée sur l’intro de "Behind The Mirrors" fait mouche tout comme sa fin versant dans des couleurs plus progressives mais la même partie répétée inlassablement et se muant doucement ressemble plus à un bordel organisé, la faute à des pistes vocales mal agencées et surtout un abus de cette répétition, qu’à une sublimation du morceau comme on pouvait s’y attendre, une fausse note qui met un bémol à ce Before Birth mais qui n’occulte pas les capacités de ce groupe qui semble dégager une vraie grosse énergie sur scène. Alors si, ici à Heavy Sound, on se réjouit de la nouvelle concernant Jérôme, on retient surtout que cette démo venue de Hongrie est porteuse d’espoir, un groupe à suivre, donc !

Chronique : Aymerick Painless

Note : 7/10

 

 

CROWHILL TALES_Band 2012
 

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DÖDSVARG - Total System Collapse. Fuck !

Publié le par Nono666

DÖDSVARG – Total System Collapse. Fuck !
Suicide Records
Style : Noise Industrial Hardcore
Origine : Suède
Sortie : 2012
Site Web : www.dodsvarg.se

DODSVARG_Total System Collapse. Fuck !



01. Total System Collapse. Fuck ! / 02. En Dag är Lång Som Ett År / 03. Det Finns Inget Ljus I Den Där Jävla Tunneln / 04. Skärseld

Après un album live au son plus que cru, les doux dingues de DÖDSVARG sont de retour avec un EP 4 titres qui ne les mène pas sur une voie tranquillisante et la chanson titre de cet EP, Total System Collapse. Fuck !, est un condensé d’énergie Noise Hardcore aussi sauvage que brut. Pourtant, le groupe présente là ses travaux les plus accessibles peut être, l’ambiance est toujours aussi poisseuse mais les structures (si on peut considérer que les Suédois structurent leurs morceaux) sont plus fluides et surtout moins brouillonnes, le fait que la production soit un peu plus soignée est certainement une raison également. Et puis, il y a des pistes comme "En Dag är Lång Som Ett År", un instrumental à la mélodicité puissante et bien présente dans les guitares, le groupe, il faut bien l’avouer, mettant en léger retrait sa patte Indus’ fortement présente sur les opus précédents. Toutefois, pas d’inquiétude pour les mordus de ce groupe, la rythmique de "Det Finns Inget Ljus I Den Där Jävla Tunneln", un autre instrumental, ramène invariablement vers cette ambiance tout comme la dernière piste qu’est "Skärseld" où le côté Post-Hardcore prend plus distinctement le dessus. Certains diront que DÖDSVARG a mis de l’eau dans son vin, d’autres diront que le groupe a muri, toujours est il que ces 4 titres, dont seul le premier contient réellement du chant, donne un visage plus ambiancé du style des Suédois avec une réussite certaine. Disponible en vinyle, ce Total System Collapse. Fuck ! ravira les amateurs de Post-Hardcore Noisy.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

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MESSALINE - Eviscerer Les Dieux

Publié le par Nono666

MESSALINE - Eviscerer Les Dieux
Brennus Music
Style : Hard Rock
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/metal.messaline

MESSALINE_Eviscerer Les Dieux



01. La Pire Pirate - Tous Les Chemins Mênent au Rhum / 02. Si Belle Cigüe / 03. Errare Humanum Est / 04. Machiavel / 05. Le Naufrage du Pinardier / 06. Incube/Succube / 07. L'Appeau de Chagrin / 08. Sale Temps / 09. Callipyges / 10. Lilith Requiem / 11. Fortuna et Virtù

Avec Eviscerer Les Dieux, MESSALINE nous propose son troisième opus. Pour ceux qui ont raté les précédents, petit rappel : Guerres Pudiques (2005) et In Cauda Venenum (2009), ces deux premières pièces plantaient déjà le décor du style MESSALINE qui se confirme avec aisance dans la galette dont nous parlons aujourd'hui. Sous la houlette d'un Eric "Chattos" Martelat, manipulateur de textes, fin limier des mots (et des jeux de mots qui vont avec !), auteur bouillonnant et pour finir chanteur, le groupe est composé de Mickael Collignon (guitare), Jaime Gonzalez (basse) et Jonathan Bailly (batterie), ces deux derniers étant les 2 p'tits nouveaux de la bande. Le style est d'une façon générale un mélange de Heavy Rock et de Hard Rock surfant sur différents changements et variations, le tout en envoyant la sauce quand nécessaire ! Il est relativement de bonne augure de jeter un oeil (voir les deux) sur les textes qui font dans la finesse, la drolerie et le bon gout, c'est sans aucun doute une des forces de MESSALINE et de l'album, l'ombre d'ANGE plane et c'est avec un plaisir certain qu'il m'arrive de faire la liaison vocale ou des textes avec le grand Christain Descamps (que l'on retrouve d'ailleurs sur "Sale temps"). 11 titres qui défilent et proposent l'étendue d'un univers qui, certes, ne plaira pas à tout le monde et ce pour diverses raisons (trop de ci, pas assez de ça, ressemble à...etc...), mais qu'importe, il est intéressant d'écouter et de juger par soi même ! J'adhére et au fil des écoutes je peaufine mon accroche d'Eviscerer Les Dieux qui se bonifie aux rythmes des membranes de mes HP friands ! Une entame légere, accoustique, qui file vers un festif et entrainant titre que "La Pire Pirate" et voilà le CD qui déroule, on notera dés ce morceau l'excellente section rythmique et l'incisive précision de la gratte. S'ensuit "Si Belle Cigue", impeccable (une vidéo est d'ailleurs en ligne), "Errare Humanum Est" est riche, texte et ligne musicale pleine de peps. Sans passer chaque plage au bistouri, citons "Le Naufrage du Pinardier", "L'appeau de Chagrin", "Callipyges", "Lilith Requiem" ou le subtil "Incube/Succube" comme des pièces de précison donnant le caractére contenu dans cet opus. Des textes, de l'énergie, de la subtilité : un savant cocktail ! Comme un troisième verre de gnole, ce troisième album de MESSALINE me ravit, et je ne saurais que conseiller de jeter un oeil sur les 2 premiers pour se forger un avis, si l'accroche est bonne, nul doute que ce Eviscérer Les Dieux sera le bienvenu, le premier verre s'apprivoise, les suivants s'avérent gouleyants ! Je ne peux terminer (j'en avais envie et ça me fait du bien !) qu'en citant cette intro : "Au dela de mon délire s'en vient l'aurore des matins bleus aux écureuils immaculés qui donnent festin dans mes cheveux..." clin d'oeil à l'ami Christian Descamps.

Chronique : Nigel Stargazer

Note : 8.5/10

 

MESSALINE_Photo
 

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