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PRETTY MAIDS - Motherland

Publié le par Nono666

PRETTY MAIDS - Motherland
Frontiers Records
Style : Mélodic Hard Rock
Origine : Danemark
Sortie : 2013
Site Web : www.prettymaids.dk

PRETTY MAIDS_Motherland



01. Mother Of All Lies / 02. To Fool A Nation / 03. Confession / 04. The Iceman / 05. Sad To See You Suffer / 06. Hooligan / 07. Infinity / 08. Why So Serious / 09. Motherland / 10. I See Ghosts / 11. Bullet For You / 12. Who What Where When Why / 13. Wasted

Ah !!! On peut dire que j’étais pressé d’entendre ce nouvel album de nos Danois préférés !! Après une superbe prestation l’année dernière lors du Raismes Fest 2012, je croisais les doigts pour que ce nouvel album soit un digne héritier au précédent Pandemonium. Et coup de bol, celui-ci n’a pas à rougir face à son aîné. PRETTY MAIDS est le parfait exemple du groupe 80’s qui a su s’adapter et se renouveler sans jamais renier son prestigieux passé (certains feraient mieux de prendre exemple…). Ronnie ATKINS est un excellent chanteur qui sait maîtriser sa voix parfaitement, la rendant rocailleuse lorsque qu’il le faut et tout le long de cet album, très mélodique. Vous avez aimé Pandemonium ? Vous allez adorer Motherland. Que ce soit au niveau de la production (qui au passage, est assurée par l’excellent claviériste du groupe, Mortan SANDAGER), les compos, le son etc… Allan TSCHICAJA martèle ses fûts sans jamais oublier que l’on peut être un batteur de Hard Rock et avoir du groove ! Rene SHADES peut enfin profiter de son statut de bassiste officiel pour montrer qu’il sait envoyer en studio et qu’il est totalement complémentaire de son collègue batteur. Ken HAMMER sort l’artillerie lourde ! On peut dire que le nouveau son du combo vient de lui ! Les guitares sont énormes, bien épaisses et surtout bien rentre dedans !! Ses interventions solos sont toujours remplies de feeling et il sait en garder sous le pied, et ça, c’est bon ! La seule petite critique que j’ai à faire est le passage de la 3ème piste (et non chanson) car nous avons droit à une confession (d’où le titre de cette piste) qui arrive là un peu comme un poil de cul dans la soupe et qui plombe un peu le bon début de l’album. "Mother Of All Lies", "To Fool A Nation", "Infinity", "I See Ghosts", "Wasted" et j’en passe, il n’y a que du bon sur ce disque ! On passe un excellent moment en écoutant ce subtil mélange de Metal, de Hard Rock et de Fm (tiens, ce slogan me rappelle un groupe…bizarre…) ! J’espère vraiment que le groupe reviendra bientôt en France pour défendre cet album sur scène !

Maintenant, je vais pousser un petit coup de gueule à l’attention de certains ‘chroniqueurs’ de fanzines ou d’autres médias. Critiquer un groupe sur un look, un physique ou autre, je trouve cela dégueulasse ! On voit que la plupart de ces gens n’ont jamais eu le courage de monter sur scène ou tout simplement tenter de former un groupe qui tienne la route musicalement. Lorsque je lis que Ken Hammer n’est plus que l’ombre de lui-même à cause de quelques kilos de trop, qu’est ce que ça signifie ? Et surtout, qu’est ce que cela peut vous foutre ?! Surtout à la vue de vos panses à bière, faudrait peut-être fermer sa caverne à caries ! De même lorsque vous critiquez la gueule burinée de Ronnie où est le rapport avec la musique ?! Dire que Rene n’est qu’un figurant ? C’est marrant, dés qu’un bassiste fait le boulot, il n’en fait pas assez à votre goût mais dés qu’il se lance dans des passages techniques, là, vous ne comprenez plus rien et vous criez au scandale ! Ce qui emmerde beaucoup de personne est que ce groupe a toujours fait la musique qu’il aime, qu’il ait réussi son retour et qu’il a toujours accepté son côté Fm sans jamais avoir honte de celui-ci. Sans son tube "Little Drop Of Heaven", il n’aurait peut-être pas retrouvé le devant de la scène. Il faut juger la musique sans y voir des détails petits et sans intérêt. Oui, il y a des moches, des gros, des petits, des maigres, des mecs efféminés, des gros dégueulasses et j’en passe mais c’est comme ça ! Angus YOUNG n’a pas le physique d’un play-boy il me semble ? Tout comme Ozzy OSBOURNE ou Rob HALFORD ! Je ferme cette petite parenthèse et reviens encore 2/3 lignes sur cet album. On peut noter l’excellente pochette du groupe, très bel artwork !!!! Ca change des dragons, des nanas à poils (oui je mets un S car certaines feraient mieux de passer chez le barbier ou d’avoir comme amie une certaine amie qui répond au doux nom de Gillette lol) et autres clichés du Rock.

Un groupe qui ne se moque pas de ses fans, qu’ils soient de la première époque comme de la nouvelle génération, qui continue d’avancer, de tenter des choses tout en gardant l’amour de la musique qu’ils ont depuis 3 décennies ! Bravo Messieurs, vivement le prochain album ! Et cher(e)s ami(e)s si vous n’avez pas encore le dernier DVD live It Comes Alive, foncez l’acheter car c’est une tuerie !

Note : 9/10

Manu de Dead n Crazy
www.deadncrazy.com

 

PRETTY MAIDS_Band 2013
 

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DIARY OF DESTRUCTION - Dark Road To Recovery

Publié le par Nono666

DIARY OF DESTRUCTION - Dark Road To Recovery
Savage Prod
Style : Metalcore / Melodic Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.diaryofdestruction.com

DIARY OF DESTRUCTION_Dark Road To Recovery



01. Dazzling Dark / 02. Last Request / 03. That's It ! / 04. Working Through Pain / 05. My Dull Soul / 06. All Begins By Treason / 07. Ask For Forgiveness / 08. Hope And Despair / 09. Two Years Again / 10. Rehab / 11. Hit The Road / 12. I Shine

Attention DIARY OF DESTRUCTION est de retour et il est plus énervé que jamais ! On a connu le groupe évoluer à ses débuts dans un registre Gothic symphonique à chant féminin, le voici qu'il déboule, après une démo (2009) et le EP Outside The Shade (2010), avec son premier opus, et là la surprise est de taille, le combo lillois s'est mis au Metalcore / Melodeath et ça lui va plutôt bien ! Toujours emmené par une Audrey Ebrotié qui fait preuve d'une belle aisance dans des vocaux hurlés bien puissants, et qui n'est pas en reste non plus sur les parties de chant clair qui sont elles aussi parfaitement maitrisées ("Last Request", "That's It", "Two Years Again")... Une véritable mutation s'opère ici, et c'est une vrai réussite... l'efficacité est de mise tout au long de ce Dark Road To Recovery des plus convaincants. Les Lillois ont bouffé du lion... Que de chemin parcouru par la timide Audrey des débuts (je me souviens d'un certain concert à Laon, en compagnie de C-ROM et AMARTIA, où la miss ne m'avait alors que moyennement convaincu), il en est tout autre aujourd'hui, elle s'est muée en véritable lionne prête à rugir au gré de compos variées et énergiques, toutes plus convaincantes les unes que les autres. DIARY OF DESTRUCTION nous offre un premier album comme on aimerait en voir plus souvent... Trois ans auront été nécéssaire aux Lillois pour venir à bout de ce Dark Road To Recovery mais rassurez vous l'attente n'aura pas été vaine, ce premier effort est une véritable arme de destruction massive ! Mon coup de coeur du moment...

Chronique : Nono666

Note : 9/10

 

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SAXON - Sacrifice

Publié le par Nono666

SAXON - SACRIFICE (Ltd Edition - 2 CDs)
UDR / EMI
Style : Heavy Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.saxon747.com

saxon_sacrifice

 

01. Procession / 02. Sacrifice / 03. Made In Belfast / 04. Warriors Of The Road / 05. Guardians Of The Tomb / 06. Stand Up And Fight / 07. Walking The Steel / 08. Night Of The Wolf / 09. Wheels Of Terror / 10. Standing In A Queue

Bonus Disc : 01. Crusader (Orchestrted Version) / 02. Just Let Me Rock (Re-recorded Version) / 03. Requiem (Acoustic Version) / 04. Frozen Rainbow (Acoustic Version) / 05. Forever Free (Re-recorded Version)

Ce que j'aime particulièrement avec SAXON, c'est la régularité avec laquelle le combo anglais sort ses galettes ! De quoi étancher la soif de nouveauté de ses fans les plus assidus ! Moins de deux ans après la sortie de l'excellent Call To Arms, voici déjà (enfin ?) le petit dernier, au doux nom évocateur : Sacrifice ! L'album démarre avec "Procession", une intro très "cinématographique" et inquiétante suggérant la jungle amazonienne et le peuple maya se préparant... au Sacrifice ! Ca tombe bien, c'est justement le nom du morceau suivant ! Un titre plutôt classique dans le répertoire de SAXON, assez puissant aussi, qui devrait faire un carton sur scène. S'ensuit "Made In Belfast", un morceau plus mid-tempo aux logiques et magnifiques touches de musique irlandaise. "Warriors Of The Road" démarre au turbo et déroule son tempo surboosté (ça sent le bitume et la gomme fondus !!), suivi de près par "Guardians Of The Tomb" et "Stand Up And Fight", deux titres aux refrains très accrocheurs qui devraient avoir fière allure soutenus par un public très en voix ! Le très heavy "Walking The Steel" n'apporte pas de trève à cet excellent album, évoquant dans son rythme la marche inexorable d'un golem d'acier gigantesque. "Night Of The Wolf", morceau épique s'il en est, vaut lui aussi son pesant de chair fraiche ! "Wheels Of Terror" fait écho à "Warriors Of The Road" (à moins que ce ne soit à "Walking The Steel", ou à "Wheels Of Steel" !... Manque plus que Walking the Terror et la boucle sera bouclée !). "Standing In A Queue" ponctue admirablement ce Sacrifice de très bonne facture et ramenant SAXON à ses premiers exploits des années 80 dans l'inspiration, avec cependant un son très moderne et une dynamique incroyable !! Le deuxième CD, bonus de l'édition limitée, promet des réorchestrations de 5 de leurs oeuvres passées. "Crusader" en version "orchestrée" s'avère assez décevante, faute à un orchestre virtuel qui donne l'impression d'avoir été repris par les musclés ; un véritable orchestre symphonique aurait eu certainement plus de gueule, mais aurait également plombé le budget accordé à la réalisation des bonus, voire de l'album. Dommage ! "Just Let Me Rock" n'apporte rien de neuf à l'original si ce n'est la puissance dynamique du son qui donne toute sa place au morceau ! Suivent des versions acoustiques, toutes deux magnifiques, de "Requiem" et "Frozen Rainbow", qui font rentrer ces morceaux dans un univers parallèle très chaleureux, plus doux et intimiste. Superbe ! "Forever Free" ponctue en beauté et en puissance cette petite collection de photos jaunies sur lesquelles on a plaisir à se pencher ! Ce deuxième CD, s'il ne me paraît pas indispensable, ravira cependant les die-hard fans et les néophytes qui trouveront là un bel échantillon de ce que SAXON a fait de bien dans sa carrière. Pour le reste, l'album Sacrifice est un excellent album de SAXON qui suit habilement et sans rougir un Call To Arms déjà culte !

Chronique : Denix666

Note : 8,5/10

 

SAXON_Sacrifice Band
 
 

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CARCHARODON - Roachstomper

Publié le par Nono666

CARCHARODON – Roachstomper
Altsphere Productions
Style : Death'n'Roll/Stoner Metal
Origine : Italie
Sortie : 2013
Site Web : www.myspace.com/carcharodonbandpelvis

CARCHARODON_Roachstomper



01. Stoneface Legacy / 02. Pig Squeal Nation / 03. Adolf Yeti / 04. Beaumont, Tx / 05. Jumbo Squid / 06. Marylin Monrhoid / 07. Chupacobra / 08. Burial In Whiskey Waves / 09. Alaska Pipeline / 10. Voodoo Autopsy / 11. The Sky Has No Limits

Ah l’Italie et son Bourbon, son Mississipi, ses saloons et ses bûcherons barbus… comment ça je suis à côté de la plaque ! Alors écoutez donc nos amis de CARCHARODON qui, avec Roachstomper, nous offre un deuxième album taillé dans le massif et particulièrement "Stoneface Legacy" qui introduit cette galette avec pratiquement 8 minutes au compteur, on croirait entendre HIGH ON FIRE descendant le Mississipi et qui aurait pris les mêmes choses que CROWBAR... bref ! ça sent la testostérone et puis c’est tout. Mais rassurez-vous amateurs de choses plus légères car CARCHARODON n’est pas qu’une grosse bête brute, non l’esprit Southern Metal qui clôt ce premier titre est d’une efficacité qui va se vérifier tout au long de cet album dont le mixage des genres est très bien intégré, les titres sont variés sans faire office de fourre-tout et les clins d’œil Country/Blues font mouche à chaque fois ("Marilyn Monrhoid", "Chupacobra"). Du Stoner Metal bien lourd sur "Beaumont, Tx" au Death’n’roll bien cradingue d’un "Alaska Pipeline" euphorisant, les Italiens développe un style qui leur est propre et la production bien gonflée de cet opus permet vraiment d’en prendre plein les esgourdes. "Burial In Whiskey Waves" fait pourtant office d’ovni sur ce deuxième album avec ce mélange de Country, de Stoner et de Death’n’roll qui voit un débouché sur un lead de guitare particulièrement mélodique et envoutant à la STATUS QUO, un titre énorme qui montre un potentiel jusque là insoupçonné chez ces Italiens qui pratiquent avec talent le second degré sans pour autant que cela finisse à la poilade, non rappelez-vous l’image des bûcherons du début… Les influences Doom du groupe sont également bien palpables et l’ultime "The Sky Has No Limits" se charge de nous le rappeler avant qu’une furieuse envie de réappuyer sur play ne gagne notre tête, et si CARCHARODON créait la première vraie surprise de cette année ? Avec un chant partagé entre le bassiste Pixo The Mania et le guitariste Bodge, le groupe réussit à couvrir un éventail de voix très large qui colle à merveille avec ce qu’exprime la musique, là encore la fin de "Stoneface Legacy" est un moment fort. En tout cas, l’écoute de cette galette est vivement conseillée à tous ceux qui suivent de près ou de loin la scène Death’n’roll à la ENTOMBED, la scène Sludge à la CROWBAR ou encore la scène Stoner Doom Metal à la HIGH ON FIRE, attention la bête est lachée !

Chronique : Aymerick Painless

Note : 9/10

 

CARCHARODON_Band
 
 

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VIOLENCE FROM WITHIN - Idiocracy

Publié le par Nono666

VIOLENCE FROM WITHIN - Idiocracy
Send The Wood Music
Death/thrash atmosphérique
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/violencefromwithin

VIOLENCE FROM WITHIN_Idiocracy



01. Impossible Reality / 02. Virtue Or Dishonor / 03. Futile Belief / 04. Sins Of Humanity / 05. The Umbilical Regeneration / 06. Cruelty vs Compassion / 07. Fanatic Sufficiency / 08. Absolution / 09. Decadent Stupidity / 10. The Human Problems

Quintet lyonnais formé en 2007, VIOLENCE FROM WITHIN signe, avec Idiocracy, son deuxième album, après Reminiscence qu'ils avaient auto-produit en 2009.  C'est le mixage, bien meilleur sur Idiocracy, qui révèle toute l'essence de ce groupe inventif dont la singularité nous frappe dès "Impossible Reality", court morceau d'à peine deux minutes en guise d'introduction en douceur. J'aime quand les morceaux s'enchaînent sans pause, je suis servie. Dès ma première écoute je suis tombée en admiration devant "Virtue or Dishonor", qui est un concentré de toutes les qualités musicales de VIOLENCE FROM WITHIN. Des rythmiques très bien étudiées, parfois « Kornesques », alliées à un chant Thrash/Death, le tout entrecoupé de passages atmosphériques très « post » : un mélange réussi, et qui frappe par sa fluidité, malgré les nombreuses influences et les fréquentes ruptures de rythme. Les lyonnais n'ont apparemment pas assez des dix pistes de l'album pour se fatiguer, et nous livrent 42 minutes de plaisir auditif. On sera ravis de l'intro de "Moderns Sins of humanity" (sauf peut être l'effet trop « synthétique ») et du tempo un peu plus lent que sur les morceaux précédents. Une longue montée qui calme un peu le jeu après le rythme effréné du début de l'album et qui laisse chaque musicien s'exprimer. On trouvera invariablement un gros travail sur les rythmiques, qui, à mon avis, est pour beaucoup dans l'étonnement que l'on peut ressentir à chaque morceau. Sur "The Umbilical Regeneration", on notera l'évidente influence de groupes comme BENIGHTED dans les riffs de guitare, mais cette agressivité vient contraster avec les passages atmosphériques et parfois même « heavy » de ce morceau. Si la production d'Idiocracy (chez Send the Wood Music) est bien meilleure que celle de Reminiscence, leur précédent opus, je dois quand même dire que j'ai du tendre l'oreille sur "Cruelty Vs Compassion" pour percevoir la voix, et pourtant Viann a l'air d'avoir du coffre ! Je dis « il a l'air » parce que ça, on ne peut réellement le savoir qu'en live (cf le groupe DWAIL). Il y a certains passages où il est flagrant que la batterie et la guitare ont été mis en avant, mais c'est parfois un peu trop, ça nuit à l'équilibre et personnellement, ça a perturbé mon écoute. Il faut quand même avouer que le batteur envoie du lourd, c'est certain, mais c'est quand même pas une raison pour laisser le chanteur hurler dans son coin (et bizarrement, rien à signaler au début de l'album). Après le morceau d'introduction, retour sur un intermède teinté très « post », avec guitares atmosphériques à souhait, avant le retour à la brutalité technique avec "Decadent Stupidity", deuxième coup de cœur de cet album après "Impossible Reality", qui m'a fait penser à KHUDA, sans pour autant que l'on crie au pompage. L'album finit sur "The Human Problems", morceau qui transpire la mélancolie et qui m'a fait frémir les poils des avant-bras, avec un sample de la voix de Jack Fresco (« Let me say it again: communism, socialism, fascism, the democrats, the liberals- we want to absorb human beings. Women's Lib- ALL organizations that believe in a better life for Man! There are no Negro problems, or Polish problems, or Jewish problems, or Greek problems, or women's problems. They're Human problems! ») grand idéaliste souvent moqué mais néanmoins visionnaire. Je vais expliquer ma note : à la première écoute, on est submergés par le talent de VIOLENCE FROM WITHIN, leur maîtrise technique et leur art de mélanger les genres. Cependant, les écoutes répétées peuvent se révéler lassantes : pas assez de mystère, tout est là, on saisit tout au bout de trois ou quatre écoutes. C'est simplement ce petit jeu de redécouverte qui m'a manqué, mais un grand bravo, car Idiocracy est démentiel.

Chronique : Nastassja

Note : 7,5/10

 

VIOLENCE FROM WITHIN_Band
 

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HEAVY DUTY - Second Coming

Publié le par Nono666

HEAVY DUTY - Second Coming
Brennus Music
Style : Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/heavyduty83

HEAVY DUTY_Second Coming



01. Sixty Nine / 02. Get Out / 03. Rage / 04. Some More Action / 05. Haters / 06. Too Far / 07. Friend / 08. Breaking Your Mind / 09. Crushing Your Business / 10. Feeling Young / 11. You've Been Told / 12. All I've Got

Après un premier album passé quelque peu inaperçu, revoici les Toulonnais de HEAVY DUTY avec un second album au nom particulièrement approprié... en effet, plus qu'une seconde offrande, Second Coming a des allures de seconde naissance pour le groupe varois... Après s'être séparé en 2011 de sa chanteuse et de son bassiste, le duo fondateur Alain JOURMEL (guitare) et Chris CAPRIN (batterie) s'est entouré de nouveaux camarades de jeu (Ivan PAVLAK - chant - et Olivier MOREAU - basse) et ont décidé de revoir leur approche musicale passant ainsi d'un Hard/Heavy somme toute assez classique présent sur le premier album à un Metal d'influence US beaucoup plus moderne pouvant évoquer des combos comme GODSMACK ("Rage", "Feeling Young"), ALICE IN CHAINS ("Friend") voire même METALLICA ("Some More Action") mais rassurez vous si ces références sont bien présentes dans la musique actuelle de HEAVY DUTY, elles sont parfaitement digérées et habilement intégrées à l'ensemble... Second Coming voit HEAVY DUTY durcir le ton, point d'artifices ici, ça envoie du lourd et du massif qui, à l'image de la tornade de l'artwork, dévaste tout sur son passage. Le propos se fait agressif, les guitares sont incisives et la rythmique apporte une solide assise aux compos... et que dire du chant d'Ivan PAVLAK qui évolue aussi bien dans un registre hurlé qu'en chant clair, et qui se révèle une des pièces-maitresse de ce Second Coming particulièrement convaincant... Un changement de cap totalement maitrisé pour HEAVY DUTY qui, avec ce nouvel album, se positionne dans la mouvance de groupes US actuels tels que STONE SOUR, DISTURBED ou KILL DEVIL HILL et signe là un album mature et abouti qui, espérons-le, lui apportera enfin la reconnaissance qu'il mérite.

Chronique : Nono666

Note : 8/10

 

HEAVY DUTY_Band 2012
 

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ROTTING CHRIST - Kata Ton Daimona Eaytoy

Publié le par Nono666

ROTTING CHRIST - Kata Ton Daimona Eaytoy
Season Of Mist
Style : Black Metal mélodique
Origine ; Grèce
Sortie : 2013
Site Web : www.rotting-christ.com

ROTTING CHRIST_ΚΑΤΑ ΤΟΝ ΔΑΙΜΟΝΑ ΕΑΥΤΟΥ



01. In Yumen - Xibalba / 02. P'unchaw Kachun - Tuta Kachun / 03. Grandis Spiritus Diavolos / 04. Kata Ton Daimona Eaytoy / 05. Cine Iubeste Si Lasa / 06. Iwa Voodoo / 07. Gilgameš / 08. Русалка / 09. Ahura Mazda Azra Mainiuu / 10. Χ ξ ς / 11. Welcome to Hell (bonus track)

Trois ans après la sortie de leur dernier album, les frères Tolis reviennent en force avec leur nouveau méfait Kata Ton Daimona Eaytoy, déjà le onzième de la carrière des Grecs. La première chose que l'on peut dire sur cet album, c'est que les frangins n'ont pas lésiné sur les ambiances. Chaque titre comporte son lot d'atmosphère, de samples et de choeurs. Dés le premier titre, on est emporté vers un autre univers, comme en transe suite à quelques rituels sectaires. On commence par des vocalises transcandentes et après seulement quelques secondes, on est conquis. Notre esprit est littéralement aspiré par la musique. L'album n'est pas spécialement rapide, mais cette lenteur relative ne fait qu'accroître le sentiment de lourdeur et d'ésotérisme devenu la marque de fabrique de ROTTING CHRIST. De nombreux passages accoustiques et la présence d'instruments traditionnels (du piano sur l'intro "Cine iubeste Si Lasa" par exemple) enrichissent encore plus l'expérience. L'instru purement "Metal" est ici mélangé à cette musique rituelle de façon quasi magique, il est difficile de concevoir à quel point les compositions sont jouissives avant d'avoir écouté les 11 pistes qui composent cet opus. Le solo de gratte très Heavy de "Iwa Voodoo" ou l'intro de "Gilgames" sont de bons exemples de cette "mixture païenne métallisée". En ce qui concerne les voix, Vakis est encore monté d'un cran dans son interprétation et on est plus très loin de la perfection; on en perd son latin (ndlr: son grecque en l'occurrence). Celles et ceux d'entres vous qui aiment apprendre des langues étrangères seront ravis d'apprendre que plusieurs lyrics sont rédigées dans la langue d'Aristote ! Certains pourront peut-être reprocher l'aspect un peu répétitif de certains passages, mais ne boudons pas notre plaisir pour quelques détails. ROTTING CHRIST a fait de l'excellent travail sur cet album. Il est riche, multiculturel, très bien construit, interprété à la perfection et le travail de mixage et de production rend le tout encore plus jubilatoire. Un objet a ajouter à votre collection au plus vite !

Chronique : Germain

Note : 8/10

 

ROTTING CHRIST_Band 2013
 

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GREAT WHITE - 30 Years - Live From The Sunset Strip

Publié le par Nono666

GREAT WHITE - 30 Years - Live From The Sunset Strip
Frontiers Records
Style : Hard Rock Bluesy
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.greatwhiterocks.com

GREAT WHITE_30 Years - Live From The Sunset Strip



01. Desert Moon / 02. Lady Red Light / 03. Face The Day / 04. House Of Broken Love / 05. Save Your Love / 06. Mista Bone / 07. Big Goodbye / 08. Back To The Rhythm / 09. Rock Me / 10. Can't Shake It / 11. Once Bitten Twice Shy

Si bien évidemment on se réjouit de la sortie d'un nouveau live de GREAT WHITE, qui plus est le premier avec son nouveau chanteur, le frenchy Terry ILOUS, on regrettera que ce Live From The Sunset Strip destiné à célébrer les 30 ans de carrière du combo Ricain ne soit qu'un album simple là où l'on était en droit d'attendre au minimum un double CD... Comment résumer une si longue carrière en seulement 11 titres ? Surtout quand on sait que 3 titres supplémentaires ont été joués ce soir-là ("On Your Knees", "The Angel's Song" et "All Or Nothing") et qu'ils n'apparaissent pas au tracklisting final de ce Live From The Sunset Strip écourté... avouez que ça a de quoi faire rager les fans ! Certes tous les classiques sont là ("Save Your Love", "Rock Me"...) mais comment se satisfaire de si peu, le groupe aurait au moins pu proposer un package CD + DVD... Ce live n'a finalement rien du concert "exceptionnel" que l'on pouvait attendre d'un groupe comme GREAT WHITE affichant 3 décénnies au compteur... Aucune surprise, juste un concert typique du Grand Blanc... Nous ne remettons nullement en cause la qualité de la prestation délivrée ici, c'est juste que d'occasion "spéciale" il n'est finalement point question. L'intérêt principal de ce Live From The Sunset Strip résidant davantage dans le fait qu'il s'agisse là du premier enregistrement en public avec Terry ILOUS qui démontre ici toute l'étendue de son talent et sa capacité à remplacer de manière plus que convaincante un Jack RUSSELL que beaucoup considèrent comme LA voix de GREAT WHITE. Si l'on peut raler quant à la durée bien trop courte de ce live, on se régalera néanmoins du très bon concert donné par GREAT WHITE en ce soir du 22 Mars 2012 du côté de Sunset Strip !

Chronique : Nono666

Note : 7,5/10

 

GREAT WHITE_Band
 

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KROKUS - Dirty Dynamite

Publié le par Nono666

KROKUS - Dirty Dynamite
Sony Music
Style : Hard Rock
Origine : Suisse
Sortie : 2013
Site Web : www.krokusonline.seven49.net

KROKUS_Dirty Dynamite



01. Hallelujah Rock 'n' Roll / 02. Go Baby Go / 03. Rattlesnake Rumble / 04. Dirty Dynamite / 05. Let the Good Times Roll / 06. Help! (The Beatles Cover) / 07. Better Than Sex / 08. Dög Song / 09. Yellow Mary / 10. Bailout Blues / 11. Live Ma Life / 12. Hardrocking Man

Trois ans après l'excellent Hoodoo, revoici KROKUS avec un dix-septième album qui semble vouloir suivre les pas de son illustre prédécésseur... Musicalement parlant, pas de grands changements à l'horizon, KROKUS évolue en terrain connu et l'on retrouve encore une fois ce Hard Rock'n'Roll diablement efficace et accrocheur qui a fait la réputation des Helvètes, les seuls changements à signaler se situant une nouvelle fois au niveau du line-up avec le départ de Freddy Steady (batterie) remplacé sur ce Dirty Dynamite par le batteur de sessions Kosta Zafiriou (UNISONIC, ex-PINK CREAM 69) et le retour de Mandy Meyer (UNISONIC, ex-GOTTHARD) qui avait déjà fait partie de KROKUS au début des 80's puis plus récemment sur l'album Hellraiser (2006). Comme à chaque sortie, on ne pourra éviter la comparaison avec AC/DC, mais ça les amateurs du combo s'en accomodent fort bien, toutefois KROKUS s'éloigne quelque peu de son encombrante influence le temps de quelques compos plus "boogie/blues" évoquant pour le coup STATUS QUO ("Yellow Mary", "Hardrocking Man") ou ZZ TOP ("Rattlesnake Rumble")... mais la vraie surprise vient incontestablement de cette réinterprétation toute personnelle du "Help!" des BEATLES qui se transforme ici en une ballade fort sympathique et vraiment très réussie... quoi qu'il en soit, KROKUS nous propose des compos inspirées qui vont nous faire secouer la tête tout en tapant du pied ("Hallelujah Rock'n'Roll", "Let The Good Times Roll")... et c'est bien là l'essentiel ! Dirty Dynamite est un très bon album que l'on peut aisément, tout comme son prédécesseur, classer parmi les meilleures réalisations du combo suisse... KROKUS reste KROKUS et c'est très bien ainsi, ça fait près de quarante ans que ça dure, on ne voit pas pourquoi ça s'arrêterait maintenant !

Chronique : Nono666

Note : 8,5/10

 

KROKUS__Band
 

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BLEED FROM WITHIN - Uprising

Publié le par Nono666

BLEED FROM WITHIN - Uprising
Century Media
Style : Deathcore / Death mélodique
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/bleedfromwithinband

BLEED FROM WITHIN_Uprising



01. III / 02. Colony / 03. It Lives In Me / 04. Nothing No One Nowhere / 05. Escape Yourself / 06. Strive / 07. I Am Oblivion / 08. Speechless / 09. Our Divide / 10. Uprising / 11. The War Around Us / 12. Leech / 13. Devotion / 14. See You In Hell (Bonus Track) / 15. Blood Brothers (Papa Roach Cover - Bonus Track)

Le « core » est à la mode, et ce ne sont pas les écossais de BLEED FROM WITHIN qui voudront inverser la tendance, puisqu'ils officient dans le milieu depuis 2005. Deux EP et deux albums plus tard (grosso modo une sortie par an), ils donnent naissance à Uprising qui est un pur produit deathcoreux « classique » : comprendre que ce n'est pas désagréable, mais rien à signaler de particulier non plus... S'ils ont tout de même pris du galon depuis Humanity (2009), et si l'album Empire (2010) a reçu un bon accueil critique (meilleur qu'Humanity, il s'entend...) il est évident à l'écoute de Uprising qu'ils n'ont pas envie de se fatiguer... Tout est bon, certes, mais après trois ans d'absence (alors que le rythme de croisière avait été plus soutenu), nous étions en droit d'espérer plus, il me semble. On arrête de râler et on regarde ça d'un peu plus près. Uprising est tout de même un beau bébé, avec ses quinze morceaux, presque une heure de deathcore pur jus, et un effort de construction. L'album s'ouvre sur une introduction sobrement intitulée "III", sûrement parce que c'est le troisième album de ces messieurs : la montée est subtile, et amène très bien vers la suite. Je risque d'avoir du mal à mettre un morceau particulièrement en avant, sachant que si je ne suis pas la tracklist des yeux, je ne sais pas si on a ou pas changé de morceau... Pas assez varié, ce qui n'empêche pas que les Ecossais maîtrisent le sujet : exécution technique parfaite, des riffs très accrocheurs, un chant hurlé pas désagréable bien qu'il manque un peu de nuances et variations de timbre (l'alternance guttural aigu/grave est tout de même bien rôdée). On peut noter un intermède plus atmosphérique avec "Speechless", court morceau d'un peu moins de deux minutes au milieu de l'album, mais c'est une simple pause et ça ne marque pas de rupture. Messieurs, pourquoi toujours reprendre les mêmes tonalités ? On peut à loisir secouer la tête sur Uprising, qui contient son lot de rythmiques entraînantes (ce n'est pas ce que j'attends personnellement d'un album, mais pourquoi pas), de mélodies catchy et de références (pompage...) évidentes à pléthore d'autres groupes qui officient dans la même veine, mais tout cela ne fait pas un album inoubliable, et si BLEED FROM WITHIN était sur la pente ascendante grâce au contraste remarqué entre Humanity et Empire, ils ne devraient pas se reposer sur leurs lauriers. Surfer sur une vague, oui, en profiter pour ne pas se renouveler, non. L'album se clôt sur une reprise de "Blood Brothers" (PAPA ROACH, parce que « pourquoi sortir des sentiers battus quand on est sûrs de ne pas s'y casser le nez ? ») qui ne présente pas d'intérêt particulier, on prend une chanson, on la joue, pas d'ajout... Bon. Si Uprising est un album fort bien exécuté, on ne peut pas dire qu'il se soient beaucoup foulés (plus lisse qu'Empire, qui avait quand même son lot de très bonnes sonorités Death, et plus d'énergie). BLEED FROM WITHIN a du mal à tenir l'auditeur attentif, malgré des musiciens qui ont, sans conteste, une bonne maîtrise technique et celle des « codes » du genre.

Chronique : Nastassja

Note : 5,5/10

 

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