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BLOODBATH - Grand Morbid Funeral

Publié le par Nono666

BLOODBATH – Grand Morbid Funeral
Peaceville Records
Style : Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.bloodbath.biz

BLOODBATH_Grand Morbid Funeral



01. Let The Stillborn Come To Me / 02. Total Death Exhumed / 03. Anne / 04. Church Of Vasistas / 05. Famine Of God’s Word / 06. Mental Abortion / 07. Beyond Cremation / 08. His Infernal Necropsy / 09. Unite In Pain / 10. My Torturer / 11. Grand Morbid Funeral

Il y a des albums où essayer de broder autour est un véritable défi et puis il y a les groupes soucieux des petits chroniqueurs de webzine comme BLOODBATH dont l’actualité récente n’a eu de cesse de remuer la planète Metal où chacun pense détenir la vérité. Il y a quelques semaines, la nouvelle tombe, le nouveau chanteur de BLOODBATH est Nick HOLMES, connu pour son activité au sein de PARADISE LOST, sans aucune note à proposer, la bombe tombe comme ça sans argument pour contrecarrer les langues de pute sévissant lâchement derrière l’écran. L’anglais a du connaitre quelques jours difficiles jusqu’au moment où "Unite In Pain" est balancé le 24 septembre, une semaine après l’annonce du nouveau chanteur, de quoi attiser la curiosité et surtout laisser retomber l’odeur putride dégagée par l’haleine des mauvaises gueules. Le constat est positif, ceux qui craignait que Nick ne fasse pas le poids acquiescent majoritairement le choix judicieux des Suédois car Nick ne tente absolument pas d’imiter Mickael AKERFELDT (OPETH) mais propose plutôt une version cradingue du chant Death Metal, celui qui a nourri les GRAVE, ENTOMBED, DISMEMBER et tout ce que la scène Death Metal de la fin des 80’s a pu engendrer, ça tombe bien, c’est justement pour rendre hommage à cette scène que ce super groupe existe ! BLOODBATH tient en fait avec Nick HOLMES le chainon manquant pour pousser son Death Metal dans ses derniers retranchements. "Let The Stillborn Come To Me" ouvre cet album dans une crasse poisseuse qui laisse augurer du meilleur et le reste ne déçoit absolument pas, "Famine Of God’s Word", autre titre dévoilé avant la sortie et quinze jours après le premier, enfonce le clou dans le Death vindicatif et sale au possible, de même que "Total Death Exhumed" ou "Beyond Cremation". Mais c’est avec "Church Of Vasistas" que les Suédois commencent à laisser entrevoir le potentiel de cet album, un titre mid tempo, plus ambiancé, ou "Beyond Cremation", dévoilé via Decibel Magazine et son fameux Flexi-disc, un titre bien plus brutal dont on ne pensait pas Nick capable d’assurer un chant aussi haineux et toujours aussi cradingue. Non seulement, cet album est une boucherie totale pour quiconque estime être fan de Death Metal, en dehors des considérations sur le chant puisque cet argument est valable pour tous les groupes, des leads de guitare fusent en tout sens (celui de "Famine Of God’s Word" reste particulièrement en tête), les lignes de chant sont tout ce qu’il y a de plus Death, même si on note quelques petits clins d’œil comme des cris très lointains où Nick HOLMES reprend brièvement sa voix actuelle dans PARADISE LOST. Le nouveau chanteur a abattu un travail énorme mais les musiciens ne sont pas en reste avec ces riffs parfois punkisants ("Mental Abortion") et pour le coup, on savait Greg Mackintosh féru de Death Metal et son retour dans le style avec VALLENFYRE n’est qu’une confirmation, mais Nick HOLMES laissait plus parler son penchant pour les DEPECHE MODE et autres SISTERS OF MERCY, avouant même il y a quelques années à votre serviteur en interview que le Death Metal ne retenait plus vraiment son attention, mais voilà l’anglais qui revient finalement à ses premiers amours. Grand Morbid Funeral est clairement l’album de Death Metal 2014 qui montre que les quarantenaires retombent en enfance car tout comme LOUDBLAST, cela faisait bien longtemps que l’on n’avait pas vu ce style aussi bien honoré. Aidé par une production mettant le riffing des guitares et le chant en avant, juste un peu plus de batterie aurait peut être mis un coup de fouet supplémentaire à cet album, et un artwork en parfait adéquation avec la musique, BLOODBATH retrouve l’esprit d’un Breeding Death (2000), direct, sale et puant, un Death Metal comme on l’aime même si les Suédois ne se sont jamais réellement écarté de cela, seule la production avait fait évoluer la musique du groupe sous l’ère AKERFELDT ! BLOODBATH a réussi sa transformation car l’héritage de son ancien hurleur n’était pas facile mais la réponse du groupe est sans appel.

Chronique : Aymerick Painless

8,5

 

 

BLOODBATH__Band 2014
 

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ULUUN - Danke Dreiser !!!

Publié le par Nono666

ULUUN - Danke Dreiser !!!
Autoproduction
Style : Black Metal
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : http://uluun.bandcamp.com

ULUUN_Danke Dreiser !!!



01. Chère Illusion / 02. L'étincelle / 03. Désillusion / 04. Danke Dreiser / 05. Sépulture

La nuit froide, les rues humides et glauques, le manque qui nous envahit comme une blessure, une torture…ULUUN n’ y va pas par quatre chemins, mais sa musique torturée vous enlace, comme une fièvre, un délire sournois. ULUUN crache  son mal être, ses brûlures, sa déchéance à travers une musique froide et noire. ULUUN est un groupe de Black Metal fondé par Loki et Blasturbator (Contemplations) en 2009. Apres une demo sortie en 2011 et une vingtaine de concerts, le groupe subit divers changements de line up avant de se stabiliser fin 2012. Dreiser est le chimiste allemand qui a synthétisé l’héroïne en 1898. « J'ai sorti ma cuillère, Instrument de ma déchéance, Pour un demi gramme de rêve N'attend que l'embrasement. L'infâme décoction prend forme. Dans mon sang elle sera injectée Par le biais de ce pieu, Direct en intraveineuse. » Ça fait mal, mais on n’a pas le choix, la musique nous envahit malgré nous ! Les riffs sont majestueux, magnifiques, mélodieux, les arpèges envoutants, émouvants, la voix torturée ! Cet album est bourré de feeling, de sensations, de cauchemars, de frissons ! Héritiers de DIAPSIQUIR, ULUUN a su transcender ce thème commun de la déchéance, de la drogue et du manque avec infiniment plus de talent, d’audace et de génie ! La musique est sublime, nordique, et s’adresse directement aux amateurs de Black Metal à la DARKTHRONE, NARGAROTH ou SATYRICON, à qui ces musiciens n’ont rien à envier, et je ne mâche pas mes mots ! J’ai retrouvé dans Danke Dreiser !!! tout ce qui m’a fait aimer le Black Metal. Cet album est agressif, sans être pour autant rapide, ni explosif. Mais l’agressivité du Black Metal est bien là, on est mal à l’aise, angoissé à l’écoute des morceaux, mais aussi transporté ! Le jeu de batterie est habité, froid, et je dis bravo à ULUUN pour cet album de Black Metal intense !

Danke Dreiser !!!, le premier album du groupe est sorti le 30 octobre 2014, disponible sur bandcamp .

Chronique : Fanny

9

 

 

ULUUN_Logo
 

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DRAKKAR - Once Upon A Time...In Hell

Publié le par Nono666

DRAKKAR - Once Upon A Time...In Hell
Spinal Records
Style : Power Metal
Origine : Belgique
Sortie : 2014
Site Web : www.drakkarband.com

DRAKKAR_Once Upon A Time...In Hell



01. Enter The Darkness / 02. Once Upon A Time...In Hell / 03. Lost / 04. Angels Of Stone / 05. Yerushalayim AD 1096 / 06. Saint Bartholomew's Night / 07. Jubilation At The King Nimrod's Court / 08. Babel / 09. Scream It Loud / 10. Never Give Up / 11. War / 12. A Destiny That Does Not Heal / 13. What's Going On? / 14. Epilogue

Reformés depuis 2011, les Belges de DRAKKAR ont, dans un premier temps, décidé de se rappeler à notre bon souvenir via la ré-actualisation de leur premier et unique album, X-Rated, sorti à l'origine en 1988 et renommé pour l'occasion X-Rated Reloaded, mais la question que l'on était en droit de se poser était de se demander s'il ne s'agissait pas là d'un dernier sursaut d'orgueil pour faire comme bon nombre de groupes de cette époque qui se sont reformés et ainsi participer à quelques concerts et festivals ciblés et de redisparaitre aussitôt... Que nenni ! DRAKKAR semble plutôt être motivé par une réelle envie d'en découdre à nouveau, et ça ne pouvait bien évidemment que passer par la réalisation d'un nouvel album... et à l'écoute de ce Once Upon A Time...In Hell on se rend vite compte que ce retour est loin d'être vain... Si ce nouvel opus s'appuie sur une base old school issue du passé du groupe, DRAKKAR est loin de jouer la carte de la nostalgie, préférant davantage s'inscrire dans son temps en modernisant son style, passant d'un Speed Metal à la HELLOWEEN des débuts à un Power Metal beaucoup plus puissant et actuel. Le retour de Leni (chant) qui a désormais laissé de côté les vocalises haut perchées pour adopter un chant résolument plus percutant, et l'intégration d'une nouvelle section rythmique composée de Thierry "Tytus" Dupont (basse - NO BRAIN, T.C.M.F.H.) et Jonas Sanders (batterie - PRO-PAIN, KOMAH, RESISTANCE), deux musiciens au background plus "extrême", ont visiblement amenés du sang neuf et reboostés les Montois. Once Upon A Time...In Hell se révèle être un véritable concentré d'éfficacité, un recueil de titres puissants et énergiques qui ne peuvent que convaincre quant au bien fondé de ce retour. Plutôt que de rester bloqué dans les 80's, DRAKKAR a retrouvé une vraie volonté d'aller de l'avant, se positionnant comme un groupe contemporain qui a, visiblement, encore bien des choses à dire... En définitive, un retour vraiment convaincant pour nos amis Belges !

Chronique : Nono666

8,5

 

 

DRAKKAR_Band 2014
 
 

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GODFLESH - A World Lit Only By Fire

Publié le par Nono666

GODFLESH – A World Lit Only By Fire
Avalanche Recordings
Style : Industrial Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.godflesh1.bandcamp.com

GODFLESH_A World Lit Only By Fire



01. New Dark Ages / 02. Deadend / 03. Shut Me Down / 04. Life Giver / 05. Life Taker / 06. Obeyed / 07. Curse Us All / 08. Carrion / 09. Imperator / 10. Towers Of Emptiness / 11. Forgive Our Fathers

Dans les retours risqués, celui des Anglais de GODFLESH n’est pas le moindre, avec sa discographie jusqu’ici considérée comme le culte de l’Industrial Metal. Il faut dire que ces pionniers qui ont splitté dans l’indifférence la plus totale en 2002 jouissent aujourd’hui d’un statut d’influence et notamment Justin BROADRICK qui aura trouvé dans la nouvelle génération de musiciens, un canal pour faire passer son univers et notamment à travers l’excellent JESU. Au moins cet album de la reformation n’aura pas été bâclé puisqu’il intervient 4 ans après la reformation du duo de Birmingham et semble vraiment découler d’une envie commune plus que d’un appel mercantile. D’ailleurs, difficile de s’y tromper, dès "New Dark Ages", qui ouvre l’album, on reconnait ce son assourdissant, très lourd et froid en même temps, le mix parfait entre NEUROSIS et FEAR FACTORY même si cet album lorgne plus sur le côté lourd du premier, pouvant même évoqué le HELMET d’Aftertaste ("Curse Us All"). La voix de Justin se fait toujours aussi vindicative et répétitive (certainement l’un des points de blocage pour les non initiés), l’ambiance ne semble pas s’être améliorée dans cette région Anglaise depuis les débuts des années 90. Alors si le dernier album en date, Hymns, faisait la part belle au côté Industriel, cet A World Lit Only By Fire remet le son de basse et de guitare au goût du jour, principalement porté par les riffs de guitare pesants, bien enrobé par une basse omniprésente dans le mix, avec les basses des percussions programmées, le rendu affole l’équaliseur. "Shut Me Down" essaie bien d’élever le rythme mais revient vite sur une démarche pachydermique. C'est également cet élément qui va nécessiter plusieurs écoutes de cet album afin de pouvoir l’appréhender, l’ambiance y est très homogène et on a du mal à retenir quelque chose pouvant différencier ces titres mais au fur et à mesure le songwriting du duo fait son œuvre, et si le début d’album nous met directement la tête sous l’eau, un "Life Giver" nous ramène plus vers Godflesh, l’excellent premier EP sorti il y a 15 ans maintenant, rampant et malsain, ce titre vous mènera directement vers la schizophrénie avec son côté MINISTRY appuyé. Pourtant, difficile d’être totalement emballé par cette nouvelle livraison car finalement GODFLESH nous sert exactement ce que l’on attendait de lui, avec une production, qui plus est, mettant trop en avant cette basse assourdissante, et manque aussi de riff fraternel (comme celui d’"Obeyed") où chacun pourrait s’y retrouver, sous cette production faisant apparaitre une certaine puissance se cache un certain manque d’accroche dans la musique, et c’est bien dommage. Toutefois, A World Lit Only By Fire reste bien au-dessus du lot et conforte GODFLESH dans sa position de maître de l’Industrial Metal, mais pour un album marquant 12 années d’absence, un peu plus de risque aurait été appréciable. Le groupe est-il de retour pour de bon ou sombrera-t-il de nouveau, difficile à dire mais au moins ils n’auront pas terni leur passé, voilà donc un retour globalement réussi.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

godflesh-Photo-by-VB
 

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DEVIN TOWNSEND PROJECT - Z²

Publié le par Nono666

DEVIN TOWNSEND PROJECT - Z²
Hevy Devy Records / InsideOut Music
Style : Metal
Origine : Canada
Sortie : 2014
Site Web : www.hevydevy.com

DEVIN TOWNSEND PROJECT_Z2



Disc 1 : "Sky Blue" : 01. Rejoice / 02. Fallout / 03. Midnight Sun / 04. A New Reign / 05. Universal Flame / 06. Warrior / 07. Sky Blue / 08. Silent Militia / 9. Rain City / 10. Forever / 11. Before We Die / 12. The Ones Who Love
Disc 2 : "Dark Matters" : 01. / 02. From Sleep Awake / 03. Ziltoidian Empire / 04. War Princess / 05. Deathray / 06. March Of The Poozers / 07. Wandering Eye / 08. Earth / 09. Ziltoid Goes Home / 10. Through The Wormhole / 11. Dimension Z  
 
Ziltoid The Omniscient, sorti en 2007 par le génie Devin Townsend ne réclamait pas de suite, mais les fans hardcore de Townsend dont je fais partie en rêvaient secrètement... Il faut dire que Devin avait tapé très fort : un extraterrestre tout droit sorti du Muppet Show, du café pour prendre le contrôle du temps, des attaques Aliens, une bonne dose d'humour couplée à des morceaux puissants et martiaux ou au contraire très aériens, de la narration entre chaque titre pour un rendu cinématographique ; bref du très grand Townsend... Retour en 2014, est (enfin !) disponible et se présente comme un double album...

Le premier disque "Sky Blue" n'a finalement pas de lien avec le concept de Ziltoid mais serait plutôt dans la droite lignée d'Addicted, Epicloud et Ocean Machine. "Rejoice" et "Fallout" ouvrent le bal avec une bonne dose d'énergie et du riff solide, il faut attendre "Midnight Sun" pour comprendre que Sky Blue sera surtout composé de titres planants et atmosphériques ("A New Reign", "Forever", "The Ones Who Love") et aussi très pop ("Universal Flame", "Sky Blue"). Après un réveil musclé le temps d'un "Silent Militia" bien remuant, on retourne se perdre dans les doux rêves Townsendiens par la porte d'un "Rain City" envoutant... A noter que la chanteuse Anneke Van Giersbergen, très (trop ?) présente sur l'ensemble des morceaux prend notamment la voix lead sur "Warrior"... Passé la surprise et la déconvenue de découvrir un premier disque aéré, extrêmement mélodique et sans aucun rapport avec l'univers de Ziltoid, on se dit que le père Devin nous a encore une fois pondu une œuvre dense qu'il faudra digérer sur plusieurs écoutes...

Le second disque "Dark Matters" est donc la suite du fabuleux Ziltoid de 2007. Pas de doute là-dessus dès la première piste "Z²" et sa narration sur une instrumentation que ne renierait pas Danny Elfman, on replonge en pleine guerre extraterrestre ! La production est évidemment plus étoffée que sur la première mouture Ziltoidienne, surtout que le batteur Ryan Van Poederooyen est de la partie, exit donc les pistes du Drumkit From Hell ! On trouve avec plaisir des clins d'œil musicaux à l'univers si particulier du petit alien, dans les rythmiques, mélodies et constructions des ces 11 titres savoureux. "Ziltoidian Empire" reprend un thème déjà entendu et part sur la fin dans un délire galactique très Star Wars, un pur régal ! Anneke Van Giersbergen continue de superposer ses performances vocales à celles de Devin pour encore plus de richesse et de variété de timbres ("War Princess"). "Deathray" reprend une direction plus agressive et continue de distiller ses bruitages de tirs lasers assez rétro mais fun. Les effets sonores sont d'ailleurs très réussis et immergent toujours un peu plus l'auditeur (spectateur) dans cette chevauchée fantastique et loufoque. "March Of The Poozers", très mid tempo et aux accents symphoniques prononcés, apporte une touche d'opéra métal très classe dans ce délire kaléidoscopique qu'est ce . Le final narré et les petits accents de clavier rappellent le jeu Dragon's Lair et son univers Disney ; encore une preuve que cet album est un patchwork d'influences vraiment diversifiées et de surprises assez étonnantes. "Earth" reprend la route des grands moments emphatiques du premier opus et continue d'explorer ces mélodies envoutantes très Zappaiennes qui sont la marque de fabrique de l'univers Ziltoidien ; tout comme ces mutiples voix de tête qui s'enchevêtrent et dansent régulièrement au-dessus d'une rythmique batterie chargée en double pédale et apportent un contraste saisissant comme seul Devin sait le faire. "Ziltoid Goes Home" aurait pu figurer sur un album de STRAPPING YOUNG LAD : rythmique syncopée et agressivité vocale de rigueur... quel plaisir de retrouver un court instant la partie la plus sombre du génie canadien ! "Dimension Z" clôture ce fabuleux voyage tout en sérénité avec l'impression de se retrouver dans une salle de cinéma au moment du générique final, fin du voyage...

En conclusion, Devin Townsend nous livre une fois de plus un album riche, toujours très ambitieux, complexe et qui donne envie de se replonger dans les premières aventures de l'extraterrestre buveur de café avant de découvrir la troisième partie qui est en toute logique programmée !... comme le laisse entendre les derniers mots prononcés  : "To Be Continued"...

Chronique : Ziltoik Skeksis

10

 

 

DEVIN TOWNSEND PROJECT_Z2_Promo Photo
 

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MACHINE HEAD - Bloodstone and Diamonds

Publié le par Nono666

MACHINE HEAD - Bloodstone & Diamonds
Nuclear Blast
Style : Modern Thrash Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.machinehead1.com

MACHINE HEAD_Bloodstone & Diamonds



01. Now We Die / 02. Killers & Kings / 03. Ghosts Will Haunt My Bones / 04. Night Of Long Knives / 05. Sail Into The Black / 06. Eyes Of The Dead / 07. Beneath The Silt / 08. In Comes The Flood / 09. Damage Inside / 10. Game Over / 11. Imaginal Cells (Instrumental) / 12. Take Me Through The Fire

Bon, bon, bon, me voici donc aux commandes de cette chronique qui me tenait tant à coeur ! Merci Patron ! MACHINE HEAD, huitième album studio ! Un petit historique de post-sortie de ce nouvel album s'impose ! Remaniement de personnel en 2013, suite à une longue crise interne, le groupe décide de se séparer de son bassiste Adam Duce (présent dans MH depuis ses débuts en 1991) et de le remplacer par Jared MacEachern (ex-SANCTITY) suite aux auditions (un peu particulières) débutées via Youtube en Mars 2013 ! Jared n'étant pas un inconnu par rapport à MH puisque SANCTITY avait déjà pris part à une tournée avec eux. Jared ayant aussi remplacé Adam Duce sur plusieurs dates de la tournée américaine du groupe en 2007 ! Deuxième changement majeur pour le combo californien avec la signature sur l'incroyable label allemand NUCLEAR BLAST. Changement certainement gagnant et positif ! Vous vous en rendrez compte sur le son de cet album qui est percutant.

Entrons donc dans le vif du sujet... Ce nouvel album ! J'ai longuement médité et écouté plusieurs fois ce nouvel album avant d'écrire cette chronique. Comme pour chaque nouvelle réalisation de MH depuis The Blackened, plusieurs écoutes s'imposent, histoire de se familiariser avec les nombreuses richesses que comportent l'album ! MACHINE HEAD n'est pas le groupe phare de la vague Modern Thrash pour rien ! Lancé en 1994 avec l'album Burn My Eyes (qui fête ses 20 ans d'existence), le Thrash de MACHINE HEAD n'a jamais déçu son public. Du moins, ceux qui comme Robb Flynn ne se contentent pas de vivre dans le passé. Evoluer sans renier sa personnalité, voilà ce qui caractérise le groupe d'Oakland depuis sa création ! Et Bloodstone & Diamonds ne déroge pas à cette règle. De la richesse, il y en a à la pelle sur cet album. Dans l'écriture des morceaux tout d'abord. Robb aborde des sujets toujours aussi divers et variés, et toujours intéressants ! Du meurtre de Sharon Tate et de ses amis en 1969 par les membres de la famille de Charles MANSON ("Night Of Long Knives") à son évocation de la crise financière mondiale ("In Comes The Flood" qui rappelle le MH de la fin des 90's et du début des années 2000). Richesse musicale aussi bien sûr ! MACHINE HEAD n'est pas une référence pour de nombreux groupes depuis si longtemps pour rien ! Dave McLain est toujours impressionnant, Robb l'est tout autant avec son registre vocal qui est de plus en plus riche ! Les parties de guitares de Robb et Phil Demmel sont quant à elles de grande classe ! Riffs meurtriers en cascade et harmonies de guitares fantastiques ! Côté Basse, le jeu de Jared se marie parfaitement à cet ensemble et son intégration au groupe ne peut que l'enrichir, d'autant plus qu'il a déjà co-écrit deux des titres de Bloodstone & Diamonds avec ses nouveaux comparses. Tout ce qui fait de MACHINE HEAD un des tenors de la scène Metal se trouve sur ce huitième album ! "Now We Die" (avec son étonnante intro au violon), le déjà classieux et référenciel "Killers & Kings" et "Game Over" qui sent bon le futur classique incontournable en live, au même titre qu'un "Davidian" ou un "Halo" (titre sur lequel Robb règle ses comptes avec Adam Duce). MACHINE HEAD ne serait pas ce qu'il est s'il n'abordait pas de nouveaux horizons, et c'est sur "Sail Into The Black" tout d'abord que l'on découvre MH sous un nouveau genre (on se croirait perdu entre deux océans, naviguant sur un vaisseau fantôme ! Ce titre pourrait très bien figurer sur une B.O. d'un film ). Ensuite sur le très Southern "Beneath The Silt".

Voilà donc plus de 71 minutes (l'album le plus long à l'heure actuelle des californiens) à découvrir à votre rythme ! D'une bouchée ou avec parcimonie ! Colin Richardson et Andy Sneap sont toujours derrière les manettes, ce qui vous assure aussi de la qualité de production de Bloodstone & Diamonds ! L'album est de plus disponible dans divers formats, du classique au Digipack Longbox. MACHINE HEAD est de retour ! Alors Vivian, c'est qui L'PATRON ?

Chronique : Phil Pkms Neuville

9

 

 

MACHINE HEAD_Band 2014 by Travis Shinn
 

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OBITUARY - Inked In Blood

Publié le par Nono666

OBITUARY - Inked In Blood
Relapse Records
Style : Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.obituary.cc

OBITUARY_Inked In Blood



01. Centuries Of Lies / 02. Violent By Nature / 03. Pain Inside / 04. Visions In My Head / 05. Back On Top / 06. Violence / 07. Inked In Blood / 08. Deny You / 09. Within A Dying Breed / 10. Minds Of The World / 11. Out Of Blood / 12. Paralyzed With Fear

Cinq ans après le moyen Darkest Days, c'est via une campagne de crowdfunding qu'OBITUARY a décidé de financer ce neuvième album, s'assurant ainsi une certaine indépendance, et si ce nouvel opus sort effectivement via Relapse Records, il s'agit davantage d'un partenariat entre le groupe et le label pour la distribution de ce Inked In Blood. Toujours emmené par les frangins Tardy et l'indéboulonable Trevor Peres, OBITUARY compte désormais deux nouveaux musiciens en son sein : l'expérimenté Terry Butler (MASSACRE, ex-SIX FEET UNDER, ex-DEATH) à la basse en remplacement de Frank Watkins parti rejoindre définitivement GORGOROTH, et Kenny Andrews à la guitare qui récupère la place laissée vacante par Ralph Santolla. Musicalement, pas de gros changements à signaler, dès "Centuries Of Lies" qui ouvre l'album, ça poutre sévère, ce morceau court et rapide qui n'est pas sans évoquer un "Threatening Skies" est un véritable parpaing dans la gueule. On retrouve d'emblée la marque de fabrique des floridiens, à savoir un Death old school rageur, brutal et sans concession qui fait une nouvelle fois rimer simplicité avec efficacité, et il va en être de même tout au long de ce Inked In Blood tant cet opus se révèle ravageur, doté en grande partie de compos vraiment percutantes ("Violence", "Minds Of The World"), après on peut reprocher au groupe son manque d'évolution, il ne faut pas s'attendre ici à la moindre surprise, OBITUARY fait du OBITUARY, alternant comme à son habitude titres qui bourrinent ("Visions In My Head", "Minds Of The World",...) et mid tempos assez lourds ("Violent By Nature", "Back On Top",...). On pourra toutefois regretter quelques titres un peu moins marquants comme, par exemple, ce "Within A Dying Breed" peu inspiré, mais pour le reste, cela demeure d'un très bon niveau... Alors certes on n'atteint pas ici le degré d'excellence d'un Slowly We Rot ou d'un Cause Of Death, toutefois force est de constater qu'OBITUARY revient en très bonne forme avec ce Inked In Blood, un album bien superieur à ses trois précédentes réalisations. Si vous aimez le Death dans ce qu'il a de plus basique et d'éfficace, ce nouvel effort de Floridiens ne pourra que vous combler !

Chronique : Nono666

8

 

 

OBITUARY_Band 2014
 

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HELLISH OUTCAST - Stay Of Execution

Publié le par Nono666

HELLISH OUTCAST - Stay Of Execution
Listenable Records
Style : Death / Thrash Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2014
Site Web : www.hellishoutcast.com

HELLISH OUTCAST_Stay Of Execution



01. Partition Of Lust / 02. I Can No Longer See The Sun / 03. Heresiarch / 04. Hunter Supreme / 05. Gods Of Fear / 06. Leave / 07. Machines / 08. Stay Of Execution / 09. Morbid Attraction / 10. Torment / 11. The Wait

Vous avez mal aux dents ? Essayez donc de passer ce Stay of Execution dans votre platine. Comme par miracle, la douleur va disparaitre. Normal, après un tel coup de poing dans la gueule, plus de dentition : problème résolu ! Ce deuxième album du combo norvégien (en treize ans de carrière, le lot de tout groupe coincé dans l’underground quoi…), avec sa production puissante et son entame tonitruante, fait forte impression d’entrée de jeu. Mais nous n’allons pas crier au chef d’œuvre pour autant. Pourquoi ? Parce que. Merci et bonsoir. Bah, puisque vous insistez on va quand même argumenter un peu ! Eh bien tout cela est tellement générique et sans âme – et il me coûte de dire cela d’un groupe manifestement talentueux – que l’on ne retient pas grand-chose à la fin de l’écoute. En fait, on tient même ici un très bon exemple de ce qu’est devenu le Metal extrême : un genre hybride qui mêle une technicité générale élevée, une batterie totalement dénuée de feeling, quelques touches Hardcore, un chant mélodique utilisé avec parcimonie, des arrangements chiadés, et la liste est encore longue ! Comme je le disais en intro, reste tout de même ce côté baston pas désagréable, bien qu’il soit complètement dilué sur la partie centrale du disque, ainsi que quelques jolies ambiances (le très atmosphérique "Leave"). Une écoute pas désagréable pour un sou donc, mais que l’on réservera à un public assez jeune, ou encore à ceux qui sont habituellement réfractaires au Metal extrême, mais qui pourraient ici être charmés par ce côté très « léché ». Les autres, à l’instar de votre serviteur, trouveront que c’est bien fichu, mais que ça ne sent pas assez la transpiration sous les bras, hormis peut-être sur la fin de l’album, qui prend une tournure plus evil, un peu tardivement toutefois...

Chronique : Morbid S.

6

 

 

HELLISH OUTCAST_Band 2014
 

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JACKHAMMER - Jackhammer

Publié le par Nono666

JACKHAMMER - Jackhammer
Autoproduction
Style : Stoner Metal
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.jackhammer-stoner.com

JACKHAMMER_Jackhammer



01. No Place For Reason / 02. Serial Fucker / 03. Lady Rider / 04. Swindle / 05. Human

Bien que de formation encore relativement récente (2013), JACKHAMMER affiche déjà de réelles capacités à proposer une musique redoutablement efficace. Evoluant dans un registre Stoner/Sludge Metal plutôt énergique, les Rennais ne sont pas là pour faire de la figuration et comptent bien marquer les esprits en balançant du lourd. Dès les premières notes de "No Place For Reason" qui ouvre ce premier EP éponyme, il ne faut pas bien longtemps pour comprendre que JACKHAMMER donne dans l'énervé... ça envoie le bois comme on dit ! Baignant dans une certaine lourdeur, les cinq titres de ce Jackhammer ne font pas dans la dentelle, c'est le moins que l'on puisse dire... Nos bucherons Bretons sont visiblement allé à bonne école, celle des DOWN, CORROSION OF CONFORMITY, CROWBAR et autres BLACK LABEL SOCIETY... rien de bien original vous en conviendrez mais une maitrise parfaite du style permettant à nos cinq gaillards de nous délivrer un Stoner Metal des plus performants où se cotoie parfois une touche Southern. L'amateur du genre y trouvera tout ce qu'il aime : des riffs bien lourds et gras, un chant rugueux à la Phil Anselmo,... tout ici est d'une solidité imparable ! Pour un premier pas discographie, c'est franchement très prometteur, le potentiel est là, ne tient plus qu'à vous de les soutenir comme il se doit ! On attend déjà l'album avec impatience...!

Chronique : Nono666

7,5

 

 

JACKHAMMER_Band 2014
 

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GUILTY AS CHARGED - Leap Of Faith

Publié le par Nono666

GUILTY AS CHARGED - Leap Of Faith
Autoproduction
Style : Heavy/Thrash Metal
Origine : Belgique
Sortie : 2014
Site Web : www.guiltyascharged.be

GUILTY AS CHARGED_Leap Of Faith



01. Leap Of Faith / 02. I'll Never... / 03. Last Chance / 04. Lone Wolf / 05. Elysium / 06. Lack Of Control / 07. Preach To The Masses / 08. Down

Originaire de Beernem en Belgique, GUILTY AS CHARGED nous propose son premier album baptisé Leap Of Faith. Si au premier abord ce nom vous est inconnu, je vous conseille fortement de les surveiller de près car ce combo est vraiment prometteur. En 2009, ils sortaient leur première démo Boxed In, et après de nombreuses dates en compagnie de formations reconnues telles que HELLOWEEN, DEATH ANGEL, U.D.O ou encore CHANNEL ZERO, PRO-PAIN ou SOULFLY c’est désormais Dan Swanö qui se charge du mixage et du mastering de cet opus. L’album affiche 8 titres pour une bonne demi-heure de Heavy/Thrash, cela ne fait pas énorme mais reste amplement suffisant quand le contenu est bon, et c'est definitivement le cas de ce Leap Of Faith. Le frontman du groupe Jan De Vuyssere en surprendra plus d’un avec un chant ressemblant pour beaucoup à celui d’un certain James HETFIELD, le reste du groupe n’est pas en reste avec une section rythmique puissante et solide, l’album est d’ailleurs assorti d’un clip officiel "I’ll Never" avec une bonne pub pour les marques d’amplis Marshall et Mesa (bon, ok je plaisante là) et nous avons même droit, avec "Elysium", à un instrumental de fort bonne facture. Pour info, cet album est auto-produit, il est vraiment incompréhensible qu’un label ne se soit pas encore intéressé à ce groupe, mais vu la qualité de celui-ci, ça ne devrait pas tarder... Metalleux de tout poil, ne passez pas à côté de ce groupe qui devrait, à n'en point douter, faire reparler de lui prochainement...

Chronique : CeD

8

 

 

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