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EPITAPH - Crawling Out Of The Crypt

Publié le par Nono666

EPITAPH - Crawling Out Of The Crypt
High Roller Records
Style : Doom Metal
Origine : Italie
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/epitaph.doom

EPITAPH_Crawling Out Of The Crypt



01. Beyond The Mirror / 02. Ancient Rite / 03. Sacred And Prophane / 04. The Battle Of Inside / 05. Daughters Of Lot / 06. Loser One / 07. Necronomicon / 08. Confuse The Light

Pour retrouver les origines d'EPITAPH, il nous faut remonter au début des années 80 avec un groupe nommé BLACK HOLE qui sortira notamment un album intitulé Land Of Mystery en 1985 avant de se renommer SACRILEGE qui, lui-même, finira par devenir EPITAPH en 1987, ça va, c'est bon vous suivez toujours ??? Et c'est sous ce nom que sortiront 3 démos : The Lord Of Evil, Sacred And Profane et Mental Walls, respectivement publiées en 1988, 1992 et 1994, avant que le groupe ne se retrouve, agonisant, plongé au fin fond d'une crypte pendant 20 longues années... Mais la créature n'était pas morte, fomantant au plus profond des abimes son retour, un retour qui prend forme aujourd'hui avec ce bien nommé Crawling Out Of The Crypt. Réunis autour des deux ex-BLACK HOLE et ex-SACRILEGE Nicola Murari (basse) et Mauro Tolloni (batterie), et d'Emiliano Cioffi (chant, ex-ALL SOULS' DAY), le line-up sera complété en 2012 avec l'arrivée de Lorenzo Loatelli à la guitare. Les Italiens, revenus d'entre les morts, peuvent ainsi nous livrer leur premier album. Un album qui fait la part belle à un Doom Metal inspiré par les maitres du genre que sont BLACK SABBATH, TROUBLE ou SAINT VITUS, sans oublier l'influence, plus qu'importante, qu'a visiblement eu la NWOBHM et un groupe comme WITCHFINDER GENERAL sur la musique de nos vétérans. Si nous retrouvons ici une majorité de titres issus des trois démos précitées, ne vous attendez pas pour autant à être en présence de morceaux sonnant datés, il n'en est rien, EPITAPH a su remanier ces titres et les remettre au goût du jour en les retravaillant et en les ré-arrangeant de fort belle manière et en les dotant d'une production tout à fait honnête permettant d'apprécier tout le savoir-faire de ces transalpins décidément fort doués quand il s'agit de balancer du riff plombé. Les interventions du guitariste Lorenzo Loatelli, notamment lors des soli, ne sont d'ailleurs pas sans évoquer un certain Tony Iommi. On retiendra également la très bonne prestation d'Emiliano Cioffi dont le chant expressif est incontestablement un des points forts de ce premier essai... Un retour réussi pour EPITAPH qui signe là un très bon album de Doom hanté respirant l'authenticité... A recommander aux amateurs du genre !

Chronique : Nono666

8,5

 

 

EPITAPH_Band 2014
 

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CHAINFIST - Scarred

Publié le par Nono666

CHAINFIST - Scarred
Mighty Music
Style : Modern Power Thrash
Origine : Danemark
Sortie : 2014
Site Web : www.chainfist.net

CHAINFIST_Scarred



01. Scars Of Time / 02. 1000 Ways To Bleed / 03. Black Rebel Noise / 04. Another Day In Hell / 05. Poison Moon / 06. 10.000 / 07. Know You Hate / 08. Seven Minutes Of Pain / 09. Statement / 10. Mass Frustration / 11. Black Rebel Noise (Acoustic version)  

Mighty Music, label numéro un au Danemark depuis 1997, peut se targuer de posséder en son sein une sacrée légion de groupes tous meilleurs les uns que les autres (STATEMENT, ELECTRIC HELLRIDE, EVER SINCE, MERIDIAN, SAINT REBEL - dont le deuxième album arrive ces jours-ci également,...) ! Il nous délivre cette fois le deuxième album de CHAINFIST ! Le groupe se compose de Jackie Petersen (chant), Michael Kopietz (guitare), Thomas Hvisel (guitare), Braca Pedersen (basse) et Jesper Heidelbach (batterie), qui sont, en fait, d'anciens membres de PANZERCHRIST, FROZEN SUN et INFERNAL DEATH.

Scarred est donc le nouveau venu ! Produit par Michael Hansen au Phon Studio, mixé et masterisé aux Hansen Studios par Jacob Hansen (PRIMAL FEAR, VOLBEAT, PRETTY MAIDS entre autres !). CHAINFIST officie dans un genre Power et Thrash Metal moderne, et de la meilleure façon qu'il soit ! Si les riffs font, quant à eux, la part belle au style old school, le reste est foncièrement tourné vers la modernité ! Et l'alchimie entre les deux est détonnante. Les influences modernes de nos cinq scandinaves s'orientent vers la musique de VOLBEAT ou de DISTURBED ! Et le chant, incroyable de justesse, de puissance et de férocité (aussi) de Jackie Petersen s'associe, par son timbre clair, à celui du chanteur de BULLET FOR MY VALENTINE ! On pourra également trouver du TRIVIUM sur cet album ! Mais ce ne sont que des références et/ou influences pour CHAINFIST ! Leur identité propre n'est nullement remise en question !

Cet album est tout bonnement une claque musicale regroupant les envolées metalliques Thrash des années 90 et la touche moderne qui font de Scarred un album incontournable de cette année 2014 ! Tout est distillé avec force et dextérité sur cet album ! La section rythmique est une tuerie, les refrains vous collent au mur, et les riffs percutants et assassins vous tiennent dans les cordes tout au long des 10 rounds de cette galette qui sent à nouveau bon le grand Nord ! Et on adore ! De "Scars Of Time" à "Mass Frustration", pas de temps pour aller au refrigerateur ! On déguste sur place ! Et moi, je vais même emporter ! Ce fast-food du Metal de CHAINFIST me met en appétit ! Et pour dessert, le groupe nous gratifie d'une sacrée cerise sur le Scarred !!! Un onzième titre, en acoustique : "Black Rebel Noise" est, dans cette version, aussi de toute beauté ! Une vraie ballade comme un clin d'oeil vers un futur qui s'annonce plus que positif pour CHAINFIST !

Chronique : Phil Pkms Neuville

8

 

 

CHAINFIST_Band 2014
 

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AMARANTHE - Massive Addictive

Publié le par Nono666

AMARANTHE - Massive Addictive
Spinefarm Records
Style : Modern Pop Metal
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.amaranthe.se

AMARANTHE_Massive Addictive



01. Dynamite / 02. Drop Dead Cynical / 03. Trinity / 04. Massive Addictive / 05. Digital World / 06. True / 07. Unreal / 08. Over And Done / 09. Danger Zone / 10. Skyline / 11. An Ordinary Abnormality / 12. Exhale

AMARANTHE aurait-il déjà fait le tour de son Modern Pop Metal après seulement deux albums ? C'est la question que l'on peut légitimement se poser à l'écoute de ce Massive Addictive tant ce troisième effort des Suédois laisse la désagréable impression de tourner en rond, celui-ci ne semblant finalement n'être qu'une pâle copie de leurs précédentes réalisations. Certes on retrouve ici le style et l'identité du groupe avec notamment cette alternance de vocaux féminin, de chant clair masculin et de screams, cette grosse dose d'électro et ce son massif, mais là où le bat blesse c'est qu'on a bien trop souvent l'impression que tout se ressemble, chaque titre semble être calqué sur le précédent et cette sensation de répétition nuit grandement à ce Massive Addictive certes plutôt catchy mais sans véritable âme. Si quelques titres, comme le très efficace "Drop Dead Cynical", "Massive Addictive", "Trinity", le tubesque "Digital World" ou "Skyline", se détachent du lot et permettent à AMARANTHE d'éviter le naufrage, il faut bien reconnaitre que des morceaux comme "True" ou "Over And Done" se révèlent d'une facheuse platitude. Le côté immédiat est une chose mais tout ici est bien trop lisse et prévisible pour satisfaire le metalleux lambda ! En définitive, un album décevant qui plaira sans doute aux fans du groupe... pour les autres, mieux vaut passer votre chemin !!!

Chronique : Nono666

5,5

 

 

AMARANTHE_Band 2014
 

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FREE KEY BIT CHESS - Havoc

Publié le par Nono666

FREE KEY BIT CHESS - Havoc
Sonic Revolution
Style : Heavy Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2014
Site Web : www.bitchessrock.com

FREE KEY BIT CHESS_Havoc



01. I Bleed… You Die / 02. Me Against The World / 03. Letters And Cyphers / 04. Piece Of The Action / 05. Asylum / 06. The Reliever / 07. Pure Fuckin’ Mayhem / 08. Testify / 09. Emetic / 10. Silence So Loud

Formé en 1995, FKBC réalise de suite un live album, Live Theatron, qui sera suivi d' un EP 5 titres, Three Days In Space, en 1997 et d'un nouveau live (Fantasy Live) en 1998. FREE KEY BIT CHESS subit ensuite quelques changements au sein de son line-up avant un nouvel EP six titres en 2001 puis un nouveau live (Live At Garage Deluxe) en 2002 ! En 2007 sort leur premier album studio, Kiss My Ass, et une nouvelle demo dans la foulée (Demo-Lition) en 2008 (dont quatre titres se trouve sur ce nouvel album). Et voici donc ce fameux Havoc, tout chaud entre nos mains de bûcherons car il s'agit bien ici d'un sacré coup de hache qui fera tomber le plus robuste des arbres de la forêt noire et d'ailleurs ! FREE KEY BIT CHESS n'est là que pour servir une offrande percutante au Dieu Metal, et à nous, apôtres du divin riff qui nous éléctrise ! Bon, après cette introduction très imagée, intéressons nous bien sûr au principal, c'est à dire ce deuxième album studio de nos amis germains ! D'entrée, Havoc marque au fer rouge par son énergie à la PRONG et METALLICA des grandes heures, mais surtout par son côté Power Metal dans la grande tradition allemande et son côté rentre-dedans à la manière (je dirais même "l'art et la manière") d'ANNIHILATOR qui semble être une sacrée référence pour FREE KEY BIT CHESS ! Personnellement, je retrouve aussi la puissance musicale et vocale de l'album A Sound Beating des américains de WARDOG (1999) ! Et "Me Against The World" en est un bon exemple ! Ca sent la poudre, et l'album ne fait que commencer ! Steiff, Mick, Hamlet et Harry ne sont pas là pour faire de la dentelle ou du macramé, FKBC dégaine et tire ! Et la cible est atteinte à chaque coup ! Il ne sert à rien d'entrer dans les détails du tracklisting, chaque titre composant cette fusillade est différent de par sa construction et son interprétation et même son ambiance ! Pour vous donner un exemple, on imagine bien nos quatres pistolleros munichois descendre la rue poussièreuse de METAL CITY, et à l'image d'un règlement de compte à O.K. CORRAL dans la ville de Tombstone, y répendre la poudre et faire parler leurs armes chargées de 10 balles gravées "The Reliever", "Pure Fuckin' Mayhem" ou encore cette dernière cartouche dans le barrilet Havoc, "Silence So Loud" ! Havoc possède tous les éléments d'un album de Heavy et Power Metal réussi ! Je vous le recommande vivement ! FREE KEY BIT CHESS mettra tout le monde d'accord sur les planches des festivals et des clubs car il va sans dire que leur terrain de jeu de prédilection se trouve sur scène, et il y a fort à parier que nous les retrouverons en live tout au long de cette fin d'année 2014 et durant l'année 2015 ! Sur ce, je raccroche mes crampons et me lance vers une nouvelle ruée metallique !

Chronique : Phil Pkms Neuville

9

 

 

FREE KEY BIT CHESS_Band 2014
 

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PURPLE HILL WITCH - Purple Hill Witch

Publié le par Nono666

PURPLE HILL WITCH – Purple Hill Witch
The Church Within Records
Style : Doom Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/PurpleHillWitch

PURPLE HILL WITCH_Purple Hill Witch



01. Queen Of The Hill / 02. Astral Booze / 03. Final Procession / 04. Karmajanka / 05. The Landing / 06. Aldebaranian Voyage (Into The Sun) / 07. Purple Hill Witch

Trio Norvégien œuvrant depuis 2010, PURPLE HILL WITCH s’était signalé avec son EP Alchemy, sorti l’an passé chez The Church Within Records, une mise en bouche qui avait été précédée d’une démo dont on retrouve ici des traces indélébiles. En effet, le titre "Purple Hill Witch" s’est vu offert une nouvelle jeunesse et conclut ce premier album comme il concluait la démo parue en 2011. Mais revenons un peu en arrière avec ce début d’album où l’empreinte de BLACK SABBATH, PENTAGRAM ou WITCHFINDER GENERAL est vraiment plus que marquée, le traitement appliqué à la voix de Kristian évoque sans détour les années 70, le son des guitares suffisamment gras qui donna ensuite toutes ses lettres de noblesse au mouvement Stoner est également présent sur ce premier méfait, vous l’aurez compris ces Norvégiens sont également adeptes d’Orange ! C’est avec "Karmajanka" que le côté Stoner ressort réellement, ce titre instrumental nous renvoie plus vers SLEEP avec cette pointe de psychédélisme déroutant que l’on retrouve aussi sur un "Aldebaranian Voyage (Into The Sun)" qui marque également un retour vers les racines qui ont nourri le début d’album. Purple Hill Witch laissera certainement un goût amer à la première écoute tant les mimétismes avec les aînés sont encore flagrants mais au final, cet album éponyme se révèle très efficace, bien composé, avec des idées suffisamment excitantes pour ne pas tomber dans l’ennui, il ne manquera finalement qu’un peu de punch et de folie qui ne sont pas incompatibles avec le style proposé par les Norvégiens, d’autant plus que les gars n’en sont pas à leur premier coup d’essai puisqu’ils trempent également dans CONDOR (Black/Thrash Metal) ou SPECTRAL HAZE (Stoner Doom Metal) mais si on met cet état de fait de côté, voilà un album convaincant. Et puis, comme pour boucler la boucle, on comprend aisément pourquoi le groupe a choisi de proposer de nouveau ce titre qui donne le nom au groupe tant il résume parfaitement l’essence de ce trio qui pourrait bien passer par la France en novembre si des organisateurs ont la bonne idée de les programmer. PURPLE HILL WITCH ne trempe pas dans l’Occult Doom mais bien dans une veine plus psychédélique et tous les amateurs de Stoner Metal bien enfumé peuvent retenir ce nom.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

PURPLE HILL WITCH_Band
 

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TREPALIUM - Voodoo Moonshine

Publié le par Nono666

TREPALIUM - Voodoo Moonshine
Klonosphère / Season Of Mist
Style : Death Metal Boogie Swing
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/TREPALIUMBAND

TREPALIUM_Voodoo Moonshine



01. Moonshine Limbo / 02. Damballa's Voodoo Doll / 03. Possessed By The Nightlife / 04. Guede Juice / 05. Fire On Skin / 06. Blowjob On The Rocks
 
Après 4 albums et 14 ans d'existence, la formation poitevine décide de concentrer tous ses efforts sur un EP 6 titres de 23 minutes totalement hallucinant et addictif de fusion improbable entre Death Metal et Swing Jazz typé New Orléans. Ce type de Metal, à la fois sombre et boogie, est plus qu'original, et même si le grand Devin TOWNSEND s'est déjà aventuré dans ces contrées, peu de musiciens ont tenté cette expérience qui pourrait être une rencontre entre Tom WAITS, OPETH, Danny ELFMAN et le DIABLO SWING ORCHESTRA... L'intro bris de verres, piano-bar et ambiance survoltée pose le ton... L'affreux Oogie Boogie de L'étrange Noel de Mr Jack vient taper l'incruste sur de gros riffs sombres et menaçants que ne renierait pas Mikael Âkerfeldt. Les parties de cuivres renforcent la puissance des guitares et le groove terrible des 6 titres semblent sortir tout droit d'un rite vaudou en plein bayou. La force de cet EP est également son homogénéité, ce qui pourrait être un défaut tant les morceaux sont assez semblables dans leurs rythmiques et structures... mais ici, le voyage dans les terres de la Louisiane sous acides métalliques est renforcé par la continuité et l'absence de ruptures dans son déroulement. On a finalement l'impression d'écouter un long titre découpé en 6 parties distinctes. Ce qui rend l'écoute digeste et justifie le format court de l'EP. Pour être honnête, j'ai pris une grosse claque à l'écoute de ce Voodoo Moonshine, c'est parfait et diablement original. le chant guttural et les guitares d'outre-tombe se marient à merveille au groove contagieux baigné de cuivres lancinants... original, intelligent et incroyablement addictif, ce nouvel opus de TREPALIUM est un petit chef d'oeuvre à écouter en boucle. Absolument génial !

Chronique : Ziltoik Skeksis

10

 

 

TREPALIUM_Band 2014
 

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PRONG - Ruining Lives

Publié le par Nono666

PRONG - Ruining Lives
SPV / Steamhammer
Style : Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.prongmusic.com

PRONG_Ruining Lives



01. Turnover / 02. The Barriers / 03. Windows Shut / 04. Remove, Separate, Self / 05. Ruining Lives / 06. Absence Of Light / 07. The Book Of Change / 08. Self Will Run Riot / 09. Come To Realize / 10. Chamber Thought / 11. Limitations And Validations / 12. Retreat

Voilà enfin le retour de PRONG avec un album qui n’est pas sans rappeler les meilleures années du groupe. On retrouve dans ce Ruining Lives, leur neuvième album studio, le Groove Metal de Cleansing notamment sur les titres "Turnover" (qui peut faire penser à du FEAR FACTORY) et "Remove, Separate Self". Ça bourrine quand il le faut comme sur "The Barriers". Le riff principal de guitare du titre éponyme de l’album est une tuerie. Le refrain catchy de "Absence Of Light" contraste avec la première partie des couplets voix/batterie. Le leader du trident, le guitariste/chanteur Tommy Victor (qui a pratiquement tout fait seul sur cette offrande, on n’est jamais mieux servi que par soi-même), a semble-t-il retrouvé l’inspiration. Son timbre de voix est indentifiable entre tous. Il assène des riffs de guitare et des mélodies vocales du plus bel effet. Le speed "The Book Of Change" nous embarque du côté de SLAYER pour les couplets. Les riffs saccadés sont légions apportant le groove qui a fait la gloire du groupe. On retrouve aussi du Beg To Differ et du Prove Your Wrong à l’écoute de certains titres comme "Windows Shut" ou "Self Will Run Riot" et son refrain à la mélodie vocale presque Pop. Les titres dépassent rarement les 4 minutes (à l’exception de "Ruining Lives"), ce qui leur confère un format dans lequel il n’y a pas de place aux tergiversations, les morceaux vont à l’essentiel et se vrillent dans les crânes. Le riff principal de "Come To Realize", tout en saccade et puissance, ne pourra que vous faire headbanguer. Putain que ça fait du bien de retrouver le combo dans cette forme. Alors évidemment certains pourront dire que le sieur Victor ne se renouvelle pas beaucoup, qu’il nous livre une ressucée. Mais je dirais plutôt qu’il réussit à faire du neuf avec de l’ancien, à restaurer la formule du triptyque Beg To Differ / Prove Your Wrong / Cleansing. Le bonus track "Retreat" se situe dans la veine des meilleurs titres de l’album et lorgne vers la période Cleansing du combo. Avec cette nouvelle réalisation, PRONG va ravir ses fans : il y a du headbanging et de la danse en perspective dans les chaumières.

Chronique : Horace Pinker

8

 

 

PRONG-2014-©-Tim-Tronckoe-6-copy
 

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ZAUM - Oracles

Publié le par Nono666

ZAUM – Oracles
I Hate Records
Style : Psychedelic Doom Metal
Origine : Canada
Sortie : 2014
Site Web : www.zaum.ca

ZAUM_Oracles



01. Zealot / 02. The Red Sea / 03. Peasant Of Parthia / 04. Omen

En voyant l’artwork dominant ce premier album de ZAUM vous aurez compris ce qui influence la musique des Canadiens, le Moyen-Orient, et plus précisément sa période de 300 avant JC à 600, autant dire qu’il y a de quoi faire ! Sinon le duo qui compose ce groupe n’est pas totalement inconnu avec Christopher Lewis à la batterie, qui officie aussi chez IRON GIANT, et Kyle Alexander McDonald œuvrant également dans SHEVIL, qui semble d’ailleurs être le compositeur attitré de ZAUM. Musicalement, si vous cherchez un synonyme de psychédélisme, ZAUM vous en propose un qui rappelle également ce qu’est le Stoner. Les Canadiens ont ainsi une ambiance générale qui fait fortement penser à BONG et son Drone teinté de la même couleur que cet Oracles dont les ambiances enfumées nous renvoient également vers THE WOUNDED KINGS. D’ailleurs, la difficulté à entrer dans cet album est similaire à celle d’entrer dans les albums de THE WOUNDED KINGS, une sorte de mur hypnotique qui laissera les plus impatients à la porte. La voix, de Kyle Alexander McDonald sur laquelle est mis une large réverb, finira par envouter les autres et tout cela n’est pas sans nous faire penser au Rock 70’s psychédélique, un élément qui va grandement différencier ZAUM du reste des groupes revival, c’est certain. Bien entendu, étant donné l’influence conceptuelle du duo, le synthétiseur se mue parfois en un sitar pour un effet qui peut surprendre au premier abord mais qui se révèle au fur et à mesure des écoutes. Il faut dire que l’album est composé de 4 titres qui lorgnent facilement avec les 13 minutes, autant dire que le duo prend son temps pour développer les idées et que certains amateurs de Rock Progressif des années 70 peuvent également y trouver leur compte. Seul "Peasant Of Parthia" est plus direct avec un chant beaucoup plus présent et un côté Stoner Rock renforcé, un titre intelligemment placé après les deux énormes pavés que sont "Zealot" et son riff évoquant MY DYING BRIDE, pas dans l’ambiance bien sur, ouvrant cet album et "The Red Sea" qui montre la facette la plus ambiante du groupe, c’est également là qu’ils libèrent cette influence moyen-orientale de façon la plus directe avec ces nombreux chœurs aériens. Avec ce premier opus, ZAUM signe une entrée qui promet énormément, amateurs de grands horizons hypnotiques, laissez-vous happer par cet Oracles.

Chronique : Aymerick Painless

8

 

 

ZAUM_Band
 

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ORANGE GOBLIN - Back From The Abyss

Publié le par Nono666

ORANGE GOBLIN - Back From The Abyss
Candlelight Records
Style : Stoner / Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.orange-goblin.com

ORANGE GOBLIN_Back From The Abyss



01. Sabbath Hex / 02. Ubermensch / 03. The Devil's Whip / 04. Demon Blues / 05. Heavy Lies The Crown / 06. Into The Arms Of Morpheus / 07. Mythical Knives / 08. Bloodzilla / 09. The Abyss / 10. Titan / 11. Blood Of Them / 12. The Shadow Over Innsmouth

Deux ans et demi après l’excellent A Eulogy For The Damned, ORANGE GOBLIN nous revient avec Back From The Abyss, huitième recueil d’une carrière fort bien menée. Une légère appréhension se fait toujours sentir au moment de découvrir le successeur d’un disque marquant, mais elle est ici instantanément balayée par ce "Sabbath Hex" d’ouverture, tant l’impression de continuité est prégnante. Le son de l’ensemble paraît même encore meilleur que sur l’album précédent, ce qui n’est pas un mince exploit. La suite du disque est variée, alternant moments bien rock’n’roll ("Übermensch"), morceaux plus rapides ("The Devil’s Whip" évoque le MOTÖRHEAD le plus speedé !), relents Doom ("Into The Arms Of Morpheus"), et instrumentaux bien sentis ("The Shadow Over Innsmouth"). On notera deux (légères) évolutions par rapport à l’œuvre passée du gobelin. Au niveau du chant, pour commencer : si Ben Ward possède toujours cette voix rocailleuse et ce phrasé pataud qui font tout son charme, il semble qu’un soin particulier ait été apporté aux mélodies vocales afin de rendre les morceaux encore plus accrocheurs. Si si, c’est possible ! Et puis il y a ce recours plus fréquent à des atmosphères évocatrices, qu’elles soient sombres ou épiques ("Heavy Lies The Crown", "Mythical Knives"…). Des apports sympathiques qui ont le mérite de ne pas dénaturer le style d’ORANGE GOBLIN. Un style autrefois rapproché de la scène Stoner mais qui, plus que jamais, n’appartient qu’à ses géniteurs. Bien sûr, du Stoner, il y en a là-dedans, du Hard Rock classique et du Heavy Metal aussi, et du très velu ! Back From The Abyss est toutefois victime de son démarrage tonitruant, et la pression peine un peu à remonter suite à l’apaisement généré à mi-parcours par "Into The Arms Of Morpheus", dommage… Si on veut vraiment chipoter, on ajoutera que certains refrains très catchy sont un peu trop répétés, ce qui va forcément nuire à la durée de vie des morceaux concernés ("Demon Blues" et "Heavy Lies The Crown", principalement). Pour le reste, c’est du tout bon. Si Back From The Abyss n’a pas la constance de Eulogy…, il compense en se révélant plus varié et surprenant. Über-efficace !!!

Chronique : Morbid S.

9

 

 

ORANGE GOBLIN_Band 2014
 

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BILLY IDOL - Kings And Queens Of The Underground

Publié le par Nono666

BILLY IDOL - Kings & Queens Of The Underground
BFI Records
Style : Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.billyidol.net

BILLY IDOL_Kings & Queens Of The Underground



01. Bitter Pill / 02. Can't Break Me Down / 03. Save Me Now / 04. One Breath Away / 05. Postcards From The Past / 06. Kings & Queens Of The Underground / 07. Eyes Wide Shut / 08. Ghosts In My Guitar / 09. Nothing To Fear / 10. Love And Glory / 11. Whiskey And Pills

Kings & Queens Of The Underground arrive enfin, après 9 ans d’attente, et le premier constat qui vient à l’esprit lors de sa découverte est un ton d’ensemble beaucoup plus apaisé et sombre que sur Devil’s Playground. En effet, alors que ce dernier officiait dans un Rock (même carrément Hard) sans artifice avec un certain brio, on retrouve ici un son proche des années 80 avec pas mal de touches électro. Le résultat est sans doute dû à la présence du producteur Trevor Horn que l’on ne présente plus pour ses différentes collaborations, faisant de ce dernier une icône de ces années si créatives. Du coup, l’effet de surprise déroute en premier lieu et apporte quand même, il faut bien le dire, une franche déception par rapport à ce côté plus percutant avec ses grosses guitares que possédait le précédent méfait. Mais après tout, ce son est simplement un retour aux sources dont il s’était éloigné en 2006… de plus le travail est très bien fait, la production étant excellente. Après, qu’on préfère un ou l’autre style, il serait réducteur de s’arrêter là et de ne pas considérer les qualités bien présentes de cet album. Oui, car les mélodies et les arrangements sont bien présentes et travaillées, le sombre "Eyes Wide Shut" en est le plus parfait exemple… un titre riche en émotion, sérieux candidat à un futur classique de BILLY IDOL. Mais Kings & Queens Of The Underground regorge de futurs hits, et c’est bien là toute sa force, on citera volontiers l’ambiancé "One Breath Away" qui aurait rivalisé sans difficulté aux cotés des "Flesh For Fantasy" et consors. "Save Me Now" et ses chœurs s’avère être aussi un titre efficace, on imagine d’ailleurs très bien la foule reprendre ses « hohohohoho… » qui ne vous quittent plus. Le single présenté en avant-première "Can’t Break Me Down" possédait d’ailleurs ces chœurs fait pour les stades (que l’artiste mériterait d’ailleurs de remplir, bien plus que certains autres noms)… enfin ça, c’est la grande injustice du métier. L’ouvrant "Bitter Pill" n’est pas désagréable mais un peu plus convenu dans le refrain, tout comme "Kings & Queens Of The Underground" qui possède de bons couplets mais un refrain hélas moins captivant… Par contre, "Postcards From The Past" s’affiche, lui, comme un sérieux concurrent d’un "Rebel Yell" par exemple, montant avec délice en puissance jusqu’au refrain quasiment aussi jouissif que ce dernier. Malheureusement, et c’est là qu’intervient la faiblesse de l’album, nous avons droit à pas moins de cinq ballades ! De plus, si le morceau-titre cité plus haut passe assez bien la rampe et qu’"Eyes Wide Shut" est fabuleux, on peut difficilement en dire autant du sirupeux à souhait "Ghosts In My Guitar" ou du dispensable "Love and Glory". "Nothing To Fear" est plus intéressante car se situant dans cet esprit inspiré des meilleures compositions, mais coincée entre ces deux morceaux dans cette deuxième partie molle, on en apprécie du coup moins les saveurs. L’énervé "Whiskey And Pills" arrive en clôture, comme pour s’excuser et faire passer davantage la pilule (et aussi pour réveiller ceux qui se seraient endormis). Néanmoins, il ne possède pas l’urgence créatrice de ses concurrents. Bon, un bilan certes tout de même positif en conclusion grâce à ces quelques pépites, mais entaché de cette seconde partie qui plombe le tout quand même… c’est bien dommage ! Enfin, il est de bon ton de saluer cette sortie comme il se doit et de l’apprécier à sa juste valeur. Et ce malgré ses quelques petits travers qui ne l’empêchent pas, à défaut de perfection, d’atteindre un très bon rang dans la discographie de notre rebelle (un peu moins ici) de rockeur.

Chronique : Renegade88

8

 

 

BILLY IDOL
 

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