Eklablog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

RED KUNZ - Teeth, Hair & Skin

Publié le par Nono666

RED KUNZ – Teeth, Hair & Skin
Hummus Records
Style : Alternative Stoner Rock
Origine : Suisse/Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.K-U-N-Z.ch

RED KUNZ_Teeth, Hair & Skin



01. Transatlantic / 02. The Beggar / 03. Four Good Reasons / 04. Prisms / 05. Teeth, Hair & Skin

Enregistrés en janvier dernier, ces 5 titres voient enfin le jour, la rencontre d’Aaron BEAM et John SHERMAN (RED FANG) et de Louis JUCKER et Luc HESS (KUNZ, COILGUNS, ex-THE OCEAN) a filtré depuis un moment, comme un teasing insupportable de torture car il faut bien dire que la rencontre des deux mondes a ce quelque chose de fascinant qui rend l’art musical sublime et imprévisible. Il est vrai que les Suisses de KUNZ n’ont pas pour habitude d’être là où on les attend, alors pourquoi pas un EP avec la patte de John SHERMAN, batteur, et d’Aaron BEAM, bassiste chanteur, le tout composé et enregistré en une semaine grand maximum. Le résultat est assez difficile à classer, et c’est tant mieux, avec une base qui est vraiment à la croisée des deux mondes, un aspect incontrôlable et Post-Rock des Suisses de KUNZ et un côté Stoner, Alternative Rock de RED FANG, le tout sublimé par une voix des plus Stoner dans son traitement et ses lignes vocales, on n’est pas loin des QUEENS OF THE STONE AGE ou même de KYUSS. Le chant est partagé par les deux voix présentes sur ce disque mais aucun cri Post-Hardcore ici, bien au contraire, la basse est bien entendu mise en avant et l’artwork est des plus soigné comme à chaque fois avec les Suisses, rien n’a été laissé au hasard une fois de plus. Cependant, une fois l’effet de surprise passé, les 5 morceaux, s’ils conservent une fraicheur et un effet de tapage du pied assez contaminant, on se rend assez vite compte qu’ils n’ont pas tout à fait le même caractère que ce que KUNZ peut proposer habituellement, comprenez que les petits gars ont certainement voulu laisser les Américains imprégner un peu plus les morceaux de leur aura et du coup on pourrait croire à un coup marketing savamment orchestré depuis la Suisse. Heureusement, ce n’est pas le genre de la maison, l’explication est simple, tout a été composé très spontanément et enregistré aussitôt, le recul sur la musique est donc pratiquement nul et c’est certainement cela qui peut gêner les plus gros consommateurs du style, ils n’y trouveront ici aucun esprit d’indépendance avec le reste des groupes, juste cinq très bons morceaux d’un Stoner Rock assez enfumé et fichtrement bien foutu, il n’y avait aucune autre intention derrière cela si ce n’est la rencontre entre quatre musiciens qui, on l’espère, continueront un peu l’aventure si les différents plannings le permettent car avec un peu plus de temps et de recul, nul doute que ces quatre gars là peuvent nous faire un deuxième trou de balle ! Il faut dire que la production bien craspouille n’aide pas non plus cette musique à s’installer et à prendre pleinement possession de l’espace, inutile de vous dire qu’en live ces morceaux doivent terriblement sonner et notamment cette chanson titre avec un riff bien lourd, une voix aérienne qui pourrait presque nous emmener vers du ALICE IN CHAINS, vraiment intéressant !

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

RED KUNZ_Band
 

Voir les commentaires

THE SCINTILLA PROJECT - The Hybrid

Publié le par Nono666

THE SCINTILLA PROJECT (feat. Biff BYFORD) - The Hybrid
UDR Music
Style : Heavy Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/ScintillaProject

THE SCINTILLA PROJECT_The Hybrid



01. Scintilla (One Black Heart) / 02. Beware The Children / 03. Permanence / 04. Some Nightmare / 05. Angels / 06. Pariah / 07. The Damned And Divine / 08. Life In Vain / 09. No Rest For The Wicked

Alors que Biff BYFORD continue de mener SAXON sur la route pavée d'embûches (et parfois d'or) d'une gloire toute méritée, et en dépit du temps et l'énergie que cela prend, le chanteur britannique en trouve encore pour participer à THE SCINTILLA PROJECT qui a abouti à un album qui s'inspire du film The Hybrid (2014) produit par Lionel HICKS et réalisé par Billy O' BRIEN. THE SCINTILLA PROJECT évolue dans un Metal d'orientation symphonique d'excellente facture pas si éloigné de SAXON (la voix de Biff y est sûrement pour quelque chose, ainsi que le morceau de SAXON "No Rest For The Wicked" présent sur cet album), avec l'omniprésence de claviers et d'un orchestre (que je soupçonne d'être aussi virtuel que ce que j'ai pu constater dans l'album Unplugged And Strung Up de SAXON, et néanmoins très réaliste), et de superbes harmonies vocales très soignées. En résultent 9 pièces d'un Metal à l'atmosphère toute cinématographique qui composent The Hybrid. L'album démarre en force avec le riche et lumineux "Scintilla (One Black Heart)", suivi sans temps mort de "Beware The Children", un titre mid-tempo aux couleurs orientales. "Permanence" poursuit ce voyage de son intro haletante, de son riff musclé et de son refrain richement harmonisé. Une magnifique ballade aérienne, "Some Nightmare", vient apporter un peu de répit à The Hybrid. "Angels" remet les gaz de son inquiétante ligne de claviers. "Pariah" commence par une intro calme et oppressante avant d'envoyer le bois dans un riff tueur ! "The Damned And Divine" poursuit l'aventure, illuminé de son refrain terriblement catchy, suivi du non moins excellent "Life In Vain". "No Rest For The Wicked" (un morceau présent sur Call To Arms de SAXON et seul morceau présent dans la bande originale du film) vient clore cet opus avec brio. Au final, The Hybrid est un album magnifique, avec des mélodies des plus efficaces, des refrains on ne peut plus accrocheurs soulignés par des choeurs très soignés et puissants, un album brillant, superbement orchestré et bénéficiant d'une production impeccable, que je ne peux que trop vous conseiller. Souhaitons enfin qu'il existe un avenir pour THE SCINTILLA PROJECT et que ce premier album ne soit pas aussi le dernier, tant la communion des talents qui composent ce projet apporte d'aussi bons résultats !

Chronique : Denix666

9

 

 

THE SCINTILLA PROJECT_Band
 

Voir les commentaires

CANNIBAL CORPSE - A Skeletal Domain

Publié le par Nono666

CANNIBAL CORPSE – A Skeletal Domain
Metal Blade Records
Style : Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.cannibalcorpse.net

CANNIBAL CORPSE_A Skeletal Domain



01. High Velocity Impact Spatter / 02. Sadistic Embodiment / 03. Kill Or Become / 04. A Skeletal Domain / 05. Headlong Into Carnage / 06. The Murderers Pact / 07. Funeral Cremation / 08. Icepick Lobotomy / 09. Vector Of Cruelty / 10. Bloodstained Cement / 11. Asphyxiate To Resuscitate / 12. Hollowed Bodies

Il y a des groupes immuables comme CANNIBAL CORPSE qui dès qu’ils dévient d’un iota leur trajectoire stylistique se retrouvent face à une levée de boucliers. Et amis Death Metalleux, il y a fort à parier que le son très Death 90’s de cet A Skeletal Domain, qui est juste le treizième album des Américains, ravive la flamme de certaines âmes perdues. Il est vrai qu’Evisceration Plague avait montré un visage un peu plus contemporain du groupe mais déjà Torture, le précédent album avait remis un peu les choses en place. Alors, certains diront que la différence n’est pas très subtile mais les amateurs de Death comprendront de suite lorsque déboulera l’introduction totalement old-school d’"High Velocity Impact Spatter", ou un "Sadistic Embodiment" dont il est difficile de faire plus proche de l’esprit de l’époque. Les leads de guitare ciselés émaillent un "Kill Or Become" dont les racines Thrash pourraient très bien venir des débuts de SLAYER (ndlr pour ceux qui n’ont jamais rien entendu de CANNIBAL CORPSE parce que pour les autres, c’est du CANNIBAL tout chié !), les Américains varient donc leur propos avec des tempi fluctuant bien plus qu’à l’accoutumé. Ainsi, "A Skeletal Domain" nous renvoie vers SIX FEET UNDER avec son introduction aux relents de Doom/Death ou de Death old-school alors que "Funeral Cremation" ou "Icepick Lobotomy" nous remémorent les instants de Vile et que "Vector Of Cruelty" se charge de faire le lien avec les choses plus contemporaines du groupe où le riffing se fait un peu moins technique et qui est prétexte à un nouveau solo de nouveau old-school, plus que ça ce serait limite kitsch mais CANNIBAL CORPSE fait partie de ces groupes qui peuvent se permettre de regarder dans le rétroviseur, ils ne font que s’y voir avec 25 ans de moins ! Au final, ce nouvel album de CANNIBAL CORPSE ravira certainement les fidèles du groupe mais on y apprend pas grand-chose de plus si ce n’est que George est toujours aussi bon growleur, que la paire de guitariste formant ce groupe est une machine à riffs assassins et qu’il n’y a rien à faire, lorsque la production est aussi fidèle au standard du genre, CANNIBAL CORPSE sonne tout de même beaucoup mieux même si des "Bloodstained Cement" ou "Hollowed Bodies" font un peu durer la tuerie inutilement sur la fin sans pour autant être totalement désagréable, disons qu’avec 40 minutes de Death Metal intense, la dose aurait été meilleure mais j’encule les mouches là !

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

CANNIBAL CORPSE_Band 2014
 

Voir les commentaires

ABRAHAM / COILGUNS - Split

Publié le par Nono666

ABRAHAM & COILGUNS – Split
Hummus Records
Style : Sludge / Post-Hardcore
Origine : Suisse
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/abrahamtheband
www.facebook.com/coilguns

ABRAHAM & COILGUNS_Split



01. ABRAHAM – Chasing Dragons, Chasing Light / 02. COILGUNS – Drainers / 03. COILGUNS – The Archivist / 04. COILGUNS – Leveling

Il y a des splits pour lesquels on se demande ce qui a bien pu rapprocher les groupes, à première vue COILGUNS et ABRAHAM sont dans des univers assez différents même si la lourdeur fait partie de leur langage musical commun. Alors ce split 4 titres proposé par Hummus Records aurait pu être un ovni mais il n’en est rien, voici l’exemple parfait où les groupes partageant la galette font un bout de chemin pour essayer de tendre vers un univers commun. Et cela commence fort avec le long titre d’ABRAHAM exceptionnellement aérien mais aussi et surtout terriblement crasseux. L’univers du groupe est cependant reconnaissable car le côté Hardcore ou Post-Hardcore n’est pas étranger aux Suisses avec des racines à aller chercher vers CULT OF LUNA qui sont clairement ici mises en avant. Plus surprenant, cette référence saute également aux oreilles à l’écoute de "The Archivist", le deuxième titre proposé par COILGUNS, voilà un titre qui montre une autre facette de ce groupe dont on retrouve tout de même avec une joie non feinte cet esprit direct et in your face à travers une production plus crade que dans le cadre d’un album. Les Suisses ont enregistré, mixé, masterisé au Mexique, aux USA, en Suisse, en France, les globe-trotters n’en ont pas oublié d’être subtil. La fin de ce long morceau de 12 minutes illumine totalement cette galette avec ce riff aux racines Stoner au milieu d’un univers Post-Hardcore, Louis JUCKER, habitué à hurler, se sublime ici avec des lignes de chant très variées comme c’est le cas sur les trois titres d’ailleurs, et notamment sur ce "Drainers" surprenant. Mais c’est Jona NIDO, guitariste de son état, qui allume la mèche qui va vous achever avec ce solo, oui vous avez bien lu, un solo des plus bluesy qui vous hisse les poils comme on hisse les voiles. Ce titre est une perle qui trône en milieu de galette à laquelle le titre d’ABRAHAM peut sembler être une réponse plus sale, comme si les deux groupes avaient fini par croiser leur chemin, COILGUNS tirant sur le son d’ABRAHAM et inversement, et puis il y a ce clavier sur toute la fin qui renforce cet esprit 70’s déjà très présent. Toutefois, on remarquera tout de même des différences dans le son qui laissent transparaitre les différentes étapes de l’enregistrement, ainsi "Leveling" n’a pas vraiment la même production que ses deux précédents titres sans pour autant que cela ne gâche pleinement ce split album. Voilà une sortie que les amateurs de CULT OF LUNA, KHOMA ou ISIS doivent surveiller de près. Les deux groupes ont également apporté une attention toute particulière avec des arrangements, des bruitages qui donnent un univers constant tout au long de ce split. 4 titres très bons mais de la part de ces Suisses, cela devient une habitude. A ne pas louper !

Chronique : Aymerick Painless

8

 

 

ABRAHAM_Promo Shoot 2012
 
COILGUNS_Promo Shoot 2012
 
 

Voir les commentaires

OPETH - Pale Communion

Publié le par Nono666

OPETH – Pale Communion
Roadrunner Records
Style : Progressive Rock
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.opeth.com

OPETH_Pale Communion



01. Eternal Rains Will Come / 02. Cusp Of Eternity / 03. Moon Above, Sun Below / 04. Elysian Woes / 05. Goblin / 06. River / 07. Voice Of Treason / 08. Faith In Others

Orgue, basse bien rondouillarde, longue introduction instrumentale, très peu de saturation dans les guitares et voix avec une multitude de couches, il n’y a pas de doute, OPETH ne compte pas revenir en arrière sur le chemin de sa progression amorcée depuis plusieurs années maintenant. Il faut dire que les Suédois ne sont pas du genre à sortir deux fois le même album et se rapprochaient de plus en plus de ce qu’est ce Pale Communion, onzième album d’une carrière sans véritable fausse note, un album de Progressif comme PORCUPINE TREE pouvait en proposer au début des années 2000. Car oui, OPETH a basculé du côté Rock désormais et le titre d’ouverture qu’est "Eternal Rains Will Come" met de suite les choses au clair, inutile d’attendre des growls, des parties Metal même, pour autant, pour peu que vous aimiez le style abordé, difficile de bouder son plaisir à l’écoute de ces 8 titres minutieusement écrits et arrangés, la musique se fait moins planante que sur l’album précédent, plus vivante mais aussi, et c’est peut être là le seul regret, moins originale. Certes, la voix de Mikael Åkerfeldt reste une pépite qui ne laisse pas indifférente, certes les mélodies de guitare aussi fragiles et intimistes (le break de "Moon Above, Sun Below") font encore merveille, certes, les variations de tempo et le retour en grâce des dynamiques appuyées vous laisseront sur votre arrière train. Ensuite, au fur et à mesure des écoutes, on finit par découvrir certaines choses qui nous ramènent bien en amont de PORCUPINE TREE, la fin de "Moon Above, Sun Below" ne vous fait pas penser à un autre groupe, oui je veux parler de GHOST, étrange comme avec un discours et une imagerie totalement différente, la musique peut sembler dans le même ton. De la production de cet album se dégage une chaleur, sur l’introduction d’"Elysian Woes", on a l’impression que Mikael chante juste à côté de vous, une proximité organique que le groupe a toujours cultivé, même dans ses travaux les plus Metal, OPETH était déstiné à sortir ce genre d’album, tout le monde le voulait sans vraiment le dire de peur d’admettre que l’on préfère ce qu’ils font là que sur l’excellent Blackwater Park, non les choses sont différentes mais tout aussi bonnes. Pale Communion dépasse de la tête et les épaules son aîné Heritage car bien plus varié et plus abouti, on sent le groupe plus à l’aise avec le style. Ce nouvel album est donc à découvrir sans réserve et si l’ouverture vers le Progressive Rock ne vous rebute pas, il est possible que vous vous laissiez charmer par ces 8 titres, reste que la cohabitation avec le back-catalogue sur scène risque d’être difficile mais si on devait s’arrêter là, tous les groupes n’évolueraient pas d’un pouce (ah c’est peut être ça alors pour certains !), un album dont Steven Wilson serait absolument fier s’il l’avait sorti sous son nom !

Chronique : Aymerick Painless

8

 

 

Moi qui pensais que le précédent album n'était qu'un accident de parcours, je me suis bien trompé sur les intentions de Mikael Akerfeldt et sa bande. Cette nouvelle réalisation vient le confirmer. Fini le OPETH des années 2000, celui des Blackwater Park, Deliverance ou Ghost Reveries. Le groupe est entré dans une nouvelle ère, celle du Progressif. Et cela sans même se soucier s’il allait perdre en route bon nombre de ses fans de base. Personnellement, je lâche l’affaire car même si les musiciens sont toujours aussi talentueux, je n’adhère pas à l’orientation prise par le combo depuis l’album précédent, Heritage. Il y a encore quelques étincelles comme "Cusp Of Eternity" sur lequel je retrouve ce qui m’a toujours attiré dans la musique jouée par OPETH, une noirceur, une mélancolie, une voix envoûtante qui plus est sur ce titre où la ligne mélodique vocale est teintée d’influences moyen-orientales. Mais les plages instrumentales progressives Pink Floydienne de nombreux autres titres ne me touchent pas. Je regrette la diversité des voix et des ambiances qui faisaient d’OPETH, un groupe majeur de la scène Metal. On peut toutefois réussir à rentrer dans ce Pale Communion après plusieurs écoutes attentives. Et je pense que ceux qui prendront vraiment le temps de s’imprégner de la musique proposée sur cet album pourront être séduits et conquis. Parfois la musique et la façon dont on la ressent et perçoit sont question de feeling, d’état d’esprit. J’ai en ce moment du mal à rentrer dans le trip d’OPETH et je manque de patience pour écouter des chansons à tiroirs de plus de 10 minutes comme "Moon Above, Sun Below" même si je reconnais que certains passages de cette dernière sont particulièrement réussis et attrayants (la montée en puissance à partir de 9”00 jusqu’à la fin). Parfois au niveau des sonorités de clavier/synthé, cela fait penser à PINK FLOYD mais aussi à SUPERTRAMP comme sur la longue intro de l’instrumental "Goblin" dont la fin est plus Jazzy que Prog’. Le travail des voix sur "River" est vraiment très intéressant, ces tierces, ces quintes, du bel ouvrage. Au final, j’en conviens, ce Pale Communion n’est pas si éloigné que cela des chefs-d’oeuvre du groupe, juste il me manque la violence et les passages énervés avec les voix growlées.

Chronique : Horace Pinker

7

 

 

OPETH_Band 2014
 

Voir les commentaires

THE HAUNTED - Exit Wounds

Publié le par Nono666

THE HAUNTED - Exit Wounds
Century Media
Style : Thrash / Death
Originne : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.the-haunted.com

THE HAUNTED_Exit Wounds



01. 317 / 02. Cutting Teeth / 03. My Salvation / 04. Psychonaut / 05. Eye Of The Storm / 06. Trend Killer / 07. Time (Will Not Heal) / 08. All I Have / 09. Temptation / 10. My Enemy / 11. Kill The Light / 12. This War / 13. Infiltrator / 14. Ghost In The Machine

On ne va pas vous refaire l’historique, mais avec le retour officiel d’AT THE GATES aux affaires, on pouvait sérieusement douter de l’avenir d’un THE HAUNTED à la dérive d’un point de vue créatif. Et patatras ! Après le départ de trois de ses membres de longue date, deux de leurs remplaçants ne sont pas vraiment des « nouveaux » puisqu’il s’agit d’Adrian Erlandsson (AT THE GATES, PARADISE LOST et membre de THE HAUNTED de 1996 à 1999) derrière les fûts et Marco Aro (THE RESISTANCE, membre de THE HAUNTED de 1999 à 2003) au micro. En espérant que le prometteur THE RESISTANCE ne fasse pas lui aussi les frais de ces péripéties, merci m’sieurs-dames ! Et la musique dans tout ça ? Simple : on retrouve un THE HAUNTED enragé qui délaisse son Metal moderne assez commercial pour donner à nouveau dans le Thrash/Death saupoudré de Hardcore qu’il pratiquait notamment sur le très bon One Kill Wonder (2003). D’un autre côté, si Exit Wounds démarre plutôt bien, une grosse moitié de l’album bastonne un peu dans le vide. Les morceaux sont bons pour la plupart mais il est difficile de ne pas tomber dans l’ennui au fil de l’écoute, faute de retrouver l’efficacité que le groupe affichait sur ses quatre premiers disques. Pourtant, THE HAUNTED ne démérite pas, ce qui laisse à penser que l’ordre des morceaux n’est pas étranger à ce manque de souffle. Et si les fans donnent sa chance à Exit Wounds, ils y retrouveront ce groove si caractéristique toujours présent (un miracle !), un son bien puissant (même si ce n’est pas non plus très agressif niveau production), et un Thrash toujours aussi bien exécuté. En bonus, nous avons droit aux invités de luxe Chuck Billy (TESTAMENT) et Jed Simon (ex-STRAPPING YOUNG LAD) sur un titre. Cela ne suffira malheureusement pas à faire de ce disque un évènement et au final, brutalité ou pas, le problème reste le même qu’avec les derniers albums en date…

Chronique : Morbid S.

7

 

 

THE HAUNTED_Band 2014
 

Voir les commentaires

LONELY THE BRAVE - The Day's War

Publié le par Nono666

LONELY THE BRAVE - The Day's War
Hassle Records
Style : Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.lonelythebrave.com

LONELY THE BRAVE_The Day\'s War



01. Intro / 02. Trick Of The Light / 03. Backroads / 04. Islands / 05. Dinosaurs / 06. Deserter / 07. Untitled / 08. Kings Of The Mountain / 09. Victory Line / 10. Black Saucers / 11. The Blue The Green / 12. The Day's War / 13. Call Of Horses / 14. Outro

C'est toujours avec une certaine méfiance que nous accueillons les groupes annoncés comme "nouvelle sensation du moment"... LONELY THE BRAVE nous arrive de Cambridge avec pour seul fait d'arme la sortie d'un EP, Backroads, unanimement salué par la critique, qui lui a notamment valu d'ouvrir pour ni plus ni moins que DEFTONES ou BRUCE SPRINGSTEEN. Et à l'écoute de The Day's War, on comprend mieux l'engouement que suscite ce groupe, force est de reconnaitre que pour une fois la promo ne ment pas, ce battage médiatique n'est pas infondé, LONELY THE BRAVE semble vraiment avoir quelque chose en plus, un vrai potentiel qui lui permet de se démarquer. La plupart des titres de The Day's War tendent à le prouver, conçus comme de véritables hymnes déstinés à enflammer chacune des scènes où le groupe se produira. Après une intro quelque peu intimiste, "Trick Of The Light" donne le ton de l'album, c'est un Rock aussi puissant qu'envoutant que nous proposent ces Anglais particulièrement doués, et ce n'est pas l'hymnique "Backroads" qui démentira cet état de fait. "Dinosaurs" se veut plus minimaliste tandis que "Victory Line" est un véritable hit en puissance. Nous n'allons pas passer chaque titre en revue mais sachez que grâce à une réelle personnalité, ce qui se fait de plus en plus rare actuellement, LONELY THE BRAVE nous offre avec cet album des plus inspirés un véritable vent de fraicheur, proposant là ce qu'il se fait de mieux en matière de Rock émotionnel et sophistiqué. Avec une telle carte de visite, il est clair que LONELY THE BRAVE se positionne comme l'un des futurs porte-étendards du Rock British. Du grand art, tout simplement !

Chronique : Nono666

8

 

 

LONELY THE BRAVE_Band
 
 

Voir les commentaires

ROBERT PLANT - Lullaby And... The Ceaseless Roar

Publié le par Nono666

ROBERT PLANT - Lullaby and... The Ceaseless Roar
Nonesuch Records
Style : Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.robertplant.com

ROBERT PLANT_Lullaby And... The Ceaseless Roar



01. Little Maggie / 02. Rainbow / 03. Pocketful Of Golden / 04. Embrace Another Fall / 05. Turn It Up / 06. A Stolen Kiss / 07. Somebody There / 08. Poor Howard / 09. House Of Love / 10. Up On The Hollow Hill (Understanding Arthur) / 11. Arbaden (Maggie's Babby)

On le sait depuis longtemps, la carrière solo de ROBERT PLANT n'a jamais eu grand chose à voir avec LED ZEPPELIN. Et ici, on creuse encore un peu plus le fossé tant il n'y apparait pas la moindre trace d'une guitare saturée (ou vraiment très peu). Il est plus question d'un mélange de World Music avec instruments africains puis de titres qui voguent en terrain plus connu et rappelant les meilleurs moments de sa discographie en solitaire, le tout dans une atmosphère très paisible. "Rainbow" en est d'ailleurs un des meilleurs exemples, titre paraissant pourtant anodin à la première écoute mais qui possède un petit phrasé de guitare qui ne vous quitte plus. Deux autres titres sont dans ce style, le sympathique "Somebody There" et le plus réussi encore "House Of Love" qui nous ramène dans les ambiances de Fate Of Nations, sûrement son album le plus abouti. Pour le reste, c'est assez varié quand même puisqu'on y trouve deux morceaux aux racines Folk avec l'ouvrant "Little Maggie" et "Poor Howard". Il y a aussi "Pocketful Of Golden" et ses sons bizarroïdes dont l'ensemble peut laisser l'auditeur un peu perplexe, de même que le final "Arbaden", mélange étrange de sons et de voix africaines... rappelant au passage les côtés plus expérimentaux jonchés sur quelques albums du passé. Dans le genre, il ne faut pas oublier "Up On The Hollow Hill", assez lancinant d'ensemble mais de tonalité assez moderne, tout comme "Embrace Another Fall" qui, malgré une ambiance assez triste, possède un des seuls brefs moments de guitare saturée... étrangement placée en milieu de morceau, tout comme cette voix féminine arrivant, elle, seulement à la fin. "Turn It Up" est doté aussi de sons modernes mais reste le titre possédant malgré tout le plus de guitares électriques. Enfin, pour n'omettre aucun morceau, il reste le très intimiste piano-voix "A Stolen Kiss" qui permet d'apprécier les qualités toujours présentes de l'ex-dirigeable. En résumé, Lullaby And... The Ceaseless Roar est un album dans la lignée de ce qu'a toujours fait ROBERT PLANT, ni meilleur ni moins bon que l'ensemble de ses oeuvres. Bien que tout de même pas aussi bon que Fate Of Nations ou l'expérimental Shaken' n' Stirred... faute à un petit quelque chose en moins au niveau des compositions et des guitares moins présentes. Il faut donc quand même le posséder pour les amateurs de sa discographie... pour les autres qui attendent toujours une comparaison avec LED ZEPPELIN, mieux vaut passer encore le chemin.

Chronique : Renegade88

7

 

 

Robert Plant_1024x767
 

Voir les commentaires

NECRODEATH - The 7 Deadly Sins

Publié le par Nono666

NECRODEATH - The 7 Deadly Sins
Scarlet Records
Style : Thrash/Black Metal
Origine : Italie
Sortie : 2014
Site Web : www.necrodeath.net

NECRODEATH_The 7 Deadly Sins



01. Sloth / 02. Lust / 03. Envy / 04. Pride / 05. Wrath / 06. Gluttony / 07. Greed / 08. Thanatoid / 09. Graveyard Of The Innocents

Les Italiens de NECRODEATH, vétérans de la scène Metal, sortent leur nouvel opus au doux nom de The 7 Deadly Sins, qui n'est autre qu'un condensé de 9 titres rageurs. Ces vétérans écument la scène Metal depuis 1984 et ont depuis sorti une bonne dizaine d’albums sans oublier le DVD Hellive en 2013, voilà histoire de vous situer un peu le combo. Maintenant, attardons nous sur le contenu de cette nouvelle galette démoniaque : premier constat, nous avons à faire à des musiciens aguerris, cela ne fait aucun doute... Les soli à grand renfort de vibrato style Kerry King sont omniprésents sur pas mal de morceaux, et un titre comme "Wrath" déboule pied au plancher, toutefois une impression de déjà entendu se profile à l'horizon. Les riffs principaux n’ont pas beaucoup d’originalité et un certain manque de personnalité se fait sentir, NECRODEATH devrait, à mon humble avis, affirmer son identité pour passer à une reconnaissance plus large. Après, il est vrai que The 7 Deadly Sins reste un bon condensé de Thrash / Black qui pourra en séduire certains, mais est-ce vraiment suffisant pour convaincre au regard des trente ans de carrière du groupe ?

Chronique : CeD

6,5

 

 

NECRODEATH_Band
 

Voir les commentaires

NERVOSA - Victim Of Yourself

Publié le par Nono666

NERVOSA - Victim Of Yourself
Napalm Records
Style : Old School Thrash Metal
Origine : Bresil
Sortie : 2014
Site Web : www.nervosaofficial.com

NERVOSA_Victim Of Yourself



01. Intro / 02. Twisted Values / 03. Justice Be Done / 04. Wake Up And Fight / 05. Nasty Injury / 06. Envious / 07. Morbid Courage / 08. Death ! / 09. Into Mosh Pit / 10. Deep Misery / 11. Victim Of Yourself / 12. Uranio em Nos

Le Brésil, vaste pays, riche d'une scène locale variée, regorge de nombreux groupes de Metal soutenus par des hordes de fans passionnés. NERVOSA, groupe de Thrash féminin fondé en 2010, nous arrive de Sao Paulo avec à son actif une démo et un EP 5 titres, Time Of Death, sorti en 2012 sur le label Napalm Records. Cette fois les filles passent à la vitesse supèrieure avec la sortie de leur premier album, Victim Of Yourself. En fait, c'est de leur succès que ces trois demoiselles pourraient bien être victimes tant leur Thrash old school a tout pour séduire les fans du genre. Le trio est emmené par la bassiste Fernanda Lira, et franchement ses vocaux pourraient mettre au panier plus d’un chanteur masculin. La petite nouvelle, Pitchu Ferraz, aux fûts assure sacrément bien, et la guitariste Prika Amaral, si elle est un peu « light » sur les solos (pas de démonstration technique, plutôt simpliste mais cela ne gène en rien les compos), se révèle complètement en rythmique avec des riffs bien trouvés et plombés à souhait, à mi-chemin entre les premiers albums de SEPULTURA et de SLAYER, de quoi faire pâlir plus d’un gratteux... Après une intro de près de 3 minutes, le premier titre nous arrive en pleine face, que du bon, les titres suivants s’enchaînent, donnant la sensation d’un album homogène. Bref, si des ténors du genre comme Bobby Blitz (OVERKILL), Max Cavalera (SOULFLY, CAVALERA CONSPIRACY, ex-SEPULTURA) ou Alex Webster (CANNIBAL CORPSE) soutiennent et apprécient la musique des filles, ce n’est pas pour rien, vous voilà averti. Avec sa pochette typiquement Thrash dans un esprit 100% old school de bon goût, Victim Of Yourself se révèle être une très agréable surprise qui, de plus, bénéficie d'un enregistrement tout à fait correct sans en faire trop, NERVOSA ne faisant pas l'erreur de privilégier le gros son au détriment de la mélodie, comme c'est bien trop souvent le cas d'une majorité de groupes actuels... Voilà un album que je vous conseille fortement de vous procurer de toute urgence si vous aimez le bon Thrash old school !

Chronique : CeD

9

 

 

NERVOSA_Band 2014

Voir les commentaires