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GODFLESH - A World Lit Only By Fire

Publié le par Nono666

GODFLESH – A World Lit Only By Fire
Avalanche Recordings
Style : Industrial Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.godflesh1.bandcamp.com

GODFLESH_A World Lit Only By Fire



01. New Dark Ages / 02. Deadend / 03. Shut Me Down / 04. Life Giver / 05. Life Taker / 06. Obeyed / 07. Curse Us All / 08. Carrion / 09. Imperator / 10. Towers Of Emptiness / 11. Forgive Our Fathers

Dans les retours risqués, celui des Anglais de GODFLESH n’est pas le moindre, avec sa discographie jusqu’ici considérée comme le culte de l’Industrial Metal. Il faut dire que ces pionniers qui ont splitté dans l’indifférence la plus totale en 2002 jouissent aujourd’hui d’un statut d’influence et notamment Justin BROADRICK qui aura trouvé dans la nouvelle génération de musiciens, un canal pour faire passer son univers et notamment à travers l’excellent JESU. Au moins cet album de la reformation n’aura pas été bâclé puisqu’il intervient 4 ans après la reformation du duo de Birmingham et semble vraiment découler d’une envie commune plus que d’un appel mercantile. D’ailleurs, difficile de s’y tromper, dès "New Dark Ages", qui ouvre l’album, on reconnait ce son assourdissant, très lourd et froid en même temps, le mix parfait entre NEUROSIS et FEAR FACTORY même si cet album lorgne plus sur le côté lourd du premier, pouvant même évoqué le HELMET d’Aftertaste ("Curse Us All"). La voix de Justin se fait toujours aussi vindicative et répétitive (certainement l’un des points de blocage pour les non initiés), l’ambiance ne semble pas s’être améliorée dans cette région Anglaise depuis les débuts des années 90. Alors si le dernier album en date, Hymns, faisait la part belle au côté Industriel, cet A World Lit Only By Fire remet le son de basse et de guitare au goût du jour, principalement porté par les riffs de guitare pesants, bien enrobé par une basse omniprésente dans le mix, avec les basses des percussions programmées, le rendu affole l’équaliseur. "Shut Me Down" essaie bien d’élever le rythme mais revient vite sur une démarche pachydermique. C'est également cet élément qui va nécessiter plusieurs écoutes de cet album afin de pouvoir l’appréhender, l’ambiance y est très homogène et on a du mal à retenir quelque chose pouvant différencier ces titres mais au fur et à mesure le songwriting du duo fait son œuvre, et si le début d’album nous met directement la tête sous l’eau, un "Life Giver" nous ramène plus vers Godflesh, l’excellent premier EP sorti il y a 15 ans maintenant, rampant et malsain, ce titre vous mènera directement vers la schizophrénie avec son côté MINISTRY appuyé. Pourtant, difficile d’être totalement emballé par cette nouvelle livraison car finalement GODFLESH nous sert exactement ce que l’on attendait de lui, avec une production, qui plus est, mettant trop en avant cette basse assourdissante, et manque aussi de riff fraternel (comme celui d’"Obeyed") où chacun pourrait s’y retrouver, sous cette production faisant apparaitre une certaine puissance se cache un certain manque d’accroche dans la musique, et c’est bien dommage. Toutefois, A World Lit Only By Fire reste bien au-dessus du lot et conforte GODFLESH dans sa position de maître de l’Industrial Metal, mais pour un album marquant 12 années d’absence, un peu plus de risque aurait été appréciable. Le groupe est-il de retour pour de bon ou sombrera-t-il de nouveau, difficile à dire mais au moins ils n’auront pas terni leur passé, voilà donc un retour globalement réussi.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

godflesh-Photo-by-VB
 
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