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RATED X - Rated X

Publié le par Nono666

RATED X - Rated X
Frontiers Records
Style : Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/RatedXRocks

RATED X_Rated X



01. Get Back My Crown / 02. This Is Who I Am / 03. Fire And Ice / 04. I Don't Cry No More / 05. Lhasa / 06. Devil In Disguise / 07. You Are The Music / 08. Peace Of Mind / 09. Maybe Tonight / 10. On The Way To Paradise / 11. Our Love Is Not Over / 12. Stranger In Us All

Joe Lynn Turner est bien l'un des meilleurs représentants du Hard Rock mélodique, là n'est pas la question. Sa participation à bon nombre de projets n'a cessé de confirmer cet état de fait. Seulement voilà, plus difficile est de s'associer à un compositeur lui rendant le reflet maximal de son talent... la meilleure preuve à son actif restant son expérience avec RAINBOW qui l'a fait connaître au grand public. Ceci grâce au talent immense de Ritchie Blackmore, guitariste et compositeur de génie, est-il besoin de le rappeler... La carrière de Joe Lynn Turner sera au fil des albums des plus décevante avec pourtant un excellent premier album, Rescue You... le reste de ses projets allant du moyen au pas mal mais n'égalant jamais, encore une fois, l'illustre RAINBOW. RATED X, ce nouveau projet, ne fait pas exception, bien qu'accompagné d'excellents musiciens qu'on ne présente plus, sauf peut-être le moins connu guitariste Karl Cochran (participation sur quelques albums de JLT). L'album est dans un registre Hard classique avec l'ajout permanent d'orgue Hammond en référence à DEEP PURPLE. Hélas la comparaison s'arrête là tant le niveau des compositions se rapproche plus des albums solo de JLT que du groupe anglais à la renommée mondiale gravée dans la pierre du Hard Rock. Témoin le titre d'ouverture et son riff balourd affublé d'un refrain très quelconque à l'image, excusez encore la comparaison, des albums de JLT. Ce "Get Back My Crown" ne convainc pas vraiment malgré son solo imitation Blackmore et son orgue DEEP PURPLE plus vrai que nature... de plus Joe Lynn Turner s'époumone comme pour rendre le morceau plus intéressant, mais cela ne fait qu'empirer le résultat. Le chanteur est bien meilleur dans le registre suivant où il pose plus sa voix, "This Is Who I Am" étant plus mélodique aussi et donc plus intéressant que le banal titre précédent. "Fire And Ice" confirme ce mieux, bien que le rythme lancinant des couplets rappelle l'atmosphère du peu persuasif projet MOTHER'S ARMY des années 90. Néanmoins dans l'ensemble, un titre pas désagréable même si pas indispensable. "I Don't Cry No More" poursuit avec cette voix plus posée de JLT, encore une composition pas mauvaise mais un poil maladroite avec ce son de batterie lourdingue et ses claviers en solo un brin envahissants. "Lhasa" déboule avec ses plus de 7 minutes au compteur pour ce qui est sûrement le meilleur moment de l'album. Certes le rythme est lent et assez pesant mais le refrain est plus en rapport avec ce qu'on attend d'un groupe de cette envergure. De plus, un passage mélodique à la basse et aux claviers apporte un plus non négligeable. Pas un sommet, soyons bien clair, mais disons que ce morceau rend la première partie du disque assez acceptable. On repart dans le commun avec un "Master Of Disguise" pas des plus captivant il faut bien le dire. Passons donc et faisons place à la première ballade du CD, "You Are The Music" possède de bons couplets mais aussi un refrain assez sirupeux malheureusement. Ballade passable mais pas inoubliable non plus donc. "Peace Of Mind" nous réveille un peu avec un riff bien Hard Rock mais c'est tout ce qu'il faut retenir tellement le reste est d'un creux au possible... on se dit alors avec stupeur et crainte que le meilleur était finalement avant. "Maybe Tonight" s'annonce heureusement plus mélodique et davantage dans un esprit AOR, malgré, encore une fois, ce son de batterie de Carmine Appice inadapté pour ce genre de titre. Ceci dit le refrain est très bateau et éteint la flamme d'espoir annoncée. "On The Way To Paradise", plus dans l'esprit Hard Rock, n'est guère plus imaginative... passons donc à la seconde et dernière ballade, "Our Love Is Not Over", qui est passe-partout et, malgré un bon final mélodique, enfonce le clou pour un constat peu reluisant de ce nouveau super groupe. "Stranger In Us All" (une référence au titre du dernier album de RAINBOW ?) ne sauve pas la donne malgré un mieux de par le refrain pas inintéressant. Donc voilà, la messe est dite, ce Rated X ne restera pas dans les annales du Hard Rock, un peu à l'image de WAMI, autre super groupe sorti auparavant justement, avec Doogie White et Vinny Appice, le frère de Carmine. Ritchie Blackmore étant indéfiniment endoctriné par sa belle au bois dormant et ses folies médiévales, nous sommes donc condamnés à découvrir ces projets voulant conserver une étincelle d'un Hard Rock classieux perdu dans les profonds ténèbres du sommeil. Sauvez Ritchie de ce château maléfique ! Vite ! Joe le mériterait tant...

Chronique : Renegade88

5,5

 

 

RATED X_Band
 

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MAGNUM - On Christmas Day (Single)

Publié le par Nono666

MAGNUM - On Christmas Day (Single)
SPV/Steamhammer
Style : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.magnumonline.co.uk

MAGNUM_On Christmas Day



01. On Christmas Day (Radio Edit) / 02. Born To Be King / 03. On Christmas Day

Quelques lignes tout de même en tant que fan de MAGNUM pour vous parler de cette pseudo sortie. La première question qui vient à l'esprit est: Pourquoi ? Admettons que les collectionneurs trouvent un intérêt somme toute relatif dans cet objet, on peut alors s'interroger sur le domaine artistique... En effet, quel intérêt de proposer ces versions réenregistrées, qui plus est uniquement en version vinyle ou digitale ? De plus, il ne s'agit même pas de morceaux inédits mais simplement de nouvelles versions de "On Christmas Day" parue sur l'album Rock Art (1994) (plus une version radio edit pour couronner le tout !), et de "Born To Be King" de l'album Goodnight L.A. (1990). Autant dire pas les morceaux les plus probants au vu des nombreux concurrents dont MAGNUM est si riche. Les changements d'orchestration (pas non plus si évidents) ne changeront pas de toute façon une composition de manière significative... Plutôt que de s'interroger sur cette bizarre idée, le mieux sera de demander à Tony, Bob, Mark, Al ou Harry si la chance de les voir (et le niveau d'anglais) nous le permet ! Parution anecdotique donc, mais groupe anthologique...

Chronique : Renegade88

 

MAGNUM
 

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JADED HEART - Fight The System

Publié le par Nono666

JADED HEART - Fight The System
Fastball Music
Style : Melodic Hard Rock
Origine : Allemagne
Sortie : 2014
Site Web : www.jadedheart.de

JADED HEART_Fight The System



01. Schizophrenic / 02. Control (feat. Rick Altzi) / 03. Not In A Million Years / 04. I Lost My Faith / 05. Nightmares's Over / 06. Never Free / 07. Till Death Do Us Part / 08. Terror In Me / 09. Haunted / 10. Crying / 11. In The Shadows

Avec plus de 20 ans de carrière, on peut dire que JADED HEART connaît la musique ! Voici le douzième album que le groupe germano/suédois nous propose. Quelques changements sont toutefois à noter puisque après avoir quitté Frontiers Records pour intégrer le label Fastball Music (MAXXWELL, TOKYO BLADE, EMERGENCY GATE...) pour l'album Common Destiny (2012), c'est maintenant à un remaniement au sein du groupe qu'a dû faire face JADED HEART avec l'arrivée au poste de batteur de Bodo STRICKER (ex-CALLEJON) et l'intégration officielle de Masa Eto qui officiait jusqu'alors en tant que guitariste live. Le batteur et co-fondateur du groupe, Axel KRUSE, ayant pris la décision de quitter JADED HEART pour se consacrer exclusivement à son poste au sein de MAD MAX, la formation entourant le chanteur suédois Johan FAHLBERG (en poste depuis 2005 après le départ de Michael BORMANN, actuellement dans SILENT FORCE) est donc de retour avec ce nouvel opus !

L'album est produit par JADED HEART, assisté par Jan Vacik et Mario Lochert, et enregistré aux Dreamsound Studios de Munich. Le résultat est au rendez-vous avec un son clair et puissant qui dès lors offre à l'auditeur tout le loisir de découvrir les 11 titres de ce Fight The System de la meilleure façon qu'il soit ! Musicalement, JADED HEART donne toujours dans le registre dans lesquel il excelle, du Heavy Rock de bonne facture, agrémenté de refrains plus qu'accrocheurs, dans la grande tradition germanique, avec cette touche scandinave qu'apporte certainement Johan au sein du groupe ! Entre Heavy Rock et Power Metal, JADED HEART régale par sa mise en place directe et efficace ! Et la présence de Rick ALTZI (MASTERPLAN) en guest sur "Control" vient encore renforcer l'intérêt de ce nouvel album !  Le premier titre et single "Schizophrenic" donne le ton et Johan démontre d'entrée qu'il est là pour en découdre ! Et vous pouvez dès lors poursuivre ce Fight The System avec le même plaisir ! Les claviers sont bien sûr toujours au rendez-vous et toujours de la même manière ! Ni trop, ni trop peu ! JADED HEART apporte aussi quelques touches plus modernes via quelques samples qui habillent certains titres, mais toujours utilisés de manière intelligente ! Pas question pour JADED HEART de dénaturer sa musique ! Je n'ai pas de titre particulier à mettre en avant, ils sont tous incontournables et je pense que vous prendrez le soin vous-même de choisir l'un ou l'autre des titres à mettre en avant ! Le groupe possédant aussi une sacrée expérience scènique ne pourra que vous plaire si vous décidez d'aller les voir en live ! Le plaisir de partager avec ses fans est aussi une des qualités du groupe ! Pour preuve, sa tournée avec MASTERPLAN et SYREN'S CRY en 2013 qui fût un grand succès !

Fight The System est donc un très bon album qui plaira d'office aux fans de JADED HEART et qui ne rendra pas indifférents les nouveaux venus ou curieux qui se pencheront sur cette production qui réchauffe l'atmosphère à l'entrée de cet Automne 2014 !

Chronique : Phil Pkms NEUVILLE

8

 

 

JADED HEART_Band 2014
 

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WAITING FOR - The Hexen

Publié le par Nono666

WAITING FOR - The Hexen
Autoproduction
Style : Néo Metal
Origine : Belgique
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/waitingfor

WAITING FOR_The Hexen



01. Nothing The Beginning / 02. I'm Cursed / 03. Let Me Go / 04. Why? / 05. Me Myself And I / 06. This / 07. Waiting For / 08. The Last / 09. I Feel Like / 10. No Hell / 11. We Can Fuck The Rules

S'il y a un groupe atypique sur la scène Metal en Belgique, c'est bien WAITING FOR ! Le quatuor liégeois lorgnant vers un Neo Metal fusion de par son line-up aux influences multiples est réellement en passe de devenir un groupe référenciel lorsque l'on parlera du Metal "Made In Belgium" ! Un peu d'histoire tout d'abord, WAITING FOR s'appelait encore il y a peu THE HEXEN (formé en 2007), mais sous le conseil de leur producteur de renom dont je parlerai ensuite, le groupe change de nom, un groupe américain portant le même nom, et pour éviter tout amalgame, ils deviennent WAITING FOR ! Le groupe possédant une solide expérience scènique, et fort d'un EP, travaille sur cet album depuis un certain temps ! La formation des quatre liégeois se compose de Dan (chant), Juan (Batterie, également guitarise du groupe LIFERS), Phil (guitare) et Didj, le dernier venu, à la basse (également dans COLLIDER). WAITING FOR, de par sa différence, a su intéresser une personne qui allait changer leur destinée, cette personne n'est autre que le grand Billy GRAZIADEI, le frontman de la légende américaine BIOHAZARD. Excusez du peu ! C'est Juan, qui fût Drum tech lors d'une tournée de BLOOD FOR BLOOD, qui rencontre Billy qui officie alors comme guitariste au sein de la formation de Boston. Très vite, Billy devient LE producteur de WAITING FOR et de part sa notoriété internationale, ajoute au curriculum vitae de WAITING FOR une sacrée référence ! L'histoire ne s'arrête pas là ! Outre la fantastique opportunité d'avoir Billy GRAZIADEI à la production et au mixage final (réalisé dans ses studios à Los Angeles), Maor Appelbaum (SEPULTURA, HALFORD, ILL NINO...) s’est, quant à lui, chargé du mastering... WAITING FOR serait-il beni des Dieux ! Et bien non, c'est le talent qui parle ! Et ce talent se trouve sur The Hexen, un album qui oscille entre Heavy, Indus, Death moderne et Hardcore, d'où cette appelation de Metal Fusion ! L'excellent travail de mixage, d'enregistrement et de production se perçoit dès les premières secondes de l'album avec un son pur et tranchant. "I'm Cursed" et "I Feel like" vous entraînent sur des sentiers connus, il y a du FAITH NO MORE là dedans ! "Let Me Go" et ses refrains en background pourrait être un des singles de cet album, et quand le côté heavy de WAITING FOR est mis en marche, on obtient le très percutant "Why?", et la touche Hardcore fait mouche sur "This" ! Les riffs meurtriers et le chant posé mais aussi rageur sont au menu de The Hexen, le tout sur une base rythmique implaccable, sans fioritures ("No Hell","We Can Fuck The Rules") ! Et le côté Neo Metal et fusion de WAITING FOR prend tout son sens sur l'excellent "Me, Myself & I". Ce titre résume en quelques minutes le potentiel du groupe et représente un melting pot efficace des influences et des diverses directions musicales empruntée par le groupe ! Enregistré au déjà célèbre Noise Factory Studio par Lionel Laurent et finalisé par Billy GRAZIADEI aux USA, The Hexen et ses onze titres Néo Metal devrait rapidement vous conquérir, surtout si vous êtes friands de nouveaux talents et d'originalité dans le Metal moderne ! Particularité supplémentaire, l'album a été co-financé par les fans qui ont adhérés à l'appel que le groupe avait créé via la page facebook "Help your band". Je vous conseille donc de rejoindre le cercle des fans de WAITING FOR et de les découvrir aussi en visualisant leur clip video eponyme "Waiting For" ! Une bonne façon de découvrir leur univers qui se retranscrit aussi en concert, car là aussi WAITING FOR se différencie du reste de la scène Metal en Belgique ! Croisons aussi les doigts pour que la carte de visite de nos valeureux metalleux liégeois leur ouvre des portes et que leur futur se trouve sur The Hexen ! Labels, a bon entendeur, salut !

Chronique : Phil Pkms NEUVILLE

8

 

 

WAITING FOR_Band
 

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KARNE - Faith In Flesh

Publié le par Nono666

KARNE - Faith In Flesh
Quality Steel Records
Style : Black Metal
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/karnebm

KARNE_Faith In Flesh



01. Agony / 02. Darkest Fear / 03. The Mass Grave / 04. Karne / 05. Kill Me Again / 06. Carnage Path / 07. C.R.U.D / 08. Gore Me / 09. Day & Night (Agony Pt. II)

Alors là on peut dire que KARNE nous offre un Black Metal ultra brutal, explosif, rapide, agressif… qui n’est pas sans rappeler NIDEN DIV. 187, ZYKLON-B, DARK FUNERAL des débuts, ou encore MÖRK GRYNING, le son moderne  et la mélodie en plus (rappeler ne voulant pas dire copier). On n’a pas un instant de répit, ça blast, ça blast et ça blast ! Bref on en prend plein la gueule, et c’est tant mieux, car quand on aime le Black Metal, on aime quand ça envoie du lourd ! KARNE a été fondé début 2011 à Nancy, une démo et un album tribute pour DARKTHRONE plus tard, ils sortent Faith In Flesh. Au niveau de la thématique, KARNE dit « s’attacher à ce qu’il y a de plus primaire dans la nature humaine, sans détour. Les textes abordent donc des thèmes tels que la vengeance, la haine, le sexe et ses déviances, la mort... le tout dans un contexte et des mots assez "crus" », et ce, à travers le regard d’Eingeweide, une entité délirante et excessive qui nous entraine dans son univers de douleurs, de violence et d’horreur. Les textes sont aussi crus que la musique, sans compromis et on adhère forcément à cette atmosphère ultra violente et malsaine. Bref, le message de KARNE passe clairement et ne se trahit pas ! Tout est propre, bien exécuté. Quelques titres m’ont particulièrement attirés l’oreille : "Agony", très agressif, très expressif et noir. "Day & Night (Agony Pt. II)" qui est véritablement ensorcelant, avec une très belle mélodique qui nous guide à travers le morceau, du début à la fin. Le seul bémol que je noterais, ce serait que le chant est trop présent à mon goût. Par moment, j’ai ressentis ce besoin de ne m’attacher qu’aux instruments, les passages non chantés étant plutôt rares. Mais il fallait bien trouver un point négatif car l’ensemble est très réussi ! En résumé, cet album est un excellent album de Black Metal, violent, agressif et rapide, qui sait rester mélodieux ! C’est un bouillonnement d’agressivité et de souffrance qui vous envahit, vous malmène et vous emporte. KARNE sera en concert le 22 mars 2015 à l’excellent festival de Black Metal : le Wolf Throne Festival (villepinte : https://www.facebook.com/WolfThroneFestival ).

Chronique : Fanny

8

 

 

KARNE_Band 2014
 

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HEBOÏDOPHRENIE - Origin Of Madness

Publié le par Nono666

HEBOÏDOPHRENIE - Origin Of Madness
Autoproduction
Style : Death Metal/Brutal Deathcore
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : http://heboidophrenie.wix.com/heboidophrenie

HEBOÏDOPHRENIE_Origin Of Madness



01. Intro / 02. Heboïdophrenie / 03. Feast Of Death / 04. Decay / 05. The Butcher / 06. Rotten / 07. Bonnet M / 08. Death To All / 09. Morbid Satyriasis / 10. Cadaver / 11. Outro
 
HEBOÏDOPHRENIE, groupe au nom charmant, est un quintette Bordelais formé en 2010 qui livre ici son premier essai discographique sanglant. A la lecture des titres "Feast Of Death", "The Butcher", "Rotten" ou encore "Cadaver", on sent bien qu'ici on a affaire à de joyeux drilles adeptes d'histoires macabres et que le propos ne va pas tourner autour de l'amour et des petits oiseaux... Première surprise, la production est très claire et organique, le son de batterie manque de punch mais pour un premier essai, c'est quand même très propre. Musicalement, ça tient la route, les riffs sont entrainants et bien lourds. Les tempos sont généralement plutôt medium et installent une ambiance poisseuse et malsaine. Le chant alterne growls, screams, pig squeals et quelques parties plus Thrash ; dans l'ensemble c'est assez varié pour le genre et évite la routine de vocaux trop monocordes. Les titres ne répètent pas trop les mêmes schémas et affirment leur identité, même si j'aurai aimé quelques prises de risques et plus de surprises, ça reste tout de même bien foutu et accrocheur. Au chapitre des réserves, je mentionnerai quand même un certain manque d'originalité sur l'ensemble de l'album qui aurait pu être moins linéaire et quelques lourdeurs dans certaines transitions et breaks ("Death To All"). C'est certain qu'HEBOÏDOPHRENIE ne joue pas la carte de la révolution du genre, mais ce qu'ils font, ils le font bien. Encore quelques étapes à franchir pour trouver plus de personnalité et ça sera du tout bon ! Un premier album plutôt intéressant et bien construit, Origin Of Madness s'écoute avec beaucoup de plaisir, un groupe à suivre de près...

Chronique : Ziltoik Skeksis

7

 

 

HEBOÏDOPHRENIE_Band
 

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EMPATIC - Ruined Landscape

Publié le par Nono666

EMPATIC – Ruined Landscape
Terrasound Records
Style : Thrash/Death Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2014
Site Web : www.empatic.com

EMPATIC_Ruined Landscape



01. Trauma / 02. Crimen Pessimum / 03. Ruined Landscape / 04. Oblivion Path / 05. Ambush / 06. Valley Of Shadows / 07. Obsession / 08. Fight / 09. Countenance Of Fear / 10. Struggle (Empatic II)

Deuxième album pour les Polonais d’EMPATIC qui, après un Gods Of Thousand Souls (2010) n’ayant traversé la frontière qu’en 2012 avec une réédition chez Terrasound Records, Ruined Landscape pose les bases d’un Thrash Death Metal aux relents mélodiques lorgnant clairement vers les IN FLAMES et autres groupes du style. Toutefois, les Polonais utilisent un groove assez moderne qui peut aussi évoquer un THE HAUNTED et surtout ARCH ENEMY ("Crimen Pessimum"). Mais comme certains de leurs ainés, la musique d’EMPATIC souffre d’un manque de punch et d’efficacité et ce malgré quelques riffs coup-de-poing, mais ces derniers se font trop rares, donnant l’impression désagréable que les 10 titres sont joués sur le même tempo. Avec "Oblivion Path", un titre plus mélodique qui rappelle le virage un peu plus Heavy d’IN FLAMES sur Reroute To Remain, EMPATIC montre quelques capacités à varier un peu le propos et une volonté de se sortir les doigts pour pondre d’excellents titres, mais malheureusement ce n’est que trop rare, et en plus celui-ci donne un peu l’impression d’être bâclé avec ce fade out tombant comme un cheveu sur la soupe, il reste donc encore un peu de travail d’arrangement sur le songwriting des jeunes hommes et des titres comme "Ambush", plus direct et synthétique, ou "Obsession" plus sauvage nous rappelant carrément SVART CROWN ou plus généralement MORBID ANGEL, montrent tout de même quelques velléités pouvant laisser penser que tout n’est pas perdu pour EMPATIC et qu’un jour peut être, ce groupe proposera un Thrash/Death Metal jouissif. En attendant, avec une production (sur laquelle le groupe a mis un bon focus tout de même à l’écoute des différents petits effets insérés dans l’album) lissant la frappe de la batterie, rendant la basse assez absente et mettant peut être un peu trop en avant le chant, le groupe nous dévoile un deuxième album sympathique mais qui ne pousse pas à ignorer les autres sorties du style pour aller vers celle-ci. Encourageant, mais il va falloir proposer un peu plus de punch à l’avenir pour éviter la linéarité.

Chronique : Aymerick Painless

6

 

 

EMPATIC_Band 2014
 

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ZAPRUDER - Fall In Line

Publié le par Nono666

ZAPRUDER – Fall In Line
Hypsterminator Records
Style : Post-Hardcore
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.zaprudertheband.bandcamp.com

ZAPRUDER_Fall In Line



01. We Are Orphans / 02. Cyclops / 03. Modern Idiot / 04. Moloch / 05. Delusion Junction / 06. Doppelgänger / 07. Monkey On My Back / 08. Loquèle / 09. Je Ferai De Ma Peau Une Terre Où Creuser

C’est avec un plaisir certain que l’on retrouve nos Français de ZAPRUDER dont le premier EP sorti en 2012 avait mis les pieds dans le plat de manière brutale et inattendue. Fall In Line, premier album des Poitevins, continue sur la trajectoire tracée il y a deux ans, les amateurs de THE OCEAN, TOOL, COILGUNS et de Hardcore appelé Post-Hardcore en général, devraient succomber sans mal. Ce premier opus traite de notre désir d’oublier notre condition personnelle pour rallier un mouvement de masse, et Isaac nous en interprète une version bien sombre. Toutefois, le groupe aménage toujours quelques plages plus aériennes comme cet enchainement "Cyclops"/"Modern Idiot" excellent et sublimé par la première introduction du saxophone qui colore la musique de ZAPRUDER d’un noir intense. "Moloch" dans une structure et un discours plus conventionnel dans le style où TOOL a laissé des traces indélébiles avec cette structure à géométrie variable et tout ce passage instrumental montrant une nouvelle fois la capacité du groupe à faire monter en intensité sa musique. Le chant mêle anglais et français là où le EP ne s’exprimait qu’en anglais, et sur l’ultime titre "Je Ferai De Ma Peau Une Terre Où Creuser", ce choix se révèle extrêmement judicieux avec de nouveau cette fin de titre prenante où l’issue fatale semble être entendue. On notera cet interlude "Delusion Junction" où le saxophone tient une place prépondérante pour une première pause salutaire dans ce déluge, ou le très calme "Loquèle" ramenant directement vers RADIOHEAD avec la voix de Quentin, mélodieuse et posée, comme un tremplin pour le dernier titre évoqué plus haut sur lequel le prolongement de la voix claire aurait pu apporter un supplément à ce titre mais c’est là chipoter car elle intervient sur la fin du morceau dans une mélancolie prenante. Voilà une confirmation et un premier album très réussi.

Chronique : Aymerick Painless

8

 

 

ZAPRUDER_Band
 

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ELECTRIC WIZARD - Time To Die

Publié le par Nono666

ELECTRIC WIZARD – Time To Die
Spinefarm Records
Style : Stoner Doom Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.electricfuckinwizard.com

ELECTRIC WIZARD_Time To Die



01. Incense For The Damned / 02. Time To Die / 03. I Am Nothing / 04. Destroy Those Who Love God / 05. Funeral Of Your Mind / 06. We Love The Dead / 07. Sadio Witch / 08. Lucifer’s Slaves / 09. Saturn Dethroned

Véritable influence de bon nombre de groupes de Doom et de Stoner, ELECTRIC WIZARD est devenu le groupe dont il ne faut aimer que les premiers opus mais également un groupe submergé par ses propres démons. Ce Time To Die est rescapé de nombreux mois extrêmement difficiles comme ses têtes pensantes aiment à le dire à droite et à gauche. En cause l’aspect particulièrement fumeux de ce nouvel album et il est vrai qu’à l’écoute de "Sadio Witch" dont le sens du clip est aussi compréhensible que les parties de chant, permet d’alimenter le débat mais les Anglais s’en moquent et avec raison d’ailleurs, nul n’a à leur dire comment leur musique doit sonner et surtout, petits impatients de la génération internet où tout le monde a un avis dont tout le monde se fout royalement ! Avant d’émettre un quelconque avis, écoutez ce Time To Die dont le seul premier riff d’"Incense For The Damned", aussi classique que bien trouvé, suffit à faire vibrer la corde sensible de tout amateur du style. La production mettant la batterie en fond sonore, le chant perdu dans les méandres fumeux des guitares et avec une basse écrasant le tout, si nous n’avons pas droit ici à une œuvre prémâchée elle est au moins sincère et résonne comme un cri du cœur, de l’âme et du reste du corps de ce Jus OBORN ou de cette Liz BUCKINGHAM qui se dresse comme l’égérie incarnée de ce que le groupe exprime musicalement, envoutant et sulfureux ! La chanson titre est un véritable prolongement d’"Incense For The Damned", comme une longue agonie bien retranscrite par le chant habité de Jus d’où surgissent quelques moments graves bien amenés par des guitares un peu plus sombres et macabres. Avec un début assez direct, les Anglais nous emmènent petit à petit sur un terrain moins évident et moins immédiatement mémorisable et ce "I Am Nothing" parfaitement prolongé de l’intermède "Destroy Those Who Love God" marquant comme la fin du premier chapitre de cet album. Le deuxième chapitre commence fort logiquement comme le premier par un riff plus Stoner et plus facilement mémorisable dans sa structure sur un "Funeral Of Your Mind" qui développe tout de même un environnement très brumeux, le bong a bien tourné et cela transpire sur ce titre au son extrêmement bien gras, mais attention ne vous fiez pas à la première écoute, le titre est bardé d’effet de guitare derrière le brouillard, comme un prolongement de l’intermède le précédant, avec une sorte de menace sur le refrain, une grisaille qui gagne le riffing et l’ambiance générale jusqu’au chant se faisant encore plus brumeux (si c’est possible !), ce titre est certainement celui qui déstabilisera le plus car il n’est pas vraiment habité d’une structure déterminée mais résonne plus comme une longue divagation d’un groupe se laissant aller avec talent pour ce cas là. C’est avec "Sadio Witch", premier single, que le groupe renoue avec les titres efficaces et entêtants, en effet malgré les défauts que l’on peut relever à la première écoute et qui deviennent des atouts au fil des écoutes, ce titre est d’une redoutable efficacité, riff entêtant et particulièrement Doom, l’esprit de BLACK SABBATH est ici bien ancré. Et cela se poursuit sur la fin d’album, une fin un peu plus légère, moins grave dirons nous mais toujours pesante par le son extrêmement gras de l’ensemble. Avec une production qui peut faire débat, ELECTRIC WIZARD a réussi à se sortir du carcan dont certains auraient aimé le voir prisonnier, plaisir égoïste qui est en fait à mettre au crédit du groupe qui, tout en gardant les fondamentaux de leur style, ont réussi à insuffler une nouvelle dynamique à leur musique. Si ce disque était sorti il y a dix ans, cela se serait apparenté à un suicide commercial, mais dans le contexte actuel et si ce virage se confirme sur les sorties futures du groupe (s’il y en a ???), chose qui n’est pas moins certaine, voilà une entité qui aura réussi à se renouveler intelligemment. Ensuite, difficile de crier au génie à l’écoute de ce Time To Die car finalement rien ici n’est surprenant, mais on se surprend à de nombreuses reprises à avoir en tête ces refrains, ces riffs, signe que l’œuvre, avec le temps, a agit, également signe que cet opus pourrait bien survivre au poids des années.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

ELECTRIC WIZARD_Band
 

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LONEWOLF - Cult Of Steel

Publié le par Nono666

LONEWOLF - Cult Of Steel
Massacre Records
Style : True Heavy Metal
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.wolfdivision.com

LONEWOLF_Cult Of Steel



01. The Cult Of Steel / 02. Hordes Of The Night / 03. Werewolf Rebellion / 04. Blood Of The Heretic / 05. Hells Legacy / 06. Funeral Pyre / 07. Force To Fight / 08. Open Fire / 09. Mysterium / 10. Grey Wolves / 11. Made In Hell 14' (Digipak Bonus track) / 12. Children Of The Unlight 14' (Digipak Bonus track)

LONEWOLF nous sort Cult Of Steel et ce, après deux excellents albums, Army Of The Damned et The Fourth And Final Horseman, alors qu'en est-il de cette nouvelle galette ? Eh bien, pour connaitre et suivre le groupe depuis moults années, je dirais d'entrée que fidèles à leurs influences et ne dérogeant pas à une ligne musicale bien typée teutonne (inutile de rappeler une enième fois RUNNING WILD, GRAVE DIGGER etc..., mais bon, si, au cas où certains auraient loupés un épisode !). Depuis plus de 20 ans LONEWOLF envoie la sauce sans se soucier de la critique, tout aussi élogieuse que parfois malsaine, ils aiment leurs immuables influences, les revendiquent et appliquent donc toute cette alchimie vitaminée dans leurs albums. Sans revenir sur l'histoire du groupe, je ne peux que saluer ce parcours qui prouve qu'en France (tous styles confondus) on a du très bon mais que parfois c'est au delà des frontières qu'on apprécie le mieux nos productions ! Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos loups, et commençons par noter le changement de batteur, Antoine Bussière cède sa place à Bubu Brunner (BLACK HOLE, SYR DARIA) et que la sortie se fait chez Massacre Records au lieu de Napalm. Le contenu ? Du LONEWOLF pur jus, 10 titres dans la tradition "bien burnée" mais avec quelques touches de légèreté bien à propos, quand je dis "légèreté" j'entends légère, très légère retenue des chevaux bien présents sous le capot du V6 !  ("Mysterium Fidei", "Funeral Pyre"). Ca sent bien plus le cuir et les clous que le costume moulant de Spiderman cette affaire, moi j'vous l'dis !  L'éponyme "Cult Of Steel" debute les hostilités, intro peinard, souple, limite médiévale, ménestrel et tout le toutim ! Mais non, ça progresse, tambourins à la rescousse, on enquille le turbo et voilà notre LONEWOLF bien présent, comme on l'aime, certes classique ce titre mais dans l'esprit et quoi de mieux pour se rassurer. Batterie branchée sur le 380v qui ne fait que de faibles incursions vers le 220v, solos "nickel" et ça, c'est une chose qui m'a très vite tintillé le tympan, ça me botte ces solos calibrés, propres et efficaces. Rythmique "métronome" sans faille qui confére un solide bétonnage de l'ensemble. "Hordes Of The Night" applique les mêmes ingrédients, put..., j'aime vraiment ces solos ! Un point qui peut être sujet à discussion, la voix de Jens, certains l'adorent, d'autres la détestent, juste une chose, c'est la même depuis le début de la carrière du groupe alors, hormis pour ceux qui la découvrent, c'est toujours la même !!! Après c'est une question de goût ! Perso son côté "grippe mal soignée" (clin d'oeil au père Jens ! frappe pas !!), je la trouve pile poil dans la structure "hargneuse" des warriors. "Blood Of The Heretic" ne faiblit pas, bon mais pas mon préféré, "Hell's Legacy" me branche, plus aéré et subtil, ça riffe sans agressivité, une force maitrisée. "Funeral Pyre" et son intro clavier m'en bouche un coin, tempo ralenti mais esprit guerrier, piraterie sombre mais joviale, paradoxe ! j'adore ! "Force To Fight" relance la machine, incisif, "Open Fire", vif, rapide, refrain adéquat, pas de temps morts, du LONEWOLF pur jus quoi ! un très bon titre qui avec sa rythmique carrée et son solo ciselé, en fait un classique fort appréciable. "Mysterium Fidei" charme dès le début, léger dans l'attaque mais blindé, lourd, on n'est plus dans l'ultra rapide mais dans la sagesse mystique maitrisée. "The Grey Wolves", mince, déja le 10ème et dernier titre, pfff, ça passe vite quand on aime, retour des ingrédients typiques du groupe pour conclure cette galette, refrains, rythme soutenu, carré, speed, festif etc... C'est après plusieurs écoutes que je reconnais avoir été de nouveau séduit par ces loups et leur Cult Of Steel, une production d'excellente facture, des solos qui m'ont emballé, cohésion des gars. Alors bien évidemment, pas de changement de cap (et c'est tant mieux), pas de folles révélations, mais, et c'est justement pour ça que je suis fan de LONEWOLF à 100%, et c'est parfait pour un vieux crabe comme moi qui pourrait titiller sur les compos mais qui ne dissèque pas, qui prend la galette dans son ensemble et n'y voit (ou plutôt n'entend) qu'un ressenti positif, métallique et boostant ! Plus de 20 ans que le groupe nous balance des bonnes baffes de warriors, on n'a pas parlé de renouveau du Metal français à l'époque alors qu'aujourd'hui j'entends que certaines formations le serait, je me gausse royalement et me dit que LONEWOLF est la continuité d'un heavy couillu bâtit par des gars couillus dont le look sans fioriture, clouté et cuir, n'a rien à envier aux BCBG permanentés, lookés voire préfabriqués!

Chronique : Nigel Stargazer
 

8,5

 

 

LONEWOLF_Band 2014
 

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