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220 VOLT - Walking In Starlight

Publié le par Nono666

220 VOLT - Walking In Starlight
AOR Heaven
Genre : Hard Rock
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.220volt.se

220 VOLT_Walking In Starlight



01. Walking In Starlight / 02. System Overload / 03. Broken Promises / 04. Alive / 05. Blind / 06. Stranded / 07. Get Me Out / 08. The Waiting / 09. Through The Wastelands / 10. Burning Heart / 11. Take A Good Look / 12. One Good Reason / 13. Guiding Light

Walking In Starlight annonce le retour de 220 VOLT, groupe Suédois ayant connu quelques heures de gloire dans les années 80. Un nouveau chanteur apparait en la personne d'Anders Engberg (LION'S SHARE) et possède plutôt une bonne voix allant de paire avec le style. Le tout sonne même plutôt pas mal dans ce Hard Rock mélodique classique... seulement voilà, même au bout de multiples écoutes, il est difficile de retenir quelque chose de vraiment passionnant. L'espérance était pourtant de mise avec le titre qui donne son nom à l'album, alliant les guitares à un refrain aéré pas désagréable. Un certain feeling qui plane, pas désagréable du tout. Ensuite, "System Overload" déboule dans un rythme plus soutenu, puis laisse place à "Broken Promises" plus en retenue... deux morceaux écoutables mais pas indispensables, qui font un peu retomber l'enthousiasme du début. "Alive" et ses faux airs du EUROPE des premiers albums relance la flamme et satisfait davantage les écoutilles. Hélas, le reste de l'album défile avec un "Blind" sans saveur, un "Stranded" mollasson et guère inspiré, un "Get Me Out" peu captivant... enfin bref, on se surprend à être détourné quelque peu du sujet, l'ennui se faisant ressentir. Et ce n'est pas le soporifique "The Waiting" qui sauvera la donne, pas plus qu'un "Through The Wastelands" pourtant bien plus percutant et un peu plus intéressant (quelques notes faisant penser à IRON MAIDEN). Le sort est scellé : non, 220 VOLT ne sortira pas l'album de l'année. Le reste n'offre rien de plus persuasif, oeuvrant dans Hard conventionnel sans relief ni inspiration, et de surcroit possédant 13 titres. Et puisqu'il faut aller au bout, on peut dire que "Take A Good Look" est d'une platitude sans nom, que "One Good Reason" s'en tire, du coup, plutôt bien après un tel niveau grâce à un chorus annonçant un refrain hélas bien pénible. On clôt l'affaire avec "Guiding Light" qui est une sorte de ballade avec violons, enfonçant le clou pour arriver à bonne destination au pays de l'ennui. Déception donc en conclusion pour un retour raté dont on se demande quel intérêt il peut bien en résulter. Dommage, d'autant plus que l'interprétation tient la route mais ne change rien quant au niveau plus que moyen des compositions.

Chronique : Renegade88

4

 

 

220 VOLT_Band 2014
 

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PAUL GILBERT - Stone Pushing Uphill Man

Publié le par Nono666

PAUL GILBERT - Stone Pushing Uphill Man
Music Theories Recordings / Mascot Label Group
Style : Hard Blues
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.paulgilbert.com

PAUL GILBERT_Stone Pushing Uphill Man



01. Working For The Weekend / 02. Back In The Saddle / 03. I Got The Feelin' / 04. Goodbye Yellow Brick Road / 05. Why Don't We Do It In The Road / 06. Shock Absorber / 07. Purple Without All The Red / 08. Murder By Numbers / 09. My Girl / 10. Wash Me Clean / 11. Stone Pushing Uphill Man

PAUL GILBERT sort son nouvel album en parallèle à celui de MR. BIG. Il se compose de reprises de morceaux déjà connus et de trois nouvelles compositions (dont une avec le chant du guitariste). Tout commence plutôt bien avec "Working For The Weekend" de LOVERBOY, le sens mélodique de la chanson étant bien conservé, sans esbroufe démonstrative inutile. On pense même du coup au SATRIANI de l'époque Surfing With The Alien. Joli coup. La suite se gâte un peu déjà avec la reprise des Bostoniens d'AEROSMITH, qui voit "Back In The Saddle" devenir, au fil des minutes, un brin ennuyeux... il faut dire que ce titre est déjà un poil répétitif même avec du chant. Les deux dernières minutes sont même limite remplissage en plus. On zappe donc sur le suivant avec le funky "I Got The Feelin'" de JAMES BROWN, avec une rythmique qui nous renvoie tout droit au controversé (mais pas si mal que ça) "A Different Beat" du très regretté GARY MOORE, dont, entre parenthèse, le feeling n'était en rien comparable à celui de Paul Gilbert. Bref, morceau sympa sans plus, heureusement pas très long... On arrive à la reprise du "Goodbye Yellow Brick Road" d'ELTON JOHN qui voit notre guitariste retrouver un feeling hélas pas assez présent par rapport au côté démonstratif tout au long de cet album. Bon, il faut dire que l'originale étant quand même pas très joyeuse, c'est assez logique d'avoir ce ressenti... "Why Don't We Do It In The Road" des BEATLES est assez plaisante, gardant un esprit Blues durant ces courtes 1 minute 40. Le nouveau morceau "Shock Absorber" continue dans une veine Blues Rock pas mal du tout, mais complètement dénuée du moindre zeste d'émotion, voyant le morceau, par conséquent, s'étirer trop en longueur. Le second inédit "Purple Without All The Red" est une sorte de ballade cool qui, encore une fois, sans être loin d'être déplaisante, ne laisse pas non plus un souvenir impérissable. "Murders By Numbers" de POLICE est respecté avec cette guitare rythmique qui rappelle bien leur son... après, quitte à choisir un morceau du groupe, un plus évident aurait peut-être été préférable tant le côté technique ressort ici en abondance. "My Girl", interprété en son temps par THE TEMPTATIONS ou OTIS REDDING, possède un groove sympa mais ne fait pas pour autant figure d'indispensable et devient du coup assez ennuyeuse au bout de quelques minutes. Le planant "Wash Me Clean" de Kd LANG (il parait) confirme hélas ce sentiment... quant au dernier inédit "Stone Pushing Uphill Man", c'est un Blues Rock en partie acoustique, chanté par le guitariste et finissant en électrique, ne démontrant pas un intérêt supérieur aux deux autres nouvelles compositions... le sens mélodique ne régnant pas encore une fois en maître de cérémonie. En conclusion, un album presque anecdotique qui, comme un peu celui de NEIL SCHON paru cette année, s'écoute et se range aussitôt. Rien ne ressortant en effet vraiment, et ce malgré le talent incontestable de PAUL GILBERT qui délaisse, et c'est un avis personnel, trop souvent le côté émotionnel au dépend de la technique.

Chronique : Renegade88

4,5

 

 

PAUL GILBERT_1
 

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GODSMACK - 1000HP

Publié le par Nono666

GODSMACK - 1000HP
Universal Republic Records
Style : Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.godsmack.com

GODSMACK_1000 HP



01. 1000HP / 02. FML / 03. Something Different / 04. What’s Next? / 05. Generation Day / 06. Locked & Loaded / 07. Livin’ In The Gray / 08. I Don’t Belong / 09. Nothing Comes Easy / 10. Turning To Stone / 11. Life Is Good

GODSMACK, voilà un groupe dont j’ai évidemment entendu parler puisqu’il est l’un de ceux qui cartonnent, notamment aux États-Unis, depuis maintenant plus d’une décennie mais dont je ne pourrais parler de la musique qu’il pratique. Donc avant de me mettre à l’écriture de la chronique, je suis allé un peu fureter sur internet pour en savoir plus sur le quatuor. Le groupe a cartonné notamment avec le titre "I Stand Alone" tiré de l’album Faceless et qui apparaît aussi sur la bande-son du film Le Roi Scorpion en 2002. Mais n’avait pas attendu cela pour exploser chez les Ricains puisque le premier album Godsmack sorti en 1998 y est certifié 4 fois disque de platine. Personnellement la musique jouée par le groupe ne m’émeut pas plus que cela, oubliée une fois écoutée. Un groupe kleenex, grosse machinerie à l’américaine, mais en tout cas, rien qui ne me donne d’émotions. J’ai été sur Youtube écouter tous les singles des albums précédents du groupe (dont le nombre de vue des vidéos officielles se situe invariablement entre 5 et 10 millions) mais je trouve que tout se ressemble et j’ai à peine tapé du pied. On ne peut pas vraiment dire que l’on part sur les meilleures bases. Tout cela est bien joli mais qu’en est-il du nouvel opus, leur sixième réalisation studio 1000HP ? L’album démarre avec le titre éponyme qui est bien Rock et dont le riff de guitare principal est entraînant à souhait. On poursuit sur cette lancée avec les titres suivants "FML" et "Something Different", deux titres au refrain catchy. J’aime l’atmosphère qui se dégage de ce dernier titre avec son violon en break. Je trouve le son globalement plus Rock que sur les titres du groupe que j’ai écouté avant de commencer à taper sur mon clavier. Le titre "What’s Next" est presque Métal, enfin l’intro ainsi que le riff principal. Après un début d’album séduisant, qui avait commencé à faire baisser ma garde quant aux a priori négatifs concernant la musique du groupe, qui semblait enfin s’éloigner de ses influences Grunge à la ALICE IN CHAINS sans pour autant les renier ("Living In The Gray"), la suite m’a moins emballé. Et cela principalement à cause de la monotonie qui s’échappe de la voix de Sully Erna donnant des sensations d’ennui et des impressions que tous les titres se ressemblent. Ce n’est pas les quelques effets sur certaines parties vocales qui pourront empêcher ce constat. Le long break de "Generation Day" apporte une respiration salvatrice à la chanson, malgré cela on ne peut faire autrement que de penser à PEARL JAM à l’écoute de ce titre, donc par conséquent au Grunge. Le titre suivant "Locked & Loaded" a un petit quelque chose qui fait penser au "Walk" de PANTERA, notamment sur les couplets, mais avec la hargne, la puissance et la folie en moins.  Maintenant à la décharge du groupe, j’imagine qu’il doit être compliqué de ne pas être tenté de réutiliser des recettes qui ont fonctionné par le passé et fait grossir le compte en banque des musiciens (et celui de la major). Malheureusement, des formules qui avaient fait leurs effets sur les collégiens américains à la fin des années 90 et au début du 21ème siècle marchent-elles encore aujourd’hui ? Je n’en suis pas sûr, les fans des débuts du groupe ont maintenant 10 ans de plus minimum et ont certainement évolué dans leurs gouts musicaux. L’album s’achève par un titre mi-Grunge, mi-Stoner, pas désagréable sans être très original. Globalement ce 1000HP n’est pas un mauvais moment, musicalement ça joue, personnellement c’est la voix qui me dérange, mais attention ce n’est pas non plus l’extase. Rien de plus à ajouter.

Chronique : Horace Pinker

6,5

 

 

GODSMACK_Bandphoto2014

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KRUGER - Adam and Steve

Publié le par Nono666

KRUGER – Adam and Steve
Listenable Records
Style : Post-Hardcore
Origine : Suisse
Sortie : 2014
Site Web : www.kruger.ch

KRUGER_Adam and Steve



01. Bottoms Up / 02. Discotheque / 03. Adam And Steve / 04. Charger / 05. Mountain Man / 06. The Wild Brunch / 07. Herbivores / 08. Farewell

Personnellement, j’avais laissé KRUGER en 2010 avec l’album For Death, Glory And The End Of The World, un quatrième album salué par la critique mais un peu boudé quand même par ceux qui avaient succombé à Cattle Truck (2004) par exemple. Et bien 10 ans après, ces mêmes déçus ne sont pas certains de se réconcilier avec les Suisses qui ont laissé tomber le côté Sludge de leur musique pour un Post-Hardcore comme la Suisse sait nous en fournir.  Pourtant, ne zappez pas tout de suite car cet album, Adam and Steve possède bien d’autres atouts et en premier lieu cette capacité à faire dissoner leur Post-Hardcore à la lumière d’un "Discothèque" assez convenu mais inspiré et plutôt bien exécuté ou "The Wild Brunch" et son refrain en chant clair très popisant rafraichissant. Mais c’est aussi cette facilité à nous envoyer quelques plans plus mélodiques à l’image des guitares du titre d’ouverture "Bottoms Up" qui délaissent un peu leur côté groovy pour quelques instants salutaires. Au milieu d’une marée de groupes de Post-Hardcore, il est certain que KRUGER tient le haut du panier, ceux qui veulent un album immanquable dans le style cette année doivent jeter une oreille sur ce cinquième album des Suisses, ceux qui pleuraient, il y a quatre ans leur évolution, ne sècheront pas leurs larmes avec cet album, mais c’est ainsi, il y a des deuils qu’il faut savoir faire ! Ensuite, il faut bien reconnaitre que sur le début de "Herbivores", la voix hurlée de Renaud peut paraitre démesurée mais son doublage avec quelques voix plus aériennes permettent de mieux saisir l’angle choisi par le groupe pour faire monter ce morceau en puissance sans paraitre niais au début, un choix plutôt judicieux qui permet aussi de garder la pression sur un auditeur malmené tout au long de cet album assez éprouvant et qui se termine sur un "Farewell" digne de la fin d’un film à suspens, la grandiloquence jusqu’ici freinée prend le dessus pour nous emmener un peu plus, une bonne conclusion pour cet album qui voit le retour aux affaires d’un KRUGER particulièrement affuté !

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

KRUGER_Band 2014
 

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EMERGENCY GATE - Infected

Publié le par Nono666

EMERGENCY GATE - Infected
Fastball Music
Style : Melodic Death Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2014
Site Web : www.emergency-gate.de

EMERGENCY GATE_Infected



01. Sons Of The Second / 02. Going Under / 03. Revelation / 04. Your Last Smile / 05. Crushing Down / 06. We Wanna Party / 07. Infected Nightmare / 08. Drowning In Hate / 09. The Beginning / 10. Pathetic Me / 11. Loving Hate / 12. Peace Of Mind

A raison d'un album par an, EMERGENCY GATE, groupe originaire de Munich, nous revient avec ce nouvel album, Infected ! Si le groupe évoluait à ses débuts dans un Power Metal purement germanique, l'arrivée de Matthias Kupka (ex-SUIDAKRA) au chant a été l'élément déterminant qui a fait évoluer la formation vers un Death Metal mélodique à la suédoise proche d'IN FLAMES ou de SOILWORK et teinté de touches électro comme peut le faire aussi, dans le même esprit, THE UNGUIDED ! Mais, outre cette comparaison purement musicale, EMERGENCY GATE peut se targuer d'en mettre plein les esgourdes ! Ainsi, à côté de titres Mélodeath classiques alternant vocaux hurlés et chant clair, EMERGENCY GATE nous plonge aussi dans cet univers qu'il s'est forgé depuis 2006 après la sortie de l'album Nightly Ray lorsque le line up du groupe a été totalement remanié et l'arrivée de Matthias au poste de chanteur en 2009 pour l'album Rewake ! (Pour rappel, ne reste de la formation d'origine que le bassiste, manager et fondateur du groupe Mario Lochert). Par exemple, le titre d'ouverture, "Sons Of The Second", est un titre dans la pure tradition du genre : Tempos survoltés, guitares heavy et ambiances électroniques entêtantes, le tout sur un chant accrocheur mêlant furie, hargne et refrains de haute volée ! "Going Under" est, quand à lui, plus dirigé vers un Deathcore melodique moderne avec des refrains à la BETRAYING THE MARTYRS ! "Revelation" est purement heavy ! Un coup de boule purement germanique ! Et ça fait mal ! Et "Drowning In Hate", plus centré sur un Metal traditionnel où la voix de Matthias est plus posée (voire mélodique) par moment mais avec toujours ces breaks vocaux proche du Metalcore, pour moi, le titre phare de ce Infected ! EMERGENCY GATE clotûre même par une ballade ! Alors, s'il l'on me dit qu'il n'y a pas à boire et à manger sur ce nouvel opus de ce groupe Allemand qui, entre parenthèse, se forge une sacrée réputation (ses prestations en tournées avec, entre autres, CALIBAN ou KREATOR ne sont pas là pour rien !), je me tourne vers un régime bio metallique sans goût et sans saveur et j'arrête dès à présent le malt et le houblon ! Blague à part, prêtez deux oreilles plutôt qu'une à ce Infected, histoire de, peut être, avoir besoin d'un vaccin qui pourraît très bien être le prochain album d'EMERGENCY GATE en 2015 !

Chronique : Phil Pkms Neuville

8

 

 

EMERGENCY GATE_Band 2014

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OCEAN CHIEF - Universums Härd

Publié le par Nono666

OCEAN CHIEF – Universums Härd
I Hate Records
Style : Sludge Doom Metal
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.oceanchief.se

OCEAN CHIEF__Universums Härd



01. Universum Härd / 02. Oändlighet / 03. Färden / 04. Urtiden / 05. Frihet / 06. Mörker / 07. Vandringen

Un soir d’hiver, une galette atterrit sur ma platine, il s’agit d’un album de THE FUNERAL ORCHESTRA nommé Feeding The Abyss, un groupe Suédois, une sorte de pendant de GHOST dans la version Funeral Doom Metal, vous voyez ? Ensuite, la curiosité en amenant une autre, je tombe sur un vinyl nommé The Northern Lights II sur lequel apparait ce fameux THE FUNERAL ORCHESTRA aux côtés d’un autre groupe Suédois dont le nom m’est déjà venu aux oreilles, OCEAN CHIEF. OCEAN CHIEF signe ensuite avec I HATE RECORDS et se tourne, le temps d’un album, vers un Doom plus expérimental qui n’accroche pas vraiment mes oreilles mais, en fait, cet album n’était que la préparation d’un Universums Härd qui voit le jour en cette année 2014, ce quatrième album voit les Suédois évoluer encore et toujours, et notamment grâce à ce synthétiseur dont la place est extrêmement importante ici à défaut d’être omniprésente, plus comme un appui aux guitares, voilà qui nous plonge encore plus dans les sombres marasmes qui nourrissent la musique de ce combo à la lourdeur aussi efficace qu’étouffante. Le groupe nous assomme d’entrée de jeu avec la chanson titre qui affiche une voix rocailleuse des plus Sludge alors que la partie centrale se concentrera sur une partie plus Doom traditionnelle, comme la voix d’ailleurs. Cependant, si le groupe insiste dans sa lourdeur, le terme Sludge est loin d’être usurpé, le riff d’introduction d’"Urtiden", tout comme le reste du titre d’ailleurs, nous envoie vers un peu plus de légèreté apparente faisant suite à une petite pause "Färden" assez agréable. Ainsi, si le discours peut parfois faire penser à SUMA, OCEAN CHIEF dégage un côté bien plus direct et immédiat dans sa musique, à l’image de cette ligne de synthé sur "Oändlighet" entêtante. Autre pièce maitresse de cet album, ce "Mörker" au riff ajoutant un peu de psychédélisme dans la recette du combo Suédois. Le groupe a réussi à diversifier sa musique et la rendre plus facilement accessible sans y perdre son âme. Cet Universums Härd est donc largement conseillé aux amateurs de YOB ou UFOMAMMUT même si certains pourront y voir un petit retour en arrière.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

OCEAN CHIEF_Band
 

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MR. BIG - ...The Stories We Could Tell

Publié le par Nono666

MR. BIG - ...The Stories We Could Tell
Frontiers Records
Style : Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.mrbigsite.com

MR. BIG_...The Stories We Could Tell



01. Gotta Love The Ride / 02. I Forget To Breathe / 03. Fragile / 04. Satisfied / 05. The Man Who Has Everything / 06. The Monster In Me / 07. What If We Were New ? / 08. East/West / 09. The Light Of Day / 10. Just Let Your Heart Decide / 11. It's Always About That Girl / 12. Cinderella Smile / 13. The Stories We Could Tell

Le nouvel album de MR. BIG, à l'image des couleurs de la pochette, se rapproche assez du précédent. En ce sens qu'il contient de bons titres mais demeure parfois quelque peu inégal, néanmoins il faut l'apprécier à sa juste valeur au bout de multiples écoutes. ...The Stories We Could Tell paraît alors, du coup, moins fade que lors de sa découverte, apportant un effet moins immédiat que What if .... Difficile par contre de retenir un titre en particulier, rien n'étant exceptionnel, tout en restant d'un bon niveau. Les 13 titres se tiennent assez en qualité, peut-être aurait-on pu ne pas retenir certains morceaux pour enlever ce côté un brin indigeste. On peut penser aux plus dispensables "What If We Were New", "It's Always About That Girl" ou "Cinderella Smile" qui, ramenant l'album à 10 titres, aurait sûrement permis de mieux digérer la pilule. Le final "The Stories We Could Tell" est dans sa structure assez basique, mais se démarque grâce à son joli pont amenant à un solo de guitare assez antholoqique de Paul Gilbert. Pour revenir au reste, "Gotta Love The Ride" ouvre parfaitement avec son riff et son refrain mélodique, du coup on l'imagine bien débuter le show de leur prochaine tournée !? A vérifier... "I Forget To Breathe" et son riff sonnant un peu déjà entendu n'apporte rien de nouveau mais demeure efficace, "Fragile" est davantage mélodique, quant à "Satisfied", il se situe dans un registre plus Rock et possède un refrain taillé pour la scène. Les inévitables ballades sont bien sûr représentées ici, la première, sans être désagréable se laisse écouter sans plus ("The Man Whos Has Everything"). "Just Let Your Heart Decide" est sûrement plus réussie, quant à la semi-ballade "East/West", elle reste bien ancrée en mémoire et peut avoir une chance sur les radios US. "The Monster In Me", où l'on entend enfin la basse ronflante de Billy Sheehan en intro, possède d'excellents couplets qui permettent à Eric Martin d'étaler son talent... le refrain est moins probant, c'est bien dommage. Enfin, "The Light Of Day", bien énergique mais pas très mélodique, nous fait bien apprécier le jeu de batterie de Pat Torpey pour lequel il est de mise d'avoir une pensée puisque atteint de la maladie de Parkinson. Ce qui lui fera d'ailleurs manquer la prochaine tournée, sans savoir non plus l'avenir pour sa carrière. ...The Stories We Could Tell est donc un album qui se situe entre un Hard bluesy et un Big Rock dont MR. BIG à le secret. Toutefois, il ne fait pas figure d'indispensable dans la grande galaxie du Hard, mais demeure un achat recommandable pour les fans. Pour les autres, un soupçon de mélodies en plus aurait été favorable pour en faire une oeuvre intemporelle... celle qu'on écoutera encore dans des années comme bon nombre de classiques déjà existants.

Chronique : Renegade88

6,5

 

 

MR. BIG_Band 2014
 

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DUST BOLT - Awake The Riot

Publié le par Nono666

DUST BOLT - Awake The Riot
Napalm Records
Style : Old School Thrash Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2014
Site Web : www.dustbolt.de

DUST BOLT_Awake The Riot



01. Living Hell / 02. Soul Erazor / 03. Beneath The Earth / 04. You Lost Sight / 05. Agent Thrash / 06. Living A Lie / 07. Awake The Riot - The Final War / 08. Eternal Waste / 09. Drowned In Blind Faith / 10. Worlds Built To Deceive / 11. Distant Scream (The Monotonous) / 12. Future Shock (Evildead cover)

Pas toujours évident de chroniquer un groupe de Thrash étiqueté old school, surtout lorsque l’on adore ce style, mais il faut avouer que les jeunes Allemands de DUST BOLT ont vraiment bien assimilés les ficelles du genre. Le groupe existe depuis 2006 avec un line-up inchangé (ce qui est plutôt rare pour être souligné). Après une démo en 2010 et un album en 2012, Violent Demolition, d’ailleurs très apprécié, c’est avec un nouveau skeud sous le bras, le dénommé Awake The Riot, que ceux-ci débarquent pour nous offrir notre dose de Thrash quotidienne. Sur les 12 titres, nos Teutons nous gratifient en plus d’une reprise du "Future Shock" des mythiques EVILDEAD, mais d’entrée de jeu, "Living Hell" fait l’effet d’une tornade, et cela continue tout au long de l'album, les riffs sont accrocheurs, les soli fusent, ces derniers sont mélodiques et ne font pas office de bouche-trous au sein des compositions... les breaks sont efficaces... certes DUST BOLT ne révolutionne pas le genre, on sent clairement ici l’influence "made in Bay Area", de plus la production est honnête et la pochette "kitch" est fidèle au style, alors que demander de plus ? Awake The Riot est à classer aux côtés des derniers opus d'HAVOK ou de NERVOSA... ce revival Thrash a décidemment tout pour séduire l'amateur du genre.

Chronique : CeD

8

 

 

DUST BOLT_Band

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SCAR SYMMETRY - The Singularity (Phase 1 - Neohumanity)

Publié le par Nono666

SCAR SYMMETRY - The Singularity (Phase 1 - Neohumanity)
Nuclear Blast
Style : Progressive/Melodic Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/scarsymmetry

SCAR SYMMETRY_The Singularity Phase 1 - Neohumanity



01. The Shape Of Things To Come / 02. Neohuman / 03. Limits To Infinity / 04. Cryonic Harvest / 05. The Spiral Timeshift / 06. Children Of The Integrated Circuit / 07. Neuromancers / 08. Technocalyptic Cybergeddon
 
Déjà dix ans que SCAR SYMMETRY, groupe Suédois de Death Metal Progressif sévit sur la scène internationale. Après six albums très réussis et en constante évolution (écoutez les excellents Pitch Black Progress et Holographic Universe pour vous en convaincre). Voilà que le combo se lance le défi de sortir dans un court laps de temps, une trilogie basée sur le concept de la domination des machines et de l'intelligence artificielle sur l'humanité... Le groupe évolue depuis ses débuts dans un style très original car mixant habilement le chant Death et riffs plombés à des tournures mélodiques clavier-guitare virtuoses très futuristes et presque fusion, le tout agrémenté d'un chant clair et de refrains typés AOR du plus bel effet. De plus, le guitariste Per Nilsson se trouve être l'un des guitaristes solistes les plus inspirés et originaux de ces dernières années. Bref, avec autant d'atouts de leur côté, le risque d'être déçu par ce premier volet est plutôt mince... Et en effet dès le premier titre "Neohuman", on retrouve tout ce qui caractérise le talent du combo : puissance des riffs, envolées futuristes et confrontation chant clair-hurlé parfaitement maitrisé. "Cryonic Harvest" et "The Spiral Timeshift" ne font que confirmer cette très bonne première impression avec un équilibre parfait entre agression sonore et respiration mélodique, les enchainements sont fluides et très accrocheurs ; Tout est là pour le plaisir de l'écoute et les images défilent dans la tête de l'auditeur tant la musique sait se montrer évocatrice... Les solis sont toujours de grands moments de mélodicité et d'inventivité et Per Nilsson, désormais seul maître à bord pour la composition, se fend d'un intermède instrumental ("Children Of The Integrated Circuit") de toute beauté. L'album se durcit et s'intensifie de titres en titres pour finir en apothéose sur "Technocalyptic Cybergeddon", morceau à tiroirs de dix minutes, résumant à lui seul le style très personnel du groupe. En conclusion, SCAR SYMMETRY réussit une fois de plus à nous surprendre et à nous émerveiller avec une formule efficace de titres mélodiques/agressifs ponctués de nombreuses séquences instrumentales progressives qui raviront les sens des amateurs avertis.

Chronique : Ziltoik Skeksis

10

 

 

SCAR SYMMETRY_Band 2014
 

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SLASH feat. MYLES KENNEDY & THE CONSPIRATORS - World On Fire

Publié le par Nono666

SLASH featuring MYLES KENNEDY & THE CONSPIRATORS - World On Fire
Roadrunner Records
Style ; Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.slashonline.com

Slash feat. Myles Kennedy & the Conspirators_World on Fire



01. World On Fire / 02. Shadow Life / 03. Automatic Overdrive / 04. Wicked Stone / 05. 30 Years To Life / 06. Bent To Fly / 07. Stone Blind / 08. Too Far Gone / 09. Beneath The Savage Sun / 10. Withered Delilah / 11. Battleground / 12. Dirty Girl / 13. Iris Of The Storm / 14. Avalon / 15. The Dissident / 16. Safari Inn / 17. The Unholy

Avec ce troisième album "solo", SLASH et ses conspirateurs ont la ferme intention de nous mettre le feu ! En effet, World On Fire annonce d'emblée la couleur (ou plutôt LES couleurs au vu de l'illustration !) avec ce titre plus qu'évocateur ! Et le moins qu'on puisse dire, c'est que le premier morceau éponyme ne ment pas sur les intentions du bonhomme ! "World On Fire" balance d'emblée la purée (j'aurais pu dire la patate, mais la puissance est telle que c'est bel et bien la purée qui arrive aux esgourdes !). Et les brûlots Rock'n'Roll s'enchaînent avec une énergie qui  semble intarissable ! "Shadow Life", "Automatic Overdrive", "Wicked Stone", "30 Years To Life",...  autant de morceaux qui te dévissent les cervicales et te collent au mur façon Marty McFly ! "Bent To Fly" et "Battleground" viennent un temps calmer le jeu de leurs atmosphères aériennes ! Mais je ne vais pas vous éplucher tout l'album : les 17 tueries qui composent World On Fire se laissent écouter sans lassitude aucune. C'est simple, y'a rien à jeter : du Rock'n'Roll qui dépote, du Rock'n'Roll qui groove, des morceaux plus cools mais trop cools, des refrains catchys à souhait... Tout l'album devrait passer haut la main l'épreuve du feu : le live ! Le troisième opus de SLASH featuring MYLES KENNEDY AND THE CONSPIRATORS est dans la digne lignée de ses prédécesseurs : excellent, génial, énorme ! Bon, j'arrête là les superlatifs (non, non ! Juré ! Je n'ai reçu aucune rémunération pour cette chronique !). La production est comme toujours impeccable. N'y a-t'il donc rien de négatif à dire sur cet album, même pas un tout petit bémol ? Et bien je dois avouer que si : l'illustration. Je la trouve moche (sans aller jusqu'à dire qu'elle est immonde), un peu trop chargée : Le "Slashley" (un smiley surmonté d'un haut-de-forme, dans la partie supérieure gauche de l'illustration) aurait à mon avis été suffisant et de meilleur goût. Mais bon, là je chipote !... Si les précédents album de SLASH vous ont convaincu, vous pouvez vous procurer celui-ci les yeux fermés, je m'en porte garant ! Allez ! On se le remet ? Moi je ne m'en lasse pas ! FEU !!!

Chronique : Denix666

9,5

 

 

SLASH feat. MYLES KENNEDY & THE CONSPIRATORS
 

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