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MACHINAE SUPREMACY - Phantom Shadow

Publié le par Nono666

MACHINAE SUPREMACY - Phantom Shadow
Spinefarm Records
Style : Power/SID Metal
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.machinaesupremacy.com

MACHINAE SUPREMACY_Phantom Shadow



01.  I Wasn’t Made For The World I Left Behind / 02. The Villain Of This Story / 03. Perfect Dark / 04. Europa / 05. Throne Of Games / 06. Meanwhile In The Hall Of Shadows / 07. Phantom Battle / 08. Captured (Sara’s Theme) / 09. Renegades / 10. Beyond Good And Evil / 11. The Second One / 12. Redemption Was Never Really My Thing / 13. The Bigger They Are The Harder They Fall / 14. Versus / 15. Mortal Wound (Skye’s Requiem) / 16. Hubnester Rising

Après Deus Ex Machinae (2004), Redeemer (2006), Overworld (2008), A View From The End Of The World (2010) et Rise Of A Digital Nation (2012), les Suédois de MACHINAE SUPREMACY nous reviennent avec ce sixième album ! MaSu (diminutif officiellement utilisé par le groupe) et son Phantom Shadow se différencient de la masse des groupes et productions par leur avant-gardisme ! Ce groupe, qui est un peu le précurseur de l'avènement du Metal sur le web, comptabilise plus de 10 millions de téléchargements sur son site internet depuis la création du groupe en 2000, sait y faire avec ses nombreux fans ! Il se différencie aussi et surtout de par son approche musicale car il associe ambiances de jeux videos, toujours de façon intelligemment dosée (on se croirait sur un PC ou sur ce bon vieux commodore 64) et Metal ! FM par moments, progressif très souvent, et toujours accrocheur ! Le groupe a d'ailleurs joué live la musique du jeu mondialement connu, Final Fantasy, avec le Royal Philharmonic Orchestra de Stockholm et produit la bande originale de Giana Sisters: Twisted Dreams en partenariat avec Chris Hülsbeck (légende en matière de B.O. de jeux video). Le son MACHINAE SUPREMACY est cristallin, pur et diablement moderne ! La "Swedish Touch" est imparable ! Les titres, que l'on peut qualifier de "haute volée", apparaissant sur ce Phantom Shadow ne pourront que vous plaire si vous êtes friands de modernité, de performance musicale et de mélodies furieuses ! MACHINAE SUPREMACY est une machine bien rôdée ! Et sa tournée européenne avec CHILDREN OF BODOM ne peut que nous conforter dans le fait qu'il fait bien partie de la "Major league" du Metal ! Prenez un bain de jouissance auditive et presque visuel, tellement l'univers de ces Suédois est aussi proche d'une oeuvre du septième art par moment ! Ecoutez ne serait-ce que l'exceptionnel "The Second One" et dès lors, vous aurez tout compris ! Groupe hors-normes, MACHINAE SUPREMACY séduisait, séduit et séduira encore pour longtemps !

Chronique : Phil PKMS Neuville

9

 

 

Machinae Supremacy (Band)
 

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WARCKON - High Treason

Publié le par Nono666

WARCKON - High Treason
Emanes Metal Records
Style : Thrash Metal
Origine : Belgique
Sortie : 2014
Site Web : www.warckon.com

WARCKON_High Treason



01. Mare Tranquilitatis / 02. The Weak / 03. (My Very Own) Moriarty / 04. High Treason / 05. Choir Of Shadows / 06. Dawn Of The Era Gargoylaes / 07. Sleeper / 08. The Samurai / 09. Mutant Messiah / 10. Grief Is In The Eye Of The Beholder

La scène Metal belge n'est peut-être pas la plus reconnue ni la plus réputée (la France n'est guère mieux lotie), elle n'en est pas moins d'excellente qualité, constituée de groupes hautement recommandables, et ce tous styles confondus. On citera pèle-mèle CHANNEL ZERO, DRAKKAR, FIREFORCE, MAX PIE, SKEPTICAL MINDS, KHOMA ou les prometteurs FOREVERMORE comme les groupes les plus marquants. Le Thrash old school n'est pas en reste et compte également de fiers représentants issus du plat pays. Dans le genre, GAE BOLGA, EVIL INVADERS, BLOODROCUTED ou HÄMMERHEAD se révèlent être les forces vives perpétuant l'héritage d'un style qui prend sa source au coeur des 80's. A côté de ces groupes, tous aussi prometteurs les uns que les autres, se trouve WARCKON, un combo originaire de Grammont, qui exécute un Thrash aussi incisif que technique. Déjà auteur d'un premier album, The Madman's Lullaby, qui, malgré une production un peu faiblarde, laissait entrevoir un vrai potentiel, WARCKON revient avec High Treason, un second opus qui marque une certaine progression. D'emblée on constate que les Grammontois ont su rectifier le tir en dotant cette nouvelle réalisation d'un son à la hauteur : clair et puissant, afin de donner le meilleur impact possible à ce High Treason qui, de ce fait, s'impose comme une excellente sortie du genre. Energique mais aussi mélodique et technique, WARCKON nous balance un Thrash solidement ancré dans les 80's, pouvant évoquer le METALLICA de Kill'Em All, les premiers MEGADETH ou ANNIHILATOR... De l'excellente came qui, à n'en point douter, ne pourra que séduire les amateurs de Thrash ravageur et qui, espèrons-le, apporte une certaine reconnaissance au groupe, ce qui serait amplement mérité vu la qualité de ce High Treason particulièrement efficace.

Chronique : Nono666

8

 

 

WARCKON__Band
 

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MANIGANCE - Volte-Face

Publié le par Nono666

MANIGANCE - Volte-Face
Verycords
Style : Mélodic Power Metal
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.manigance.org

MANIGANCE_Volte-Face



01. Pur Sang / 02. Leader / 03. Le Côté Sombre / 04. Apparence / 05. Volte-Face / 06. Ultime Atome / 07. Sans Relache / 08. Planète Zemlya / 09. Say It Ain't So (Murray Head Cover) / 10. Le Mirage / 11. Parjure

Voilà un album que j’attendais avec impatience tant ce groupe m’a toujours emballé lors de chacune de ses précédentes offrandes. Les Palois font donc leur retour trois ans après leur dernier album pour nous présenter Volte-Face, leur cinquième opus studio. Dès les premières notes de "Pur Sang", qui ouvre l’opus, on retrouve la voix et la musique qui font la force du sextet. Didier Delsaux perpétue l’héritage de Zouille (SORTILEGE) avec sa voix claire et hyper mélodique. Derrière, ça envoie encore et encore, comme d’habitude. Bruno Ramos et François Merle, les guitaristes, font encore une fois un travail formidable d’efficacité aussi bien au niveau des riffs qu’en solo. Côté line-up, on notera une nouvelle section rythmique dont c’est ici la première apparition studio au sein du combo. MANIGANCE est, pour moi, le parfait mélange du PRETTY MAIDS des albums Red Hot And Heavy et Future World et du SORTILEGE de l’album Larmes de Héros. On remarquera des effets vocaux sur le refrain du titre "Le Côté Sombre", effets qui confèrent à ce passage une relative agressivité liée aux paroles. Les textes, toujours du même tonneau, traitant de la vie et du quotidien, sont bien écrits et intelligents. Un titre comme "Ultime Atome" nous plonge dans le côté Speed du groupe, des breaks à la DREAM THEATER, des effets sur la voix lors du refrain rendant celle-ci plus agressive. Les mélodies vocales sont habituelles pour le groupe, pas de grande innovation mais elles sont tellement accrocheuses, pourquoi changer une formule qui fait son effet ? Après plusieurs écoutes, elles resteront vrillées dans votre crâne. La magnifique version en français de "Say It Ain’t So" (Murray Head) permet de redécouvrir cette chanson qui, personnellement, a bercé une partie de mon adolescence. Merci pour ce flash-back, messieurs. Bientôt 20 ans de carrière, mais malheureusement pas la reconnaissance que le talent du groupe devrait lui conférer, mais avec la persévérance, je suis sûr que cela viendra. Globalement, afin d’être tout à fait objectif, je dirais qu'avec Volte-Face le groupe ne propose rien de nouveau par rapport à ces précédentes réalisations. C’est un album qui ravira les fans du groupe et j’espère leur en fera gagner de nouveaux.

Chronique : Horace Pinker

7,5

 

 

MANIGANCE_Band 2014
 

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SPIKE - 100% Pure Frankie Miller

Publié le par Nono666

SPIKE - 100% Pure Frankie Miller
Cargo Records
Style : Blues Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.quireboys.com/spike.html

SPIKE_100% Pure Frankie Miller



01. The Brooklyn Bridge / 02. Cocaine / 3. I’m Losing You / 04. Intensive Care / 05. Fortune / 06. Amsterdam Woman / 07. Other Side Of Town / 08. Cheap Hotel / 09. Cold, Cold Nights / 10. Did You Ever Wanna Go Home / 11. Keepin’ It All For You / 12. Bottle Of Whisky

Quelques mois après la sortie de Black Eyed Sons, la dernière offrande de THE QUIREBOYS, voilà revenir le leader et chanteur du groupe pour son quatrième album solo. Celui-ci est un tribute au chanteur compositeur écossais Frankie Miller, (ne me demandez pas qui est-ce, je n’en ai aucune idée, au secours Wikipédia et je reviens vous en dire plus), constitué de titres écrits par le bonhomme mais jamais sortis sur album. Me revoilà donc et là j’en apprends (tous les jours me direz-vous). La liste des artistes pour lesquels Frankie Miller a composé des chansons est longue comme le bras, lisez plutôt : The Eagles, Rod Stewart, Joe Cocker, Bonnie Tyler, Johnny Cash, Ray Charles, Kim Carnes, Roy Orbison, Bob Seger et j’en passe. Par rapport à notre musique de prédilection sa contribution la plus marquante est le duo qu’il a fait avec Phil Lynott sur le titre "Still In Love With You" sortie sur l’album Nightlife en 1974. Ce Monsieur a aussi composé de nombreuses musiques de films et de séries TV. Bref un musicien accompli et reconnu (je vais pas me la péter, j’ignorais tout de lui et il en aurait certainement été ainsi pour longtemps sans cet album à chroniquer). Notez que, quoique ce soit un tribute, Frankie Miller n’est pas décédé. Côté voix, n’attendez pas de révolution, Spike est dans son élément, dans un domaine pour lequel il excelle, à savoir nous balancer des pures chansons de Blues Rock patinées au whisky pur malt écossais. Les fans de THE QUIREBOYS et de Blues Rock seront donc absolument ravis de reprendre une rasade peu de temps après avoir assouvi leur soif. Nous n’allons d’ailleurs pas nous en plaindre mais plutôt savourer à sa juste valeur cette aubaine. Quel timbre de voix, perso j’adore et ne cesse d’être sous le charme. Beaucoup de feeling se dégage de l’ensemble de l’opus, de "The Brooklyn Bridge" qui ouvre l’album à "Bottle Of Whisky" en passant par la ballade bluesy "I’m Losing You" ou encore "Keepin’ It All For You". On a l’impression que ces chansons ont été écrites pour Spike, tant son interprétation ressemble à un exutoire. "Fortune" est une chanson "grand public", sur laquelle on retrouve le chanteur aux intonations à la Rod Stewart en duo avec Bonnie Tyler (pour ceux qui ne connaissent pas, regardez sur Youtube). On retrouve aussi du Joe Cocker dans la voix de Spike, notamment sur le titre "Other Side Of Town". "Did You Ever Wanna Go Home" est une pure chanson de pub (entendez par là, l’endroit où l’on va boire des pintes en Grande-Bretagne) et son final à la cornemuse attise encore plus cette sensation. Les 45 minutes passent comme une lettre à la poste et on se remet direct la galette afin de continuer à s’en imprégner.

Chronique : Horace Pinker

7,5

 

 

SPIKE
 

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POP EVIL - Onyx

Publié le par Nono666

POP EVIL - Onyx
Eleven Seven Music
Style : US Rock Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.popevil.com

POP EVIL_Onyx



01. Goodbye My Friend / 02. Deal With The Devil / 03. Trenches / 04. Torn To Pieces / 05. Divide / 06. Beautiful / 07. Silence & Scars / 08. Sick Sense / 09. Fly Away / 10. Behind Closed Doors / 11. Welcome To Reality / 12. Flawed / 13. Last Man Standing (Bonus) / 14. Monster You Made (Bonus) / 15. Boss Daughter (feat. Mick Mars)

Véritable phénomène dans son pays : les Etats-Unis, POP EVIL est l'exemple même du produit typiquement US. Pratiquant une musique Rock/Metal hyper formatée, les gars du Michigan ont su, depuis plusieurs années déjà, s'imposer sur leur territoire à grands renforts de titres directs et entêtants. Encore relativement méconnu en France, un peu moins depuis son passage remarqué en ouverture de FIVE FINGER DEATH PUNCH en mars dernier, POP EVIL arrive dans nos contrées avec Onyx, un troisième album disponible depuis plus d'un an aux States. Alors certes nos Ricains n'inventent rien, se situant dans un Metal US moderne quelque part entre FIVE FINGER DEATH PUNCH, NICKELBACK, DISTURBED, FOZZY, voire même PAPA ROACH ou LINKIN PARK pour les quelques passages en chant rappé pouvant évoquer Jacoby Shaddix ou Mike Shinoda ("Divide"), mais il faut bien se rendre à l'évidence, tout cela fonctionne à merveille ! Ces mecs font preuve d'un réel talent quand il s'agit de balancer des titres imparables, et ce que ce soit via des morceaux pêchus ("Trenches", "Goodbye My Friend", "Deal With The Devil") ou des ballades totalement irrésistibles ("Torn To Pieces", "Silence & Scars") qui s'incrustent dans votre crane pour ne plus vous quitter... POP EVIL a cette force de créer des compos immédiates, véritables hits en puissance, terriblement addictifs qui n'ont que pour seul mot d'ordre : l'efficacité !

Chronique : Nono666

8,5

 

 

POP EVIL_Band 2014
 

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TEMTRIS - Shallow Grave

Publié le par Nono666

TEMTRIS – Shallow Grave
Battlegod Productions
Style : Heavy Metal
Origine : Australie
Sortie : 2014
Site Web : www.temtris.com

TEMTRIS_Shallow Grave



01. Captured / 02. Slave To The System / 03. Shallow Grave / 04. The Entity / 05. Silent Tears / 06. Forever Haunted / 07. Darkness Lies / 08. Your Time Has Come (bonus track)

Groupe Australien œuvrant dans un Heavy Metal tirant de grosses racines du Death Metal pour quelques growls, TEMTRIS avait disparu des écrans radar depuis 2007 et la sortie du deuxième album Masquerade. En janvier dernier, le groupe était revenu aux affaires avec un single digital nommé Your Time Has Come, une mise en bouche que l’on retrouve d’ailleurs en bonus de cet album, un petit cadeau pour les collectionneurs réticents au digital, et qui dénote tout de même par la qualité de la production bien moindre que celle des 7 autres titres de ce troisième album, Shallow Grave. Et d’ailleurs, le choix de ce titre comme apéritif est judicieux tant il est sympathique mais un ton en dessous des autres titres. Dominé par une voix féminine qui n’a rien de lisse, Llew SMITH, également guitariste, pousse des growls régulièrement, donnant une couleur particulière à ce Heavy Metal déjà bien costaud, on pense régulièrement à l’ère Heavy de METALLICA du Black Album (le titre "Forever Haunted" peine d’ailleurs à en cacher l’influence). On pense également à un SATAN’S HOST dans la démarche même si TEMTRIS reste bien calé dans les limites du Heavy, pas de trace ici de riffs Black ou Death, tout juste un peu Thrash Metal sur les bords. Shallow Grave réussi à s’installer sans mal dans nos têtes, les refrains sont efficaces ("Slave To The System", "Silent Tears") et la musique plutôt bien ficelé. On finira par regretter tout de même l’usage systématique des growls qui sont lancés de façon linéaire, de même que le chant de Genevieve (hum hum aucun commentaire sur ce prénom qui en France a perdu toute crédibilité…) qui manque parfois de vie, le chant est juste, puissant mais manque juste d’un peu de hargne. Reste que les titres sont bien construits, la production assez puissante et même si quelques influences sont immanquables, on se prend assez vite au jeu. Un bon retour qui mènera, on l’espère, un public nouveau à découvrir ce groupe Australien.

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

TEMTRIS_Band 2014
 

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AOR - L.A. Connection

Publié le par Nono666

AOR - L.A. Connection
AOR Heaven
Style : AOR
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.slama101.fr

AOR_L.A. Connection



01. On The Edge Of Glory / 02. The Pride Of Strangers / 03. Closer To Zero / 04. Once Off Guard / 05. Lost Souls Don't Cry / 06. Exiled In Sadness / 07. Age Of Desire / 08. Circle Of Danger / 09. The Crystal Heart / 10. Forbidden Temptations (Bonus Track) / 11. Name Of The Game (Bonus track)

Depuis 2000, Frédéric Slama, le valeureux fondateur français du groupe AOR enchaîne les albums à une vitesse assez incroyable. En effet, ces derniers temps c'est même à raison d'un album par an... ce qui est, de nos jours, plus que rare voire exceptionnel. Il est fort probable qu'un tel investissement, logiquement, puisse influer sur la qualité des compositions. L.A Connection semble hélas se diriger vers ce constat, non pas que l'album soit mauvais, mais les morceaux sont, en général, un brin plus dispensables que sur un Journey to L.A par exemple. Pourtant, ça commence plutôt pas mal avec "On The Edge Of Glory" (malgré son intro inspirée de "Can't Turn It Off" de Michaël Bolton), "The Pride Of Strangers" s'en tire pas mal non plus et déroule comme il faut (quoique là, l'utilisation de Paul Sabu s'avère plus discutable... le choix de Bill Champlin sur le premier titre était plus judicieux). "Closer To Zero" enfonce vraiment le clou et convainc par contre entièrement, ce dernier étant d'une qualité mélodique comme on aurait voulu que soit fourni ce L.A Connection. D'autant que le niveau se gâte un peu par la suite avec des compositions, encore une fois, pas désagréables mais donnant l'impression d'avoir un AOR en pilotage automatique... Témoins ce "Once Off Guard" ou encore plus un "Lost Souls Don't Cry" un poil lassant, faisant quelque peu l'auditeur se détourner de son sujet. Ce sera malheureusement encore le cas sur "Exiled In Sadness", titre aussi dispensable que les deux précédents. "Age Of Desire" relance un peu la machine avec quelques mélodies bien trouvées, mais le refrain fait retomber le tout comme un soufflé... encore raté. Une voix féminine, celle de Tamara Champlin, arrive avec un meilleur titre, un ouf de soulagement mais c'est pas encore ça... il faut attendre le final "The Crystal Heart" interprété par Bob Harris, ballade riche en émotion et enfin digne des meilleurs moments d'AOR. Deux bonus suivront, assez soporifiques, et de plus avec Paul Sabu... ce qui n'arrange pas les choses. Voilà bien un bilan fort mitigé cette fois-ci... Bien sûr, il serait tentant d'être chauvin et de crier au génie mais il convient aussi de rester objectif et d'exprimer honnêtement son ressenti. Mais gageons que la prochaine édition sera meilleure, avec un peu plus de temps pour composer... Allez Fred, on sait que tu en es capable ! (Que cette chronique ne t'empêche pas de m'inviter à passer du bon temps au soleil !).

Chronique : Renegade88

6

 

 

AOR_Frederic Slama
 

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STICKY BOYS - Make Art

Publié le par Nono666

STICKY BOYS - Make Art
Listenable Records
Style : Hard Rock
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.stickyboys.eu

STICKY BOYS_Make Art



01. Mary Christmas / 02. Bad Reputation / 03. High Power Thunder / 04. Mrs Psycho / 05. Uncle Rock / 06. Party Time / 07. The Future In Your Hands / 08. Love On The Line / 09. The Game Is Over / 10. Juicy Juicy / 11. Make Art

Je n’avais jamais entendu parler de ce groupe avant que Nono666 me propose de chroniquer cet album et me dise que le trio avait fait une pub pour la SNCF il y a quelques années. Après avoir regardé le clip, j’ai évidemment accepté de donner mon avis sur la nouvelle réalisation du combo. Tout commence par un "Mary Christmas" bien rentre dedans. Les STICKY BOYS cherchent l’efficacité aussi bien au niveau des rythmes que des refrains qui sont, pour la plupart, accrocheurs comme celui de "Party Time" par exemple. Un titre comme "High Power Thunder" pourrait être assimilé à du AC/DC.  Il y a du ROSE TATTOO dans "Uncle Rock", du MOTÖRHEAD dans "Bad Reputation", du RAMONES et du POISON dans "The Future In Your Hands" (titre phare de l’album, notamment grâce à son refrain et ses choeurs), du ALICE COOPER dans le refrain de "Mrs Psycho". Bref que de bonnes influences que le groupe a bien digérées et mixe allègrement afin de proposer un cocktail des plus dynamiques. Point de tergiversations ou de masturbations instrumentales (mais attention les musiciens ne sont pas des manchots, preuve en est les soli tout en feeling) sur ce Make Art, les morceaux sont globalement courts et vont à l’essentiel. La voix rocailleuse du chanteur colle parfaitement au style pratiqué par le groupe. Les choeurs sont toujours placés à bon escient. Le Hard Punk’n’Roll des STICKY BOYS est d’une efficacité redoutable, et même pour un style où beaucoup de choses ont été faites, aucune seconde d’ennui ne vous gagnera. L’album se conclut par le titre éponyme de la rondelle, une chanson plus élaborée mais qui reste dans l’esprit. Pour moi, le groupe se positionne comme une alternative à BLACKRAIN, proposant à peu près le même style de musique mais en plus roots avec des influences se situant entre le Hard Rock australien d’AC/DC ou de ROSE TATTOO, le Punk Rock à la RAMONES et le Glam du POISON des débuts. Tempi binaires, constructions de chansons basiques (couplet, refrain, couplet, refrain, solo, refrain), riffs énergiques, refrains catchy, voilà la recette des frenchies pour faire prendre la sauce. Et c’est plutôt réussi car je vous défie de ne pas taper du pied à l’écoute des 11 titres de ce second album.

Chronique : Horace Pinker

7,5

 

 

STICKY BOYS_Band 2014
 

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HAMMERFALL - (r)Evolution

Publié le par Nono666

HAMMERFALL - (r)Evolution
Nuclear Blast
Style : True Heavy Metal
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.hammerfall.net

HAMMERFALL_(r)Evolution



01. Hector's Hymn / 02. (r)Evolution / 03. Bushido / 04. Live Life Loud / 05. Ex Inferis / 06. We Won't Back Down / 07. Winter Is Coming / 08. Origins / 09. Tainted Metal / 10. Evil Incarnate / 11. Wildfire

Après avoir surpris son monde avec un Infected certes pas foncièrement mauvais mais déroutant car plus sombre, lourd et agressif que de coutume, HAMMERFALL fait machine arrière avec (r)Evolution, et contrairement à ce que son titre pourrait laisser croire, de révolution il n'est point question ici. C'est à un véritable retour aux sources que nous convient les Suédois, ce qui ne sera pas pour déplaire aux fans de la première heure, eux qui ne jurent que par Glory To The Brave et Legacy Of Kings, ravis qu'ils seront de retrouver sur cette neuvième réalisation l'identité originelle d'HAMMERFALL, et pour bien accentuer ce retour aux racines, l'artwork a été réalisé par Andreas Marschall, remettant à l'honneur Hector après sa disparition sur l'album précédent, tandis que la production a été confiée à Fredrik Nordström qui avait déjà produit les deux premiers opus de la formation de Gotheborg. D'emblée HAMMERFALL rassure avec le très classique "Hector's Hymn", morceau terriblement efficace qui n'aurait pas dépareillé sur Legacy Of Kings, ce que confirmera le conquérant "Bushido", l'hymnique "Live Life Loud", l'entrainant "Tainted Metal" ou les très efficaces "Origins" et "Wildfire"... autant  de futurs classiques qui, à n'en point douter, trouveront une place de choix sur la prochaine setlist du groupe. HAMMERFALL fait preuve ici d'un travail d'écriture de tout premier ordre conférant même une certaine fraicheur à cet album au classicisme assumé. Retrouvant le niveau d'inspiration qui était le sien durant ses premières années, HAMMERFALL signe là son meilleur album depuis 16 ans et Legacy Of Kings. Sans aucun doute un futur incontournable de la discographie des Suédois.

Chronique : Nono666

9

 

 

HAMMERFALL_Band 2014
 

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PHIL RUDD - Head Job

Publié le par Nono666

PHIL RUDD - Head Job
Universal Music Group
Style : Rock Hard
Origine : Australie
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/PhilRuddOfficial

PHIL RUDD_Head Job



01. Head Job / 02. Sun Goes Down / 03. Lonely Child / 04. Lost In America / 05. Crazy / 06. Bad Move / 07. No Right / 08. The Other Side / 09. 40 Days / 10. Repo Man / 11. When I Get My Hands On You

Phil RUDD sort son premier album solo après toutes ces années passées au sein du plus populaire groupe de Hard Rock. On peut donc saluer cette démarche qui ne fait aucun doute sur sa sincérité artistique, tant le batteur d'AC/DC n'a nul besoin d'argent. De plus, le contenu ne ressemble en rien au groupe australien bien qu'il se situe dans un Hard Rock'n'roll basique sans fioritures. L'ensemble sonne même parfois « amateur » et amène du coup un soupçon d'authenticité bien agréable en ces temps où tout est souvent surproduit. Head Job fut en effet produit en partie dans son studio personnel en Nouvelle-Zelande, à Tauranga, non loin de son restaurant "Phil's Place". Il s'est de plus entouré de deux musiciens locaux, répondant aux noms de Allan Badger et Geoffrey Martin, assurant tous deux les parties de basses, guitares et vocaux. Quant à la batterie, elle sonne parfois comme un coup de trique du meilleur effet ("Lonely Child", "The Other Side", "40 Days"). Leur contribution est d'ailleurs assez remarquable tant les guitares sonnent bien, aucune pointe de modernisme mais ça va droit au but. Quant aux voix, elle sont bien sûr dans un registre rugueux, genre qui convient le mieux à ce Rock crasseux. On pense du coup selon les titres à MOTÖRHEAD (en moins heavy), THE ANGELS, Pete WAY en solo, NAZARETH (pour le cacophonique "Bad Move"), Keith RICHARDS (sur le délicieusement campagnard "Crazy") ou encore, fait plus surprenant, à Peter GABRIEL sur le refrain du plus tout public "No Right". Les onze morceaux de ce Head Job passent du coup plutôt bien l'épreuve, aucune ballade n'est à signaler, ni de compositions réellement faibles. Bien sûr, rien de révolutionnaire, juste du bon Rock'n'Roll sans prétention... alors bien sûr on peut trouver des moments un peu moins intéressants ou répétitifs sur l'ensemble, mais rien qui entache vraiment la bonne écoute de l'album. Surtout que l'on trouve quand même de belles mélodies ci-et-là, faisant de cet album de Phil RUDD une bonne surprise doublée d'une agréable bouffée d'oxygène. A posséder pour tous les amateurs de bon Rock "rude" sans artifice !!!

Chronique : Renegade88

7,5

 

 

PHIL RUDD_Band
 

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