BRETUS - The Shadow Over Innsmouth
BRETUS - The Shadow Over Innsmouth
BloodRock Records
Style : Stoner Doom Metal
Origine : Italie
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/BretusDoom
01. Intro / 02. The Curse Of Innsmouth / 03. Captain Obed Marsh / 04. Zadok Allen / 05. The Oath Of Dagon / 06. Gilman House / 07. The Horrible Hunt / 08. A Final Journey
2012 semble avoir été une année charnière dans la carrière des Italiens de BRETUS, groupe de Doom Metal formé en 2000. En effet, c’est cette année là que le groupe connait ses derniers changements de line-up, celui qui enregistrera le premier album In Onirica (2013) semble être le bon et c’est en ce début 2015 que le deuxième album du groupe débarque, The Shadow Over Innsmouth, ne devrait pas surprendre les amateurs de Doom Metal à la BLACK SABBATH. La production de ce deuxième album manque cruellement de dynamisme et cela dessert énormément des titres qui manquent également d’entrain à l’image d’un "Captain Obed Marsh" qui ne décolle jamais avec son rythme constant, un constat que l’on peut malheureusement faire sur l’ensemble de l’album, le groupe semble un peu enfermé dans une recette qu’il sert sans trop de mal mais sans trop de passion tout de même. On a du mal à vibrer à l’écoute de cet album, pourtant quelques éléments permettent de ne pas reléguer BRETUS aux oubliettes. La voix, si elle n’est pas toujours juste, elle fera vibrer la corde sensible pour ceux qui tiennent énormément à ces voix décalées dans le style, on pense notamment à MANILLA ROAD mais aussi à Jeff (ex-SURTR), le genre de voix que l’on aime ou que l’on n’aime pas mais qui ne laisse pas indifférente. Musicalement, si le groupe se tient plutôt bien avec des structures assez fluides, on note tout de même que les idées et les riffs ne vont pas mettre en émoi la scène Doom, tout cela est finalement assez commun et les quelques errances ci et là sont autant de portes de sortie pour l’attention de l’auditeur, et c’est bien dommage. Il est certain qu’avec une production un peu plus costaud (notamment sur les guitares), cet album aurait une autre gueule, bien plus séduisante, voilà qui est regrettable car il aurait pu faire patienter les amateurs de BLACK SABBATH sans mal, là cet album, non dénué d’intérêt pour autant, s’adressera essentiellement aux inconditionnels du style, les autres risquent de s’y perdre un peu.
Chronique : Aymerick Painless


