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MOONSPELL - Extinct

Publié le par Nono666

MOONSPELL - Extinct
Napalm Records
Style : Dark Metal
Origine : Portugal
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/moonspellband

MOONSPELL_Extinct



01. Breathe (Until We Are No More) / 02. Extinct / 03. Medusalem / 04. Domina / 05. The Last Of Us / 06. Malignia / 07. Funeral Bloom / 08. A Dying Breed / 09. The Future Is Dark / 10. La Baphomette

Avec sa capacité à multiplier ses facettes, MOONSPELL a su imposer son style dans le Dark Metal, style qu’il maîtrise parfaitement avec le Gothic Metal, le Black, le Doom, la mélancolie, la mélodie, la Folk qui vaut autant pour les instruments que pour la voix, les Portugais sont incontournables. Cependant, ces dernières années, le groupe ne mélangeait plus tellement toutes ces racines qui le nourrissent pourtant toujours, l’aspect Black d’Alpha Noir, le Gothic d’Omega White ou en tout cas plus avec l’inspiration qui avait illuminé des Irreligious, Sin Pecado, ou Darkness And Hope, même si les albums suivants ont tous eu leur lot de titres tubesques, soyons clairs, aucun n’en a autant que cet Extinct, nouvel album de MOONSPELL. Sans s’en rendre compte, le groupe avait laissé tomber ce côté Gothic qui trainait sur les premiers opus, se forçant peut-être à remettre les guitares en avant pour sonner un peu plus méchant, partiellement réussi comme démarche puisque le groupe a renoué avec le Metal Extrême et des Night Eternal, Memorial ou Alpha Noir en ont bénéficié, mais ce qui marque Extinct, c’est ce retour de la mélodie recherchée, pas la mélodie Gothic facile, il suffit d’écouter les refrains ("Breathe (Until We Are No More)", "Extinct", "Medusalem", "The Last Of Us"… bon OK tous les titres sauf "La Baphomette" qui est à part), Fernando RIBEIRO va en dégouter plus d’un, le pire c’est qu’il est capable de vous faire la même chose sur scène, ce mec possède ce truc qui fonctionne parfaitement, et lorsqu’en plus le groupe renoue avec une certaine approche Folk, que ce soit sur les orchestrations de "Breathe (Until We Are No More)" ou "Medusalem", Fernando en prend également la couleur ("Medusalem" surtout). Pour autant, il ne faut pas résumer cet album à un retour en arrière car les guitares sont toujours là, et bien puissantes comme sur "Extinct", "Breathe (Until We Are No More)" ou "The Last Of Us", les riffs y sont très inspirés, on retrouve là également les solos de toute beauté comme sur "Domina" qu’un certain PARADISE LOST aurait pu proposer sur l’album Paradise Lost sans problème tant ce lead de guitare respire la patte de Gregor MacKintosh. On y retrouve également l’aspect Black à travers la voix de Fernando et notamment sur un "A Dying Breed" totalement possédé et sa fin intense ou le pré-refrain d’un "Malignia" plus ambiant et peut-être le titre le moins facile d’accès. Et puis il y a ce "The Future Is Dark" en forme de clin d’œil appuyé à Sin Pecado, tout comme le pré-refrain du premier titre de l’album jusqu’à l’exception dont MOONSPELL ne faisait plus sa marque de fabrique depuis bien des années comme "La Baphomette", un titre vraiment à part, chanté en français, et qui renoue avec la tradition qui animait Wolfheart par exemple, cette curiosité des autres cultures qui a amené tant de bons titres aux débuts de MOONSPELL. Tout cela au milieu des titres évidents que sont "Funeral Bloom", qui rappelle également les regrettés TIAMAT ou "The Last Of Us", MOONSPELL a réussi un album auquel il est bien difficile de trouver quelque chose à redire, la production est dynamique, l’équilibre entre les guitares et les orchestrations est remarquable, la basse amène ce supplément de groove, le travail d’arrangement est très pointu (écoutez donc au casque le détail des orchestrations mais aussi des pistes vocales !), les titres sont tout simplement inspirés comme les futurs classic-albums le sont, la prestation vocale de Fernando RIBEIRO est des plus variées et maitrisées… Le seul bémol pourrait venir de l’artwork car le travail de Seth Siro Anton de SEPTIC FLESH commence franchement à tourner en rond, toujours la rose noire, la femme en morceau et des éléments extérieurs à la scène collés un peu partout, cela fait un joli patchwork mais cela devient trop systématique, même si Napalm nous balance un artwork différent à chaque version de l’album, que ce soit la version normale 10 titres, la version vinyle ou la version Mediabook sur laquelle on retrouve une version alternative de 3 titres de l’album "Breathe (Until We Are No More)", rebaptisée "Until We Are No Less", "Domina" renommée "Doomina" et "The Last Of Us" qui devient "The Last Of Them". Ces versions sont intéressantes car elles confortent le choix du groupe de retirer certaines parties de guitare  comme les lignes de guitare acoustique sur "Domina" pour laisser toute la place à l’orchestration pour un titre très fort ou d’en rajouter comme sur le début de "Breathe (Until We Are No More)" pour une introduction bien plus rentre dedans, appuyé par la disparition de la longue intro et outro un peu électro qui ne servait pas à grand-chose. Simplicité et efficacité sont les maitres mots de cet album qui frise vraiment la perfection, à ne pas manquer !

Chronique : Aymerick Painless

9,5

 

 

MOONSPELL_Band 2015
 
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