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GODISDEAD - Just...Die

Publié le par Nono666

GODISDEAD - Just… Die
Autoproduction
Style : Sludge Black Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.godisdeadmusic.bandcamp.com

GODISDEAD_Just...Die



01. Just Die / 02. Mercury / 03. Hypocrits / 04. Siensišár Of Death / 05. Venus / 06. Fucking Assholes / 07. Extatic State / 08. Terre / 09. In Chains / 10. Illusoiry Illusions / 11. Mars

Toujours très pertinent, le deuxième album de GODISDEAD avait vraiment conquis Heavy Sound faisant de ce Just… Die, troisième opus des Avignonnais, une galette attendue de pied ferme. Ce groupe estampillé ici Sludge Black est en fait un groupe qui réunit bien plus d’influences que ces deux seuls styles déjà très complexes, et ce nouvel album vient renforcer l’aspect Black de GODISDEAD, non pas forcément par la musique elle-même, par contre au niveau ambiance, on y est de plein pied. La chanson titre qui ouvre l’album rappelle ce Black Metal plus contemporain que l’on qualifie de Post-Black Metal, GODISDEAD en délivre une vision Sludge bien lourde, plus que Post-Metal d’ailleurs, la dissonance du riffing du début glisse lentement en un riff hypnotique qui clôture ce premier pavé et qui met parfaitement dans l’ambiance de la suite et cet "Hypocrits" aux relents Thrash/Death Metal bien intégrés. L’album est jalonné d’interludes ("Mercury", "Venus", "Terre" et "Mars") qui font la jonction entre les morceaux mais qui permettent surtout de bien souffler entre l’intensité dégagée par ces morceaux et ce chant rugueux inspiré qui prend beaucoup de place, lançant des paroles très claires et revendicatrices écrites par Alex ("Fucking Assholes" assez Hardcore dans l’esprit) alors que celles écrites par Pascal (guitares) sont plus imagées, donnant ainsi le titre "Extatic State" où le chant varie beaucoup plus, intégrant un chant un peu plus Death ainsi qu’un chant très posé signé Vincent TAÏANI (SYNOPSIS) sur le break central, un titre plus foncièrement Black Metal dans son ambiance sur sa première partie avant de glisser gentiment sur un aspect Progressif ou Post-Rock réussi. C’est aussi avec ce titre que l’album bascule du côté des prises de risque certaines de la part du groupe avec surtout "In Chains", un long titre instrumental qui débute avec une basse bien ronde (cet instrument est d’ailleurs bien présent dans le mix général de l’album, lui donnant un groove intéressant) avant un prolongement plus proche du Thrash, pourquoi pas une certaine approche à la ANNIHILATOR, les effets y sont nombreux, ce titre est très produit, arrangé, et voilà que surgit une sorte de dialogue fictif en anglais et en allemand où des clameurs se font entendre et le morceau reprend alors un visage plus sombre, de plus en plus sombre même, jusqu’à l’arrivée des machines (The Unik), on croit entendre un titre du vieux MINISTRY avec une dose d’EBM Allemande bien présente, voilà l’exemple parfait des prises de risque réussies. Mais "Illusoiry Illusions" ne nous ramène pas vers ce dont le groupe nous a proposé en début d’album, une composition guitare/chant très posée, l’ombre d’ANATHEMA plane avec ces cœurs féminins très discrets et qui finissent par être des doublements de ligne vocale, ajoutant ce supplément de mélancolie et de beauté pour finir ce troisième album qui marque la prise de conscience du potentiel du groupe et sa libération plus ou moins totale dans son style musical qui oscille entre Thrash, Death, Black et Sludge Metal. Cette conscience, justement, s’illustre dans la phrase qui est citée sur "Mars", dernier petit interlude de l’album « Cruel paradoxe : comment se rendre compte de son incapacité à se rendre compte » et voilà que GODISDEAD nous laisse avec des questions sans réponses mais a tout de même répondu à la principale, Just… Die est clairement un album sur lequel le groupe se révèle sous son meilleur visage, une musique très variée mais un album cohérent de part le chant et la production, un artwork des plus soignés et une identité affirmée, si vous cherchez l’album où les codes ne sont pas inamovibles, ce troisième album est à ne pas manquer.

Chronique : Aymerick Painless

8,5

 

 

GODISDEAD_Band 2015
 
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