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SIGIHL - Trauermärsche (And A Tango Upon The World's Grave)

Publié le par Nono666

SIGIHL - Trauermärsche (And A Tango Upon The World’s Grave)
Arachnophobia Records
Style : Doom Black Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2014
Site Web : www.sigihl.bandcamp.com

SIGIHL_Trauermärsche (And A Tango Upon The World’s Grave)



01. Daymare / 02. Non Credo Quia Absurdum Est / 03. ChristOFF Waltz / 04. The Rite Of Pain / 05. Tango Catholico (Repent !)

Groupe Polonais, SIGIHL a décidé de ne pas faire dans la facilité en ne montant pas une entité avec basse, batterie, guitare et chant, la base des formations Metal. Non, le quatuor a enlevé la guitare, comme certains groupes le font désormais, pour la remplacer par un saxophone. Là l’ombre de SHINING plane forcément au-dessus du nom dans vos têtes mais détrompez-vous car SIGIHL se veut plus extrême. Trauermärsche (And A Tango Upon The World’s Grave) est le premier opus du groupe et si vous voulez une image, ce serait la rencontre de DEINONYCHUS avec SUNNO))) avec un groupe de Sludge à la KOLOSS où se grefferait, s’il reste un peu de place, du Free Jazz. En effet, le saxophone, s’il fait le boulot qu’une guitare accomplit habituellement sur les leads, se mue en un bidouillage sonore lorsque le groupe part dans des structures coulantes ("Tango Catholico (Repent !)" ou la fin de "Non Credo Quia Absurdum Est"). Au niveau production, le groupe a misé sur une approche simpliste, crasseuse mais assez pointue, la basse revêt un son bien gras mais avec quelques relents métalliques pouvant donner un côté martial, le chant est plutôt placé au même niveau que le reste là où beaucoup de groupes le place en avant, le saxophone occupe un spectre assez large mais pas prédominant. Seule la batterie placée en arrière mériterait une attention particulière car si l’effet Drone à la SUNNO))) passe par la mise en retrait de la batterie, sur la durée, ce premier album montre quelques longueurs qui ne sont pas étrangères à cette production. Au premier abord, difficile donc de distinguer les titres "Non Credo Quia Absurdum Est", "ChristOFF Waltz" et "The Rite Of Pain" outre l’œuvre du saxophone qui imprime des mélodies plus ou moins variées. Absolument noir, cet album n’est clairement pas à mettre dans toutes les mains et c’est peut-être là que le lien avec le Black Metal est le plus évident. Relevé d’un artwork  assez réussi, SIGIHL dispose là d’un potentiel plus qu’intéressant, aussi avec le chant si particulier de Kvass dont les autres formations dans lesquelles il est impliqué évoquent une palette vocale assez large, dommage qu’il ne l’exploite pas vraiment au sein de SIGIHL qui pourrait gagner à ne pas utiliser uniquement ce chant criard, un peu comme sur le titre "ChristOFF Waltz" plus varié à ce niveau là. Amateurs de Metal expérimental, voilà un nom à retenir et un premier opus à écouter.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

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