GHOULS STONE VALLEY - 31th Scareyard
GHOULS STONE VALLEY - 31th Scareyard
Autoproduction
Style : Industrial Neo Horror Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/Ghouls-Stone-Valley-Official
01. Outbreak / 02. 31th October / 03. Let’s Split Up / 04. Asylum / 05. Come Into The Ghoul Show / 06. False Truth / 07. Weird Song / 08. S.D.D. / 09. Kindergarten / 10. Spread My Lies / 11. Don’t Fear The Boogieman
Groupe (presque) parfait pour Halloween, GHOULS STONE VALLEY est un combo français originaire de Marseille, formé en 2012, et pratiquant un mélange entre Néo Metal et Industriel, le tout recouvert par une imagerie horrifique. C'est fin septembre 2015 qu'est sorti leur premier album, 31th Scareyard, qui a comme thème, vous l'aurez deviné, la fête d'Halloween, ainsi que toutes sortes d'horreurs vaguement gore (sujet pouvant paraître vaguement fade, de part sa surexploitation dans le Metal, mais il faut avouer que les deux bien mixés peuvent s'avérer extrêmement efficaces).
Premier point excellent, une introduction effrayante et mystérieuse, délicieux ragoût sonore de sonorités enfantines, de mélodies glauques et autres bruitages malsains. C'est après que, de mon point de vue, les choses se compliquent. Il faut dire que j'ai beaucoup de mal avec les sonorités électroniques. Bon, dès le premier morceau, "31th October", que ça soit dans la rythmique, le chant, les accords, les sonorités, on pense très très fort à KORN. Mais un KORN fade, dénué des sentiments et de l'âme que le combo californien avait su insuffler à sa musique. Un vague mélange de Metal moderne dégoulinant et, il faut le dire, légèrement soporifique. Pareil pour "Asylum" qui n'est pas sans rappeler MARILYN MANSON (que je ne connais pourtant que très peu), mais sans son grain de folie, ses provocations, et son talent pour des riffs efficaces et entraînants. Et pourtant, je suis obligé de reconnaître que tout n'est pas à jeter, et notamment un certain sens du groove, une voix assez intéressante, des titres de chansons qui tuent (là, je dois avouer être absolument fan), ainsi que l'originalité propre au groupe (dans la scène française seulement (à l'exception de BAWDY FESTIVAL, qui, à mon sens, a pratiqué avec beaucoup plus d'assurance, de talent, d'humour et de puissance cette recette « Horror Metal », en accentuant notamment le côté clownesque de la farce), je tenais à préciser pour ne pas créer de contradiction avec ce qui sera dit ensuite, et oui vous vous embrouillez sûrement dans toutes ces parenthèses, moi aussi). Là où, à mon sens, cet album est un échec total, c'est au niveau des ambiances. Je m'explique. Une formation se revendiquant « Horror Metal », cela va de soit, se doit de créer des atmosphères angoissantes, travaillées, un côté abrupt, rugueux et direct, sans concessions, en bref, de nous prendre aux tripes, pour réellement nous emporter dans son univers sombre et sanguinolant, nous faire ressentir quelque chose, par le biais d'une musique riche et étudiée. Là non, le groupe m'apparaît plus comme une pâle copie de succès passés, avec, certes, une certaine recherche au niveau de la « personnalisation » de ces inspirations, mais rien derrière. La musique est creuse, vide, sans goût, un peu ennuyante, les blast beats, bien qu'occasionnels, me semblent perdus et sans but, les notes sont inexpliqués, les sonorités électroniques trop peu recherchées et extrêmement mal exploitées, et les guitares, bien qu'assénant de temps en temps quelques riffs efficaces, apparaissent oubliées, perdues, et manquant cruellement de puissance. Le seul titre de l'album qui m'ait un minimum secoué est le cinquième, "Come Into The Ghoul Show" (référence probable à IN THIS MOMENT, groupe avec lequel, là encore, je dois avouer avoir du mal), avec son phrasé rappé assez intéressant, ses mélodies industrielles bien rythmés, et une utilisation beaucoup plus habile des sons électroniques que sur le reste de l'album.
En résumé, un groupe intéressant, mais gâché par une production et une composition trop synthétique, illustrées par un album maladroit et fade, grosse déception à mes yeux.
Chronique : Durchfall
