LOVE SEX MACHINE - Asexual Anger
LOVE SEX MACHINE - Asexual Anger
Lost Pilgrims Records / Throatruiner Records
Style : Sludge Hardcore Metal
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.lovesexmachine.bandcamp.com
01. Asexual Anger / 02. Drone Syndrome / 03. Black Mountain / 04. Aujeszky / 05. Devolution / 06. Atrocity / 07. Infernal Spiral / 08. Silent Duck
Originaire de Lille, LOVE SEX MACHINE donne une suite à son premier opus éponyme sorti en 2012 chez Throatruiner Records pour la version vinyle tout comme Asexual Anger, ce fameux nouvel album. Au niveau du style, les Français mélangent le Doom avec le Hardcore sur une base Sludge plus que présente. Alors si on a vu naître des groupes du genre un peu partout, LOVE SEX MACHINE se démarque toutefois de la masse des suiveurs de part la voix. Yves tisse une voix extrêmement brutale avec un chant Sludgecore sur lequel il calque des mélodies très subtiles mais très intéressantes car elles rendent le chant très vivant et non lisse comme beaucoup de groupes dans le genre. Ensuite, si le chant est hurlé, il reste très posé et renvoie vers des rythmiques très Doom, ce qui le rapproche également du mouvement Black/Doom ou Blackened Sludge à la REGARDE LES HOMMES TOMBER. Mais ces gars auraient également écouter les MELVINS que l'on ne serait que très peu surpris (écoutez donc la relance d'"Aujeszky" dont la rythmique rappelle beaucoup le "Hag Me" de l'album Houdini) et cela contribue à démarquer le groupe avec un style certes plutôt bien balisé, on est très peu surpris par le contenu, mais par la forme et les moyens, un peu plus. Ceci dit, quelques défauts restent perceptibles et en premier lieu, la gestion des fins et débuts de morceaux. Le groupe a mixé et masterisé le tout lui-même, mais là on ressent un manque de respiration à la fin des morceaux avec des fade out et fade in assez maladroits, le plus sensible reste le passage de "Black Mountain" à "Aujeszky", dommage car cela contribuerait fortement à une impression plus forte encore de lourdeur (la fin d'"Atrocity" est par exemple mieux gérée). Cela est un détail mais si on rajoute à cela une voix très marquée par les effets, une voix plus Black, bien cradingue, aurait peut-être permis de varier un peu, et notamment sur "Black Mountain" et "Infernal Spiral", ou plus caverneuse comme cela est le cas sur l'ultime "Silent Duck" d'une noirceur accrocheuse, là où la musique se pare d'un habit beaucoup moins chargé en basses fréquences. Asexual Anger reste tout de même d'excellente facture, bien lourd, grâce à une production soignée et une basse mise en avant qui assène les coups, martelant les rythmiques alors que la guitare amène parfois quelques mélodies malsaines en fond. De ce côté-là les Français ont plutôt réussi leur pari du do it yourself. LOVE SEX MACHINE se révèle être, sur ce deuxième album, d'une efficacité qui va de suite parler aux amateurs de REGARDE LES HOMMES TOMBER, de DEUIL ou de DELUGE.
Chronique : Aymerick Painless
