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NERVOSA - Agony

Publié le par Nono666

NERVOSA - Agony
Napalm Records
Style : Thrash Metal
Origine : Bresil
Sortie : 2016
Site Web : www.nervosaofficial.com

NERVOSA - Agony



01. Arrogance / 02. Theory Of Conspiracy / 03. Deception / 04. Intolerance Means War / 05. Guerra Santa / 06. Failed System / 07. Hostages / 08. Surrounded By Serpents / 09. CyberWar / 10. Hypocrisy / 11. Devastation / 12. Wayfarer (Bonus track)

Si une promotion aussi malséante (les mots ne sont ni pesés, ni mesurés, je suis pas ton médecin qui te fait ta visite médicale un peu chiante et vaguement déprimante) que celle de NERVOSA (REGARDEZ, DU THRASH METAL JOUÉ PAR DES FEMMES, INCROYABLE) permettra aux plus médisants de s'ébaudir de leurs critiques dénuées d'argument, la musique du combo (et plus précisément trio, à l'image de grands noms du Thrash Metal, notamment Teuton ; au hasard, et pour faire dans l'original, SODOM et DESTRUCTION) brésilien n'en est pas plus marmoréenne. Pourtant, j'eus au début du mal avec le son de NERVOSA, qui, et aujourd'hui encore, est mutilé d'une certaine vacuité, due à n'en point douter à l'absence d'une seconde guitare, d'un son de basse plus renforçant, ou encore d'un mixage plus puissant et impactant. Et pourtant, force est de reconnaître que cet album est un nid à riffs sur-efficaces, tout droits hérités d'un Reign In Blood dont je censurerai le nom du diabolique géniteur, ou d'autres classiques incontournables (notamment au niveau du chant, éructé par la (trop discrète à ce poste) bassiste et vocaliste Fernanda Lira, qui rappellera, entre autres, Chuck Schuldiner ou Mille Petrozza). Ainsi, on a le droit à une demi vingt-deuxaine (ceci étant un néologisme fort expérimental et maladroit, dont l'utilisation est à proscrire) de tueries courtes, incisives et agressives, exprimant un amour malsain et éternel pour la rapidité extrême, agrémentée pourtant de ce qu'il faut de lourdeur (à trouver cette fois dans des mid tempi plus inquiétants). Ceci dit, le groupe n'hésitera jamais à aller piocher la non-fraîcheur là où elle est, à savoir dans certains passages Black ou Death, qui, au détriment d'apporter de l'originalité (gros point noir du groupe, qui, de ses thèmes (guerre, société, apocalypse) et sa façon de les traiter, à sa musique, en passant par son imagerie, fait dans le classicisme le moins surprenant et osé), renforcent l'impact du groupe sur nos doux corps aptes aux pogos, et sa puissance mélodique (rajoutant également une atmosphère plus malsaine et inquiétante qui aurait gagné à être plus travaillée, tant sur les passages où elle est mise en avant, comme sur l'introduction du morceau "Hypocrisy", elle apporte à la musique, ce morceau étant vraiment teinté de Black) mais endommagent l'aspect dissociable des compositions, qui finissent par toutes se ressembler, au point qu'aucune ne sorte réellement du lot (même si, à titre personnel, j'avoue avoir un petit coup de cœur pour celle qui clôture l'album, "Devastation", à l'atmosphère urgente et au riff groovy tout à fait dansant, représentant bien la tendance de NERVOSA à accentuer ses rythmiques, comme on peut l'entendre sur l'intro à la basse sur l'un des seuls morceaux où elle est clairement audible, à savoir "Cyberwar"). En résumé, un album sans prise de risque, avec ses défauts et ses qualités, qui ne surprendra personne, mais toujours agréable à écouter pour un amateur de Metal Extrême lambda ET pas trop exigeant, notamment grâce à son potentiel live non négligeable.

Chronique : Durchfall

NERVOSA - Agony

 

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