BE'LAKOR - Vessels
BE'LAKOR - Vessels
Napalm Records
Style : Progressive/Dark Death Metal
Origine : Australie
Sortie : 2016
Site Web : www.belakorband.com
01. Luma / 02. An Ember's Arc / 03. Withering Strands / 04. Roots To Sever / 05. Whelm / 06. A Thread Dissolves / 07. Grasping Light / 08. The Smoke Of Many Fires
La scène australienne, principalement connue pour ses groupes de Hard Rock, semble actuellement en pleine expansion, avec notamment des groupes comme VOYAGER, TERAMAZE (Progressive Metal) ou encore MESHIAAK et son Thrash groovy, sans oublier BE'LAKOR, l'objet de cette chronique, et son Dark Death Metal à tendance progressive. Bien que formé en 2004 et ayant déjà trois solides albums à son actif, BE'LAKOR n'est sans doute pas le plus connu des combos australiens dans nos contrées. Afin de vous le présenter, nous allons nous intéresser aujourd'hui à Vessels, le quatrième opus de la formation de Melbourne, sorti en Juin dernier. Au menu, huit pistes qui, exceptés "Luma" et "A Thread Dissolves", sont toutes de longues fresques musicales. Le style proposé par BE'LAKOR, tout en restant très personnel, pourra évoquer le vieux OPETH, quand celui-ci pratiquait encore un Death progressif absolument divin. En effet, comment ne pas faire le rapprochement entre les deux groupes quand débute les premières notes de "An Ember's Arc" avec ses arpèges hypnotiques et ses guitares virevoltantes, dégageant une atmosphère pesante. Le travail des guitaristes George Kosmas et Shaun Sykes est tout simplement bluffant tant il est riche et imposant ("Grasping Light"). Tout semble aérien, facile, où même la laideur se transforme en beauté, comme le démontrent, par exemple, les passages les plus violents d'un "Roots To Sever", un pur moment intense fait de bonheur et d'extase au firmament de la noirceur musicale. BE'LAKOR fait preuve d'un immense talent via des compositions extrêmement fines et ciselées, saupoudré d'un génie à l'état pur. Il soigne aussi particulièrement ses entrées en matière ("A Thread Dissolves"), ce qui permet au groupe d'obtenir des morceaux de la trempe d'un "Whelm" au groove majestueux, alternant passages lents et cavalcades lugubres imprimé par un batteur omniprésent. Les quelques notes acoustiques cassant le rythme du titre sont merveilleuses (idem pour "Grasping Light"), somptueuse frénésie s’insinuant dans nos oreilles ébahies. Ce qui va pas continuer avec les sons étranges (également sur "The Smoke Of Many Fires") de "A Thread Dissolves" où seul des chuchotements du chanteur existent à côté de cette musicalité ovniesque tutoyant les sommets. Une sensation qui ne fait que s'amplifier jusqu'à la fin où "The Smoke Of Many Fires" finit de nous achever définitivement. Les mots ne semblent pas assez forts pour exprimer la grandeur d'une telle œuvre, et trop blablater serait l'offenser. BE'LAKOR signe avec Vessels un album digne des grandes heures d'OPETH, alors si vous êtes déçus par la nouvelle orientation prise par les Suédois, ruez vous sur ce quatrième album des Australiens, qui vous ramènera à l'époque bénie des Morningrise et autres My Arms, Your Hearse. Un album sombre et divin à la fois !
Chronique : Papa Bordg
