THE OLD WIND - Feast On Your Gone
THE OLD WIND – Feast On Your Gone
Pelagic Records
Style : Post-Doom Metal
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/Theoldwind
01. In Fields / 02. I’m Dead / 03. Raveneye / 04. The Old Wind / 05. Spears Of A Thousand / 06. Reign
Les plus aguerri d’entre vous auront peut-être déjà remarqué quelques vieilles connaissances dans le line-up de ce nouveau groupe venu du nord de la Suède. En effet, on trouve chez THE OLD WIND 3 ex-membres de BREACH (notamment responsable du très réputé Kollapse en 2001) dont Thomas LILJEDAHL, ici guitariste et chanteur et un certain Robin STAPS qui explique la sortie de ce premier album chez PELAGIC RECORDS puisque c’est la tête pensante de THE OCEAN. D’ailleurs, la musique de THE OLD WIND n’est pas si éloignée que cela de ce que les Allemands proposent avec ce Post-Hardcore, et cela passe par la voix notamment, sur des ambiances lourdes et pesantes que l’on serait tenté d’appeler Doom mais sans en être vraiment. Si le tempo est écrasant, que la musique est souvent menaçante ("Raveneye") on pense bien plus à un CULT OF LUNA qu’à la scène Doom à proprement parlé. Composé de 6 titres, ce premier essai est assez court et c’est là une bonne idée de la part des Suédois car l’intensité est très présente, pesante aussi bien que le jeu de guitare se fasse par arpèges mélodiques mais lancinantes et comme THE OLD WIND vous prend à la gorge et ne s’accorde que très peu de moment de répits pour vous laisser respirer, on apprécie à sa juste valeur la grosse demie heure de ce disque qui s’inscrit dans la tradition de la nouvelle vague dans laquelle on peut trouver THE OCEAN mais aussi THE PSYKE PROJECT, CULT OF LUNA ou KHOMA. Contrairement à bon nombre de groupes du style, THE OLD WIND a opté pour une production un peu baveuse qui renforce l’aspect cradingue de Feast On Your Gone qui défile sur un rythme lancinant comme un malade vous ouvrant les veines lentement avec un sourire malsain bien affiché sur le visage dont les claquements de la basse ("Spears Of A Thousand") seraient les allers et retours de la lame rouillée. On relève également quelques apparitions de cordes ("I’m Dead" "Spears Of A Thousand") qui donne une dimension plus mélancolique à l’ensemble et qui accompagne magnifiquement les riffs rampant, notamment sur "In Fields".
Chronique : Aymerick Painless
Note : 8/10

