SACRED STEEL - The Bloodshed Summoning
SACRED STEEL – The Bloodshed Summoning
Cruz Del Sur Music
Style : Heavy/Thrash Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.sacredsteel.de
01. Storm Of Fire 1916 / 02. No God - No Religion / 03. When The Siren Calls / 04. The Darkness Of Angels / 05. The Bloodshed Summoning / 06. Under The Banner Of Blasphemy / 07. Black Towers / 08. Crypts Of The Fallen / 09. The Night They Come To Kill / 10. Join The Congregation / 11. Journey Into Purgatory / 12. Doomed To Eternal Hell / 13. Perversions Of The Scriptures (Bonus track) / 14. Unbinding The Chains (Bonus track) / 15. Dig Up Her Bones (The Misfits cover - Bonus track)
Si, si ! Vous avez bien lu ! Il s’agit bien de Heavy/Thrash. C’est que depuis ses débuts dans les ’90, SACRED STEEL a bien changé. Des membres originels, seuls demeurent Gerrit Mutz (chant) et Matthias Straub (batterie) et cette nouvelle mouture a décidé de donner un gros coup de jeune à la musique des Allemands. Sans renier le Metal des origines, The Bloodshed Summoning est un concentré de rage, un brûlot suintant la haine de toutes ses notes. Exit le chant aigu des débuts et bonjour les voix rauques, parfois extrêmes, entrecoupées de passages en voix claire, le tout rehaussés par des chœurs sépulcraux. Ce SACRED STEEL nouveau fait penser à un mélange entre le SLAYER de la grande époque et ICED EARTH. The Bloodshed Summoning vous prend à la gorge dès la première plage pour ne vous laisser respirer qu’après une reprise des MISFITS ("Dig Up Her Bones") plutôt bien foutue. Une apnée de 15 morceaux hargneux, dans l’eau saumâtre du marécage putride qu’est devenu l’univers de SACRED STEEL… Entre autres points d’orgue : "No God – No Religion", le très sombre "Black Tower" ou encore "The Night They Came To Kill", malsain à souhait. SACRED STEEL a donc décidé d’évoluer et n’a pas hésité à prendre des risques. The Bloodshed Summoning est une réussite, même si il semble parfois que le groupe tourne un peu en rond, perdu dans toute cette furie. Ne faisons quand même pas la fine bouche ; voilà un album qui dépote et montre à qui voudra le voir que la frontière entre les différents styles de Heavy Metal est parfois plus ténue qu’il n’y paraît.
Chronique : Emil Maniak
Note : 7,5/10

