ROBERT PLANT - Lullaby And... The Ceaseless Roar
ROBERT PLANT - Lullaby and... The Ceaseless Roar
Nonesuch Records
Style : Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.robertplant.com
01. Little Maggie / 02. Rainbow / 03. Pocketful Of Golden / 04. Embrace Another Fall / 05. Turn It Up / 06. A Stolen Kiss / 07. Somebody There / 08. Poor Howard / 09. House Of Love / 10. Up On The Hollow Hill (Understanding Arthur) / 11. Arbaden (Maggie's Babby)
On le sait depuis longtemps, la carrière solo de ROBERT PLANT n'a jamais eu grand chose à voir avec LED ZEPPELIN. Et ici, on creuse encore un peu plus le fossé tant il n'y apparait pas la moindre trace d'une guitare saturée (ou vraiment très peu). Il est plus question d'un mélange de World Music avec instruments africains puis de titres qui voguent en terrain plus connu et rappelant les meilleurs moments de sa discographie en solitaire, le tout dans une atmosphère très paisible. "Rainbow" en est d'ailleurs un des meilleurs exemples, titre paraissant pourtant anodin à la première écoute mais qui possède un petit phrasé de guitare qui ne vous quitte plus. Deux autres titres sont dans ce style, le sympathique "Somebody There" et le plus réussi encore "House Of Love" qui nous ramène dans les ambiances de Fate Of Nations, sûrement son album le plus abouti. Pour le reste, c'est assez varié quand même puisqu'on y trouve deux morceaux aux racines Folk avec l'ouvrant "Little Maggie" et "Poor Howard". Il y a aussi "Pocketful Of Golden" et ses sons bizarroïdes dont l'ensemble peut laisser l'auditeur un peu perplexe, de même que le final "Arbaden", mélange étrange de sons et de voix africaines... rappelant au passage les côtés plus expérimentaux jonchés sur quelques albums du passé. Dans le genre, il ne faut pas oublier "Up On The Hollow Hill", assez lancinant d'ensemble mais de tonalité assez moderne, tout comme "Embrace Another Fall" qui, malgré une ambiance assez triste, possède un des seuls brefs moments de guitare saturée... étrangement placée en milieu de morceau, tout comme cette voix féminine arrivant, elle, seulement à la fin. "Turn It Up" est doté aussi de sons modernes mais reste le titre possédant malgré tout le plus de guitares électriques. Enfin, pour n'omettre aucun morceau, il reste le très intimiste piano-voix "A Stolen Kiss" qui permet d'apprécier les qualités toujours présentes de l'ex-dirigeable. En résumé, Lullaby And... The Ceaseless Roar est un album dans la lignée de ce qu'a toujours fait ROBERT PLANT, ni meilleur ni moins bon que l'ensemble de ses oeuvres. Bien que tout de même pas aussi bon que Fate Of Nations ou l'expérimental Shaken' n' Stirred... faute à un petit quelque chose en moins au niveau des compositions et des guitares moins présentes. Il faut donc quand même le posséder pour les amateurs de sa discographie... pour les autres qui attendent toujours une comparaison avec LED ZEPPELIN, mieux vaut passer encore le chemin.
Chronique : Renegade88

