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OPETH - Pale Communion

Publié le par Nono666

OPETH – Pale Communion
Roadrunner Records
Style : Progressive Rock
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.opeth.com

OPETH_Pale Communion



01. Eternal Rains Will Come / 02. Cusp Of Eternity / 03. Moon Above, Sun Below / 04. Elysian Woes / 05. Goblin / 06. River / 07. Voice Of Treason / 08. Faith In Others

Orgue, basse bien rondouillarde, longue introduction instrumentale, très peu de saturation dans les guitares et voix avec une multitude de couches, il n’y a pas de doute, OPETH ne compte pas revenir en arrière sur le chemin de sa progression amorcée depuis plusieurs années maintenant. Il faut dire que les Suédois ne sont pas du genre à sortir deux fois le même album et se rapprochaient de plus en plus de ce qu’est ce Pale Communion, onzième album d’une carrière sans véritable fausse note, un album de Progressif comme PORCUPINE TREE pouvait en proposer au début des années 2000. Car oui, OPETH a basculé du côté Rock désormais et le titre d’ouverture qu’est "Eternal Rains Will Come" met de suite les choses au clair, inutile d’attendre des growls, des parties Metal même, pour autant, pour peu que vous aimiez le style abordé, difficile de bouder son plaisir à l’écoute de ces 8 titres minutieusement écrits et arrangés, la musique se fait moins planante que sur l’album précédent, plus vivante mais aussi, et c’est peut être là le seul regret, moins originale. Certes, la voix de Mikael Åkerfeldt reste une pépite qui ne laisse pas indifférente, certes les mélodies de guitare aussi fragiles et intimistes (le break de "Moon Above, Sun Below") font encore merveille, certes, les variations de tempo et le retour en grâce des dynamiques appuyées vous laisseront sur votre arrière train. Ensuite, au fur et à mesure des écoutes, on finit par découvrir certaines choses qui nous ramènent bien en amont de PORCUPINE TREE, la fin de "Moon Above, Sun Below" ne vous fait pas penser à un autre groupe, oui je veux parler de GHOST, étrange comme avec un discours et une imagerie totalement différente, la musique peut sembler dans le même ton. De la production de cet album se dégage une chaleur, sur l’introduction d’"Elysian Woes", on a l’impression que Mikael chante juste à côté de vous, une proximité organique que le groupe a toujours cultivé, même dans ses travaux les plus Metal, OPETH était déstiné à sortir ce genre d’album, tout le monde le voulait sans vraiment le dire de peur d’admettre que l’on préfère ce qu’ils font là que sur l’excellent Blackwater Park, non les choses sont différentes mais tout aussi bonnes. Pale Communion dépasse de la tête et les épaules son aîné Heritage car bien plus varié et plus abouti, on sent le groupe plus à l’aise avec le style. Ce nouvel album est donc à découvrir sans réserve et si l’ouverture vers le Progressive Rock ne vous rebute pas, il est possible que vous vous laissiez charmer par ces 8 titres, reste que la cohabitation avec le back-catalogue sur scène risque d’être difficile mais si on devait s’arrêter là, tous les groupes n’évolueraient pas d’un pouce (ah c’est peut être ça alors pour certains !), un album dont Steven Wilson serait absolument fier s’il l’avait sorti sous son nom !

Chronique : Aymerick Painless

8

 

 

Moi qui pensais que le précédent album n'était qu'un accident de parcours, je me suis bien trompé sur les intentions de Mikael Akerfeldt et sa bande. Cette nouvelle réalisation vient le confirmer. Fini le OPETH des années 2000, celui des Blackwater Park, Deliverance ou Ghost Reveries. Le groupe est entré dans une nouvelle ère, celle du Progressif. Et cela sans même se soucier s’il allait perdre en route bon nombre de ses fans de base. Personnellement, je lâche l’affaire car même si les musiciens sont toujours aussi talentueux, je n’adhère pas à l’orientation prise par le combo depuis l’album précédent, Heritage. Il y a encore quelques étincelles comme "Cusp Of Eternity" sur lequel je retrouve ce qui m’a toujours attiré dans la musique jouée par OPETH, une noirceur, une mélancolie, une voix envoûtante qui plus est sur ce titre où la ligne mélodique vocale est teintée d’influences moyen-orientales. Mais les plages instrumentales progressives Pink Floydienne de nombreux autres titres ne me touchent pas. Je regrette la diversité des voix et des ambiances qui faisaient d’OPETH, un groupe majeur de la scène Metal. On peut toutefois réussir à rentrer dans ce Pale Communion après plusieurs écoutes attentives. Et je pense que ceux qui prendront vraiment le temps de s’imprégner de la musique proposée sur cet album pourront être séduits et conquis. Parfois la musique et la façon dont on la ressent et perçoit sont question de feeling, d’état d’esprit. J’ai en ce moment du mal à rentrer dans le trip d’OPETH et je manque de patience pour écouter des chansons à tiroirs de plus de 10 minutes comme "Moon Above, Sun Below" même si je reconnais que certains passages de cette dernière sont particulièrement réussis et attrayants (la montée en puissance à partir de 9”00 jusqu’à la fin). Parfois au niveau des sonorités de clavier/synthé, cela fait penser à PINK FLOYD mais aussi à SUPERTRAMP comme sur la longue intro de l’instrumental "Goblin" dont la fin est plus Jazzy que Prog’. Le travail des voix sur "River" est vraiment très intéressant, ces tierces, ces quintes, du bel ouvrage. Au final, j’en conviens, ce Pale Communion n’est pas si éloigné que cela des chefs-d’oeuvre du groupe, juste il me manque la violence et les passages énervés avec les voix growlées.

Chronique : Horace Pinker

7

 

 

OPETH_Band 2014
 
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