PAUL GILBERT - Stone Pushing Uphill Man
PAUL GILBERT - Stone Pushing Uphill Man
Music Theories Recordings / Mascot Label Group
Style : Hard Blues
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.paulgilbert.com
01. Working For The Weekend / 02. Back In The Saddle / 03. I Got The Feelin' / 04. Goodbye Yellow Brick Road / 05. Why Don't We Do It In The Road / 06. Shock Absorber / 07. Purple Without All The Red / 08. Murder By Numbers / 09. My Girl / 10. Wash Me Clean / 11. Stone Pushing Uphill Man
PAUL GILBERT sort son nouvel album en parallèle à celui de MR. BIG. Il se compose de reprises de morceaux déjà connus et de trois nouvelles compositions (dont une avec le chant du guitariste). Tout commence plutôt bien avec "Working For The Weekend" de LOVERBOY, le sens mélodique de la chanson étant bien conservé, sans esbroufe démonstrative inutile. On pense même du coup au SATRIANI de l'époque Surfing With The Alien. Joli coup. La suite se gâte un peu déjà avec la reprise des Bostoniens d'AEROSMITH, qui voit "Back In The Saddle" devenir, au fil des minutes, un brin ennuyeux... il faut dire que ce titre est déjà un poil répétitif même avec du chant. Les deux dernières minutes sont même limite remplissage en plus. On zappe donc sur le suivant avec le funky "I Got The Feelin'" de JAMES BROWN, avec une rythmique qui nous renvoie tout droit au controversé (mais pas si mal que ça) "A Different Beat" du très regretté GARY MOORE, dont, entre parenthèse, le feeling n'était en rien comparable à celui de Paul Gilbert. Bref, morceau sympa sans plus, heureusement pas très long... On arrive à la reprise du "Goodbye Yellow Brick Road" d'ELTON JOHN qui voit notre guitariste retrouver un feeling hélas pas assez présent par rapport au côté démonstratif tout au long de cet album. Bon, il faut dire que l'originale étant quand même pas très joyeuse, c'est assez logique d'avoir ce ressenti... "Why Don't We Do It In The Road" des BEATLES est assez plaisante, gardant un esprit Blues durant ces courtes 1 minute 40. Le nouveau morceau "Shock Absorber" continue dans une veine Blues Rock pas mal du tout, mais complètement dénuée du moindre zeste d'émotion, voyant le morceau, par conséquent, s'étirer trop en longueur. Le second inédit "Purple Without All The Red" est une sorte de ballade cool qui, encore une fois, sans être loin d'être déplaisante, ne laisse pas non plus un souvenir impérissable. "Murders By Numbers" de POLICE est respecté avec cette guitare rythmique qui rappelle bien leur son... après, quitte à choisir un morceau du groupe, un plus évident aurait peut-être été préférable tant le côté technique ressort ici en abondance. "My Girl", interprété en son temps par THE TEMPTATIONS ou OTIS REDDING, possède un groove sympa mais ne fait pas pour autant figure d'indispensable et devient du coup assez ennuyeuse au bout de quelques minutes. Le planant "Wash Me Clean" de Kd LANG (il parait) confirme hélas ce sentiment... quant au dernier inédit "Stone Pushing Uphill Man", c'est un Blues Rock en partie acoustique, chanté par le guitariste et finissant en électrique, ne démontrant pas un intérêt supérieur aux deux autres nouvelles compositions... le sens mélodique ne régnant pas encore une fois en maître de cérémonie. En conclusion, un album presque anecdotique qui, comme un peu celui de NEIL SCHON paru cette année, s'écoute et se range aussitôt. Rien ne ressortant en effet vraiment, et ce malgré le talent incontestable de PAUL GILBERT qui délaisse, et c'est un avis personnel, trop souvent le côté émotionnel au dépend de la technique.
Chronique : Renegade88


