SATURNALIA TEMPLE - To The Other
SATURNALIA TEMPLE - To The Other
Listenable Records
Style : Stoner Doom Metal
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/saturnaliatemple
01. Intro / 02. ZazelSorath / 03. To The Other / 04. Snow Of Reason / 05. March Of Gha’agsheblah / 06. Black Sea Of Power / 07. CrownedWithSeven / 08. Void
Formé en 2006, les Suédois de SATURNALIA TEMPLE installent doucement mais surement leur nom sur la scène Doom Metal même si la qualité de leurs opus n'est pas toujours irréprochable. Aion Of Drakon, le premier album, datant déjà de 2011, le duo composé de Peter à la basse et de Tommie à la guitare et au chant, également connu sous le nom de Tommy Eriksson qui a tenu la guitare au sein de THERION sur les albums Vovin et Crowning Of Atlantis en 1997 et 1998, épaulé par Tim Call à la batterie en tant que musicien de session studio et live, il était temps pour nous de voir arriver la suite. To The Other est donc le deuxième album du groupe et si la voix tirant un peu sur le Black Metal sur "ZazelSorath" peut mettre sur une fausse piste, assez rapidement on cible assez bien où ce groupe veut en venir. Le solo très Stoner dans l’esprit qui lance ce même titre, le côté fuzz qui domine la fin de la chanson titre ou même l’introduction de "Snow Of Reason", le psychédélisme n’est jamais bien loin, on pense également à ZAUM ("Void") ou le côté cradingue d’un ELECTRIC WIZARD. A ce seul détail près que les riffs proposés ici sont tout de même très basiques et peu enclin à réveiller l’adepte du style pouvant entendre cela sur la plupart des albums qui sortent tous les mois. Le chant de Tommie n’est absolument pas posé pour amener de la diversité, le groupe se contente d’arpenter les méandres d’un genre plutôt obscur, à l’image de l’artwork plutôt abstrait de cet album. Toutefois, SATURNALIA TEMPLE montre encore sa progression avec un album qui finit par rentrer dans le crâne, sans en devenir dépendant, ce To The Other a au moins le calibre pour vous faire passer l’hiver avec votre dose de Stoner Doom Metal. Pour mieux, il faudra déjà que le groupe se penche sur une production un peu plus dynamique car l’accès à cet album n’en est pas facilité du tout.
Chronique : Aymerick Painless

