ENSLAVED - In Times
ENSLAVED - In Times
Nuclear Blast
Style : Progressive Viking/Black Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2015
Site Web : www.enslaved.no
01. Thurisaz Dreaming / 02. Building With Fire / 03. One Thousand Years Of Rain / 04. Nauthir Bleeding / 05. In Times / 06. Daylight
Cela fait quelques albums maintenant que les Norvégiens d’ENSLAVED semblent avoir trouvé leur voie qui, en plus d’être terriblement efficace et de qualité, ne semble pas être en mesure d’être suivie par beaucoup de formations sur ce terrain entre sauvagerie Black et mélodies progressives. Beaucoup ont essayé mais sur la longueur on a pu constater un phénomène d’épuisement. Pour ENSLAVED c’est plutôt de la maturité et de la qualité qui s’engrange au fur et à mesure des albums. Les refrains mélodiques et posés présents sur Riitiir sont de nouveau de la partie sur In Times, nouvel album du groupe, de même que le chant typiquement Black. Cela se vérifie dès "Thurisaz Dreaming", titre qui démarre dans un Black Metal aussi sauvage qu’efficace avant que l’on ne retrouve ces passages si caractéristiques du groupe mais pas dans une version aussi mélodique et immédiate que sur l’album précédent. Par contre, l’héritage d’un BATHORY est ici plus clairement exposé, le tout avec cette classe que l’on connait du groupe, un rapprochement avec OPETH est-il entendable pour les amateurs du groupe ? Toujours est il que le chant clair nous rappelle celui du Suédois même si dans la démarche KEEP OF KALESSIN mais surtout BORKNAGAR ou même DIMMU BORGIR semblent avoir tenté un temps d’initier ce type de style avant de très vite se rendre compte qu’ils n’en n’étaient tout simplement pas capable. Si Riitiir possédait ce côté immédiat qui faisait qu’il valait mieux ne pas l’écouter en boucle pour ne pas s’en dégoûter et notamment les titres "Thoughts Like Hammers" et "Death In The Eyes Of Dawn", In Times demande bien plus d’attention pour pouvoir s’imprégner de cette ambiance légèrement décadente. Le groupe a également osé le changement avec des introductions de titre très surprenantes ("One Thousand Years Of Rain") mais là difficile de ne pas remarquer que le groupe retrouve un Black Metal des 90’s et une hargne et une rage qui s’étaient diluées dans l’approche Progressive Metal de Riitiir par exemple. Voilà un album qui pourrait franchement séduire la branche la plus Black des amateurs d’ENSLAVED, en attendant, les Norvégiens, toujours au rendez-vous en terme de qualité de production et d’artwork, réussissent à nous surprendre suffisamment pour ne pas lasser, et c’est déjà un grand exploit. Tout aussi recommandé que ses prédécesseurs !
Chronique : Aymerick Painless


