HANGMAN'S CHAIR - This Is Not Supposed To Be Positive
HANGMAN’S CHAIR - This Is Not Supposed To Be Positive
Music Fear Satan
Style : Sludge Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/hangmanschair
01. Dripping Low / 02. Cut Up Kids / 03. Requiem / 04. Your Stone / 05. Save Yourself / 06. Les Enfants Des Monstres Pleurent Leur Désespoir / 07. Flashback / 08. No One Says Goodbye Like Me / 09. Dope Sick Love / 10. Rouge Pour Le Sang, Bleu Pour La Grace
Leaving Paris avait amorcé un virage montrant un visage moins rude des Parisiens d’HANGMAN’S CHAIR, cela correspond également avec l’arrivée du talentueux chanteur Cedric TOUFOUTI qui dégage un spleen qui prend encore plus de place sur This Is Not Supposed To Be Positive, le bien nommé quatrième album. Tout d’abord, le groupe n’a pas reproduit le pseudo silence qui avait régné autour de la sortie de Hope // Dope // Rope en 2012, et là il faut bien dire que la communication de Music Fear Satan, nouveau partenaire du groupe, est bien au point, impossible de ne pas savoir que cet album est sorti et c’est déjà un bon point car qui aime les précédents albums sera forcément intéressé par ce dernier, même s’il marque une certaine évolution. Côté production, HANGMAN’S CHAIR a de nouveau mis sa musique entre les mains de Francis CASTE, qui connait bien le groupe maintenant, et le résultat est plus éthéré et aéré que les précédents opus, les guitares, si elles savent se faire sombres et puissantes à l’image du début d’album ("Dripping Low", "Cut Up Kids"), elles donnent surtout le change en matière de mélancolie avec ces arpèges particulièrement habités et prenants ("Save Yourself", "No One Says Goodbye Like Me"). L’album suit une progression de plus en plus intimiste et de plus en plus dépouillé avec des titres comme "Requiem" ou "Your Stone" mais aussi ce "Save Yourself" imparable. Ensuite avec l’instrumental "Les Enfants Des Monstres Pleurent Leur Désespoir", le groupe relance la machine et ce "Flashback" bien lourd suivi d’un "No One Says Goodbye Like Me" qui ne l’est pas moins. Avec ce quatrième opus, les Parisiens montrent clairement qu’ils ont su évoluer tout en gardant bien vivantes leur racines Sludge, Doom Stoner et même un peu Hardcore comme dans ES LA GUERILLA. Mais avec ce chant habité et ces guitares moins plombées mais terriblement plus dérangeantes, les noms de LIFE OF AGONY ou A PALE HORSE NAMED DEATH arrivent de suite en tête sauf que HANGMAN’S CHAIR n’a pas ce côté immédiat, presque Pop dirons nous, des Américains, on y voit un Paris brumeux mais non dénué de son charme, un peu comme l’artwork de l’album, invitant à rejoindre le groupe dans son univers malgré son côté inquiétant lorsqu’on le regarde de plus près (ne serait-ce pas une guillotine qui trône au milieu du dessin ?). Alors voilà, HANGMAN’S CHAIR fait de nouveau mouche, continuant à progresser et à affiner son style, une valeur sure qui mérite grandement un peu plus d’attention de la part du public, à ne pas rater !
Chronique : Aymerick Painless

