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PRONG - X - No Absolutes

Publié le par Nono666

PRONG - X - No Absolutes
SPV/Steamhammer
Style : Groove Thrash Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.prongmusic.com

PRONG - X - No Absolutes



01. Ultimate Authority / 02. Sense Of Ease / 03. Without Words / 04. Cut And Dry / 05. No Absolutes / 06. Do Nothing / 07. Belief System / 08. Soul Sickness / 09. In Spite Of Hindrances / 10. Ice Runs Through My Veins / 11. Worth Pursuing / 12. With Dignity / 13. Universal Law (Bonus Track)

On parle souvent, au sein de la scène Thrash Metal américaine, du mythique Big Four, et à raison, mais on oublie trop souvent ce génial groupe crée en 1986 en Californie qu'est PRONG. Mes oreilles ont tressailli d'enthousiasme dans les années 1990, avec les trois perles que sont Prove You Wrong (1991), Cleansing (1994) et Rude Awakening (1996). Depuis, le groupe pratique toujours une musique prenante et énergique, avec une constante dans la qualité de leurs albums. En ce début Février 2016 sort ce douzième album, le bien-nommé: X - No Absolutes. Dès le début de ce nouvel effort avec l'excellent "Ultimate Authority", on est en terrain conquis avec un Thrash Metal made in PRONG, parfois rapide, toujours puissant, gros riffs à foison et exécution sans failles. Cependant, rien de bien surprenant, ni de vraiment original, ou d'aussi transcendant que par le passé, un passé lointain et glorieux. En outre ce X - No Absolutes n'est surtout pas à négliger car il réserve quand même son lot de bons moments. Le lourd et super puissant "Cut And Dry" à la rythmique en acier trempé dont le début est des plus jouissif, ou encore, dans une veine similaire, "No Absolutes", lui aussi, doté d'un riff mémorable, d'un énorme solo et de belles harmonies de gratte sur sa fin. Sur quelques passages, on a un peu l'impression que PRONG produit un Metal thrashy aux consonnances Offspringienne, surtout de par la voix de Tommy Victor (chant/guitare, ex-DANZIG , actuel MINISTRY), ce qui se manifeste nettement sur le mid tempo "With Dignity" qui clot ce nouvel album. Par ailleurs, il ne faudrait pas faire l'ommision de l'excellent "Do Nothing" avec son groove sautillant et pétillant qui, lui aussi, en son commencement fait penser à OFFSPRING. Alors oui, le breuvage est bon, parfois même excellent, mais loin d'être inoubliable sur la totalité du skeud.

Chronique : Papa Bordg

PRONG - X - No Absolutes

 

 

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FLESHGOD APOCALYPSE - King

Publié le par Nono666

FLESHGOD APOCALYPSE - King
Nuclear Blast
Style : Symphonic Death Metal
Origine : Italie
Sortie : 2016
Site Web : www.fleshgodapocalypse.com

FLESHGOD APOCALYPSE - King



01. Marche Royale / 02. In Aeternum / 03. Healing Through War / 04. The Fool / 05. Cold As Perfection / 06. Mitra / 07. Paramour (Die Leidenschaft Bringt Leiden) / 08. And The Vulture Beholds / 09. Gravity / 10. A Million Deaths / 11. Syphilis / 12. King

FLESHGOD APOCALYPSE, groupe Italien au succès de plus en plus marqué, nous revient en ce début d'année 2016 avec King, un quatrième album à la musique toujours aussi folle et originale, à savoir un Death technique et symphonique de haut vol où règnent en maître de magnifiques orchestrations classiques. King est un concept album, dépeignant une monarchie en pleine débâcle que son roi essaie désespérément de sauver d'une mort quasi certaine. Le discours musical proposé ici est ultra riche, bien évidemment grandiloquent, et doté d'une grande dramaturgie, plongeant l'auditeur entre rêves et cauchemars, au coeur d'une aventure dépravée où chaque titre semble définir les différents actes d'une sorte de pièce de théâtre Death Metal orchestrale. Les voix sont d'une grande richesse et extrêmement travaillées, tantôt claires, growlées, lyriques ou narrées, soutenues par des chœurs puissants et envoutants. On est également surpris et enjoué par un "Paramour (Die Leidenschaft Bringt Leiden)" tout bonnement époustouflant, avec cette merveilleuse chanteuse lyrique qu'est Veronica Bordacchini, uniquement accompagnée d'un piano, une touche d'originalité qui pourra faire penser à la folie de certaines comédies musicales. Mais nos chers Italiens savent aussi faire parler la poudre, et le brutal "Mitra" en est un parfait exemple. L'énorme et dévastateur "And The Vulture Beholds" révèle, quant à lui, de splendides guitares et une voix claire très prenante et déterminée. "Healing Through War" voit le groupe s'embraser littéralement pour partir en guerre, le riff est surpuissant, ce titre, tout comme l'ensemble de l'album, laisse entrevoir certaines similitudes avec les Grecs de SEPTICFLESH dont FLESHGOD APOCALYPSE semble finalement pas mal s'inspirer, tout en conservant, bien évidemment, sa propre personnalité, marquant de son empreinte cette nouvelle œuvre. Une fois de plus, la variation vocale de Tommaso Riccardi sur ce titre est des plus bluffante. Une autre influence saute également aux oreilles à quelques reprises, celle des Norvégiens de DIMMU BORGIR ("Gravity", "A Million Death" ou "Cold As Perfection"). Mais FLESHGOD APOCALYPSE sait servir sa musique avec caractère et personnalité comme le souligne l'utilisation de cuivres, cordes et percussions renforçant la sombre beauté d'un album majestueux (le divin "Syphilis", lourd et puissant, doté d'une voix lyrique incroyable, ou encore "Gravity"). Et que dire du splendide "The Fool", avec son intro au clavecin des plus enivrante, suivie d'une totale frénésie musicale. King s'achève tout comme il a commencé, par un court instrumental au piano, annonçant la fin d'une œuvre des plus grandiose. Avec autant de qualités distillées, de façon aussi évidente, FLESHGOD APOCALYPSE demeure définitivement ROI en son royaume.

Chronique : Papa Bordg

FLESHGOD APOCALYPSE - King

 

 

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EXUMER - The Raging Tides

Publié le par Nono666

EXUMER - The Raging Tides
Metal Blade Records
Style : Thrash Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2016
Site Web : www.exumer.de

EXUMER - The Raging Tides



01. The Raging Tides / 02. Brand Of Evil / 03. Catatonic / 04. Sacred Defense / 05. Welcome To Hellfire / 06. Sinister Souls / 07. Shadow Walker / 08. There Will Always Be Blood / 09. Dark Reflections / 10. Death Factory / 11. Forever My Queen (Pentagram cover - Bonus) / 12. Hostage To Heaven (feat. Rob Dukes, Waldemar Sorychta, Markus Freiwald) (Grip Inc. cover - Bonus)

Revenu aux affaires en 2008 après une période d'inactivité qui aura tout de même durée 18 ans, EXUMER, reformé autour de deux de ses membres d'origine, Mem Von Stein (chant) et Ray Mensch (guitare), avait su en 2012 nous prouver du bien fondé de ce retour avec un Fire & Damnation tout à fait convaincant. Quatre ans plus tard, nos thrashers allemands tentent d'enfoncer le clou avec The Raging Tides qui déboule en ce début d'année 2016, et le moins que l'on puisse dire c'est que la formation de Francfort n'est visiblement pas prête de déposer les armes, EXUMER reste fidèle à ses racines, nous livrant un album dans la grande tradition des SLAYER et autres EXODUS ("Catatonic", "Sinister Souls"). Tout aussi efficace que pouvait l'être son prédécésseur, The Raging Tides évoque aussi pas mal les débuts du groupe et un album comme Possessed By Fire ("Brand Of Evil", "Welcome To Hellfire", "There Always Will Be Blood") avec toutefois un côté plus moderne dû à une production des plus percutante, une nouvelle fois assurée par Waldemar Sorychta (GRIP INC.). Nous avons là 10 titres (+ 2 bonus pour la version limitée) sans concession, hyper solides et rageurs. Souvent Speed ("The Raging Tides", "Brand Of Evil", "Sacred Defense",...), tantôt mid tempo ("Catatonic", "Shadow Walker"), quel que soit le chemin emprunté, EXUMER est toujours aussi déchaîné, se montrant une nouvelle fois particulièrement incisif et rentre-dedans, ce The Raging Tides est là pour nous le démontrer de fort belle façon.

Chronique : Nono666

EXUMER - The Raging Tides

 

 

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KOPPER8 - Addiction

Publié le par Nono666

KOPPER8 - Addiction
Dooweet
Style : Groove Thrash Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/kopper8

KOPPER8 - Addiction



01. Beast (feat. Stéphane Buriez) / 02. Addiction / 03. La Haine / 04. Hategod / 05. Evangile / 06. Patrie / 07. Born To Die / 08. L'éloge de la Folie / 09. Amnesia (Remix 2015) / 10. Requiem (Remix 2015)

Après un EP des plus prometteur sorti en 2012, les franciliens de KOPPER8 passent à l'étape supèrieure et nous reviennent aujourd'hui avec leur premier album, Addiction. Et ce titre lui va comme un gant car, après l'avoir écouté, il y a fort à parier que vous ne pourrez plus vous en passer. Une nouvelle fois produit par Stéphane Buriez (LOUDBLAST), qui y va également de quelques vocalises sur le titre d'ouverture qu'est "Beast", Addiction nous offre 10 titres d'un Thrash moderne, énergique et bien groovy qui n'est pas sans rappeler PANTERA ("Evangile") ou LAMB OF GOD ("La Haine"), se teintant parfois d'une légère coloration Sludge (le lourd "Hategod", l'imparable "Born To Die") ou Hardcore apportant un petit côté LOFOFORA à certaines compos, d'ailleurs le chant rageur (en français) de Tex n'y est sans doute pas étranger, pouvant, dans ses intonations, faire penser à Reuno Wangermez. Rien à jeter ici, aucun titre faible, aucun temps mort, KOPPER8 envoie du lourd. Addiction est un album concis, puissant et terriblement efficace, une véritable déflagration Thrash qui vous décrassera les conduits auditifs en profondeur ! Il est assez rare de voir un premier album avec une personnalité déjà bien affirmée, c'est pourtant bien le cas de ce Addiction, et si diverses influences peuvent effectivement être décelées, elles sont parfaitement intégrées et digérées, faisant de cet album une bien belle réussite qui devrait permettre aux parisiens de marquer les esprits et de s'imposer au sein de la scène Metal française, et pourquoi pas européenne... en tout cas KOPPER8 en a clairement les capacités !

Chronique : Nono666

KOPPER8 - Addiction

 

 

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91 ALL STARS - Retour vers la Lumière

Publié le par Nono666

91 ALL STARS - Retour vers la Lumière
Dooweet
Style : Deathcore
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.91allstars.com

91 ALL STARS - Retour vers la Lumière



01. Intro / 02. Omniscience / 03. Mon Bien, Mon Mal / 04. Opprimés / 05. Richesse Humaine / 06. Les Ombres de la Perdition / 07. Eclipse Eternelle / 08. L'Ere du Verseau / 09. L'Aube des Princes / 10. Un Sombre Destin / 11. Retour vers la Lumière

Il est donc temps de vous causer de Retour Vers La Lumière, dernier album de 91 ALL STARS, groupe dont je n'avais jusque là jamais entendu parler. Je dégaine donc ma recherche Google, qui m'indique qu'il s'agit d'un groupe de Deathcore Français (vu le nom, on s'en serait douté, même si j'aurais plus misé sur un groupe de Hardcore), formé en 2005, et ayant déjà 2 albums, 1 EP et 1 Split à son actif. Je me lance donc dans l'écoute du premier titre (après l'intro, assez cinématographique, qui fait bien son travail de mise en ambiance, sans être mémorable), "Omniscience", histoire de faire un pas de plus vers la sortie de ma grotte. Premier constat, à l'écoute de ce morceau : un Deathcore très groovy, un peu plus mélodique que la moyenne (une once de mélancolie dans les riffs), sans perdre en agressivité, bourré de Mosh Parts et de Blast beats, et du bon gros Breakdown qui casse ta maison. Recette très classique, donc ; pas de surprises, mais toujours agréable pour les fans du genre, avec, au passage, un chant en Français. Autre point assez banal, une production très moderne, certes puissante, mais parfois lassante : un son plus naturel serait parfois une bonne chose, et la basse mériterait à mon sens d'être un peu moins fondue dans la masse des guitares. La musique de 91 ALL STARS n'en est pas moins entraînante, car oui, le riffing reste extrêmement intense et primitif, tout en étant réfléchi, avec des mélodies bien trouvées. Les parties guitares sont tranchantes et, comme dit précédemment, assez mélodique, insufflant au groupe une atmosphère apocalyptique plutôt prenante, notamment sur des morceaux comme "Opprimés" ou "Eclipse Eternelle". Quand à la batterie, elle est parfaitement là où il faut, et quand il faut : pas étonnante pour un sou, mais la recette marche bien. Là encore, l'originalité n'est absolument pas au rendez-vous, mais on peut s'en passer et tout simplement profiter de l'impact des morceaux. Je vous conseille donc les titres "Eclipse Eternelle", "L'ère du Verseau" et "Un Sombre Destin", à mon sens plutôt représentatifs de l'album (qui reste assez uni, globalement), et qui sont de très bons morceaux. En bref, un album sur lequel il n'y a pas grand chose à dire, qui ne se détache pas de la masse, mais qui reste très plaisant : à écouter pour les fans du genre ; une once de personnalité en plus serait tout de même sympathique.

Chronique : Durchfall

91 ALL STARS - Retour vers la Lumière

 

 

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IMPLORE - Depopulation

Publié le par Nono666

IMPLORE - Depopulation
Pelagic Records
Genre : Death Grind
Origine : Allemagne
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/imploreband

IMPLORE - Depopulation



01.  Epicyte / Parasite / 02. Sentenced / 03. Thousand Generations / 04. Homo-Consumens / 05. Hegelian Dialectic / 06. Cadaves on Parade / 07. Hoax / 08. Anthropocentric Selfishness / 09. Iscariote / 10. Neo Luddite / 11. Ruthless Conspiracy / 12. Bohemian Grove / 13. Intrincated Scapegoat / 14. Inexorable Malignancy

Dans la vie, il y a de la musique. La musique, on la compose. La musique, on l'enregistre. Et avec ça, on fait des albums, auxquels on donne un nom. Parfois pour connaître le contenu d'un album, il suffit de lire son nom (enfin, ça empêche pas de l'écouter, mais tu me suis, enfin je l'espère). Depopulation d'IMPLORE, donc. Une musique parfaite pour éliminer le taux de personnes en trop sur cette planète, donc (et, comme disait un sage groupe de Rap du nom de Shapeshifter, « des tueurs en série lesbiens pourraient aider à limiter la surpopulation »). C'est parti ? Bon, tu l'auras éventuellement deviné, IMPLORE, c'est du Blackened Grind Crusty et teinté, entre autres, de Death Metal et de Powerviolence. Je crois que tout est dit. Cependant, puisque je suis un travailleur acharné et un chroniqueur bienveillant, je vais tenter de vous éclairer un peu plus de ma lumière non-divine (ça viendra). Cet album, c'est un peu comme un gibet moisi, sur lequel on aurait laissé pourrir les corps d'environ un quart des habitants de l'Ouzbékistan ou de la République Tchèque (ou de la France, ou de l'Italie, ça marche aussi avec le Laos, enfin, je te laisse choisir) : c'est crade, sale, nauséabonde, agressif, putride et repoussant. La différence, c'est que t'as vraiment pas envie d'écouter le bruit que ça fait, or, là, t'es hypnotisé. De manière extrêmement totale. Et pour décrire un peu musicalement, c'est la combinaison d'un son un peu sale (on s'en doutait un peu), d'une basse épaisse et distordue, d'une batterie qui fait touka touka (j'attends encore les passages sans blast-beats, mais c'est aussi rare qu'un festin collectif en Somalie), de riffs entraînants et malsains, et d'une très grosse couche de guitare (vaguement semblable à la poussière de ta chambre quand tu l'as pas nettoyée depuis la dernière fois que la paix totale régnait dans le monde) puissante et dévastatrice. Ah, et le chant. Bon, niveau vocal, c'est primitif, enragé et enrageant. Une déflagration de haine (dans un registre plutôt medium), pas très varié, mais incroyablement efficace. Bon, je te fais pas un tableau (à part brûler un chevalet et peindre en explosant le crâne de badauds sur ta toile, je vois pas trop comment tu peux décrire ça visuellement. Et comme je suis pacifiste, je ne vais pas te le décrire !), c'est 28 minutes (pour 14 titres, durée plutôt parfaite) de pur bonheur et de violence totalement gratuite (et pas uniquement parce que l'album est dispo sur Youtube) et jouissive. Le mieux, c'est que j'ai aucun titre à conseiller en particulier : Depopulation est compact. Comme un énorme cailloux un peu dur à casser (j'arrête là mes comparaisons foireuses, promis), j'ai rien à séparer du lot, il va falloir prendre tout en entier. Sinon c'est pas rigolo (même si « rigolo » est probablement l'adjectif qui convient le moins bien à cet album). Bonne écoute.

‪Chronique : Durchfall

IMPLORE - Depopulation

 

 

 

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LUTECE - From Glory Towards Void

Publié le par Nono666

LUTECE - From Glory Towards Void
Dooweet
Style : Black Metal
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/luteceblackmetal

LUTECE_From Glory Towards Void


 
01. Let The Carnyx Sound Again / 02. Melted Flesh / 03. The Venom Within / 04. Labyrinth Of Souls / 05. Architects Of Doom / 06. From Glory Towards Void / 07. The Dance Of Rolling Heads / 08. The Last Standing Flag / 09. Living My Funeral / 10. What Lies Beyond

LUTECE est un groupe de Black Metal parisien formé en 2006 par Denosdrakkh et Hesgaroth. Les thématiques sont guerrières et la musique, moderne. A travers des textes épiques, LUTECE glorifie un passé oublié et s’oppose à la médiocrité de la société actuelle. Après une démo, un EP et un premier album excellent, ils reviennent avec un nouvel album, plus sombre et plus profond d’après moi : From Glory Towards Void.

Tout débute avec une intro qui nous immerge directement au beau milieu d’un champ de bataille en 1340 : bruits étranges, sombres et angoissants, riffs lointains, on enchaîne avec "Let The Carnyx Sound Again", franchement épique et guerrière. Les rythmes sont ravageurs et ultra-rapides, la batterie est très précise. Une des grandes réussites de cet album, c’est que la batterie sert la musique. Il n’est pas question ici d’un étalage stérile de technique (malgré un niveau hallucinant), mais d’un jeu juste et authentique, très pointu et avec une sensibilité certaine. Y’a pas à dire, LUTECE, ça envoie. Ce qui frappe aussi, c’est la prod. : Un son ultra moderne, aux sonorités assez graves (8 cordes obligent). Du coup, c’est moins aigu que du black conventionnel, peut être moins « pagan », mais ça prend aux tripes et on sent bien le sol vibrer sous nos pieds. Et là, on se dit : « tient, j’irais  bien voir LUTECE en concert, ça doit franchement dépoter... » Je prends note ! Mention spéciale au titre éponyme "From Glory Towards Void" qui fait montre d’une construction et d’une créativité exemplaire, avec des riffs légers et mélodieux et des passages plus lourds. Une belle réussite !
 
From Glory Towards Void est un excellent album de Metal extrême et épique, que je ne qualifierais pas strictement de Black Metal. Ce serait trop restrictif. La musique de LUTECE est ici puissante et combative, le groupe fait preuve d’une grande créativité et cet album possède plusieurs lectures : il est détaillé, varié et dense. Le seul petit bémol serait, d’après moi, le chant. La voix est superbe, rien à dire, mais trop de chant tue le chant !  Du chant partout et tout le temps (ou presque)…pfff ! Et J’avoue, j’ai eu parfois l’envie de dire au chanteur : « Tais toi un peu et laisse moi écouter les autres aussi ! ». Mais je titille, car l’ensemble est franchement bien réussi, complexe, avec de belles atmosphères guerrières et des riffs ravageurs. On ne s’en lasse pas et on découvre de nouvelles choses à chaque écoute.

Chronique : Fanny

8

 

 

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OBSCURA - Akroasis

Publié le par Nono666

OBSCURA - Akroasis
Relapse Records
Style : Technical Death Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2016
Site Web : www.realmofobscura.com

OBSCURA_Akróasis



01. Sermon Of The Seven Suns / 02. The Monist / 03. Akroasis / 04. Ten Sepiroth / 05. Ode To The Sun / 06. Fractal Dimension / 07. Perpetual Infinity / 08. Weltseele / 09. The Origin Of Primal Expression

OBSCURA a connu ces dernières années de sérieux mouvements de line up, laissant l'emblématique leader Steffen KUMMERER (chant & guitare) seul aux commandes de son monstre tentaculaire, les autres ayant décidé de quitter le navire pour causes de divergences musicales. OBSCURA se compose donc aujourd'hui, outre Steffen KUMMERER, de Rafael TRUJILLO (guitare), Linus KLAUSENITZER (basse - ex-FALL OF SERENITY) et Sebastian LANSER (batterie - PANZERBALLETT, ex-EDENBRIDGE). Akroasis est le quatrième album des Allemands munichois, toujours conceptuel, abordant la thématique philosophique de l'existence. Depuis l'intouchable et pharaonique Cosmogenesis (2009), le Death technique progressif du combo me fait saliver d'impatience à chaque nouvelle sortie. Autant vous annoncer la couleur tout de suite, ce nouvel effort obscure est d'une compléxité inouie, un vrai travail d'orfevrerie, mais sans jamais être dépourvu de mélodies inclassables et incroyables qui font tout bonnement rêver. Steffen KUMMERER réalise ici un travail titanesque, que ce soit au chant ou à la guitare. Il growle ("The Monist"), susurre, crie ("Akroasis"), scande, utilise le vocoder façon CYNIC ("Sermon Of The Seven Suns", "Perpetual Infinity"). Les solos et rythmiques qu'il distille sont fabuleux ("Perpetual Infinity"), les harmonies sont à tomber ("Weltseele"), les arpèges originaux ("The Origin Of Primal Expression") et sombres ("The Momist"). De plus, la basse aère l'ensemble et lui donne une dimension quasi poétique, tels les vers d'un Verlaine ou d'un Rimbaud. Et tout ceci, croyez moi, est concentré dans le long et progressif "Weltseele" au magnifique début acoustique, relayé par une basse incroyable de sensualité, et ce malgré sa compléxité. Violon, orchestre et quelques consonnances arabisantes parsèment également ce Akroasis. Nous sortons ébahi et subjugué d'une telle démonstration de créativité ! Cependant, malgré un tel genie et le fait que nous ayons affaire à un groupe original à la personnalité affirmée, OBSCURA laisse quelques fois filtrer de petits indices quant à ses influences : CYNIC n'est plus à citer, "Ode To The Sun" et son début pachydermique font, quant à eux, penser à nos Français de GOJIRA, impressionnant avec ses percussions dignes d'une armée prête à en découdre avec l'ennemi, avec ses chœurs de fin concluant ce superbe titre de façon magistrale. On pourrait aussi parler de "Fractal Dimension", morceau puissant assez extrême, avec un riffing proche d'un MESHUGGAH, ayant, presque sur sa fin, un monstrueux passage acoustique, ultra technique mais aussi d'une grande vibration. OBSCURA termine ce Akroasis par un instrumental court des plus palpitant où Steffen KUMMERER montre, même au plus septique, toute l'étendue du genie qui l'habite. Faire l'impasse sur ce disque serait une grave erreur, de la folie même, tant il recèle de trésors cachés qui ne demandent qu'à se révéler au fil des écoutes. Un album absolument dantesque.

Chronique : Papa Bordg

9,5

 

 

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IXION - Enfant de la Nuit

Publié le par Nono666

IXION - Enfant De La Nuit
Finisterian Dead End
Style : Atmospheric Doom Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.ixiondoom.com

IXION_Enfant de la Nuit



01. Ghost In The Shell / 02. Allegiance / 03. Discovery / 04. Doom / 05. The Shining / 06. Children Of The Night / 07. The Passenger / 08. Promised Land / 09. Odyssey

Projet one-man band de Julien PRAT à l'origine, IXION s'est, par la suite, transformé en une collaboration en trio. Pour autant, c'est toujours Julien qui s'occupe d'à peu près tout dans le groupe, guitare, batterie, chant, l'homme s'est tout de même entouré d'un chanteur voix claire, Yannick DILLY, et d'un claviériste/chanteur qui est Thomas SAUDRAY, line-up qui officiait déjà sur le premier album, To The Void, sorti en 2011. Ici le Doom Metal se veut magistral et beau, mélancolique et aérien, point ou peu d'oppression, une pointe gothique se fait également sentir sur "Allegiance", notamment avec cette voix suave qui n'est pas sans nous rappeler les THE 69 EYES avant que ceux-ci ne virent dans le Rock pour midinettes (oserons nous même parler de HIM ?) mais cela nous rapproche également d'autres français talentueux comme ANGELLORE auquel s'ajouterait une grandiloquence qui pourrait venir d'un WHILE HEAVEN WEPT par exemple, celui d'Of Empires Forlorn, la mélodie, la mélancolie est donc bien au rendez-vous. Pour compléter cela, un grand point positif pour cette voix claire de Yannick DILLY qui ne tombe jamais dans le mielleux pour la plus grande réussite de ce deuxième album. Toutefois, ce deuxième album, Enfant De La Nuit, réclame bien des écoutes car la présence très forte des claviers pouvant laisser paraitre une impression de Jean Michel JARRE par moment (l'introduction de "Discovery" par exemple) et qui masque le jeu de guitare et même la batterie, bien aidé par une production cotonneuse, très chaleureuse, elle nous enveloppe de sa délicatesse et relègue au second plan l'intensité de quelques parties de guitare un peu plus menaçantes ("Children Of The Night"). Mais attention, ce n'est pas là un défaut mais un parti pris car c'est bien dans cette direction que le trio s'engage avec conviction afin de définir une ambiance mélancolique, là-dessus, le pari est bien réussi. Par contre, on peut reprocher à ce deuxième album ce cloisonnement et ce manque de hargne parfois, il manque un peu de furie pour mieux faire ressortir la mélancolie, c'est également le reproche que l'on pourrait faire à COLOSSEUM ou à MONOLITHE sans vouloir toucher à la définition même du style, mais aussi cette utilisation récurrente d'éléments électroniques ("The Passenger") qui gonflent un peu inutilement la masse d'information à ingurgiter alors que les claviers et les guitares se suffisent largement. Bien entendu, les grincheux diront qu'IXION ne fait pas avancer le sujet, mais il contribue largement à ce qu'il soit encore d'actualité tant cet Enfant De La Nuit est inspiré et qui, en plus, confirme la très bonne impression laissée par le premier album. Définitivement un groupe à suivre et un album à se procurer.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

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STEVEN WILSON - 4½

Publié le par Nono666

STEVEN WILSON - 4½
Kscope Records
Style : Progressive Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2016
Site Web : www.stevenwilsonhq.com

2016 - 4½



01. My Book Of Regrets / 02. Year Of The Plague / 03. Happiness III / 04. Sunday Rain Sets In / 05. Vermillioncore / 06. Don't Hate Me

Le prolifique STEVEN WILSON nous revient seulement 10 mois après le formidable et très émouvant Hand. Cannot. Erase.. Ce n'est pas un véritable opus du génial binoclard anglais mais plutôt un mini-album de 37 minutes, issu des chûtes studio des deux derniers efforts, le déjà nommé Hand. Cannot. Erase. (2015) et l'énorme The Raven That Refused To Sing (And Other Stories) (2013). Sur les six titres proposés, trois sont instrumentaux : le court et mélancolique "Year Of The Plague", très beau, et faisant penser à une jolie berceuse pour enfant, le mystérieux et angoissant "Sunday Rain Sets In", avec ses arpèges noirs, créant une magnifique ambiance des plus lugubre. L'orchestration est magnifique, comme une bande son de film fantastique. Et pour finir le groovant (beau duo basse/batterie) et déjanté "Vermillioncore". Beaucoup de couleurs musicales dans tout ça (Ambient, Pop, approche jazzy...), et un groupe des plus talentueux pour les mettre en place et les faire résonner avec grâce. Steven WILSON pose également son beau phrasé vocal sur le long Pop/Rock progressif "My Book Of Regrets" au riff très accrocheur. Cependant, la pièce maitresse de ce semble se trouver à la fin avec la sublime reprise du "Don't Hate Me" de PORCUPINE TREE où Wilson est, une nouvelle fois, accompagné avec élégance et grand talent de Ninet Tayeb, déjà présente sur Hand. Cannot. Erase.. L'accompagenement musical est sublime (les parties guitare de Guthrie Govan) où apparaît même une éblouissante partition de saxophone, la basse de Nick Beggs est, quant à elle, toujours des plus virvoltante. Si au final, ce nouvel opus se veut beau et attachant, il n'est pas forcément indispensable, il s'agit plus là d'une sorte de petit cadeau aux fans dont votre serviteur fait incontestablement partie.

Chronique : Papa Bordg

7,5

 

 

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