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MOURNING SOUL - Ego Death - Ritual I

Publié le par Nono666

MOURNING SOUL - Ego Death – Ritual I
Dolorem Records
Style : Black Metal
Origine : Italie
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/Mourning-Soul

MOURNING SOUL - Ego Death - Ritual I



01. Salvation (To The Temple Of Knowledge) / 02. Resurrection Through The Serpent’s Light / 03. The Cold Embrace Calls Me / 04. Weltschmerz (The Heavyness Of Sin) / 05. Chamber Of Bones / 06. Bleeding By Thorns / 07. Moribunds / 08. Ultima Solitudo / 09. The Judgement Of Gehenna

MOURNING SOUL nous vient d’Italie et le groupe est signé sur le label français Dolorem Records. Ils disent « jouer un Black Metal dans la plus pure tradition des années 90 », pourtant, dès  les premières notes, ça sonne  très moderne. Le son n’est pas du tout « old school » (c’est un compliment), les riffs non plus. Puis des parties plus Black Metal arrivent avec "Resurrection Through The Serpent" : couvertures à la double pédale, riffs mélancoliques et torturés, voix écorchée. Le début fait penser à du TRELLDOM..., des passages calmes en plus. Globalement, la basse est présente, assez ronde. Cet album est vraiment un mélange entre violence, plutôt moderne, et Black Metal old school. "The Cold Embrace Calls Me" est plutôt explosive, et perd en mélodie, du coup. "Moribunds" a une atmosphère très moderne, dans la veine des groupes d’aujourd’hui… quelques beaux riffs, mais globalement ennuyeuse. La fin, avec des cris torturés et des plaintes, m’a endormie. Ego Death – Ritual I est un album assez violent, avec parfois des arpèges très noirs, une ambiance froide et mélancolique, un son propre. Quelques soli Thrash, un peu vieillots ici et là, des samples... On retrouve tout de même un esprit 90’s. Malgré tout, le côté diablerie occulte et chaos est  franchement périmé. En 2016, on attend des thèmes plus originaux, car tout à été exploré niveau occultisme mystique et extermination misanthropique. Je n’ai pas été vraiment emballée par cet album, qui mérite tout de même un 7/10 pour le travail et le niveau technique. Les parties sont bien exécutées, la composition est travaillée, rien n’est fait à la « va-vite », tout est propre et carré. La musique est  mature, très aboutie, le son est moderne et agréable. Il y a effectivement une influence Black Metal, parfois des riffs plutôt mélodieux, mais le tout reste assez fade et sans âme, à mon sens.

Chronique : Fanny

MOURNING SOUL - Ego Death - Ritual I

 

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ABYSSIC - A Winter's Tale

Publié le par Nono666

ABYSSIC - A Winter's Tale
Osmose Productions
Style : Orchestral Doom Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2016
Site Web : www.abyssic.com

ABYSSIC - A Winter's Tale



01. Funeral Elegy / 02. A Winter's Tale / 03. Sombre Dreams / 04. The Silent Shrine

Du tréfonds des abysses émerge ABYSSIC, combo norvégien formé de Memock (chant, guitare, basse, contrebasse) et Elvorn (guitare), deux membres de SUSPERIA, accompagnés d'Asgeir Mickelson (guitare, batterie - SPIRAL ARCHITECT, ex-BORKNAGAR, ex-IHSAHN) et André Aaslie (chant, basse, claviers - GROMTH, IMAGES AT TWILIGHT). Avec son premier album, A Winter's Tale, ABYSSIC convie l'auditeur à un véritable voyage initiatique le transportant dans une dimension jusqu'à lors jamais atteinte, subjugué par la beauté enivrante de cette oeuvre, de laquelle émane une sensation rarement ressentie auparavant. Nous sommes en présence ici d'un Funeral Doom, symphonique et profond, qui prend sa source du côté de groupes tels que MY DYING BRIDE et DIMMU BORGIR pour les influences les plus évidentes, mais également de BEYOND TWILIGHT et EMPEROR pour le côté plus subtil. Que du lourd, en somme ! Composé de 4 titres pour près d'une heure-vingt d'une musique extraordinaire, sombre et ensorcelante (le morceau-titre dure tout de même plus de 28 minutes), ce A Winter's Tale nous offre, sur fond philharmonique, une musique lente, lourde et puissante, chargée en sentiments mélancoliques venant tout droit des abîmes des mondes souterrains. Sur une base musicale Doom/Death à l'ambiance très Dark, cette somme d'influences donne quelque chose d'innovant et d'unique, faisant de cet opus un véritable chef d'oeuvre à la personnalité bien marquée ! Publier un tel album comme première réalisation est absolument fabuleux et terriblement jouissif, une oeuvre d'art d'une splendeur inouïe !

Chronique : Papa Bordg

ABYSSIC - A Winter's Tale

 

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DEFTONES - Gore

Publié le par Nono666

DEFTONES - Gore
Reprise Records
Style : Alternative Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.deftones.com

DEFTONES - Gore



01. Prayers/Triangles / 02. Acid Hologram / 03. Doomed User / 04. Geometric Headdress / 05. Hearts and Wires / 06. Pittura Infamante / 07. Xenon / 08. (L)MIRL / 09. Gore / 10. Phantom Bride / 11. Rubicon

Après le plutôt varié Koi No Yokan (2012) s'avérant être une oeuvre à fleur de peau mais manquant cruellement de génie et de titres marquants, les californiens de DEFTONES nous reviennent en ce printemps 2016 avec leur huitième album, Gore, produit par Matt Hyde. On retrouve toutes les qualités propres à DEFTONES : de superbes compositions, la voix habitée du charismatique Chino Moreno, la puissance et le groove de la section rythmique, et bien sûr cette originalité qui porte les Américains. L'approche de ce Gore semble toutefois moins immédiate, plus complexe et sombre que son prédécesseur. La musique, quant à elle, se veut plus nerveuse, méchante et déchirante que jamais, avec d'exceptionnelles partitions basse/batterie de la paire Sergio Vega / Abe Cunningham. Le premier single "Prayers/Triangles" en est la parfaite illustration : une batterie lançant les hostilités, une basse très métallique l'accompagnant, un morceau tour à tour lancinant, doux, tendu et volcanique. DEFTONES sachant évidemment jouer de toutes les émotions. Plutôt Classique mais furieusement beau. Notons sur ce Gore, le travail considérable fait sur les guitares par l'omniprésent Stephen Carpenter, tant par son impact que par la finesse de son jeu avec de nombreuses petites trouvailles ("Gore", "Phantom Bride")... Les sentiments sont toujours aussi bien représentés, épaulés par des riffs plus rageurs et pachydermiques, parfois presque psychédéliques, l'original "Acid Hologram" en est la parfaite illustration. "Doomed User" décape sévère également, avec son superbe riff heavy. "Xenon", lui aussi, dispose d'un beau riffing d'introduction. Mais le groupe sait aussi se faire plus lancinant, hypnotique et progressif (le splendide "Hearts And Wires", "(L)MIRL" ou "Phantom Bride" au refrain magnifique). Chino Moreno chante divinement bien, superbement secondé par les riches parties de gratte de Carpenter. Moment fort avec le monstrueux "Gore" où, une fois de plus, Carpenter excelle. "Rubican" clôture avec panache et virilité cette nouvelle pépite, avec une fin où l'on peut sentir combien le groupe américain affectionne TOOL ! Gore est un album très riche, à apprivoiser avec le temps, disposant de nombreuses qualités et notamment toutes ces parties guitaristiques qui en font un must en la matière !

Chronique : Papa Bordg

DEFTONES - Gore

 

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PSYCHOÏD - Thrash-Test

Publié le par Nono666

PSYCHOÏD - Thrash-Test
M.U.S.I.C Records
Style : Thrash Metal
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/Psychoïd-Thrash-metal

PSYCHOÏD - Thrash-Test



01. Anarchy / 02. Platoon Of Death / 03. Poltergeist / 04. We Kick Your Ass

Point d'envolées majestueuses, de montées de manches gracieuses, de riffs complexes et recherchés ou d'accords nécessitant une profonde maîtrise des recoins les moins connus du solfège chez PSYCHOÏD : la beauté du Thrash n'est elle dans la saleté et la rapidité primaire ? Tel est le parti pris du groupe ; les plus sceptiques pourront difficilement leur en vouloir à l'écoute de Thrash-Test (E.P portant bien son nom), à moins d'être en quête d'un Metal recherché et raffiné. Là encore, ce n'est pas le but du groupe. On a juste là un E.P qui parait plutôt peu marquant au premier abord mais qui, au final, reste en mémoire grâce à un atout non négligeable en plus : son côté incroyablement Rock'n'roll. Que ça soit du son de guitare cradingue aux riffs majeurs ("Poltergeist"), en passant par les énergiques solos qui recouvrent un tapis d'instruments éparpillé, tout est simpliste aux possibles : quelques power chords (quinte juste + octave, si t'es un puriste de la noble pratique musicale), des cordes à vide, un rythme sympa, un chant aigu et vaguement punk, on va vite et c'est parti. Ceci étant poussé au point d'en devenir une réelle signature sonore, se démarquant plus qu'un grand nombre de formations Thrash misant sur les grosses productions et les riffs groovy. Les refrains sont à la limite de l'entêtant, c'est à vous dire. On regrette juste un son de batterie qui aurait éventuellement pu être plus percutant, mais peut être que cela briserait l'harmonie bancale crée par la fusion des influences toutes plus entraînantes les unes que les autres. Car oui, ce qui est magique, c'est que ce groupe arrive à gérer plein d'influences extérieures (étant principalement citées précédemment, mais je souhaite tout de même rajouter que certains passages sont limite Heavy), tout en restant purement ancré dans le genre qui donne son nom à l'album. Vous l'aurez compris, la recette est à testée, et le test est réussi : un E.P dansant, anarchique mais maîtrisé d'une habilité maladroite. A l'ancienne. Donc, si t'aimes bien le Punk, ou le Thrash, ou le Heavy, ou le vieux Rock'n'roll vitaminé, bah il faut que t'écoutes cet opus cool et sans prise de tête, dont le format court s'adapte au contenu jusqu'à en devenir un aboutissement. Le tout passe très, très vite, et peut s'écouter un nombre incalculable de fois, dans la joie et la bonne humeur.

Chronique : Durchfall

PSYCHOÏD - Thrash-Test

 

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MAHESTRYA - The Undying Thing

Publié le par Nono666

MAHESTRYA - The Undying Thing
M&O Music
Style : Progressive Modern Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/Mahestrya

MAHESTRYA - The Undying Thing



01.  Beneath The Surface / 02. Amnesia / 03. Lost Odyssey / 04. Dissenssion / 05. The Call / 06. Breath From Abyss / 07. Infected Souls / 08. The Cursed Shepperd / 09. Laments Of Sirens

Si l'on parle souvent de cavalcades pour désigner les envolées galopantes (2 doubles croches ×50) du Heavy cher à une bonne partie du public qualifié « Metal », le terme paraît fort peu approprié pour décrire le Death Progressif/Technique à tendance Djent de MAHESTRYA. Afin de clarifier les choses aux personnes peu familières au style, à moins de posséder un étalon doté d'une douzaine de pattes, boitant terriblement et étant ivre, il y a peu de chances d'obtenir un rendu se rapprochant du style en question, ode apocalyptique au chaos sonore, de part ses groupements de cordes à vides, le tout joué dans les basses profondeurs de guitares surchargées. Ainsi pourrait-on décrire le fond de ce combo Français dont la première production est parue cette année ; qu'en est-il de la forme ?

Comme beaucoup de groupes du genre, MAHESTRYA mise sur l'inhumain en musique, usant de la fameuse recette : le dévastateur mélange d'un Groove puissant et destructeur, avec des mélodies tragiques et prenantes (tapping et sweep picking étant mis à l'honneur, car oui, la technicité est l'une des principales marque de ce genre de musique, mais ça, vous l'aurez deviné), le tout étoffé par le son claquant et percutant des instruments. Le résultat n'est que très peu inconnu aux amateurs de la scène : la température de cette musique est assez basse, de part ses ambiances glaciales et ravageuses aux relents futuristes assumés. La brutalité n'est évidemment pas en reste, le Death étant la principale branche dans laquelle s'ancre le groupe, amenant sa patte violente, représentée par un chant caverneux, recouvrant magistralement les nappes denses décrites auparavant. Bilan, donc ?

Les plus renseignés l'auront compris, l'originalité n'est point au rendez-vous, et là encore, nous sommes face à un groupe qui, au delà du fait qu'il fait très bien son travail, peine à se démarquer. Rajoutez à cela que l'album s'étire un peu en longueur (aucune variation au niveau des morceaux, qui finissent par tous se ressembler, des manques d'inspiration étalés sur l'album, etc.), et vous obtiendrez les principaux défauts de MAHESTRYA, qui signe tout de même une performance appréciable pour une première production, d'autant plus que les ambiances sont très travaillées et prenantes, pour peu qu'on y prête une attention suffisante. A écouter si vous voulez découvrir le style, ou tout simplement satisfaire votre soif de Death Moderne.

Chronique : Durchfall

MAHESTRYA - The Undying Thing

 

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RAGNAROK - Psychopathology

Publié le par Nono666

RAGNAROK - Psychopathology
Agonia Records
Style : Black Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2016
Site Web : www.ragnarokhorde.com

RAGNAROK - Psychopathology



01. Dominance & Submission / 02. I Hate / 03. Psychopathology / 04. My Creator / 05. Infernal Majesty / 06. Heretic / 07. Into The Abyss / 08. The Eighth Of The Seven Plagues / 09. Lies / 10. Blood / 11. Where Dreams Come To Die

Ragnarok… tout un monde de glace et de fjords qui s’ouvre à moi ! Tout un monde ancestral, peuplé d’anciennes divinités païennes et nordiques, qui s’entrechoquent jusqu’au « Ragnarok final » (fin de ce monde pourri qui donnera naissance à monde meilleur… tout un concept ! Mais dois-je encore expliquer ça à des metalleux tous calés en mythologie scandinave ?). RAGNAROK officie depuis 1994 et a bercé mon adolescence avec sa musique enragée et diabolique. Alors bon, ça fait plus de 20 ans qu’ils pondent des albums ! Font-ils encore quelque chose de valable ? J’envoie la musique et… en effet, ça déboite. C’est du très bon Black Metal : puissant, enragé, rapide ! OK, ça me va… Des mélodies, avec de belles couvertures à la double : magistral et puissant ! Des arpèges bien noirs et inspirés, c’est tout simplement beau : alors que demander d’autre ? Et puis… et puis il y a "Infernal Majesty" et là, je reste sans voix !!! Un  chef d’œuvre ! Une mélodie à vous couper le souffle tout net, sans vous laisser un instant de répit ! Du Black comme on aime, puissant, ravageur et mélodieux. Arrive ensuite "Heretic", et là, c’est le grand frisson ! On est pas loin de "Storm of the Light's Bane" (grande et ultime référence à mes yeux). Le riff principal est magique ! Psychopathology nous offre un Black Metal très brutal et ultra violent. Les mélodies sont nerveuses. Les rythmes sont sur vitaminés, la double, très rapide, est présente du début à la fin et les blasts prédominent. Parfois, c’est un peu trop et ça empêche les riffs d’être mis en valeur comme il faudrait. Parfois, pourtant, RAGNAROK sait se poser, et là, c’est juste magique ! La batterie dosée comme il faut, plus sincère, plus délicate, qui habille les mélodies juste comme il faut. Le seul point négatif serait le chant, un peu trop feutré à mon goût  et surtout, beaucoup trop présent. J’ai eu envie de lui dire de se taire pour laisser la place aux guitares, qui sont simplement merveilleuses ! Mis à part ça, Psychopathology est l’un des meilleurs albums de Black Metal qui m’ait été donnée d’écouter depuis très longtemps. Les parties guitares sont très inspirées, les riffs magnifiques, la batterie ultra violente, c’est juste un chef-d’œuvre comme on n'en fait plus ! Une bombe atomique, qui explose à vos oreilles, entre majesté et immensité. Pendez-vous si vous ne vous l’êtes pas encore procuré !

Chronique : Fanny

RAGNAROK - Psychopathology

 

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ABYSSE - I Am The Wolf

Publié le par Nono666

ABYSSE - I Am The Wolf
Black Wave Promotion
Style : Instrumental Heavy Sounds
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.abysse.bandcamp.com

ABYSSE - I Am The Wolf



01. Persuasion / 02. Architecture Of Bones / 03. I Will Rise / 04. Blood To You All / 05. I Am Ready To Be Her Son / 06. Frozen Flesh / 07. Reality & Secret

Les gars d'ABYSSE ont pour habitude de soigner le moindre détail de leurs sorties, En(d)grave, leur premier album bénéficiait déjà de cet état d'esprit pour un résultat saisissant, il faut dire que Le Vide est Forme nous avait déjà mis la puce à l'oreille. L'an passé, le groupe publiait son premier clip pour illustrer le morceau "Forest Monument" de ce premier opus, lui aussi porteur de cette attention et de cette esthétique incroyable développée par le groupe. Pourtant, le Metal instrumental n'est pas la parole la plus facile à répandre mais ABYSSE possède bien des arguments et des atouts pour les plus réfractaires. Avec des dynamiques très présentes, des changements de tempo ("I Will Rise") allant du riff Doomy au lead qu'un certain PARADISE LOST n'aurait pas renié et même ce blast à la batterie ("Architecture Of Bones"), bon blast mid-tempo... mais blast quand même, et c'est d'ailleurs une des réussites de ce deuxième album, la batterie ! Essayons de construire un peu la réflexion, si En(d)grave était absolument génial, à côté de cet I Am The Wolf, la production a gagné en couilles, les guitares accrochent bien l'oreille, n'hésitent pas à trainer la savate ("I Will Rise") pour un résultat Post-Sludge réussi et déjà présent sur le premier opus, mais la production sur la section rythmique amène clairement ce deuxième album à un niveau supérieur, basse claquante ("Persuasion"), caisse claire bien profonde, rythmique alambiquée mais jamais dans la surenchère technique, Seb sait se faire discret à l'image de ce "Blood To You All" et d'ailleurs si En(d)grave était finalement assez lumineux tant visuellement que dans le son, cet I Am The Wolf montre une facette plus sombre bien suivie par la production, les titres et la musique elle-même, on relèvera tout de même quelques bons moments d'espérance ici et là, comme pour mieux replonger. ABYSSE développe tout de même sur cet album une facette différente, pas tellement dans le style, mais plutôt dans l'efficacité des structures, de la dynamique de l'album et des riffs proposés très variés, un "Architecture Of Bones" par exemple semble nous emmener un temps vers le Post-Hardcore mais avec cette trame menaçante en fond, une ambiance sombre finalement toujours présente en fil rouge, et si le premier album avait séduit par l'effet de surprise également, cet I Am The Wolf présente également la particularité que les morceaux auraient très bien pu accueillir du chant alors que jusque là ABYSSE nous présentait des titres assez fermés à cet exercice. Egalement plus concis dans son ambiance, cet album n'a pas besoin d'imprégner ses morceaux de différents styles bien marqués, le groupe a digéré ses influences depuis bien longtemps mais ici la patte ABYSSE s'affirme encore plus et les Français ne peuvent être limités au Sludge, Post-Hardcore ou autres styles car même s'ils s'en nourrissent largement, la description Instrumental Heavy Sounds donnée par le groupe lui-même est tellement plus réaliste, alors amateur de Metal en général, ce groupe propose là un album sublimement noir, une vraie confirmation.

Chronique : Aymerick Painless

ABYSSE - I Am The Wolf

 

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THE BOTTLE DOOM LAZY BAND - Lost N' Drunk

Publié le par Nono666

THE BOTTLE DOOM LAZY BAND - Lost N’ Drunk
Emanes Metal Records
Style : Doom Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.bottledoomlazyband.com

THE BOTTLE DOOM LAZY BAND - Lost N' Drunk



01. Smiling Tomb / 02. Welcome To The Nearest Grave / 03. Lost N' Drunk / 04. Endless Crusade / 05. Too Old / 06. Practice A Last Rite

Avec dix ans de carrière et plusieurs sorties remarquées, les poitevins de THE BOTTLE DOOM LAZY BAND ont réussi à se faire un nom sur la scène Doom nationale, jusqu’à en devenir un incontournable. Malgré cela, leur discographie ne comptait jusqu’ici qu’un seul véritable album, le très bon Blood For The Bloodking (2008). Une hérésie aujourd’hui réparée avec la sortie de Lost N’ Drunk. Si le format (6 titres pour 50 minutes de musique) et l’approche façon « Doom graisseux et décadent » n’ont pas réellement changé, on sent tout de même une affirmation accrue de la personnalité du quintet, qui semble se lâcher comme jamais. C’est notamment le cas de Bottle Ben (chant) qui, dès le menaçant "Smiling Tomb", n’hésite pas à en faire des caisses dans son rôle de sorcier imbibé. Son chant, mariant voix rocailleuse et interprétation théâtrale, est d’ailleurs à peu près le seul sujet qui pourra diviser concernant cet album, tant la partie instrumentale est indéniablement intense et fluide. Personnellement, je verrais plutôt cette voix très originale comme un atout pour TBDLB, mais cela reste affaire de goûts. Pour en revenir au fond, la ligne de cornemuse qui surplombe les guitares hallucinées de "Welcome To The Nearest Grave" ne fait que rendre cette longue complainte encore plus envoutante. Plus compact mais tout aussi catchy, le morceau-titre n’aurait pas dépareillé, d’un point de vue musical, sur le référentiel Forest of Equilibrium de CATHEDRAL, c’est dire le niveau ! Retour à un style incantatoire avec "Endless Crusade" et groovy sur "Too Old", deux morceaux qui, sans ternir la qualité de l’ensemble, s’avèrent simplement plus classiques (malgré les attaques rythmiques fiévreuses qui nous surprennent sur le second). C’est donc "Practice A Last Rite" qui se charge de nous achever avec un début rentre-dedans qui fait progressivement place à un long spoken word de Ben sur fond de « fête de la guitare » : un long solo débridé auquel succèdent des motifs atmosphériques en son clair apportant l’accalmie, tandis que Ben lâche ses derniers « Goodbye ». Eprouvant mais jouissif ! Dommage que le « refrain » dégainé rapidement en début de morceau ne fasse pas un petit comeback qui, je crois, aurait pu s’avérer fracassant ! Que dire de plus, si ce n’est que le son de Lost N’ Drunk possède juste ce qu’il faut de DIY et se veut très naturel, en particulier du côté de la batterie, un autre bon point ! Bien sûr, les non-initiés auront peut-être du mal à entrer dans cet univers déviant, mais la récompense est finalement plutôt accessible puisqu’il n’est pas besoin d’être un doomster acharné pour entrevoir ici le talent pur et simple. Impossible, au final, de faire l’impasse sur cette galette qui surpasse allègrement son ainée.

Chronique : Morbid S.

THE BOTTLE DOOM LAZY BAND - Lost N' Drunk

 

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DIRTY ACTION - Best Of Vol.1 - The Singles Collection

Publié le par Nono666

DIRTY ACTION - Best Of Vol.1 - The Single Collection
Red Stone Records
Style : Melodic Hard Rock/Glam
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.dirtyactionofficial.com

DIRTY ACTION - Best Of Vol.1 - The Singles Collection



01. Ringmaster's Speech / 02. Welcome To The Electric Circus / 03. Bad Boys #1 / 04. Hell Is Without You / 05. Listen To The Radio / 06. Porn Revenge / 07. It's Over Now (Song For Ale) / 08. Just A Rock'n'Roll Band / 09. Sexy Lady / 10. Tonite / 11. I Wanna Be Loved / 12. Rock This Place / 13. Work Hard

DIRTY ACTION, ce nom ne dira peut-être pas grand chose au plus grand nombre d'entre vous, à raison puisque le groupe, formé en 2014, n'a sorti son premier album qu'à l'été 2015. Mais si on vous précise que ledit groupe est composé de Pierre Bremond (basse), Fabrice Fourgeaud (guitares) et Thierry Gaulme (batterie), voilà qui devrait vous parler un peu plus, car, en effet, nos trois gaillards ont déjà pas mal bourlingué sur la scène Hard/Metal française, notamment en tant que membres d'ATTENTAT ROCK et de PINK ROSE, mais également, pour F. Fourgeaud, aux côtés d'artistes plus mainstream comme Stephan Eicher ou Rachid Taha... Et pour les accompagner dans cette nouvelle aventure, ils ont embauché le chanteur franco-suédois, Tommy Karlson (LYIN' EYES, MISS UNDERSTOOD, BROADWAY).

Singulière idée que d'intituler son premier album, Best Of Vol.1 - The Single Collection, mais à l'écoute de la galette, on peut se dire que ce titre n'est finalement pas si déplacé tant il nous est proposé ici des morceaux imparables aux allures de "hits" qui auraient tous leur place sur un véritable Best Of digne de ce nom ("Listen To The Radio", "Bad Boys #1", "Hell Is Without You",...). DIRTY ACTION nous livre ici des titres hyper entrainants et accrocheurs qui ne manqueront pas de vous transporter au coeur des 80's et de la vague Hard US de l'époque (aussi connue sous le nom de Hair Metal). Refrains efficaces à reprendre en choeur, gros riffs mélodiques incisifs, DIRTY ACTION se situe plus aisément dans la veine de PINK ROSE que dans celle d'ATTENTAT ROCK car nous sommes ici en présence d'un style dont les influences sont davantage à rechercher du côté des T-REX, SLADE, QUEEN, THIN LIZZY ou GUNS 'N ROSES, laissant apparaitre la facette la plus Hard/Heavy mélodique, voire Glam Rock, le tout habilement exécuté par des musiciens au talent indéniable... du bon Rock'n'Roll comme on l'aime, simple, sincère et sans prétention ! A recommander aux amateurs des groupes précités mais également aux fans de groupes tels que EUROPE, TREAT, DANGER DANGER ou BON JOVI (la ballade "It's Over Now (Song For Ale)")... Dynamisme et efficacité semblent être les maitre-mots caractérisant le mieux la musique de DIRTY ACTION, un groupe des plus prometteur qui ne devrait pas vous laisser indifférent... Vous voilà prévenus !

Chronique : Nono666

DIRTY ACTION - Best Of Vol.1 - The Singles Collection

 

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INGLORIOUS - Inglorious

Publié le par Nono666

INGLORIOUS - Inglorious
Frontiers Records
Style : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2015
Site Web : www.inglorious.com

INGLORIOUS - Inglorious



01. Until I Die / 02. Breakaway / 03. High Flying Gypsy / 04. Holy Water / 05. Warning / 06. Bleed For You / 07. Girl Got A Gun / 08. You're Mine / 09. Inglorious / 10. Wake / 11. Unaware

INGLORIOUS est un groupe de jeunots venus d'Angleterre. De quel type de musique s'agit-il ? Écoutez l'intro: un orgue Hammond, puis une rythmique et une guitare qui nous ramène bien loin dans le temps, et cette voix chaude, mais on dirait presque Coverdale ! Oui, INGLORIOUS aime DEEP PURPLE, RAINBOW, WHITESNAKE, et ça s'entend ! Le chanteur Nathan James a, sans forcer son talent, un grain de voix très proche de celui du jeune David. On est donc bien dans un Hard Rock classique, très bien exécuté. Très bonne production bien claire. L'inspiration est évidente, mais on sent tout de même des touches de modernité, bien senties, qui actualisent davantage la musique. Ce qui nous fait parler d'inspiration et non de plagia. Si la rythmique est typique du Pourpre Profond, la lead guitare n'est pas totalement calquée sur Blackmore, elle se veut plus moderne dans le style, et les soli sont plus personnels. L'album défile avec grand plaisir, c'est une très bonne surprise, et il devrait contenter sans trop de difficultés les amateurs du style, même si on ne tient pas là un album révolutionnaire ou ni un incontournable.

Chronique : Dany VH

INGLORIOUS - Inglorious



Voici une nouvelle formation dont le chanteur Nathan James apparait notamment sur le Scorpions Revisited d'ULI JON ROTH. Si l'on comprend bien les quelques lignes des médias spécialisés, INGLORIOUS est le digne héritier des WHITESNAKE, RAINBOW ou encore LED ZEPPELIN ! C'est sûrement là que le bât blesse car, forcément, l'auditeur qui écoute ce genre de groupes depuis pas mal d'années se voit attirer d'y jeter une oreille des plus attentive. Et même si ce n'est pas tout à fait faux pour certains passages, il risque de rester quand même largement sur sa faim dans l'ensemble et surtout au fur et à mesure de l'avancée de l'album.

Le premier titre étant plutôt de bonne facture bien qu'ayant quand même du mal à décoller. En effet, l'intro à l'orgue façon DEEP PURPLE, et surtout le tempo (volontairement ?) similaire à "Highway Star", laisse place à un riff basique un peu décevant... En revanche, dès "Breakaway", contrat rempli pour l'effet de comparaison digne des plus grands moments du serpent blanc. Voilà un morceau qui arrache tout en étant mélodique. "High Flying Gypsy", plus en retenue et au riff lourd, laisse l'étendue vocale de Nathan James se déployer avec un refrain relevé; sûrement un futur classique si le groupe fait plus qu'une étincelle. "Holy Water" enfonce le clou dans le même registre mid tempo, tout en montant d'un cran en profondeur... intonation à la Coverdale en évitant le plagiat. Encore un bon moment. "Warning" déboule à cent à l'heure et nous renvoie directement chez SCORPIONS (période Uli Jon Roth, forcément) avec ce riff rappelant largement "All Night Long". La puissante ballade "Bleed For You" reste ancré dans cette ère qui rappelle furieusement des titres comme "Yellow Raven" pour les couplets surtout. Premier constat satisfaisant si l'album s'arrêtait là, les influences étant bien assimilées tout en gardant une personnalité générale et surtout un sens mélodique intéressant. Hélas, "Girl Got A Gun" est doté d'un refrain plat qui laisse pour la première fois l'auditeur se détacher de l'écoute. Moyen moyen tout ça. "You're Mine" n'arrange pas les choses, avec son riff répétitif et le reste qui à du mal à soulever les troupes... et dans ce cas-là, l'atout de la voix de Nathan James peut vite se révéler pénible lorsque celle-ci est trop forcée. D'ailleurs, dans l'ensemble, on y gagnerait sûrement si le côté un peu braillard était moins présent. Le côté soporifique s'accentue avec le titre éponyme "Inglorious". La première réelle ballade "Wake" aurait pu être pas mal mais le refrain hérisse les écoutilles irraisonnablement. Enfin, intro au piano plutôt inutile pour "Unaware", laissant place à un gros riff puis à un chorus mélodique qui, hélas, arrive sur un refrain bien anecdotique. Impression finale d'ennui... Constat final bien décevant malgré une première moitié réussie, c'est dommage. La comparaison avec les plus dignes représentants du Hard Rock mélodique en prend un coup, mais bon... quelques morceaux sauvent les meubles et laissent espérer un futur meilleur, si tout ça n'est pas qu'un feu de paille. A conseiller quand même, sans trop s'emballer non plus par avance avec les comparaisons hâtives.

Chronique : Renegade88

INGLORIOUS - Inglorious

 

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