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OMNIUM GATHERUM - Grey Heavens

Publié le par Nono666

OMNIUM GATHERUM - Grey Heavens
Lifeforce Records
Style : Melodic Death Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2016
Site Web : www.omniumgatherum.org

OMNIUM GATHERUM - Grey Heavens



01. The Pit / 02. Skyline / 03. Frontiers / 04. Majesty and Silence / 05. Rejuvenate! / 06. Foundation / 07. The Great Liberation / 08. Ophidian Sunrise / 09. These Grey Heavens / 10. Storm Front

Resté dans l'ombre d'autres groupes considérés comme pionniers du Death Mélodique, et pourtant à peine plus jeune, OMNIUM GATHERUM sort en 2016 un septième album, tout de gris vêtu, de la pochette jusqu'au nom... En passant par la musique ?

Si Grey Heavens s'ouvre sur le puissant "The Pit" (ce dernier sera sûrement remué à son écoute) au groove destructeur, ouvrant à merveille un album de Death Mélodique classique et efficace, moderne à souhait, il y a bien une raison : ce morceau, et l'album en général, est coloré, que ça soit dans ses parties chantées, parsemées habilement sur l'album, sur le son des instruments, la variété des morceaux, aux thèmes musicaux divers, le sens du rythme à tout épreuve, ou encore la violence, parfois mise sur le côté, mais présente aux moments propices. Ainsi, un titre comme "Skyline" est parfaitement bien composé, avec une atmosphère vaguement niaise mais au final extrêmement bien amenée et intéressante (le morceau en question étant doté d'un solo fort sympathique, et d'un riff d'abord martial puis presque enfantin). Et pour surprendre l'auditeur, on reprend le refrain quelques tons au dessus à la fin. J'ai menti, lors de ce paragraphe.

Le mixage de l'album, et les compos de manière générale, comme dit plus tôt, est très moderne, parfois un peu fade, mais en général, cet aspect renforce l'intensité des morceaux, ce qui n'est pas pour déplaire, ainsi qu'une ambiance globalement assez futuriste qui sait également se montrer sombre et inquiétante ("Majesty and Silence", pourtant baigné dans des percées lumineuses d'une pureté appréciable, aux mélodies de guitare lead acérées et efficaces). On peut toutefois reprocher à l'album de s'étirer un peu en longueur inutilement, même si cela est assez subjectif.

Vous cherchez un album qui vous transcende ? Qui vous surprenne ? Qui vous fasse sourire de part son audace ? Qui vous permette de vous défouler ? Passez votre chemin. Si cependant votre but est de vous détendre lors d'un voyage musical sympathique et efficace, parfois rêveur et puéril, ce Grey Heavens est fait pour vous, et il vous est conseillé de vous jeter dessus.

Chronique : Durchfall

OMNIUM GATHERUM - Grey Heavens

 

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SLAVE ONE - Disclosed Dioptric Principles

Publié le par Nono666

SLAVE ONE - Disclosed Dioptric Principles
Dolerem Records
Style : Technical Death Metal
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/SlaveOneMetal

SLAVE ONE - Disclosed Dioptric Principles



01. Deus Otiosus / 02. The Antikythera Mechanism / 03. Obsidian Protocol Achievement / 04. For Shiva Whispered The Universe / 05. Aeon Dissonance / 06. Liquid Transcendental Echoes / 07. Degenesis

Moi qui n’écoute que du Black Metal et qui suis nulle en mathématiques, je me risque à chroniquer un album de Death Metal ultra technique portant sur la dioptrique (référence à Descartes je suppose), tout un programme ! Je suis alors prise de sueurs froides et d’une profonde angoisse. Malgré la peur qui m’envahie, j’envoie quand même la musique. Dès les premières secondes, on est télé-transporté en Orient. Mon imagination me parle d’Iran, de Perse et d’autres contrées féériques des « Mille et Une Nuits ». La féérie s’arrête quand on entend les premières notes de guitare et de batterie. Ça déboite et ça défoule ! "Deus Otiosus" (une sorte de divinité ancestrale qui n’agirait plus sur ce qu’elle a crée… bref tout un concept philosophique !) nous rappelle qu’on écoute du Death technique, et pas des chants orientaux dans un hôtel de Marrakech. Les voix sont caverneuses et très gutturales. Les rythmiques sont lourdes, complexes et les riffs techniques (CF le style annoncé). "Obsidian Protocol Achievement" a quelques très bonnes ambiances. On a droit à un petit interlude avec "Aeon Dissonance", un genre de musique calme et sereine, comme si les éléments avaient enfin trouvé leur place dans le cosmos, qui alterne néanmoins avec des parties plus Metal. Tout est finesse dans la musique de SLAVE ONE, rien n’est purement brutal ou violent. Les parties sont effleurées, les mélodies colorées et même, parfois à la « Malmsteen » (on voit ce que vous écoutiez à 16 piges les gars !). On oscille gentiment entre le « Thrash-core », le Heavy et le Death Metal, mais avec délicatesse. Quelques voix chuchotées ici et là et une guitare soliste infatigable (comme le batteur d’ailleurs). Mais ce qui me dérange dans ce style, moi la néophyte du Technical Death Metal, c’est que l’on passe « du coq à l’âne ». On nous offre un superbe riff, mélodieux et entrainant, puis, bling, voilà un solo ultra aigu, et hop un autre truc... et là, personnellement, je me sens fatiguée et perdue. "The Antikythera Mechanism" suit cette méthode. Les autres aussi d’ailleurs. Le moins que l’on puisse dire avec Disclosed Dioptric Principles, c’est qu’on ne s’ennuie pas. L’album est riche, dense et varié. Des samples agrémentent la musique ici et là. Ça modernise les ambiances et c’est bien fichu ! Tout est ultra carré, ultra technique et précis. Même les fioritures sont millimétrées ! On ne rigole pas chez les SLAVE ONE et on aime les cases, les tangentes et les multiples. Au niveau des thématiques, on se situe plus dans la philosophie créatrice : la cosmogonique et ses rapports à la cosmologie et à la science. Encore une fois, les thèmes sont creusés et, comme sa musique, les textes de SLAVE ONE sont « tarabiscotés » et fouillés. Cela-dit, Disclosed Dioptric Principles est un excellent album de Death Metal ultra technique. Les instruments sont maîtrisés et envoient du haut niveau. Les compos sont très travaillées et rien n’est laissé au hasard. SLAVE ONE ne semble pas aimer le hasard d’ailleurs, et donne l’impression de vouloir sans cesse maîtriser les choses... Après cet interlude de psychologie de comptoir, il faut tout de même souligner que les amateurs du style vont adorer ! Quant aux autres, il faut écouter, ça vaut vraiment le détour !

Chronique : Fanny

SLAVE ONE - Disclosed Dioptric Principles

 

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ALMANAC - Tsar

Publié le par Nono666

ALMANAC - Tsar
Nuclear Blast
Style : Symphonic Power Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2016
Site Web : www.almanac.band

ALMANAC - Tsar



01. Tsar / 02. Self Blinded Eyes / 03. Darkness / 04. Hands Are Tied / 05. Children Of The Future / 06. No More Shadows / 07. Nevermore / 08. Reign Of Madness / 09. Flames Of Fate

Début 2015, après quinze ans passés au sein de RAGE, Victor Smolski, guitariste virtuose, quitte le navire pour monter un nouveau groupe nommé ALMANAC. Dans la continuité du dernier LINGUA MORTIS ORCHESTRA feat. RAGE, on retrouve un Power symphonique de haute volée se basant sur l'histoire de la Russie (La révolution Russe de 1917, les Tsars, et notamment l'un des plus barbare qui soit, Ivan le terrible). Pour satisfaire la teneur exceptionnellement riche de cette œuvre conceptuelle, Victor Smolski s'est entouré de l'orchestre philharmonique de Barcelone ainsi que de trois chanteurs : Andy B. Frank (BRAINSTORM), David Readman (PINK CREAM 69) et Jeannette Marchewka (déjà présente sur LMO). La production, signée Victor Smolski himself, puissante et claire, met parfaitement en relief les qualités techniques, symphoniques et épiques d'ALMANAC. Dès les premières notes du morceau-titre qui ouvre l'album, on est happé par le souffle intense de l'oeuvre, sa grandiloquence et sa majesté nous envahissent inexorablement. La musique est savamment dosée, superbement équilibrée entre la symphonie géniale et le Power/Heavy puissant et technique parfaitement maitrisé. Victor Smolski est hallucinant d'inventivité, de créativité et de technicité. L'interlude "Darkness" ne fait que le démontrer, introduit par un son chaud aux teintes orientales, et se terminant par de belles lignes de basse fretless exécutées par Armic Alic, s'enchaînant parfaitement avec un "Hands Are Tied" au riff groovy monstrueux. Et que dire du riff chaloupé de "Children Of The Future" aux trémolos discrets, rappelant un peu, sur sa fin, le jeu fou furieux du père Zakk Wylde. Le single "Self Blinded Eyes" possède lui aussi un riff tonitruant, la batterie y est ultra carrée, un véritable rouleau compresseur sur tout l'album d'ailleurs, et un passage progressif instrumental démentiel. Ce type est un génie, comme le prouve son solo irréel sur le vertigineux "No More Shadows" pouvant rappeler le grand ARK. Cette oeuvre n'a décidément aucune faiblesse. Attardons nous quelque peu sur tous ces refrains entêtants, inoubliables, qui donnent envie de taper du pied ("Tsar", "Self Blinded Eyes", "Hands Are Tied", "Children Of The Future", "No More Shadows"), tous terrifiants, originaux et bouleversants, avec des voix puissantes, agressives mais aussi tellement belles et harmonieuses, amenant les refrains au delà de l'inimaginable. Jeanette Marchewka est beaucoup plus discrète que ses deux autres camarades de jeu, intervenant uniquement sur deux titres ("Tsar" et le lent et langoureux "Reign Of Madness"). "Flames Of Fate" nous assène un dernier coup Power Prog derrière le crane et nous fracasse définitivement. Tsar est un premier album phénoménal, les ambiances symphoniques y sont distillées avec abnégation, ne jouant jamais sur la surenchère (la cornemuse de "Self Blinded Eyes", discrète mais foutrement belle). ALMANAC distille ici un savant mélange du meilleur de BLIND GUARDIAN pour le côté épique, et de ARK, pour sa musique lumineuse, originale et étincelante, le tout joué par des musiciens d'un niveau ahurissant. Au final, l'essai est transformé haut la main, Smolski frappe un grand coup avec ce premier album aux allures de véritable chef d'oeuvre !

Chronique : Papa Bordg

ALMANAC - Tsar

 

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IGGY POP - Post Pop Depression

Publié le par Nono666

IGGY POP - Post Pop Depression
Loma Vista Recordings
Style : Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.iggypop.com

IGGY POP - Post Pop Depression



01. Break Into Your Heart / 02. Gardenia / 03. American Valhalla / 04. In The Lobby / 05. Sunday / 06. Vulture / 07. German Days / 08. Chocolate Drops / 09. Paraguay

Monsieur IGGY POP sort en ce premier trimestre 2016 son dix-huitième album, Post Pop Depression, fruit d'une collaboration attendue et hyper excitante avec Josh Homme, le leader de QUEENS OF THE STONE AGE, également membre des EAGLES OF THE DEATH METAL. Le line-up est complété par Matt Helders (batterie - ARCTIC MONKEYS) et Dean Fertita (guitare/claviers - QUEENS OF THE STONE AGE). Les neuf compositions sont toutes signées du duo gagnant Pop/Homme, enregistrées dans le désert américain où Homme à ses habitudes. La production minimaliste de Josh Homme permet de mettre en relief la voix grave et lancinante de l'Iguane. Post Pop Depression propose un savant mélange d'une musique Rock originale, déstructurée et débridée, au son crade des années 70. Les tempos sont invariablement médiums ou lents, et les mélodies inspirées, imparables et touchantes. On peut parfois sentir planer l'ombre de David BOWIE sur quelques titres ("Gardenia", "America Valhalla"). La basse, instrument omniprésent sur ce Post Pop Depression ("Gardenia", "America Valhalla", "In The Lobby", "Sunday"), apporte beaucoup de groove à l'ensemble. "Sunday", quant à lui, est un met exquis, dansant, duquel s'échappe un parfum psychédélique, avec ses voix féminines (que l'on retrouve également sur "Paraguay") que l'on croirait tout droit sorties d'un film de Tarantino. Le côté bande son déjantée est aussi très prononcé sur l'acoustique fou de "Vultura" où le père Iggy semble en transe, comme possédé. Et n'oublions pas ce "Break Into Your Heart", petit bijou à l'ambiance très QUEENS OF THE STONE AGE en préambule de ce Post Pop Depression, magnifier par la voix profonde et exceptionnelle d'Iggy Pop. Les deux hommes nous signent là un superbe album, sentant bon l'originalité, le génie et les couleurs folles des 70's. Une Œuvre hypnotique et lancinante qui prendra sans mal possession de son auditoire.

Chronique : Papa Bordg

IGGY POP - Post Pop Depression

 

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NEW KEEPERS OF THE WATER TOWERS - Infernal Machine

Publié le par Nono666

NEW KEEPERS OF THE WATER TOWERS - Infernal Machine
Listenable Records
Style : Prog / Space Rock
Origine : Suède
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/NewKeepers

NEW KEEPERS OF THE WATER TOWERS - Infernal Machine



01. The Forever War / 02. Tracks Over Carcose / 03. Tachyon Deep / 04. Misantropin Kallar / 05. Escape Aleph Minor / 06. Jorden / 07. This Infernal Machine

On avait bien senti, sur Cosmic Child (2013), que les suédois de NEW KEEPERS OF THE WATER TOWERS avaient une approche très progressive et « cosmique » du Stoner. Pourtant, le nouvel et troisième album du groupe, Infernal Machine, prend une tournure encore plus barrée. Là où la musique gardait par le passé une forme relativement homogène, elle emprunte ici des chemins bien plus variés d’un morceau à l’autre. Et pour cause ! Ce nouvel effort s’appuyant sur une nouvelle de science-fiction, un « chapitrage » s’imposait en termes d’ambiances. Cela étant dit, le style global a également mué vers quelque chose de bien plus « visuel », encore moins basé sur le riff et au sein duquel le chant se fait rare. Pour peu que l’on s’installe confortablement, le voyage est plutôt séduisant avec en guise de massif point de départ le lancinant et sombre "The Forever War" (titre de la nouvelle en question), un "Tachyon Deep" qui peut évoquer le PORCUPINE TREE le plus planant, et un détour par un "Escape Aleph Minor" plus Rock, avant que la fin de l’album ne rappelle le penchant de NKOTWT pour la lenteur. Bien sûr, la démarche exclut d’entrée une bonne partie du public Metal qui trouvera ce disque trop proche d’une BO, voire trop « arty ». Mais le changement a parfois du bon, et ceux qui trouvent attirants les penchants psychés de formations aussi diverses qu’OPETH, MASTODON ou encore HAWKWIND – comment ne pas le citer ? – devraient trouver en Infernal Machine un nouvel album de chevet.

Chronique : Morbid S.

NEW KEEPERS OF THE WATER TOWERS - Infernal Machine

 

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BLACK SABBATH - The End

Publié le par Nono666

BLACK SABBATH - The End (EP)
Black Sabbath
Style : Heavy Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2016
Site Web : www.blacksabbath.com

BLACK SABBATH - The End



01. Season Of The Dead / 02. Cry All Night / 03. Take Me Home / 04. Isolated Man / 05. God is Dead? (Live Sydney, Australia, 27/04/2013) / 06. Under The Sun (Live Auckland, New Zealand, 20/04/2013) / 07. End Of The Beginning (Live Hamilton, ON, Canada, 11/04/2014) / 08. Age Of Reason (Live Hamilton, ON, Canada, 11/04/2014)

Dernier témoignage discographique pour BLACK SABBATH comme l'indique le titre de ce EP, The End contient quatre compositions issues des sessions de l'album 13 et quatre live provenant de la tournée qui a suivie. Pour ce qui concerne les inédits, pas de surprise, on oeuvre dans un registre similaire au dernier album. A savoir, une flopée de riffs bien lourds dont Tony Iommi a le secret, le son est diablement heavy, Ozzy ne montre aucune faiblesse, à l'instar de bon nombre de fois en live. Mais, selon que l'on ait apprécié ou non 13, le jugement pourra être différent. Car, en effet, si l'on se place du côté de ceux qui regrettent davantage l'ère Dio première mouture, ou même Tony Martin, il est possible alors d'attendre toujours un retour plus subtil et mélodique qui ont fait les heures de gloire des années 80. Ces titres qui, comme sur 13, n'étant aucunement dénués d'intérêt, manquent tout de même un peu de consistance au niveau des refrains qui n'en sont souvent pas. Le tout s'articulant autour d'un riff principal, souvent lent, mais qui sur la longueur nous fait souvent attendre qu'il se passe quelque chose de plus. De plus, les morceaux ne sont jamais bien courts, avoisinant des durées allant de cinq à sept minutes... "Season Of The Dead" se serait bien vu raccourci, malgré son riff guerrier entêtant qui est le seul attrait du morceau. "Cry All Night", se voulant un peu plus énergique, se voit également rattrapé par des riffs plus monocordes. "Take Me Home", avec son riff qui vous lamine la tête, se voit peaufiné par un solo acoustique assez surprenant, et c'est bien là le plus grand point d'intérêt. Enfin, "Isolated Man" qui, encore une fois, possède un bon riff (mais on l'a compris, c'est pas là le problème) voit Ozzy prendre une voix plus basse pour un morceau qui est peut-être le plus intéressant dans sa structure, malgré cet effet répétitif ressenti comme pour les autres. Les quatre live sont un témoignage de plus, surtout appréciable pour les envolées guitaristiques du maître de cérémonie, Tony Iommi. Alors oui, si l'on aime simplement le côté lourd de BLACK SABBATH, The End est un bon sursaut final. Pour les autres, replongez-vous dans les Heaven & Hell, Tyr et compagnie pour réentendre de la puissance associée à de la mélodie. A l'heure où il est beaucoup question d'une nouvelle association Iommi/Martin, peut-être aurons-nous droit cette fois à un registre dans cette direction. A suivre donc...

Chronique : Renegade88

BLACK SABBATH - The End

 

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KILLSWITCH ENGAGE - Incarnate

Publié le par Nono666

KILLSWITCH ENGAGE - Incarnate
Roadrunner Records
Style : Metalcore
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.killswitchengage.com

KILLSWITCH ENGAGE - Incarnate



01. Alone I Stand / 02. Hate By Design / 03. Cut Me Loose / 04. Strength Of The Mind / 05. Just Let Go / 06. Embrace The Journey… Upraised / 07. Quiet Distress / 08. Until The Day / 09. It Falls On Me / 10. The Great Distress / 11. We Carry On / 12. Ascension / 13. Reignite (Bonus track) / 14. Triumph Through Tragedy (Bonus track) / 15. Loyalty (Bonus Track)

Considéré par beaucoup comme le précurseur de la scène Metalcore américaine, KILLSWITCH ENGAGE en est en tous cas l'un de ses plus talentueux représentants, proposant à chaque sortie des albums artistiquement aboutis. A titre d'exemple, The End Of Heartache ou As Daylight Dies font partie de ces rares perles dont peu de groupes peuvent se vanter d'avoir dans leur discographie. Cependant, depuis quelques années les Américains semblaient un peu s'éssoufler, n'arrivant plus vraiment à retrouver la magie des albums précités, ce qui, en partie, contribuera sans doute au départ du chanteur Howard Jones, plus trop motivé, qui aboutira finalement au retour miraculeux de Jesse Leach, premier vocaliste de la formation, celui-ci ayant déjà participé à l'album précédent, Disarm The Descent. Alors autant le dire tout de suite, ce nouvel effort est une véritable réussite, distillant toutes les qualités propres à KILLSWITCH ENGAGE : Incarnate se révélant des plus percutant, technique et accrocheur, doté d'une production puissante et claire, toujours signée Adam Dutkiewicz (guitare), soulignant parfaitement l'énorme travail au niveau des riffs surpuissants et recherchés comme en témoigne une majorité de titres tout au long de l'album ("Hate By Design", l'ultra mémorisable et entrainant "Strength Of The Mind", "Ascension", "Reignite" et son riff monstrueux à la SLAYER, "Triumph Through Tragedy"). Mais l'autre force de cet Incarnate se situe incontestablement au niveau de ses mélodies et refrains terriblement accrocheurs (le magnifique "Cut Me Loose" à l'influence ALICE IN CHAINS, le poignant et diablement efficace "It Falls On Me", l'entrainant "Just Let Go", le rapide "Embrace The Journey", lourd et puissant, avec de très belles lignes de basse). Et comment rester de marbre à l'écoute de ce superbe début acoustique de "Quiet Distress", déchirante par la suite, ou ne pas frissonner sur la power ballade "We Carry On" au riffing lourd où la voix de Jesse Leach se fait troublante et criante d'émotion. Vous l'aurez donc compris, Incarnate permet à KILLSWITCH ENGAGE d'aliéner toute forme de concurrence, restant solidement ancré sur son trône de roi incontesté du Metalcore. Ignorer cette sortie serait une grave erreur à ne surtout pas commettre !

Chronique : Papa Bordg

KILLSWITCH ENGAGE - Incarnate

 

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THE SLAYERKING - Sanatana Dharma

Publié le par Nono666

THE SLAYERKING - Sanatana Dharma
Finisterian Dead End
Style : Gothic Doom Metal
Origine : Grèce
Sortie : 2016
Site Web : www.slayerking.com

THE SLAYERKING - Sanatana Dharma



01. She Is My Lazarus / 02. Black Mother Of The Lord Of Light / 03. Sargon Of Akkad / 04. Magnificent Desolation / 05. We Are The End / 06. My Lai / 07. The Man That Never Was / 08. Southern Gate Of The Sun

Bon, on est franc, on se dit tout. Lorsque l'annonce a été faite de la sortie d'un album de THE SLAYERKING réunissant un membre et un ex-membre de NIGHTFALL, ma réaction a été un net pas en retrait. Efthimis KARADIMAS semble patauger un peu pour nous balancer du très bon avec son groupe phare, pourquoi donc aller s'empêtrer dans un nouveau projet. Et les premières écoutes confirment un peu cette impression même si on sent bien que quelque chose s'y passe. Alors, dans ces cas là, quand la sauce commence à monter, on l'enlève du feu, on la réserve et on y revient plus tard. C'est dans ces conditions que cette chronique a été réalisée, et bien m'en a pris car si des défauts de production sont incontestable même si tout est plutôt bien équilibré avec un boulot énorme de la basse (ndlr oh le melon l'Efthimis... non je plaisante!), la batterie manque de relief et les guitares manquent de puissance avec un son étouffé très 90's, un peu comme les productions Holy Records de cette décennie là. Cela ressemble à un travail réalisé en un week-end, on branche les amplis et on y va, pourtant le groupe existe depuis 2013, le trio a donc eu le temps de travailler le son c'est que c'est donc un choix assumé de sa part et finalement cela semble logique, nous ramenant même un peu de nostalgie pour nous qui avons entre 35 et 50 ans. Car, mise à part un travail un peu plus poussé sur le son de guitare pour le rendre moins formaté, on finit par rentrer dans cet album de plain pied. Comment ne pas remuer le peu de cheveux qu'il nous reste sur l'excellent riff de "The Man That Never Was" ou celui de "Black Mother Of The Lord Of Light", voir son âme se teinter de gris sur un "Sargon Of Akkad" digne de CANDLEMASS ou un "We Are The End" dont le début n'aurait pas fait tâche sur le dernier PARADISE LOST. Pourtant, si des similitudes peuvent se retrouver sur quelques passages de chaque titre, rapidement, THE SLAYERKING impose sa patte sur tous les titres, à savoir, un Gothic Doom Metal aux influences Death et Heavy largement représentées. Chant brut, voix murmurée, voix clamée, riffs de guitare bruts, leads lumineux, la palette est large. "She Is My Lazarus" offre un contraste entre le duo basse/batterie assez sobre et des parties plus enlevées intercalées, le refrain assez mélodique de "Black Mother Of The Lord Of Light" que l'on imagine bien sur scène, le cœur de "Sargon Of Akkad" se rapprochant plus d'un I Am Jesus ou de ROTTING CHRIST du milieu des années 90, de suite contrebalancé par "Magnificent Desolation", très brut et dans le chant et dans la guitare sur les couplets, et là aussi, THE SLAYERKING nous surprend avec ces petites trouvailles bruitistes à la guitare avec cet excellent lead de fin. Vous l'aurez compris, si vous jetez une oreille à cet album, il vous faudra y revenir plusieurs fois avant d'en saisir vraiment la nature, certes peut-être à cause d'une production assez froide, mais aussi par des titres à première vue très bateau et peu inspirés alors qu'en fond, les Grecs y tissent quelque chose de bien plus fourni. A force de crier que nous espérons des albums non prémâchés, on finit par en avoir et presque passer à côté car prendre le temps ne rentre plus dans les codes actuels... triste ! Un mot tout de même sur cet artwork ultra soigné, un dessin certes un peu tendance mais à des années lumière de ce que NIGHTFALL peut proposer. Voilà comment une idée saugrenue peut se transformer en une bonne idée, un premier album à découvrir !

Chronique : Aymerick Painless

THE SLAYERKING - Sanatana Dharma

 

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STILL SQUARE - Hard Rock'n'Roll

Publié le par Nono666

STILL SQUARE - Hard Rock'n'Roll
Brennus Music
Style : Hard Rock'n'Roll
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.still-square.net

STILL SQUARE - Hard Rock'n'Roll



01. S&T / 02. Sentinelle Oubliée / 03. Juste Une Fois / 04. Flying Dutchman / 05. Hard Rock'n'Roll / 06. Iréel / 07. Le Bagne des Maudits / 08. Photographie / 09. Dans Tes Bras / 10. Serial Killer / 11. Le Bourreau / 12. Je Suis ma Route

Rescapé d'un temps lointain où les guerriers du Hard Rock / Heavy Metal made in France se nommaient VULCAIN, SORTILEGE, ADX, WARNING, SATAN JOKERS ou BLASPHEME, SQUARE, aujourd'hui rebaptisé STILL SQUARE, s'est reformé en 2008, retour qui se verra concrétisé par la sortie d'un nouvel album, Laissez-Les Rêver, en 2010, quelques vingt-cinq ans après Rock Stars, paru lui en 1985. Fin 2015, STILL SQUARE remet le couvert et nous livre son troisième album, le bien nommé Hard Rock'n'Roll, un titre fort à propos, synthétisant parfaitement le style pratiqué par le groupe depuis ses débuts. Si Laissez-Les Rêver présentait des compos datant de près d'un quart de siècle, Hard Rock'n'Roll n'offre, lui, que du matériel récent écrit pour l'occasion. Mais les fans de la première heure peuvent être rassurés, nos gaillards n'ont rien changé à leur façon de faire, nous proposant là près d'une heure d'un Hard Rock dans la grande tradition des 80's. Au fil des morceaux qui composent ce Hard Rock'n'Roll, STILL SQUARE se fait tour à tour Rock'n'Roll ("S&T"), Hard Rock ("Hard Rock'n'Roll", "Serial Killer", "Le Bagne des Maudits") ou Bluesy ("Le Bourreau", le début et la fin de "Serial Killer"), pratiquant une musique simple, authentique et sincère. STILL SQUARE nous transmet à travers cet album toute la passion qui l'anime depuis toutes ces années et tout l'amour qu'il porte à un style que certains jugeront peut-être désuet mais qui s'avère pourtant toujours aussi efficace. L'approche est certes old school, que ce soit sa pochette aux faux airs de vieux vinyl usé, ou cette production analogique en parfaite adéquation avec l'esprit d'un tel album, rien n'a été laissé au hasard pour conférer à ce Hard Rock'n'Roll ce côté vintage si chaleureux qui lui sied à merveille. Décidément, STILL SQUARE est un groupe qui vieillit bien, un peu, comme le dit si bien la bio qui accompagne ce CD, comme un bon whisky que l'on déguste sans glace... ou « on the rocks » !

Chronique : Nono666

STILL SQUARE - Hard Rock'n'Roll

 

 

STILL SQUARE - Hard Rock'n'Roll

 

 

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BATUSHKA - Litourgiya

Publié le par Nono666

BATUSHKA - Litourgiya
Witching Hour Production
Style : Black/Doom Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2015
Site Web : www.batushkaofficial.com

BATUSHKA - Litourgiya



01. Yekteníya I / 02. Yekteníya II / 03. Yekteníya III / 04. Yekteníya IV / 05. Yekteníya V / 06. Yekteníya VI / 07. Yekteníya VII / 08. Yekteníya VIII

BATUSHKA est un trio polonais pratiquant un Metal des plus original, mêlant chants religieux, Doom et Black Metal. Litourgiya, sorti fin 2015, est leur premier effort, composé d'un titre unique ("Yekteníya") progressant en huit actes. BATUSHKA nous délivre une musique de choix, puissante, forte, mais aussi captivante et d'une grande sensibilité. Le groupe ne s'écartant jamais du chemin (de croix) qu'il s'est fixé, avec un discours des plus cohérent formant un tout très compact et homogène. La basse est omniprésente, parfois fine, clinquante, puis sur d'autres passages, riffante tel un rouleau compresseur. Mais BATUSHKA provoque en nous l'émoi, en de petites notes acoustiques dispersées ci et là qui résonnent comme de vibrantes émotions ! Celles-ci portées par d'étonnantes prières vocales orthodoxes sublimissimes, en contraste permanent avec une voix Black mordante, presque abjecte et criarde. Un peu comme si la lumière s'attachait les services de l'ombre, faisant cohabiter la violence et la douceur, la beauté et la laideur. Tous ces éléments permettant au groupe d'être unique en son genre et d'aiguiser la curiosité du néophyte. Que dire de ce "Yekteníya I" des plus poignant, résumant parfaitement l'univers des Polonais, intense jusqu'au bout. On notera aussi le captivant "Yekteníya IV" avec cette basse hypnotique en guise d'introduction, cet encens religieux balancé à travers ces percussions. Superbe moment de Litourgiya où la grâce semble nous toucher ! "Yekteníya VI" se démarque curieusement par ses voix étranges, incantatoires. Mais si l'une des forces de l'œuvre est incontestablement sa particularité, ça pourra également être sa faiblesse tant cet album fait preuve d'homogénéité, suivant toujours plus ou moins le même schéma et la même thématique esthétique. Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse diront certains... Cependant BATUSHKA nous livre une première œuvre forte intéressante et originale qui mérite bien que l'on y prête plus qu'une simple attention... Et la lumière liturgique fut.

Chronique : Papa Bordg

BATUSHKA - Litourgiya

 

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