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KORITNI - Night Goes On For Days

Publié le par Nono666

KORITNI - Night Goes On For Days
Verycords
Style : Hard Rock
Origine : Australie
Sortie : 2015
Site Web : www.koritni.com

KORITNI - Night Goes On For Days



01. Horns Up / 02. Try To Live (A Little Bit) / 03. Rock'n'Roll Ain't No Crime / 04. Carousel / 05. Night Goes On For Days / 06. Woman In Love / 07. Seal The Deal / 08. Breakdown / 09. The Mississippi Delta / 10. Water Of Life / 11. Little Man / 12. Waking Up The Neighbours

C’est saoulant de jouer les anciens combattants mais le temps est bien loin où j’avais accompagné le groupe sur quelques dates françaises avec HYDROGYN. Discographiquement, j’avais quand même suivi la bande à Lex Koritni jusqu’à Games Of Fools en 2009. Je vois que les Australiens ont toujours le même line-up, ce qui est appréciable. Ils jouent également toujours le même type de musique, un Hard Rock à l’Australienne croisé de celui de leurs aînés d’AC/DC et ROSE TATTOO avec des tonnes de Blues. Mais avant de mettre un CD dans son lecteur, la première chose que l’on voit, c’est la pochette. Et là franchement, je la trouve à chier et pas du tout représentative de la musique proposée sur ce septième album. Fermons la parenthèse de la cover pour revenir à nos moutons, ou plutôt à nos kangourous. Que nous propose le plus Frenchy des groupes Australiens avec Night Goes On For Days ? Tout débute par une intro ambiance bluesy à la Crossroad (le film) pour très vite entrer dans le vif du sujet avec un "Horns Up" qui a tout du hit, des couplets entrainants et un refrain facile à retenir qui se grave immédiatement dans le cerveau (le titre clôturant l’album, "Waking Up The Neighbours", sera du même accâbit, sans doute histoire de boucler la boucle, comme avec les titres des morceaux "Horns Up" / "Waking Up"). AC/DC, comment ne pas évoquer le grand frère à l’écoute du Hard Rock binaire et pêchu, celui qui fait taper du pied et remuer les boites craniènnes, de "Rock’N’Roll Ain’t No Crime" (le titre est presque du plagiat, mais passons). Tout juste pourra-t-on regretter sur ce titre, le break où le chanteur nous fait du faux humour en se la jouant genre "je vais m’auto critiquer"... C’est tout sauf spontané, désolé monsieur, ça ne prend pas avec moi !  Le titre suivant, "Carousel", me fait penser à MTV et ses sessions live acoustique des années 90. Ce sera aussi le cas du très bluesy "Water Of Life" et son intro. "Woman In Love" est sans aucun doute l’un des titres les plus réussis de l’album, un acoustique (encore un) avec une belle mélodie vocale. On repart ensuite vers le Hard Rock avec "Seal The Deal" qui n’est pas sans me faire penser à Mr. BIG lors des couplets. Le timbre de voix de Lex Koritni est, avec la musique joué par le groupe, l’autre marque de fabrique du quintet, reconnaissable entre tous. L’alternance morceaux Hard Rock catchy et morceaux acoustico-Bluesy n’est peut-être pas des plus judicieuse, devenant prévisible sur la longueur. Pour résumer, rien de bien nouveau depuis que j’avais quitté la planète, KORITNI continue son bonhomme de chemin en nous proposant toujours un Hard Rock somme toute agréable.

Chronique : Horace Pinker

KORITNI - Night Goes On For Days

 

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HARDCORE SUPERSTAR - HCSS

Publié le par Nono666

HARDCORE SUPERSTAR - HCSS
Gain Music Entertainment
Style : Glam Rock
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.hardcoresuperstar.com

HARDCORE SUPERSTAR - HCSS



01. Don't Mean Shit / 02. Party 'Til I'm Gone / 03. The Cemetary / 04. Off With Their Heads / 05. Fly / 06. The Ocean / 07. Touch The Sky / 08. Growing Old / 09. Glue / 10. Messed Up For Sure

Une de mes connaissances d’enfance me remercie régulièrement de lui avoir fait découvrir HARDCORE SUPERSTAR il y a quelques années, dans une autre vie. Et me voici avec HCSS, leur dernier album, à chroniquer, bien embêté car je ne connais plus rien du groupe tant se sont effacés de ma mémoire de nombreux groupes. Après deux titres directs et entrainants en intro ("Don’t Mean Shit" et "Party ‘Til I’m Gone") complètement dans l’esprit de ce qu’on peut attendre d’un groupe de Glam, arrive un "The Cemetery" au rythme plus saccadé au niveau des guitares sur les couplets. La ligne de basse est hyper efficace. Ce titre est le premier qui me saute aux oreilles, et ce dès la première écoute. Le refrain est catchy à souhait. On poursuit avec un "Off With Their Heads" toujours emmené par une basse omniprésente, et ce sera le cas sur tout l’album, pour notre plus grand plaisir. Ici encore le refrain nous perfore le cerveau. Vient ensuite "Fly", un titre épique (qu’est-ce qu’il raconte, il parle de Glam et là nous balance de l’adjectif épique. Ben oui pratiquement 8 minutes pour un groupe dit Glam, ce n’est pas vraiment tous les jours qu’on a l’occasion d’écouter ça, il me semble) et psychédélique à souhait qui flirte avec THE DOORS pendant les couplets. Ambiance seventies garantie, on peut même penser aux BEATLES en sortie de solo. La voix de Jocke Berg me rappelle parfois celle de Sebastian Bach, notamment sur ce titre. Le Hair Metal, POISON ou MÖTLEY CRÜE ne sont jamais loin. Et ce n’est pas le tonique "The Ocean" qui me fera mentir. Le couplet est tout à fait dans cet esprit, même si le refrain se veut plus planant. Un album plaisant et convaincant variant entre Sleaze et explorations psychédéliques typées 70’s sur lequel se démarque de l’ensemble quelques petites perles. On en redemande.

Chronique : Horace Pinker

HARDCORE SUPERSTAR - HCSS

 

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MANTAR - Ode To The Flame

Publié le par Nono666

MANTAR - Ode To The Flame
Nuclear Blast
Style : Sludge Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2016
Site Web : www.mantarband.com

MANTAR - Ode To The Flame



01. Carnal Rising / 02. Praise The Plague / 03. Era Borealis / 04. The Hint / 05. Born Reversed / 06. Oz / 07. I, Omen / 08. Cross The Cross / 09. Schwanenstein / 10. Sundowning

Formé en 2012 à Hambourg, MANTAR a sorti deux ans plus tard Death By Design, un premier album aux sonorités Metal extrême assez inclassable et plutôt novateur. Évidemment, on pouvait y déceler certaines influences majeures comme le Sludge avec cet aspect écrasant et surpuissant, le Doom avec des tempos lents et lugubres à la lourdeur pachydermique, ainsi qu'un côté sauvage un peu fou et épique hérité du Black Metal, le tout avec une touche Punk aux fortes senteurs de sueur et de bourbon si chère au regrétté Lemmy Kilmister, l'ensemble formant un tout hybride des plus intéressant. Un petit mot sur le line-up car MANTAR n'est composé que de deux membres, ce qui n'est pas si courant pour être souligné : Erinc (Batterie, chant) et Hanno (guitare, chant). En ce printemps 2016, les Allemands reviennent nous présenter leur nouvelle ogive nucléaire, Ode To The Flame, véritable déflagration musicale des plus inspirée. Le son, brut de décoffrage et puissant, met parfaitement en exergue le talent de composition et d'interprétation de ces deux musiciens particulièrement doués. La batterie, ultra lourde et carrée, fait preuve d'un groove fantastique ("Oz", "Praise The Plague", "The Hint", "Cross The Cross", "Schwanenstein"). L'impression laissée par les guitares pourrait être comparée à une sorte de mur infranchissable au son dantesque. Les morceaux sont courts et d'une richesse rythmique phénoménale, et le chant, quant à lui, peut évoquer le grand Lemmy. D'ailleurs MOTÖRHEAD ne semble pas bien loin sur des titres tels que "Born Reversed", "Carnal Rising" ou "The Hint". Un côté ambiance à la BLACK SABBATH semble également s'extirper de ce Ode To The Flame, c'est notamment le cas de ce passage atmosphérique et Doom sur "Praise The Plague"... Et que dire de cette perle qu'est "Era Borealis", titre terrifiant au riff percutant et entrainant, doté de quelques influences indus que l'on croirait empruntées à RAMMSTEIN. Mais MANTAR sait aussi se faire plus surprenant, alternant influences et ambiances différentes au sein d'un même morceau comme en atteste l'étrangeté qu'est "I, Omen" avec son orgue Hammond, son passage lent et diabolique digne du Black, crachant son venin pour mieux finir de nous achever, nous laissant véritablement groggy. "Schwanenstein", atmosphérique et groovy, est vraiment la quintessence absolue du groupe, doté d'un refrain magique qui ne demande qu'à prendre possession de votre âme, se terminant par des sonorités lentes et progressives... MANTAR est, de l'humble avis de votre serviteur, une excellente révélation, mélangeant différents courants issus du Metal pour créer sa propre identité, représentant ce que seul le Metal est capable d'engendrer : l'originalité à l'état pur !

Chronique : Papa Bordg

MANTAR - Ode To The Flame

 

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HORRIFIED - Of Despair

Publié le par Nono666

HORRIFIED - Of Despair
Stormspell Records
Style : Death Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/Horrifieduk

HORRIFIED - By Despair



01. Palace Of Defilement / 02. Infernal Lands / 03. Chasm Of Nihrain / 04. Funeral Pyres / 05. Amidst The Darkest Depths / 06. Dreamer Of Ages / 07. Of Despair / 8. The Ruins That Remain

Le Death Metal à la Suédoise, noble discipline pratiquée depuis une vingtaine d'années maintenant, n'a de cesse de ravir les oreilles de nombreux amateurs du genre dont les tympans redemandent sempiternellement le classicisme brutal qui fait le charme des représentants actuels du genre qui, sans être sur-représenté, n'est jamais démodé. Ainsi, ces fameux férus de brutalité primaire à l'ancienne seront probablement alléchés à la vue de la pochette du dernier album en date du combo Anglais HORRIFIED, pure représentation visuelle de tout ce que le genre a pu nous offrir de meilleur : sombre, mystérieux, angoissant, et surtout effrayant. En effet, si le Death Metal – version Américaine du terme - a su se montrer incisif, brutal et rentre-dedans, quitte à devenir parfois vaguement absurde, tout en restant incroyablement efficace, sa traduction suédoise poussa à bout la noirceur du genre, donnant ses heures de gloire aux ambiances les plus sombres du style. Cette petite présentation guidant les néophytes touchant à sa fin, le temps est venu de rendre la sentence sur le sujet du jour, le bien nommé Of Despair (non pas que ce dernier soit désespérant, bien au contraire). Verdict, donc : la tradition est respectée sans être appliquée bêtement par un groupe fade et idiot. Ainsi, si rien dans cet album n'est surprenant, il saura vous toucher là où il le faut : que ça soit dans sa production, typique du fameux genre, vaguement crade, mais surtout très « réelle », dont les vertus n'ont de cesse d'être vantées (et pour cause, force est de constater que chaque blast beat est amplifié par ce mixage aux allures de recette de grand-mère), ses passages mélodiques bien dosés, et surtout, plutôt inspiré, rapportant une teinte d'émotions variées dans la rage primaire qu'évoque le fond de cet album, son exquise violence, composant principal de l'album, qui ne saurait s'en passer, tout en se montrant au final profondément humain (malgré les beuglements monstrueux du chanteur, dont le son si souvent entendu ne perdra probablement jamais de son charme intemporel). Tous ces éléments assemblés créent une atmosphère unique, entre lourdeur et violence, que la plupart reconnaîtra : celle de la Suède en brutalité. Vous l'aurez remarqué, on y revient toujours : cet album est en effet une parfaite démonstration du genre, certes, sans aucune originalité, mais, qu'attend-t-on de ce type de musique ? Un bon moment, composé intelligemment, pouvant faire danser autant que penser, de part, pour l'un de son aura primitive, pour l'autre de ses ambiances. Si vous accrochez un tant soit peu ces sonorités et que vous voulez passer un agréable moment en musique, ruez vous sur cet album au plus vite, vous ne serez pas déçu.

Chronique : Durchfall

HORRIFIED - By Despair

 

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IHSAHN - Arktis.

Publié le par Nono666

IHSAHN - Arktis.
Candlelight Records
Style : Progressive Extrême Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2016
Site Web : www.ihsahn.com

IHSAHN - Arktis.



01. Disassembled / 02. Mass Darkness / 03. My Heart Is Of The North / 04. South Winds / 05. In The Vaults / 06. Until I Too Dissolve / 07. Pressure / 08. Frail / 09. Crooked Red Line / 10. Celestial Violence / 11. Til Tor Ulven (Søppelsolen)

Instigateur d'un Black symphonique à la beauté et à la froideur extrême avec ce révolutionnaire groupe qu'était EMPEROR, Vegard Sverre Tveitan, alias Ihsahn, se lance en 2006 dans une carrière solo toute aussi ambitieuse et originale. IHSAHN a tout d'abord sorti trois œuvres conceptuelles riches, alambiquées et complexes aux forts relents Progressive Jazz. Pour les deux albums suivants, le Norvégien a, semble-t-il, voulu quelque peu diversifier son propos musical, le rendant plus accessible, avec des refrains plus accrocheurs, des sons plus Rock, et des structures moins déroutantes (Emerita) ou flirtant parfois avec l'expérimentation, des sonorités electro, voire même l'excentricité (Das Seelenbrechen). Alors dire que ce sixième album était attendu serait un doux euphémisme ! L'artiste, toujours aussi peu conventionnel, nous convie avec Arktis à une nouvelle exploration musicale des plus réjouissante, nous mettant d'emblée l'eau à la bouche tel un excellent millésime distillant sa saveur aux bords de nos lèvres. Signalons au passage la présence de quelques guests de renom : Matt Heafy (TRIVIUM), Einar Solberg (LEPROUS) et Jorgen Munkeby (SHINING), participant tous à la grande variété de ce Arktis, et au fait qu'il puisse toucher un public toujours un peu plus large. Les refrains y sont merveilleux, portant notre excitation à son comble ("Disassembled", "Mass Darkness", "In The Vaults", "Frail"), les voix claires sont de toute beauté et la musique paraît plus accessible et plus épurée. IHSAHN sait également enrichir avec habileté son univers de quelques influences telles que RAMMSTEIN (l'intro rageuse de "South Winds") ou OPETH ("Celestial Violence" et son refrain en voix claire). On peut retrouver sur "Until I Too Dissolve" un IHSAHN se déchaînant sur des guitares frénétiques typées années 80, rappelant les riffs incroyables d'Eddie Van Halen. Et que dire de l'exceptionnel "Crooked Red Line" et sa frénésie à la DEVIN TOWNSEND, doté d'un incroyable saxophone aux lignes mélancoliques sous fond jazzy, alternant violence et douceur avec une grande subtilité. Notons également l'omniprésence des claviers sur Arktis. IHSAHN chante avec beaucoup d'émotion tout au long de cette nouvelle œuvre, aussi bien en chant clair qu'avec son organe sombre et Black, atteignant même un certain paroxisme sur "Celestial Violence" chanté en duo avec un Einar Solberg au timbre limpide, nous parcourant de mille frissons. Poignant et touchant ! Arktis fait encore avancer Maître IHSAHN dans sa quête de la perfection, le tout en restant toujours original et complexe, mais aussi accessible, ce qui fait toute la force d'un tel artiste ! Génie unique, IHSAHN explore le Metal sous toutes ses formes avec un talent exceptionnel !

Chronique : Papa Bordg

IHSAHN - Arktis.

 

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IZEGRIM - The Ferryman's End

Publié le par Nono666

IZEGRIM - The Ferryman's End
Listenable Records
Style : Thrash/Death
Origine : Pays-Bas
Sortie : 2016
Site Web : www.izegrim.nl

IZEGRIM - The Ferryman's End



01. White Walls / 02. Time To Run / 03. Endless Desire / 04. The Evil Within / 05. Absolute Necessity / 06. Reclaim My Identity / 07. Insanity Is Freedom / 08. Reflection Of Redemption / 09. Through A Glass Darkly / 10. Lost In Tranquillity / 11. The Ferryman's End

IZEGRIM, malgré vingt ans d'existence, cinq albums et une poignée d'EP et démos, reste assez méconnu en France. Cela n'a pas empêché pas le combo Hollandais de nous avoir expédié 3 albums depuis 2011, dont The Ferryman's End, paru cette année. Doté d'une production déstabilisante dès les premières secondes, cela étant du au côté très « live » du son (la batterie notamment, dont les cymbales vaguement sales et l'énormissime double pédale recouvrent trop certains passages, au point de gâcher quelque peu leur appréciation), l'opus n'est pourtant indéniablement pas désagréable en surface, lorsque l'on s'est habitué à ce mixage quelque peu surprenant. Le riffing est plutôt convaincant, les solos partent bien, la voix est assez agréable, au même titre que le son de guitare, mais.... La magie n'est pas là. IZEGRIM est dénué d'ambiance, ne parvient pas à toucher son auditeur. Les passage les plus rapides et violents ne transmettent aucune rage, tandis que les plus lents peinent à trouver la lourdeur qu'ils supposent, et l'on sent les tentatives de rendre la musique sombre, sans grand succès. Ainsi, l'ennui s'installe assez vite à l'écoute de cet album dont aucun titre ne ressort véritablement, tant la musique semble plate et creuse. Si le groupe n'est pas foncièrement mauvais, force est de constater que sa musique manque cruellement d'émotions qui, au final, sont l'élément principal qui crée un lien envers une musique. Et si l'on ajoute l'absence totale d'originalité, The Ferryman's End ne mérite pas nécessairement le coup d'oreille : il va falloir qu'IZEGRIM insuffle une âme à sa musique s'il veut pouvoir réellement marquer.

Chronique : Durchfall

IZEGRIM - The Ferryman's End

 

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THE CULT - Hidden City

Publié le par Nono666

THE CULT - Hidden City
Cooking Vinyl
Style : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2016
Site Web : www.thecult.us

THE CULT - Hidden City



01. Dark Energy / 02. No Love Lost / 03. Dance The Night / 04. In Blood / 05. Birds Of Paradise / 06. Hinterland / 07. G O A T / 08. Deeply Ordered Chaos / 09. Avalanche Of Light / 10. Lilies / 11. Heathens / 12. Sound And Fury

Ce nouvel album de THE CULT est sans conteste assez inspiré dans l'ensemble, il possède surtout des arrangements qui le font sonner différemment des précédents. De ce fait, il demeure aussi un de ses plus variés. En effet, ces touches de claviers ci-et-là, ajouté à la guitare, apportent une touche mélodique supplémentaire qui, d'emblée, ne déplaira pas aux amateurs. On y trouve donc plus de profondeur qu'à l'accoutumée, la voix de Ian Atsbury faisant le reste en apportant une âme sensible sur beaucoup de titres, les plus lents sont de ce fait sans doute les meilleurs. Citons volontiers "Birds Of Paradise", riche en émotion avec ce final accompagné de quelques notes de piano, "Lilies" et son air nostalgique qui ne vous quittera plus, "In Blood", un poil lassant malgré tout au fil des écoutes, le sombre et lourd "Deeply Ordered Chaos", et enfin le titre de clôture, "Sound And Fury", assez magistral, où le chant encore accompagné au piano prend toute son ampleur... pas très joyeux ni Rock'n'Roll tout ça, mais plutôt réussi. Alors bien sûr, les titres plus énergiques ne sont pas en reste comme justement ce "Dark Energy" d'ouverture et son riff ravageur immédiatement mémorisable. Sans oublier les plus accessibles "Dance The Night" ou "Avalanche Of Light" qui, par leurs consonances un brin moins Hard peuvent plaire à tout public. Il reste quelques compositions, pour n'en omettre aucune, plus dispensables bien que plus Hard dans l'esprit comme ce "Hinterland" finalement assez anecdotique, ou "G O A T" qui se veut plus persuasif avec son riff qui tourne en boucle mais qui laisse un sentiment assez perplexe. "Heathens" fera également partie du lot, n'apportant pas grand chose et tournant même bien en rond. Et enfin, ce "No Love Lost" qui, placé en deuxième position, plombe bien la dynamique du titre d'ouverture... ce dernier étant vraiment quelconque, que ce soit dans les couplets ou le refrain. Vraiment dommage. Au final, et ce malgré l'engouement général des critiques peut-être un peu trop hâtives, Hidden City n'est certainement pas l'album si parfait. Il possède de nombreuses qualités mais demeure malgré tout assez inégal. De plus, il faudra voir avec le temps si certaines mélodies résisteront et ne lasseront pas avec les écoutes répétées. C'est vrai qu'au premier abord, on serait tenter de crier au génie... mais attention que le soufflet ne retombe pas et fasse un gros pschiiit ! Quoiqu'il en soit, bon album du CULT, mais qui vaut sûrement davantage par ses arrangements réussis que par les compositions en elles-mêmes.

Chronique : Renegade88

THE CULT - Hidden City

 

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NOVEMBRE - URSA

Publié le par Nono666

NOVEMBRE - URSA
Peaceville Records
Style : Atmospheric Death/Doom Metal
Origine : Italie
Sortie : 2016
Site Web : www.novembre.co.uk

NOVEMBRE - URSA



01. Australis / 02. The Rose / 03. Umana / 04. Easter / 05. URSA / 06. Oceans Of Afternoons / 07. Annoluce / 08. Agathae / 09. Bremen / 10. Fin

Tout d'abord, il me semblait important de rendre à César ce qui est à César. Peaceville Records est une véritable institution en matière de label Metal : ANATHEMA, MY DYING BRIDE, PARADISE LOST, OPETH, KATATONIA, CRADLE OF FILTH ou BEHEMOTH sont autant de groupes qui ont, un jour ou l'autre, été hébergés par le mythique label britannique qui a, au fil du temps, découvert de nombreux combos ô combien talentueux portant bien haut l'étendard de la créativité métallique. Et si je dois bien avouer que je ne connaissais pas NOVEMBRE avant que le père Nono666, notre vénéré redac' chef, me confie la chronique de cet URSA, il n'a pas fallu beaucoup de temps pour me convaincre quand il m'a dit que le groupe pratiquait un style dans le sillage de KATATONIA et qu'il était signé chez Peaceville, gage certain pour votre serviteur d'une qualité plus qu'évidente. Doté d'un très bel artwork et d'une mise en son cristalline, ce huitième album des Italiens est composé de 10 titres pour près de 65 minutes d'un voyage au coeur d'une musique très riche, personnelle et sincère. Le tout étant d'une grande unité, nécessitant une certaine attention pour en déceler les innombrables subtilités. Les morceaux sont plutôt longs, alternant chant clair envoutant et vocaux gutturaux puissants et rugueux. Les couleurs de cet URSA peuvent évoquer deux autres groupes issus de l'écurie Peaceville : OPETH, pour les phases de chant clair et une musique progressive très authentique et d'une rare sensibilité, et MY DYING BRIDE, pour cette pointe de Doom comme peut le démontrer le langoureux "Easter" et sa mélodie diaboliquement envoutante et planante. Le chant de Carmelo Orlando se veut parfaitement maitrisé, étincelant de beauté sous ses deux versants, et c'est là l'une des forces de cet opus où le chant semble littéralement nous transporter, nous bercer les oreilles, à l'image du superbe "The Rose" d'une émotion rare, son chant mystique introductif en étant le plus bel exemple, nous entrainant dans un voyage au coeur des éléments ("Oceans Of Afternoon", "Australis"), transportant l'âme loin, très loin... NOVEMBRE effleure du doigt les éléments folkloriques et mythologiques avec "URSA" ou "Agathae" au refrain lancinant et enivrant tandis qu'"Annoluce", lui aussi doté d'un refrain habité, se révèle particulièrement accrocheur et beau... s'enchaînant sur le progressif "Agathae" à l'ambiance folklorique et tribale, finissant par exploser en rage contrôlée, nuancée par la présence de la voix claire d'Orlando. La partie instrumentale n'est pas en reste, faisant preuve d'une richesse inouïe où, une nouvelle fois, le travail de la paire de gratteux, Carmelo Orlando / Massimiliano Pagliuso, est magistral, certainement un des sommets de cet URSA d'une qualité rare. Et malgré une durée de plus d'une heure, le temps passe à une vitesse faramineuse tant nous sommes en présence d'un album absolument splendide et captivant. Le bien nommé "Fin" vient parachever ce périple de toute beauté sur une note mélancolique, le chant clair y est, une nouvelle fois, monstrueux d'intensité... une belle fin où plane cette aura particulière au groupe. Excellent album qui, je l'espère, sera reconnu comme tel, afin que NOVEMBRE puisse enfin se révéler à un plus large public pour y connaitre un succès retentissant et amplement mérité. Un album qu'il faut s'empresser de découvrir, et surtout de posséder.

Chronique : Papa Bordg

NOVEMBRE - URSA

 

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MORTUARY - Nothingless Than Nothingness

Publié le par Nono666

MORTUARY - Nothingless Than Nothingness
Goregeous Productions
Style : Death Metal
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/mortuarynancy

MORTUARY - Nothingless Than Nothingness



01. Only Dead Witness / 02. Empty / 03. Tube / 04. Above / 05. Pleasuffering / 06. U-Man Splet, K-Os Crawled / 07. Yesterdead / 08. K / 09. Morbid Existence / 10. Kingdom

Difficile de croire que les Nancéiens de MORTUARY approchent tranquillement des 30 ans de carrière ! Tranquillement, car on ne peut pas dire que les sorties sont légion, comme c’est malheureusement le cas de nombreuses formations dites « underground » même lorsqu’elles ont, comme ici, réussi à se bâtir une certaine notoriété. Comme pour marquer le coup, le combo nous livre un Nothingless Than Notingness affichant un certain remaniement de style. Même si des passages plus ambiancés se sont parfois fait une place au sein du déluge Death Metal caractéristique du combo, jamais un album de MORTUARY n’avait affiché un travail aussi poussé sur les atmosphères. Mélodies ("Only Dead Witness"), arrangements ambitieux ("K", "Kingdom"…) font de ce nouvel effort un opus bien plus « lisible » et accrocheur. La production s’est également adaptée à ces changements, prouvant que le groupe est loin de vivre dans le passé. Ceci dit, et même si cela ne suffira pas aux puristes et autres « trve » (du cul ?), la brutalité occupe toujours une place prépondérante comme le prouvent entre autres "Pleasuffering", "Yesterdead" et autres "Morbid Existence" (un clin d’œil aux débuts du groupe ?) qui font parfois plus qu’effleurer le Death/Grind. A mon sens, ce n’est donc pas du côté de l’évolution qu’il faut chercher le point faible, mais davantage du point de vue de l’originalité, même si celle-ci n’a vraisemblablement jamais été une obsession chez MORTUARY. Car se féliciter d’avoir dans notre beau pays des formations capables de rivaliser avec les pointures internationales du genre, c’est bien. Mais avec tout le respect que nous avons pour le talent de ce groupe – écoutez attentivement : ça joue sévère et Patrick Germonville (chant) braille comme un jeunot ! – on ne voit pas bien ce qui permettra à ces valeureux défenseurs de la brutalité maitrisée de faire la différence sur une scène archi-saturée. Nothingless Than Notingness reste néanmoins un album très abouti, brutal tout en en restant accessible à un public assez large. C’est déjà beaucoup !

Chronique : Morbid S.

MORTUARY - Nothingless Than Nothingness

 

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CRISIX - From Blue To Black

Publié le par Nono666

CRISIX - From Blue To Black
Listenable Records
Style : Thrash Metal
Origine : Espagne
Sortie : 2016
Site Web : www.crisixband.com

CRISIX - From Blue To Black



01. Conspiranoia / 02. Journey Through The Fire / 03. G.M.M. (The Great Metal Motherfucker) / 04. T-Terror Era / 05. Psycho Crisix World / 06. From Blue To Black / 07. Strange / 08. Five As One / 09. Fallen

Les Thrashers amateurs de modernité se souviennent probablement de The Menace, imposant album (plus d'une heure au compteur) aux déchaînées stridences et aux riffs acérés que nous cracha CRISIX un beau jour de 2011. Son successeur, Rise... Then Rest, passa plus inaperçu dans la marée de sorties qui nous inonde chaque année, et pour cause, une production moins efficace et des mélodies moins inspirées étouffant un peu l'album qui contenait pourtant de bonnes idées. L'heure était donc venue de surpasser l'ombre d'une première production très (trop?) marquante : nos amis de CRISIX ne sont pas des jambons (malgré leur nationalité Espagnole). C'est donc fait avec From Blue To Black dont les vertus ne demandent qu'à être citées dans cette chronique. Ainsi, les hispaniques nous servent ici un délicieux ragoût qui, en plus d'affirmer leur identité musicale, vous fait passer un excellent moment : que demander de plus ? Les ingrédients sont bien évidemment de bonne qualité, à commencer par le mixage, clair et puissant, sans être fade et surproduit, prouesse appréciable de nos jours. Si les plus pointilleux regretteront une basse qui gagnerait à être un peu plus mise en avant (on ne fait certes pas d'omelette sans casser d'œufs, mais les bouts de coquilles, même aussi fins, peuvent endommager le résultat final), il est indéniable que le son de guitare frôle la perfection pour le style : acide et tranchant, sans agresser le tympan. Bien évidemment, une consistance de qualité ne fait pas forcément un bon plat, et le goût reste le critère le plus important : là encore, les reproches se font plutôt rares, la rapidité du riffing n'ayant d'égal que son efficacité, elle même portée par un groove destructeur et bien dosé. En effet, CRISIX sait toujours aussi bien se servir de sa puissance mélodique passagère ("T-Terror Era", ou encore "Fallen", longue pièce de 7 minutes, aux diverses ambiances prenantes, jusqu'à son final « hymnique », aux relents Heavy assumés), source principale de fraîcheur dans un met aussi bouillant. Quant au chant, il pourrait très bien servir de sauce piquante, tant on sent le plaisir que Julian Bazooka à vomir avec énergie ses textes, de sa voix haute perchée et agressive, donnant parfois un ton second-degré à cet album, renforcé parfois par les instruments (non, je ne pense absolument pas à la sublime intro de "Psycho Crisix World" et à son riff de basse entêtant). Enfin, la paire de six-cordistes a l'honneur de nous offrir la cerise sur le gâteau, sous la forme de solos à une vitesse vertigineuse. Que dire de plus, mis à part « Bon Appétit » ?

Chronique : Durchfall

CRISIX - From Blue To Black

 

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