IMPLORE - Depopulation
IMPLORE - Depopulation
Pelagic Records
Genre : Death Grind
Origine : Allemagne
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/imploreband
01. Epicyte / Parasite / 02. Sentenced / 03. Thousand Generations / 04. Homo-Consumens / 05. Hegelian Dialectic / 06. Cadaves on Parade / 07. Hoax / 08. Anthropocentric Selfishness / 09. Iscariote / 10. Neo Luddite / 11. Ruthless Conspiracy / 12. Bohemian Grove / 13. Intrincated Scapegoat / 14. Inexorable Malignancy
Dans la vie, il y a de la musique. La musique, on la compose. La musique, on l'enregistre. Et avec ça, on fait des albums, auxquels on donne un nom. Parfois pour connaître le contenu d'un album, il suffit de lire son nom (enfin, ça empêche pas de l'écouter, mais tu me suis, enfin je l'espère). Depopulation d'IMPLORE, donc. Une musique parfaite pour éliminer le taux de personnes en trop sur cette planète, donc (et, comme disait un sage groupe de Rap du nom de Shapeshifter, « des tueurs en série lesbiens pourraient aider à limiter la surpopulation »). C'est parti ? Bon, tu l'auras éventuellement deviné, IMPLORE, c'est du Blackened Grind Crusty et teinté, entre autres, de Death Metal et de Powerviolence. Je crois que tout est dit. Cependant, puisque je suis un travailleur acharné et un chroniqueur bienveillant, je vais tenter de vous éclairer un peu plus de ma lumière non-divine (ça viendra). Cet album, c'est un peu comme un gibet moisi, sur lequel on aurait laissé pourrir les corps d'environ un quart des habitants de l'Ouzbékistan ou de la République Tchèque (ou de la France, ou de l'Italie, ça marche aussi avec le Laos, enfin, je te laisse choisir) : c'est crade, sale, nauséabonde, agressif, putride et repoussant. La différence, c'est que t'as vraiment pas envie d'écouter le bruit que ça fait, or, là, t'es hypnotisé. De manière extrêmement totale. Et pour décrire un peu musicalement, c'est la combinaison d'un son un peu sale (on s'en doutait un peu), d'une basse épaisse et distordue, d'une batterie qui fait touka touka (j'attends encore les passages sans blast-beats, mais c'est aussi rare qu'un festin collectif en Somalie), de riffs entraînants et malsains, et d'une très grosse couche de guitare (vaguement semblable à la poussière de ta chambre quand tu l'as pas nettoyée depuis la dernière fois que la paix totale régnait dans le monde) puissante et dévastatrice. Ah, et le chant. Bon, niveau vocal, c'est primitif, enragé et enrageant. Une déflagration de haine (dans un registre plutôt medium), pas très varié, mais incroyablement efficace. Bon, je te fais pas un tableau (à part brûler un chevalet et peindre en explosant le crâne de badauds sur ta toile, je vois pas trop comment tu peux décrire ça visuellement. Et comme je suis pacifiste, je ne vais pas te le décrire !), c'est 28 minutes (pour 14 titres, durée plutôt parfaite) de pur bonheur et de violence totalement gratuite (et pas uniquement parce que l'album est dispo sur Youtube) et jouissive. Le mieux, c'est que j'ai aucun titre à conseiller en particulier : Depopulation est compact. Comme un énorme cailloux un peu dur à casser (j'arrête là mes comparaisons foireuses, promis), j'ai rien à séparer du lot, il va falloir prendre tout en entier. Sinon c'est pas rigolo (même si « rigolo » est probablement l'adjectif qui convient le moins bien à cet album). Bonne écoute.
Chronique : Durchfall

