EROS - The Damage Is Done
EROS - The Damage Is Done
Autoproduction
Style : Groove Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/erossexnroll
01. Sex n’Roll / 02. Rotten Hero / 03. Fuck Me / 04. My Heart Is Black / 05. Roundtrip In Your Ass / 06. Zombie Apocalypse / 07. Lost Control / 08. Child In Flames / 09. Blasphemers / 10. Si Vis Pacem Para Bellum
Bon, encore une fois nous avons quelques mois de retard sur ce coup-là, car EROS a publié son premier effort, The Damage Is Done, en fin d’année dernière. Mais c’est la prestation des jeunes bordelais au Chaulnes Metal Fest Contest du 30 janvier 2016 qui nous a donné envie de découvrir leur musique en version studio. Grand bien nous en a pris car voici un album rafraichissant qui sort du lot au sein d’une scène française assez portée sur le Metal extrême. EROS y affirme sans complexe une identité qu’on pourrait qualifier de « mainstream » au sens positif du terme, c’est à dire « à même de plaire au plus grand nombre ». Force est d’admettre que les appellations choisies par le groupe pour se définir (Groove Metal ou encore Sex n’Roll puisque certains textes sont plutôt... fleuris !) sont appropriées. On apprécie la variété de la musique, qui évolue sans problème entre morceaux directs et pleins de groove et passages plus agressifs (avec même un côté Heavy Metal prononcé sur "Child In Flames"), ainsi que la ballade de rigueur ("Lost Control"). Les premières écoutes offrent même cette sensation grisante qui consiste à se demander ce que le combo nous réserve sur la piste suivante. Il en va de même pour les vocaux de Sophie, la jeune chanteuse s’avérant aussi convaincante dans un style clair et parfois cajoleur que dans des hurlements qui ne tombent heureusement pas dans le cliché du growl. The Damage Is Done est en outre parfaitement interprété et on sent particulièrement que les guitaristes se sont fait plaisir, sans jamais tomber dans le hors-sujet avec des démonstrations inutiles. La mise en son est très pro également, même si elle manque d’un soupçon de mordant supplémentaire. Mais c’est là pinailler car, si EROS a encore une belle marge de progression devant lui (digestion des influences, prononciation – l’intégralité du disque est chantée dans la langue de Shakespeare – paroles encore un peu « vertes »…), il peut être fier de ce premier essai très réussi, ainsi que du niveau qu’il a d’ores et déjà atteint sur scène.
Chronique : Morbid S.
