WYATT E. - Mount Sinai - Aswan
WYATT E. - Mount Sinai - Aswan
Fear Of Gun
Style : Drone Doom Metal
Origine : Belgique
Sortie : 2015
Site Web : https://wyattdoom.bandcamp.com
01. Mount Sinai / 02. Aswan
Formé par des membres de DEUIL, THE K. ou LEAF HOUSE, WYATT E. est un nouveau projet qui a accouché d’un EP 2 titres disponible en digital et en cassette (et oui c’est le revival !) Alors, que les amateurs d’une musique posée, lancinante et instrumentale ressortent leur lecteur de cassette car ce groupe Belge nous propose là deux titres assez longs, puisque passant largement les 10 minutes, où s’entremêlent une musique presque incantatoire tellement elle est hypnotique. Basée sur la répétition des riffs et sur l’ambiance, ces deux morceaux utilisent bon nombres de sonorités auxquelles les oreilles des Metalleux ne sont pas vraiment habitués, un son des plus organique avec des percussions assez intenses (attention ce n’est pas non plus LES TAMBOURS DU BRONX) et des sonorités orientales qui pourraient laisser croire que WYATT E. verse dans une Folk musique malsaine, mais si le groupe s’appuie sur ces éléments, ce ne sont pas eux qui prédominent ici, "Mount Sinai" renferme certes ces mélodies orientales sur un passage mais l’ambiance pesante est toujours là en trame de fond (et encore plus sur "Aswan" qui nous maintient dans une léthargie dont on ne se sort pas facilement) et ce premier titre s’achève sur une envolée des plus réussies. Au même titre que DEUIL avait publié ses sorties avec comme lien l’acceptation de la mort et ses différentes étapes, WYATT E. semble s’être construit également une sorte de fil rouge puisque ces deux titres forment le premier volet d’une série de 6 cassettes. Ce groupe qui parlera de suite aux amateurs de YEAR OF NO LIGHT et d’une certaine scène Post-Rock, propose là un voyage plus qu’intéressant mais qui nécessite du temps accordé à l’écoute, à ne pas mettre en musique de fond lors d’un barbecue en famille ! Étant donné l’artwork, il y a fort à parier qu’avec les 6 sorties mises bout à bout, on obtienne l’artwork complet d’une œuvre originale et complexe divisée en 6 parties, la première donne envie d’écouter la suite, un début réussi, donc.
Chronique : Aymerick Painless
