MYSTERY BLUE - Conquer The World
Mystery Blue – Conquer The World
Roadshow Productions
Style : Heavy Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.mysteryblue.com
01. Conquer The World / 02. Innocent Crime / 03. Running With The Pack / 04. Evil Spell / 05. Cruel Obsession / 06. Ticket To Hell / 07. Keep On Dreaming / 08. Road Of Despair / 09. Behind Those Walls / 10. Guardian Angel / 11. Accroche Toi A Tes Reves (Bonus Track)
Je ne comprends pas. Vraiment pas. Comment un septième album peut – il être aussi mal produit ? Telle est à peu de choses près tout ce qu'il est possible de dire sur ce disque, inaudible presque de bout – en bout. J’aimerais vous vanter la qualité des guitares, mais elles sont noyées sous une atroce batterie au son électronique. J’aimerais vous parler de la beauté du chant féminin mais il est trop en avant et dépourvu d’effets, ce qui fait que les moindres défauts s’entendent à des kilomètres et n’arrive qu’à vous casser les oreilles après quelques secondes. Tout au plus puis–je vous dire que "Running With The Pack" a un refrain à la ACCEPT, que "Ticket To Hell" laisse entendre un riff desdits Allemands (un des rares audibles sur l’album) et que la ballade "Keep On Dreaming" possède une jolie mélodie. J’ai entendu des tas de démos qui étaient mieux produites et mieux mixées que cet atroce carnage sonore qu’est Conquer The World. Le top du n’importe quoi est atteint lorsque vous apprenez que l’album a été produit par un ex–GRAVE DIGGER (Uwe Lulis, probablement atteint d’otite et d’intoxication alcoolique profonde lors de la production). Comment peut-on espérer qu’un groupe qui montre de belles qualités sur les passages audibles du disque arrive à se faire connaître avec un son aussi bâclé ? Comment un groupe qui a tant d’années d’expérience laisse–t–il sortir un désastre pareil ? Je n’ai pas de réponse. Reste à conseiller aux fans de se contenter d’aller voir MYSTERY BLUE en live et au groupe de changer de producteur d’urgence. Pas de note, je ne voudrais pas descendre plus cet album à cause de son producteur en carton.
Chronique par Emil Maniak

