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LEGION - Woke

Publié le par Nono666

LEGION - Woke
SPV / E1 Music
Style : Deathcore
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/Legion614

LEGION_Woke



01. The Fear / 02. And Then, The Devil Said / 03. Righteous Dictation / 04. He Became Death / 05. Priest / 06. Disclosure Of Sin / 07. Kneel Before Order / 08. Perverse Icon / 09. B.R.F. / 10. The Roach

Tu connais LEGION ? Je ne connaissais pas, moi. J'ai pas l'impression d'avoir loupé grand chose (spoiler ! Encore une chronique en mode “pas conteeent”). Depuis 2009, le quintet de Colombus, Ohio, avait pourtant sorti deux EP, et Woke est leur premier album. Je ne vais pas parler de l'artwork (pour de vrai, ce n'est pas un procédé stylistique : allez vous salir les yeux comme des grands). Le morceau d'introduction nous met de suite dans l'ambiance : ça fait peur. Bon allez, j'arrête d'être un gros troll et je m'y mets sérieusement. L'introduction, en forme de superposition de samples de sirènes, klaxons, et autres, nous amène à “And Then, The Devil Said”, et on a envie de continuer la phrase avec “Don't copy/paste METALLICA's riffs and buy some imagination please”. Oui, je trolle encore, c'est un mode de vie. LEGION nous propose un Deathcore surteinté de Thrash Metal basique qui emprunte beaucoup (trop) aux groupes emblématiques du genre. Ça semble avoir été déjà entendu mille fois, d'autant que le chant est loin d'être exceptionnel : il est maîtrisé et puissant mais n'offre aucune nuance ni variations notables qui puissent nous sortir de la torpeur qui nous envahit dès les deuxième ou troisième morceau (pour les plus patients). La production a aussi des lacunes, avec des différences de balances selon les morceaux. On notera les beaux effets sur "Disclosure of Sin", à la basse, et qu'en soit, c'est pas non plus le comble du moche, qu'ils semblent posséder une bonne maîtrise technique mais qu'ils semblent avoir peur d'exploiter pour créer quelque chose de plus personnel. On entrevoit parfois un début de volonté propre (la fin de “Righteous Dictation”, même si ce n'est pas transcendant), mais la grosse lacune reste sur le chant : un growl très monotone, avec un timbre agressif qui semble mal maîtrisé. Le tout dégage une impression de grande puissance, même si cela reste maladroit (les guitares hurlantes sur “Priest” !). Peut être est-ce un problème de mixage de l'album ? Quoi qu'il en soit, et même si les remarques précédentes peuvent paraître un peu dures (trollage oblige), ce n'est pas parce que ce premier album n'est pas follement engageant qu'il ne recèle pas quelques touches plus claires dans un tableau pourtant sombre, ce qui invitera à tout de même écouter attentivement le deuxième album lorsqu'il arrivera. Bizarrement, au fil de l'album, on apprécie les riffs gras et lourds, la basse très présente et les différents samples et effets avec lesquels le groupe joue pour créer des ambiances pesantes ou hypnotiques, pour ensuite nous catapulter vers un rythme frénétique (“Disclosure of Sin”, un très bon morceau, à mon avis). En attendant d'en savoir plus, dans le doute...

Note : 5/10

Chronique : Nastassja

 

LEGION_Band 2013
 

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POWERWOLF - Preachers Of The Night

Publié le par Nono666

POWERWOLF - Preachers Of The Night
Napalm Records
Style : Power Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.powerwolf.net

POWERWOLF_Preachers Of The Night



01. Amen & Attack / 02. Secrets Of The Sacristy / 03. Coleus Sanctus / 04. Sacred & Wild / 05. Kreuzfeuer / 06. Cardinal Sin / 07. In The Name Of God (Deus Vult) / 08. Nochnoi Dozor / 09. Lust For Blood / 10. Extatum Et Oratum / 11. Last Of The Living Dead

Au sein de la sphère Power/Heavy Metal, POWERWOLF a su se démarquer et se créer une identité propre à travers un Heavy puissant et théatral faisant de lui un groupe unique de part cette approche "religieuse" du style, un aspect devenu aujourd'hui indissociable du son POWERWOLF ("Extatum Et Oratum", "Coleus Sanctus") au même titre que le chant d'Attila Dorn, immédiatement identifiable, qui amène à l'ensemble cette théatralité et cette grandiloquence qui font, eux aussi, partie intégrante de l'univers des Allemands. Pour son cinquième album, POWERWOLF ne dévie guère de sa ligne de conduite et nous offre le digne successeur de l'excellent Blood Of The Saints (2011). Preachers Of The Night se révèle tout aussi catchy que son illustre prédécésseur, bourré de compos imparables aux allures d'hymnes, il n'y a qu'à écouter "Amen & Attack" single hyper fédérateur, le très efficace "Secrets Of The Sacristy" ou les puissants "Sacred & Wild" et "In The Name Of God" pour s'en convaincre, autant de titres qui devraient faire un malheur en live... Si POWERWOLF nous avait habitué à donner principalement dans des mid-tempi puissants, il adopte aujourd'hui une approche plus orientée Speed Metal pouvant évoquer un groupe comme HELLOWEEN ("In The Name Of God") mais rassurez-vous, ces nouvelles influences, loin de dénaturer le son du groupe, viennent plutôt l'enrichir pour, au final, nous livrer un album terriblement efficace typique de POWERWOLF. Si Blood Of The Saints avait permis au combo Teuton de gagner en popularité, il devrait en être de même avec ce Preachers Of The Night particulièrement convaincant... POWERWOLF sera en concert au Divan du Monde à Paris le 26 septembre prochain, une bonne occasion de vérifier de visu l'excellente tenue de ce nouvel opus en condition live...

Note : 9/10

Chronique : Nono666

 

POWERWOLF_Band 2013
 

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DEADLOCK - The Arsonist

Publié le par Nono666

DEADLOCK - The Arsonist
Napalm Records
Style : Modern Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.deadlock-official.com

DEADLOCK_The Arsonist



01. The Great Pretender / 02. I'm Gone / 03. Dead City Sleepers / 04. The Arsonist / 05. Darkness Divine / 06. As We Come Undone / 07. Hurt / 08. The Final Storm / 09. Small Town Boy (Bronski Beat Cover) / 10. My Pain

Bien que n'étant pas le plus connu des groupes de Mélodeath, DEADLOCK a déjà une certaine experience derrière lui et nous propose aujourd'hui son sixième album. Quelques changements de line-up sont à noter, notamment le départ d'un des membres fondateurs, Johannes Prem (chant) parti voir si l'herbe était plus verte ailleurs après la sortie du décevant Bizarro World (2011), ce sera ensuite au tour de Gert Rymen (guitare) de mettre les voiles au débût 2013... Le temps de restructurer le groupe et voici que déboule The Arsonist... Au programe un Mélodeath / Modern Metal très... mélodique et Pop sans grande originalité qui alterne des vocaux de type "Beauty and the Beast" alternant les growls de John Gahlert, qui a délaissé la basse pour reprendre le poste de vocaliste laissé vacant par Johannes Prem, et le chant clair typé Pop/Gothic de Sabine Sherer, une recette maintes fois éprouvée qui a encore une fois bien du mal à prendre. Si techniquement c'est irréprochable, il manque ce petit truc qui permettrait à DEADLOCK de se démarquer et de faire décoller l'ensemble, on navigue dans du déjà entendu, certes pas désagréable et bien exécuté mais est-ce bien suffisant pour permettre aux Allemands de s'imposer, permettez moi d'en douter tant ce The Arsonist n'apporte absolument rien au style.

Note : 4,5/10

Chronique : Nono666

 

DEADLOCK_Band 2013
 

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HUNTRESS - Starbound Beast

Publié le par Nono666

HUNTRESS - Starbound Beast
Napalm Records
Style : Heavy/Thrash Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.huntresskills.com

HUNTRESS_Starbound Beast



01. Enter The Exosphere / 02. Blood Sisters / 03. I Want To Fuck You To Death / 04. Destroy Your Life / 05. Starbound Beast / 06. Zenith / 07. Oracle / 08. Receiver / 09. Spectra Spectral / 10. Alpha Tauri / 11. Running Wild (Judas Priest Cover - Bonus)

Les Californiens de HUNTRESS nous présentent leur second album, Starbound Beast. Le quintet est emmené par Jill Janus, peut-être plus connue sous le nom de Tuesdae ou Penelope Tuesdae, notamment pour les lecteurs du magazine Playboy. Le groupe tire complètement profit de sa frontwoman sans laquelle il ne serait certainement pas sorti de l’ombre, mais ne les blâmons pas pour cela. Outre sa plastique, la miss possède une voix intéressante et variée mais dont l’identité vocale n’est pas encore totalement affirmée. En effet, elle pioche un peu à droite à gauche. Par exemple, pour le titre "Zenith" (qui a fait l’objet d’une vidéo), je trouve qu’elle a parfois des intonations à la King Diamond sur les montées en suraigue, puis elle évoque  Farida "F. The Mouth of Satan" Lemouchi, la chanteuse de feu THE DEVIL'S BLOOD, sur d’autres passages, et elle se fend même de quelques grognements Black. Alors que sur les titres "I Want To Fuck You To Death" ou "Starbound Beast", son timbre se rapproche de celui de Veronica Freeman du groupe BENEDICTUM. Musicalement, HUNTRESS propose un Heavy classique lorgnant vers les 70’s, agrémenté de soli joliment interprétés. Les modulations vocales au niveau des intonations et des styles ainsi que les tempi diversifiés des 11 titres (bonus track inclus) font que l’on ne s’ennuie pas à l’écoute de Starbound Beast qui s’avère au final franchement pas désagréable du tout, même s’il n’y a pas de quoi crier au génie non plus.

Note : 7/10

Chronique : Horace Pinker

 

Huntress_Band 2013
 

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EDENBRIDGE - The Bonding

Publié le par Nono666

EDENBRIDGE - The Bonding
SPV/Steamhammer
Style : Symphonic Metal
Origine : Autriche
Sortie : 2013
Site Web : www.edenbridge.org

EDENBRIDGE_The Bonding



01. Mystic River / 02. Alight A New Tomorrow / 03. Star-Crossed Dreamer / 04. The Invisible Force / 05. Into A Sea Of Souls / 06. Far Out Of Reach / 07. Shadows Of My Memory / 08. Death Is Not The End / 09. The Bonding

Trois ans après la sortie de Solitaire, un album efficace plutôt convaincant, EDENBRIDGE revient avec The Bonding, sans doute sa réalisation la plus ambitieuse à ce jour, enregistré avec un véritable orchestre de 53 musiciens, et il faut bien reconnaitre que l'apport du Klangvereinigung Orchestra de Vienne est indéniable, apportant symphonisme et grandiloquence à l'ensemble, ce qui n'est pas sans évoquer les travaux les plus récents d'un certain NIGHTWISH ("Alight A New Tomorrow", "The Invisible Force"), toutefois, on aurait aimé qu'EDENBRIDGE prenne un peu plus de risques, car si tout est exécuté à la perfection et qu'un soin tout particulier a été apporté aux arrangements et à la production, les compos en elles-même n'ont rien de renversant et se révèlent bien souvent sans surprise. The Bonding renferme néanmoins des titres plutôt sympathiques ("Mystic River", "Alight A New Tomorrow", "The Invisible Force", "Death Is Not The End", "The Bonding") mais rien de vraiment marquant suceptible de retenir l'attention... et c'est bien là le coeur du problème avec EDENBRIDGE, ne pas être capable de marquer les esprits durablement... Après plus de quinze ans de carrière et huit albums au compteur, vous m'avouerez que c'est bien dommage ! Chaque album semble n'être qu'un album de plus... et rien de plus !

Note : 6,5/10

Chronique : Nono666

 

EDENBRIDGE_Band 2013
 

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ØLTEN - Ølten

Publié le par Nono666

ØLTEN – Ølten
Hummus Records
Style : Sludge Post-Rock
Origine : Suisse
Sortie : 2013
Site Web : www.oltenband.com

ØLTEN_Ølten



01. Peplum / 02. Kàpoé / 03. Tallülar / 04. Blöm

Premier EP de ce nouveau projet mis en lumière par Hummus Records et Division Records, ØLTEN est un combo Suisse qui verse dans un style très couru chez nos voisins, un Post-Rock aux bases Sludge bien solides, c’est torturé mais c’est également gras, très gras avec même un soupçon d’hypnotisme. Il faut dire que le trio opère dans une sphère instrumentale franchement malsaine mais aussi avec un faux air de mélodieux comme "Kàpoé", où les notes sont clairsemées et jouées sur un rythme qui est tout sauf symétrique, car si la base rythmique avec cette batterie qui claque, cette basse énorme qui ronronne comme peuvent le faire BONGRIPPER par exemple, donne une assise très solide, à cela s’ajoute ce vent de folie donné par la guitare de Christophe MACQUAT qui retranscrit très bien les atmosphères Post-Rock. Contrairement à beaucoup de groupes totalement instrumentaux, ØLTEN fait dans l’efficace, en évitant soigneusement les couches inutiles, le trio laisse respirer le tout, c’est particulièrement flagrant sur "Tallülar" dont l’espace aurait démangé bien des groupes, une aération salutaire du propos qui renforce incroyablement l’énergie des parties plus rentre dedans où la basse se fait encore plus cradingue. Il y a aussi cet aspect ambiant qui se dégage de la musique de ce trio, la production avec ces guitares lointaines accentuent cette impression vraiment réussie. Sans prise de tête, ces Suisses nous montrent en 25 minutes et 4 titres un aspect live avec ces marques rythmiques données par la batterie ("Peplum"), une vraie respiration et certainement la découverte de cette rentrée. Disponible en téléchargement et en vinyl, cet EP s’offre à vous avec une délicatesse qui risque tout de même de vous entraîner dans des abysses psychologiques avec cette répétition de lead de guitare et l’utilisation des mêmes tonalités d’un titre à l’autre, construit comme un labyrinthe, Ølten risque bien de perdre certaines âmes non préparées, car derrière ce discours presque conventionnel qui se passe bien de hurlement et de guitares inutilement saturées, il y a du gras dans la légèreté, un non sens qui s’exprime pourtant clairement sur ces 4 titres imparables et enjôleurs.

Note : 9.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

ØLTEN_Band
 

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MINISTRY - From Beer To Eternity

Publié le par Nono666

MINISTRY – From Beer To Eternity
13th Planet / AFM Records
Style : Industrial Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.thirteenplanet.com

MINISTRY_From Beer To Eternity



01. Hail To The Majesty (Peasants) / 02. Punch In The Face / 03. Perma War / 04. Perfect Storm / 05. Fairly Unbalanced / 06. The Horror / 07. Side Fx Include Mickey’s Middle Finger (TV4) / 08. Lesson Unlearned / 09. Thanx But No Thanx / 10. Change Of Luck / 11. Enjoy The Quiet

Le retour de MINISTRY en 2011 après un split en 2008 alors que le seigneur Al JOURGENSEN clamant partout qu’il n’avait plus rien à dire maintenant que la dictature Bush était terminée nous avait laissé un large sourire qui ne nous a toujours pas quittés. Ce sourire était surtout dû à l’album marquant le réveil de la bête à savoir Relapse, avec cette galette tout était dit, MINISTRY avait encore bien des choses à dire, et pour cela pouvait revenir à ses préoccupations premières, un Indus’ Metal qui a engendré tout un tas de groupes derrière. Des années Bush, le groupe Américain aura au moins gardé son énergie issue du Metal, en effet, si "Hail To The Majesty (Peasants)" montre une facette expérimentalement Indus’ renvoyant l’auditeur en 1989 et un certain The Mind Is A Terrible Thing To Taste, le reste envoie du lourd avec des riffs assassins bien que bourrés d’effets Indus’. Mais ce nouvel album a aussi été marqué par de sombres heures avec la disparition de Mike SCACCIA qui travaillait alors sur les titres de ce From Beer To Eternity, ce nouvel album a donc été composé en groupe à l’inverse de Relapse composé comme une compétition entre 2 équipes, mais aucune mise en avant sordide du fait ne transparait ici si ce n’est le titre "Change Of Luck" composé par Al après le décès de Mike, un long titre répétitif très ambiant avec sa montée progressive jusqu’à une partie que NINE INCH NAILS n’aurait pas renier. Al se contente de rendre justice à ce guitariste largement sous estimé avec lequel il a œuvré au sein de REVOLTING COCKS par exemple. "The Horror" marque une pause Indus’ au milieu de cet album dont le début est très marqué par les guitares ("Perma War" et son son de guitare presque brut en sortie d’ampli) mais c’est pour mieux enchainé sur le titre le plus brutal de ce 13ème album qui nous rappelle alors Houses Of The Molé et ses paroles dont je laisse à chacun le soin d’en traduire la délicatesse. Cependant, à travers ce titre, Al nous montre également les limites du genre Indus’ dont chaque plan est édité en studio pour y ajouter des effets partout car si le début du titre est terrible, sa fin est un peu moins réussie avec cette répétition de l’effet du CD qui saute sur plus de 2 minutes, cela pourrait ressembler à du remplissage. Heureusement, avec "Lesson Unlearned" MINISTRY reprend sa marche en avant avec un titre très surprenant où chœurs féminins très 70’s répondent à la voix hurlée de Al, mais également étrangement mélodique, et alors que dire de la facette musicale, un vrai travail de remise en question et une petite prise de risque qui s’érige comme l’un des moments forts de ce From Beer To Eternity tout comme "Thanx But No Thanx" qui peut rappeler le travail de TREPONEM PAL pour cette incursion Dub/Reggae suppléer par une partie Heavy/Thrash où la voix habituelle d’Al brille de nouveau. Avec un peu plus de remplissage que sur Relapse, ce nouvel album est également un peu moins conventionnel pour du MINISTRY mais avec ce treizième album, les Américains confirment que le retour sur le devant de la scène n’était pas une mauvaise idée, les mauvaises langues, elles, continueront de baver, Al, lui avance la tête haute.

Note : 7.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

MINISTRY_Al Jourgensen 2013
 

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FLESHGOD APOCALYPSE - Labyrinth

Publié le par Nono666

FLESHGOD APOCALYPSE - Labyrinth
Nuclear Blast
Style : Symphonic Death Metal
Origine : Italie
Sortie : 2013
Site Web : www.fleshgodapocalypse.com

FLESHGOD APOCALYPSE_Labyrinth



01. Kingborn / 02. Minotaur (The Wrath Of Poseidon) / 03. Elegy / 04. Towards The Sun / 05. Warpledge / 06. Pathfinder / 07. The Fall of Asterion / 08. Prologue / 09. Epilogue / 10. Under Black Sails / 11. Labyrinth

Déjà le troisème album de FLESHGOD APOCALYPSE en seulement 7 ans d'existence. Autant dire que les Italiens ne chôment pas. Cet opus est d'ailleurs, en ce moment, défendu sur les planches aux côtés de SEPTICFLESH et CARACH ANGREN, rien que ça. Mais avant toute chose, examinons l'objet sous sa version studio. Le pronostic est sans appel : cet album est une tuerie ! On démarre tranquille avec une petite intro d'ambiance, aux bords de l'océan sans doute, avant de partir en trombe pour ne plus jamais redescendre. La qualité de composition est bluffante. Les guitares, la batterie, le piano, tout est fait avec un talent et une maîtrise incroyable. Une orchestration pratiquement digne d'un opéra et une inspiration qui surprend à chaque coin de rue. La voix de Tommaso Riccardi (lead vocal) est assez linéaire et monochorde, mais il se fait aider par la voix clean du bassiste Paolo Rossi, par les choeurs ominprésents et par une guest pas moins prestigieuse car il s'agit de la chanteuse Veronica Bordacchini (IN TENEBRA) dont la voix soprano donne un cachet encore plus mystique et divin aux compos, un peu à l'image de ce que Sarah Jezebel Deva faisait au sein de CRADLE OF FILTH. "Elegy" est l'un des titres phare de l'opus. Son rythme effreiné, ses blast dévastateurs, ses magnifiques choeurs et ses lignes de grattes entraînantes et ambiantes à la fois résument toutes les qualités qu'on rencontrera pendant ces 53 minutes d'écoute. L'une des autres forces du disque est que les morceaux s'enchaînent naturellement, comme si la fin d'un morceau était le début du suivant et ainsi de suite. On pourrait presque penser qu'il s'agit d'un concept-album, mais il n'en est rien. Le seul "reproche" qu'on pourrait faire à Labyrinth est que certaines pistes ont tendance à traîner en longueur, parfois à l'excès comme "Under Black Sails" ou "Kingborn", par exemple. Mais il serait mesquin de râler sur un groupe aussi inspiré qui a voulu démontrer toute l'étendue de son talent et de son univers. Labyrinth est donc un excellent album que je recommande à tous et qui vous fera voyager à travers le temps et l'espace en vous envoyant claque sur claque.

Note : 8.5/10

Chronique : Germain

 

FLESHGOD APOCALYPSE_Band 2013
 

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GOATESS - Goatess

Publié le par Nono666

GOATESS – Goatess
Svart Records
Style : Stoner Doom Metal
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/baldersounds

GOATESS_Goatess



01. Know Your Animal / 02. Alpha Omega / 03. Ripe / 04. Full Moon At Noon / 05. Oracle Pt1 : The Mist / 06. Oracle Pt2 : The Oracle / 07. King One / 08. Tentacle Of Zen

Chanteur de COUNT RAVEN de 1989 à 1992 puis de SAINT VITUS de 1992 à 1994, de TERRA FIRMA de 1995 à 2003 et enfin de LORD VICAR depuis 2007, il est logique que l’on prête une oreille attentive à ce que Chritus LINDERSON nous propose avec GOATESS, né sous le nom de WEEKEND BEAST. C’est que le bonhomme a déjà bien bourlingué et c’est de quoi il parle lorsqu’il s’attèle au Doom Metal, alors en 2009, avec la complicité de Niklas, guitariste du combo, le Suédois met sur pied ce projet qui se concrétise 4 ans plus tard avec ce premier album éponyme aux contours Stoner Doom Metal bien classiques mais avec une touche personnelle et une réelle volonté d’apporter un peu de nouveauté dans tout cela qui fonctionne déjà très bien. Si on reconnait de suite l’influence d’un BLACK SABBATH, que ce soit sur le chant ("Know Your Animal", "Alpha Omega" ou "Ripe") ou même musicalement avec "Ripe" que l’on croirait tout droit sorti de 13, on entend également une approche qui peut sentir les plaines enfumées d’un KYUSS sur "Know Your Animal" ou des sonorités plus expérimentales à la guitare sur un "Full Moon At Noon" qui nous évoque le dernier effort de SAINT VITUS par exemple. Mais avec les 2 parties d’"Oracle" et surtout "King One" et "Tentacle Of Zen", le groupe glisse doucement mais surement vers ses influences plus psychédéliques profondément 70’s retranscrites à travers des KYUSS ou SLEEP plus récemment et notamment avec ce grain de guitare bien baveux même si la production reste propre. La batterie est claquante, la voix bien mise en avant sans être prédominante alors que la basse assure ce groove Stoner imparable. Comme le montre l’artwork, la bête est née et est déjà bien vivace !

Note : 7.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

GOATESS_Band
 

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IWRESTLEDABEARONCE - Late For Nothing

Publié le par Nono666

IWRESTLEDABEARONCE - Late For Nothing
Century Média Records
Style : Metalcore
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.iwrestledabearonce.com

IWRESTLEDABEARONCE_Late For Nothing



01. Thunder Chunky / 02. Letters To Stallone / 03. Snake Charmer / 04. Boat Paddle / 05. Firebees / 06. Mind The Gap / 07. Carnage Asada (ft. Steve Vai) / 08. The Map / 09. That's A Horse Of A Different Color / 10. I'd Buy That For A Dollar / 11. Inside Job / 12. It Don't Make Me No Nevermind

Après un changement de chanteuse, due à la grossesse de Krysta Cameron (comme quoi on peut vraiment pas compter sur les femmes, ces boîtes à hormones. C'est bon j'décooonne), IWRESTLEDABEARONCE (IWABO, histoire de laisser en vie mes derniers neurones fonctionnels) nous revient avec un album qui attise notre curiosité quant à la tournure qu'a bien pu prendre le combo Metalcore/Mathcore. Sont-ils toujours aussi fous ? Affirmatif. Évidemment, la changement de chanteuse est flagrant (tant mieux (et j'adorais Krysta) : si ça ne s'entendait pas, on se dirait que chaque artiste est interchangeable sans conséquence), et le timbre de Courtney LaPlante a un côté androgyne (tu vois le chanteur de TESSERACT ? Bah pareil, sauf que IWABO, j'aime bien) très prononcé qui bizarrement trouve toute sa dimension dans les passages en chant clair. Ces passages, soit dit en passant, m'ont l'air plus nombreux et je ne pense pas que ça rebutera les aficionados d'IWABO tant l'exécution est bonne et ces passages chantés très bien intégrés dans des morceaux dingo-loufoques (n'oublions pas que ce groupe a fait du catch avec un ours une fois) aux sonorités diverses et variées. On a donc à la fois droit à des lignes mélodiques qui semblent sortir chacune de chansons différentes qui s’entremêlent ("Thunder Chunky", pour bien commencer et se mettre en appétit) qu'à des chansons plus estampillées « ballades » avec des refrains simples mais efficaces ("Mind the Gap", histoire d'apprécier le timbre de Madame LaPlante, très « bjorkien » sur ce titre). Ils ne perdent rien de leur folle sauvagerie malgré tout, avec encore de beaux passages hurlés qui partent dans tous les sens ("Carnage Asada", "The Map", avec une intro de taré), mais aussi un clip pour le morceau "Boat Paddle" tout simplement barré. D'ailleurs, avec "Boat Paddle", on se dit qu'il est parfois intéressant d 'étudier les paroles, même, si tous les à côtés nous empêchent parfois d'y prêter attention. C'est sûr, on adhère ou pas, mais on peut au moins reconnaître à IWABO leur singularité. Ils mélangent les codes Metalcore/Mathcore avec parfois des sonorités électro et/ou atmo pour créer des ambiances uniques. IWABO joue sur le contraste, superposant chant clair et guitares féroces ("That's a Horse of a Different Color"), hurlements et tricotage intensif dans les aigus (leur marque de fabrique, je trouve). Late for nothing, le troisième album du quintet américain de Mathcore loufdingue, montre qu'ils ont de la ressource, et qu'ils ne se reposent pas sur l'effet de surprise qu'a pu engendrer l'entrée fracassante de ces ovnis sur la scène Metal, ils savent l'entretenir. Ils maîtrisent totalement leur art, se créent leur propre genre et sont désormais très reconnaissables. Un mélange de ZUBROWSKA et de TESSERACT, si je me laisse aller à des idées de croisements contre nature. Surprenant et ludique en diable !

Note : 8,5/10

Chronique : Nastassja

 

IWRESLEDABEARONCE_Band 2013
 

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