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SHAÂRGHOT - Mad Party

Publié le par Nono666

SHAÂRGHOT - Mad Party
Autoproduction
Style : Industrial Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/Shaârghot

SHAARGHOT_Mad Party



01. Azerty / 02. Uman Iz Jows / 03. Mad Party / 04. No Solution

Projet initié par Shaârghot et Svarga (qui officie également dans NEPTRECUS, son one man band Black Metal), et quand SHAÂRGHOT s'explique sur le sujet, ça donne l'eau à la bouche : influence RAMMSTEIN et PUNISH YOURSELF, la mise en musique d'un visuel nihiliste, un jeu de scène décrit comme impressionnant. On voudrait y être ! Effectivement, il est possible que la musique de SHAÂRGHOT ait plus d'impact avec le support visuel. S'il y a indéniablement des éléments que j'adore dans ce Metal indus' fortement électro voire « dance floor » (pardon mais en entendant "No Solution" je ne me suis pas sentie loin des boîtes belges…), les sonorités « hardtek » et le minimalisme répétitif des compositions ne m'ont que très peu convaincues à l'écoute ? Après, je suis certaine que sur scène, ça doit avoir une sacrée gueule, et aussi que ce n'est pas en quatre titres qu'on peut faire la démonstration de tout un univers construit autour du projet SHAÂRGHOT. Force est aussi de constater que j'ai déjà eu ma claque Metal indus' avec Highway of Horrors, le sixième album d'OBSZÖN GESCHÖPF, que j'avais vu en live avant d'écouter l'album. Peut être que le live est une condition sine qua non pour ma part avant d'apprécier le style. J'ai été très désagréablement surprise par le titre "No Solution", mais le reste du EP m'a beaucoup plu, spécialement "Uman Iz Jows" : alternance intelligente entre sonorités électroniques et riffs de guitares, les effets sont très bien choisis, la voix varie les timbres et on entre dans l'ambiance. De même pour "Azerty" et "Mad Party" où l'on sent très bien l'influence RAMMSTEIN tout en gardant une grande part aux sons électro « dance floor ». Dans l'attente de l'album, en préparation, et où cette fois on pourra se faire un avis sur 13 titres, et en espérant avoir l'occasion de voir une performance live de SHAÂRGHOT mon avis est un peu partagé quant à ces quatre titres de Mad Party, mais le projet dans sa description n'en est pas moins alléchant.

Note : 5,5/10

Chronique : Nastassja

 

Shaârghot & Svarga
 

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SHREDDING SANITY - Modern Inertia

Publié le par Nono666

SHREDDING SANITY - Modern Inertia
Autoproduction
Style : Melodic Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.shredding-sanity.com

SHREDDING SANITY_Modern Inertia



01. Modern Inertia / 02. Man Made Plague / 03. The Asylum / 04. The Forgotten / 05. Addicted / 06. Delusion / 07. The Price To Pay / 08. Utopia / 09. Process Of Self Destruction / 10. The Gathering

Originaire de Reims, le groupe SHREDDING SANITY, après une première démo remarquée en 2009, offre enfin son premier album, et dès le premier morceau, on est dans le bain. J'ai lu de très bonnes choses sur eux et leur musique, et ce n'est pas à l'écoute de Modern Inertia que l'on sera déçus. Je sais, cette intro est nullissime, mais même s'il se peut que je subisse quelque peu l'effet radio à force de l'avoir écouté, j'ai du mal à trouver à redire sur cet album. C'est un Death Metal mélodique recherché sans être tiré par les cheveux, la maîtrise technique est impeccable, les lignes mélodiques ne sont pas forcément super compliquées mais tellement bien mises en valeur, et enfin, les soli, de guitare ou clavier, sont superbes, et pas du tout chiant. Je pourrai franchement m'arrêter là sur cet album. Non, juste à savoir : cet album pourra toucher d'autres publics que les fans de Death mélo purs et durs. Avec des petites touches old school, quelques passages thrashy et une voix puissante mais (allez savoir comment) pas agressive, m'est avis que Modern Inertia saura trouver son public et l'élargir. Les morceaux sont plutôt longs et on appréciera la variété des structures. "The Asylum" est sans doute un morceau très « easy listening » mais avec des belles ruptures de rythmes, malgré un son au synthé qui égratigne un peu et nous fait revenir vingt ans en arrière. Chaque morceau a ses instants de grâce, que l'on aime l'ambiance posée par les lignes mélodiques du clavier, les contre chants à la guitare, ou la scansion du chant (pour tout ça, le morceau "Addicted" est le point culminant de l'album, avec des passages « jazzy », des claviers qui nous feront penser à du NIGHTWISH, des guitares bien Heavy et des soli comme on aime : un morceau « pot pourri » qui pourrait faire brouillon si SHREDDING SANITY n'avait pas complètement assuré sur ce coup là). Apparemment, ils aiment les intros au piano (cf. "The Forgotten" et "Delusion"), mais tout autant que les entrées en matière percutantes comme sur "The Price to Pay", excellent morceau lui aussi. Notons quand même un moment de déception : pourquoi donc avoir voulu copier/coller "Global Warming" de GOJIRA sur l'intro de "Process Of Self Destruction" ? Comme si de rien n'était, alors que, franchement, qui ne se doutera de rien ? Qui ? Bref. De même que les riffs présents vers la fin du morceau "The Gathering" me rappellent quelque chose. Je ne sais plus quoi, donc ce n'est pas aussi flagrant, mais bon. Hormis ces pétouilles et les sons « synthé » pas forcément très bien choisis, cet album est extrêmement bien mené, rythmé, et on ne se lasse pas. La maîtrise est évidente, et prendre du plaisir à l'écoute de solos, ça ne m'était pas arrivé depuis un bon moment.

Note : 8/10

Chronique : Nastassja

 

SHREDDING SANITY_Band 2013
 

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GRAVEYARD OF SOULS - Shadows Of Life

Publié le par Nono666

GRAVEYARD OF SOULS – Shadows Of Life
FDA Rekotz
Style : Melodic Doom/Death Metal
Origine : Espagne
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/graveyardofsouls

GRAVEYARD OF SOULS_Shadows Of Life



01. Genesis / 02. Shadows Of Life / 03. Dreaming Of Some Day To Awake / 04. Memories Of The Future (We Are) / 05. Follow Me / 06. Mad World / 07. Solitude’s My Paradise / 08. Dead Earth / 09. There Will Come Soft Rains

Ce premier album des Espagnols de GRAVEYARD OF SOULS est certes marqué par le sceau de TIAMAT ou PARADISE LOST dans les leads, il n’en reste pas moins un endroit où s’enquillent les moments de Melodic Doom/Death Metal bien sympathiques (pour quiconque possède la faculté de voir la vie en gris bien entendu). Shadows Of Life est donc la vitrine que deux membres de MASS BURIAL (Death Metal – Espagne) ont choisi d’exposer pour introniser ce nouveau projet qui semble pour le moment s’exprimer sous forme de duo, Angel et Raúl Puente, tous deux guitaristes. Alors si, Shadows Of Life n’avait pas été le premier album de ce groupe, nous aurions pu en attendre plus car si le Melodic Doom Death Metal des Espagnols n’est pas désagréable, il n’en est pas plus transcendant, le tout manque d’un peu de punch et d’idées vraiment originales, les chœurs et nappes de clavier présents en fond lissent un peu trop le rendu, ce qui nous ramène à un problème bien connu et qui peut faire passer un album de DRACONIAN comme étant particulièrement répétitif par exemple. Au-delà de ça, le tout est plutôt bien fait, bien construit, des arrangements soignés, même si pas toujours originaux, et une voix convaincante et bien en place. Par contre, la rythmique, elle, ne l’est pas toujours, en place, et "Mad World" semble être joué trop lentement ou en tout cas laisse une impression de problème de rythme qui fusille carrément ce titre pourtant assez plaisant dans son intention, de même, "Shadows Of Life" et ses réminiscences de CREMATORY dans la voix et l’ambiance perd un peu en impact lorsque la guitare rythmique se noie au fur et à mesure, aussi le lead introduisant "Dreaming Of Some Day To Awake" se veut mélodiquement très puissant mais là aussi quelque chose cloche dans son phrasé et donne l’impression d’être bancal. Tous ces petits défauts empêchent l’auditeur de se plonger pleinement dans l’ambiance de cet album qui réussi par contre deux belles plages avec "Dead Earth" et "There Will Come Soft Rains", le premier grâce à ses riffs marquants, avec un gras et une épaisseur plus importante qu’auparavant, et le deuxième avec ses relents de PARADISE LOST certes pas très discrets mais plutôt réussis. Un premier essai pas totalement convaincant mais loin d’être décourageant et qui intéressera les amateurs purs et durs de Melodic Doom Death Metal.

Note : 7/10

Chronique : Aymerick Painless

 

GRAVEYARD OF SOULS_Band
 

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CULTURA TRES - Rezando Al Miedo

Publié le par Nono666

CULTURA TRES – Rezando Al Miedo
Devouter Records
Style : Sludge Metal
Origine : Venezuela
Sortie : 2013
Site Web : www.culturatres.com

CULTURA TRES_Rezando Al Miedo



01. La Selva Se Muere / 02. Es Mi Sangre / 03. Hole In Your Head / 04. En Esta Tierra / 05. 1492 / 06. Rezando Al Miedo / 07. La Ley Del Dolor / 08. Forget I’m Here

¿Cómo está tu pescado?, voilà la seule phrase d’espagnol que je connais, en tout cas la seule que je puisse utiliser lors de voyages ou de discussion avec les gens de la ‘haute’, avouez que ça fait léger pour comprendre les paroles des Vénézuéliens de CULTURA TRES qui, avec Rezando Al Miedo nous proposent déjà leur troisième album. Heureusement, et comme ce fut déjà le cas précédemment, le groupe a la gentillesse d’envoyer quelques textes en anglais en alternance avec des textes en espagnol dont le sujet de base est la politique et les sujets sociaux, une main résolument Hardcore dans un gant d’huile, ou une main de fer dans un gant de crasse, voilà la description fidèle de ce qu’est CULTURA TRES. Toutefois, ce troisième album (les plus fidèles d’entre-vous ont déjà vu passer des chroniques et interview de ce groupe sur ce webzine) marque une évolution sensible car ce propos Hardcore très présent sur les deux premiers opus se transforme ici en un Sludge tout aussi énergique mais avec un côté poisseux qui fait plaisir aux esgourdes et qui poursuit la trajectoire donnée par l’excellent deuxième album El Mal Del Bien paru en 2011. D’ailleurs, comme pour appuyer sur le fait que le groupe se concentre sur un aspect lourd, "1492" est le seul titre catchy qui envoie la purée sans faire dans la dentelle, sauf sur le solo très mélodique et plein de feeling blues qui domine ce titre. Tout comme sur ce deuxième album, Alejandro Londoño (guitariste, chanteur), varie sa voix avec beaucoup de réussite passant d’une voix harsch plus convaincante et plus volumineuse et surtout moins proche de Max CAVALERA, à une voix plus claire qui peut rappeler le travail de Layne STALEY, l’ancien vocaliste d’ALICE IN CHAINS ("Es Mi Sangre", "La Ley Del Dolor"). Avec des guitares très dissonantes, CULTURA TRES dresse un paysage bien cradingue, moins porté sur des passages ambiants pouvant déstabiliser que sur le deuxième album, et affiche une maturité que l’on attendait et que l’on sentait venir au fur et à mesure des sorties. Un groupe en devenir qui est déjà venu en Europe s’exprimer sur scène, ce n’est pas la première fois que Heavy Sound vous le dit alors si au bout de 3 fois vous ne comprenez toujours pas, peut être faut-il vous le dire en espagnol : Aquí es que se esperaba la confirmación, CULTURA TRES publicar con Rezando Al Miedo, su mejor disco, et Google Traduction est d’accord avec moi ! Résolument, un album à ne pas manquer.

Note : 8.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

CULTURA TRES_Band
 

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GODISDEAD - II

Publié le par Nono666

GODISDEAD – II
Autoproduction
Style : Filthy Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/godisdeadmusic

GODISDEAD_II



01. At The Gates Of… / 02. Lucifer / 03. No Song / 04. Brainwashed / 05. Fenrir’s Tribe / 06. Deaf, Dumb & Blind / 07. Follow The Wake Part I / 08. Hate / 09. Follow The Wake Part II / 10. Dine Dogma

Si II est le nom du nouvel album des Avignonnais de GODISDEAD c’est que ce n’est pas leur premier album, et bien… non ! En effet, c’est bien la deuxième livraison du quatuor dont le style est bien difficile à cerner, non pas que ce soit totalement décousu mais ce groupe fait preuve d’une personnalité et d’un son qui peut laisser perplexe aux premières écoutes. Pourtant, dès ces fameuses premières écoutes on remarque des titres comme "Lucifer" qui renvoie vers des racines Black alors que "No Song" est plus groovy dans une veine d’HACRIDE et dont les paroles sont construites comme aime le faire Max CAVALERA. Vous voyez la palette est large mais au fur et à mesure la ligne directrice finit par vous apparaitre, GODISDEAD possède un son cradingue, et ce n’est pas seulement du à la production manquant toutefois d’un peu de mordant, le groupe ne s’embarrasse pas de code, l’album semble être réfléchi dans son ensemble et non comme un assemblage de chansons, c’est ce qui fait que malgré la couverture de style très grande, une certaine unité se dégage de l’ensemble. "Brainwashed" et sa rythmique écrasante, "Deaf, Dumb & Blind" aux sonorités plus Sludge et une structure clairement taillée pour le live, et "Follow The Wake Part II" dans un esprit Stoner où la basse donne le groove dans une ambiance fumée, forment un trio qui semblent être la colonne vertébrale de ce deuxième album sur laquelle GODISDEAD imbrique d’autres éléments qui vont du Thrash au Black en passant par le Heavy/Rock comme sur un "Dine Dogma" qui clôt l’album sur un solo de grande classe sur fond de guitare acoustique mais toujours avec une patte que l’on espère être la marque de fabrique du groupe. Un album certes difficile à appréhender mais c’est bien là sa principale qualité, ne vous laissez pas embarquer par la musique facile actuelle, GODISDEAD propose une alternative qui fait vraiment plaisir à entendre, un groupe à surveiller car les petits défauts de cet album, essentiellement sur la production, devraient bien vite être corrigés.

Note : 7.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

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MAX PIE - Eight Pieces - One World

Publié le par Nono666

MAX PIE - Eight Pieces - One World
Mausoleum Records
Style : Progressive Power Metal
Origine : Belgique
Sortie : 2013
Site Web : www.maxpie.be

MAX PIE_Eight Pieces, One World



01. A Cage Of Sins / 02. I'm Sealed / 03. Earth's Rules / 04. I'm In Love / 05. Vendetta / 06. The Side Of A Dime / 07. Addictions / 08. Don't Tell Me Lies

Après un Initial Process plutôt prometteur sorti en 2011 qui a notamment permis à MAX PIE de tourner avec des groupes tels que EVERGREY ou JON OLIVA'S PAIN, les Belges ont du faire face à quelques remaniements de personnel avec les départs des deux guitaristes et du batteur qui officiaient sur le premier album. Après s'être recentré sur une formation à 4 avec l'arrivée de Damien Di Fresco (guitare/claviers) et Sylvain Godenne (batterie), les Montois étaient fin prêts pour s'atteler à la composition de leur second album, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils ont abattu un sacré boulôt ! Avec Eight Pieces - One World, MAX PIE franchit une étape décisive dans son évolution, se faisant plus concis, plus rageur aussi, l'arrivée de Damien, guitariste au passé Metalcore, a semble t'il été déterminante dans la nouvelle direction empruntée par MAX PIE. Désormais principal compositeur, Damien Di Fresco a su insuffler une nouvelle dimension à la musique du combo, une approche plus moderne du genre permettant au groupe de se renouveler, notamment via cette touche "Metalcore" savamment intégrée sur des titres tels que "Vendetta", sans aucun doute le morceau le plus agressif et Heavy de l'album, ou "I'm Sealed" qui joue sur cette dualité entre parties rageuses et moments plus mélodiques... Toutefois les fans de la première heure peuvent être rassurés, ces nouvelles influences ne dénaturent en rien la personnalité de MAX PIE, bien au contraire elles viennent enrichir la musique, la rendre plus dense et plus attractive... L'identité progressive est, bien entendu, toujours présente, à l'image de cette très belle pièce qu'est "Don't Tell Me Lies" qui, durant prés de 8 minutes, aligne tous les éléments propre au style : une technicité et une virtuosité irréprochable, des changements de rythme, des contre-temps... On a bien du mal à trouver un quelconque reproche à faire à l'encontre de ce Eight Pieces - One World tant chacune des 8 pieces le constituant est un petit bijou, une pièce d'orfevrerie pure ("The Side Of A Dime")... Un album somptueux qui fait de MAX PIE un des plus gros espoirs du Metal progressif.

Note : 9/10

Chronique : Nono666

 

MAX PIE_Band 2013
 

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DELAIN - Interlude

Publié le par Nono666

DELAIN - Interlude
Napalm Records
Style : Symphonic Metal
Origine : Pays-Bas
Sortie : 2013
Site Web : www.delain.nl

DELAIN_Interlude



01. Breathe On Me / 02. Collars And Suits / 03. Are You Done With Me (New single mix) / 04. Such A Shame (Talk Talk cover) / 05. Cordell (The Cranberries cover) / 06. Smalltown Boy (Bronski Beat cover) / 07. We Are The Others (New ballad version) / 08. Mother Machine (Live) / 09. Get The Devil Out Of Me (Live) / 10. Milk And Honey (Live) / 11. Invidia (Live) / 12. Electricity (Live) / 13. Not Enough (Live)

A peine un an après la sortie du très bon We Are The Others, DELAIN est déjà de retour avec non pas un véritable album mais une compilation hybride qui, outre deux nouveaux titres (ben oui, faut bien appater l'acheteur potentiel) renferme deux ré-enregistrements d'anciens titres (un remix de "Are You Done With Me" et une version ballade de "We Are The Others), trois reprises ("Such A Shame" de TALK TALK, "Cordell" de THE CRANBERRIES et "Smalltown Boy" de BRONSKI BEAT) ainsi que six titres live. Interlude est avant tout un album de transition destiné à faire patienter les fans dans l'attente du quatrième album prévu pour 2014, il est aussi prétexte à officialiser le deal du groupe avec son nouveau label : Napalm Records. Si les deux titres inédits datent des sessions de We Are The Others, ils n'en sont pas pour autant des titres au rabais et auraient très bien pu figurer sur le dernier album des Néerlandais : "Breathe On Me" est un titre assez léger qui évolue dans un registre assez Pop Metal tandis que "Collars And Suits" se veut quelque peu plus symphonique, mais là où se rejoignent ces deux morceaux, c'est sur leur efficacité immédiate. Les reprises, quant à elles, si elles ne sont pas indispensables, ont au moins le mérite d'être totalement en phase avec l'univers parfois Pop de DELAIN et révèlent une interprétation parfaite. Pour terminer cet Interlude, six titres live nous sont proposés, captès lors de l'édition 2012 du Metal Female Voices Festival où le groupe y a donné, comme à son habitude, une prestation carrée, soutenu par un public bien présent. Cinq titres sont issus de l'album We Are The Others contre un seul d'April Rain ("Invidia"). Avec 55 minutes de zique + 1 DVD bonus (que nous n'avons malheureusement pas eu l'occasion de visionner) contenant notamment du live et des clips, on se dit que finalement DELAIN ne se moque pas de ses fans, Interlude est en definitive une façon plutôt sympathique de faire patienter le public...

Note : 7,5/10

Chronique : Nono666

 

DELAIN_Band_Logo
 

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WHITE WIZZARD - The Devil's Cut

Publié le par Nono666

WHITE WIZZARD – The Devil’s Cut
Earache Records
Style : Heavy Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.whitewizzardofficial.com

WHITE WIZZARD_The Devils Cut



01. Forging The Steel / 02. Strike The Iron / 03. Kings Of The Highway / 04. Lightning In My Hands / 05. Steal Your Mind / 06. The Devil's Cut / 07. Torpedo Of Truth / 08. Storm Chaser / 09. The Sun Also Rises

Après moult écoutes de The Devil’s Cut, je reste dubitatif. Pas que cet album soit mauvais, mais il y a toujours ce petit quelque chose qui manque. Je m’explique : WHITE WIZZARD est un combo américain qui évolue très clairement dans le Heavy Metal typé années 80 ; leur son rappelle directement les vieux IRON MAIDEN, DIO ou RAINBOW. Les compos sont ultra – influencées par les légendes précitées et, là déjà, la sensation de réécriture de grands classiques gâche un peu le plaisir. Il y a, certes, de bons moments (beaucoup, même) comme sur le speed "Strike The Iron", la power ballade "Steal Your Mind" ou sur les plus Glam "Storm Chaser" et "Lightning In My Hands". Moments d’autant plus agréables que WHITE WIZZARD peut compter sur un chanteur de très haut niveau (ce Joseph Michael me rappelle vraiment Rob Rock) pour qui franchir le mur du son semble une pure formalité. Tout ceci pourrait donner un très bon album, mais – car il y a un mais – en voulant trop en faire, les gratteux américains ont tendance à parsemer les morceaux de petits pains, délicieux au déjeuner mais plutôt désagréables sur un album de Metal. De quoi s’interroger, vu qu’il s’agit ici du troisième album du combo. Dubitatif, je suis, comme le dirait un certain Maître Jedi dont je tairai le nom. Jetez quand même un œil sur la pochette, pareille abomination vaut le détour.

Note : 6/10

Chronique : Emil Maniak

 

WHITE WIZZARD_Band 2013
 

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WHITESNAKE - Made In Britain / The World Record

Publié le par Nono666

WHITESNAKE - Made In Britain/The World Record
Frontiers Records
Style : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.whitesnake.com

WHITESNAKE_Made In Britain



Disc 1 : 01. Best Years / 02. Give Me All Your Love Tonight / 03. Love Ain't No Stranger / 04. Is This Love / 05. Steal Your Heart Away / 06. Forevermore / 07. Love Will Set You Free / 08. My Evil Ways / 09. Fare Thee Well / 10. Heart Of The City / 11. Fool For Your Loving / 12. Here I Go Again / 13. Still Of The Night

Disc 2 : 01. Bad Boys / 02. Slide It In / 03. Lay Down Your Love / 04. Pistols At Dawn / 05. Snake Dance / 06. Can You Hear The Wind Blow / 07. Fare Thee Well / 08. One Of These Day / 09. The Badger / 10. The Deeper The Love / 11. Soldier Of Fortune / 12. Burn (Deep Purple Cover) / 13. Stormbringer (Deep Purple Cover)

Enregistré sur la tournée Forevermore, ce live intitulé Made In Britain n’est pas tiré comme son nom l’indique uniquement des concerts enregistrés en Grande Bretagne mais un peu partout dans le monde.  On y retrouve évidemment quelques grands classiques du groupe, même si certains manquent… mais il en manquera toujours, le groupe ayant tellement de hits que, pour satisfaire tout le monde, un concert du serpent blanc devrait durer au moins 4 heures. Et aussi pas mal de chansons tirées de Forevermore, dernier album studio de la bande à Coverdale.  Voilà comment se décompose ce double CD live : Le CD1 démarre par "Best Years" tiré de l’album Good To Be Bad. Ensuite 3 classiques du groupe : "Give Me All Your Love", "Love Ain’t No Stranger" et "Is This Love". Puis viennent 5 titres de l’album Forevermore pour lequel le groupe était en tournée : "Steal Your Heart Away", "Forevermore", "Love Will Set You Free", "My Evil Ways" et "Fare Thee Well". Ce premier CD se terminant par 4 classiques : "Ain’t No Love In The Heart Of The City", "Fool For You Loving", "Here I Go Again" et "Still Of The Night". Pour le CD2, on attaque par 2 classiques : "Bad Boys" et "Slide In It". Vient ensuite un titre de l’album Good To Be Bad ("Lay Down Your Love") qui précède le solo de guitares "Pistols At Dawn" et l’instrumental "Snake Dance". On revient ensuite sur l’album Good To Be Bad avec "Can You Hear The Wind Blow". Puis la ballade accoustique "Fare Thee Well" que l’on retrouvait déjà sur le CD1 mais jouée sur un rythme légèrement plus lent, ce qui d’ailleurs la rend, à mon avis, meilleure. Et "One Of These Days" de Forevermore. Encore un instrumental "The Badger" qui introduit le classique "Deeper The Love". Enfin on finit par "Soldier Of Fortune", un intermède chanté a capela par le maitre des lieux qui précéde 2 chansons de DEEP PURPLE époque Coverdale "Burn" et "Stormbringer". Outre David Coverdale, on retrouve sur ce double CD live Doug Aldrich (guitares), Reb Beach (guitares), Michael Devin (basse), Brian Tichy (batterie), et en invité spécial Brian Ruedy (claviers). Alors que le père Coverdale avait été assez avare en album live (un seul véritable, le Live… In The Heart Of The City sorti en 1980) depuis le fabuleux Live : In The Shadow Of The Blues sorti en 2006, on peut dire qu’il se rattape puisque 2 live sortent cette année.  Aussi ne boudons pas notre plaisir. Alors que les 2 derniers albums studio m’avaient un peu laissé indifférent, c’est toujours un régal d’écouter ce fantastique groupe en live. Le public chante, les guitares se font bluesy quand il le faut ("Steal Your Heart Away", son intro à la slide). Le titre "Forevermore" est une vraie réussite : son intro à l’acoustique, accompagnant une mélodie vocale Zeppelienne, puis on part en rythme sur le refrain et le solo de guitare, le tout se poursuivant crescendo jusqu’à l’apothéose finale. Un magnifique titre qui devrait devenir un classique du groupe. Alors que Brian Ruedy aux claviers n’est crédité que comme invité, je trouve son travail (son orgue Hammond, son de synthé etc…) vraiment indispensable sur l’ensemble des titres tant il est omniprésent sans être envahissant, allant jusqu’à nous balancer un mini-solo de synthé sur "Evil Ways". J’ai parfois l’impression d’entendre des choristes féminines sur certains refrains comme celui de "Love Will Set You Free" ou encore "Ain’t No Live In The Heart Of The City". Le boogie-woogie "Evil Ways", absolument swinguant, comme pour nous rappeller que WHITESNAKE, avant d’être l’usine à tubes qu’il est devenu à la fin des années 80, est un groupe tirant ses influences du Blues Rock. Les guitaristes Reb Beach et Doug Aldrich sont des duellistes ciselant chacune de leurs interventions du sceau des orfèvres. La section rythmique supporte tout ce beau monde, sans grandes fioritures mais avec maestria. La petite phrase "It’s a song for you” est devenue surfaite et Coverdale devrait changer de disque car cela devient lassant. Autre chose, pourquoi la chanson "Fare Thee Weel" sur les 2 CDs ? Il aurait été plus judicieux, je pense, de ne placer que la meilleure version (celle du CD2, à mon avis) et garder cet espace pour ajouter un hit. Enfin là je pinaille un peu mais "qui aime bien, châtie bien !" Passé ces petits bémols, le plaisir final c’est bien sûr la voix de Coverdale, chaude, sexy (oui vous lisez bien), suave, blues. On sent bien la communion entre le groupe et son public, quand celui-ci explose de joie à l’écoute des premières notes des classiques, reprend en choeur les paroles de ses chansons favorites ("Give Me All Your Love", "Love Ain’t No Stranger", "Ain’t No Love In The Heart Of The City", "Here I Go Again", "Still Of The Night") ou encore accompagne de la voix le riff principal de "Burn". Des instants magiques qui filent le frisson.

Note : 8/10

Chronique : Horace Pinker

 

Whitesnake-2013
 

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JAMES CHRISTIAN - Lay It All On Me

Publié le par Nono666

JAMES CHRISTIAN - Lay It All On Me
Frontiers Records
Style : Melodic Rock/AOR
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.jameschristianmusic.com

JAMES CHRISTIAN_Lay It All On Me



01. Lay It All On Me / 02. Sacred Heart / 03. Day In The Sun / 04. Believe In Me / 05. You're So Bad / 06. Don't Come Near Me / 07. Let It Shine / 08. She's All The Rage / 09. Sincerely Yours / 10. Another Shot In The Dark / 11. Welcome To Your Future

Putain la cover de merde ! JAMES CHRISTIAN est connu pour être le chanteur de HOUSE OF LORDS et Lay It All On Me est son troisième album solo. Belle voix, mais franchement classique dans ce genre. On a déjà entendu tout ça des milliards de fois dans ce style, surtout si vous êtes un ancien comme moi. Ca ressemble à GIUFFRIA, AUTOGRAPH, NIGHTRANGER, parfois FOREIGNER ou encore JOURNEY et plein d’autres groupes des années 85/90, époque dorée de ce genre. Donc vraiment rien de neuf mais il faut reconnaitre que c’est bien foutu, que les chansons sont accrocheuses et vous rentrent bien dans la tête après plusieurs écoutes comme "Lay It All On Me", "Sacred Heart", "Day In The Sun". Tout cela est bien interprété évidemment, quoiqu’assez prévisible dans la construction des morceaux. Au final, pas de quoi vibrer plus que ça mais on passe un agréable moment tout de même. A écouter en voiture, sur la route des vacances et du soleil. Vraiment pour les fans de Rock FM et d'AOR.

Note : 6/10

Chronique : Horace Pinker

 

James Christian_picture
 

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