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SUMMONING - Old Mornings Dawn

Publié le par Nono666

SUMMONING - Old Mornings Dawn
Napalm Records
Style : Epic Black Metal
Origine : Autriche
Sortie : 2013
Site web : www.summoning.info

Summoning_Old Mornings Dawn



01. Evernight / 02. Flammifer / 03. Old Mornings Dawn / 04. The White Tower / 05. Caradhras / 06. Of Pale White Morn / 07. The Wandering Fire / 08. Earthshine

SUMMONING fait partie de ces (nombreux) groupes qui s'inspirent de l'oeuvre J.R.R Tolkien (doit-on encore le présenter ?) dans leurs albums. Il y a donc fort à parier que l'on trouvera une bonne dose d'ambiances médiévales/ fantastiques dans ce 7ème album (le premier depuis 2006) intitulé Old Mornings Dawn. Le duo viennois nous offre une très belle entrée en matière avec l'intro "Evernight" composée avec des instruments folk et des choeurs mixtes nous envoyant en Terre du Milieu sans escale. L'intro monte en intensité pendant près de trois minutes avant d'enchaîner sur "Flammifer". Ce deuxième titre prend aussi son temps à démarrer mais finit par nous offrir un Black Metal lent et épique agrémenté de flûte de Pan et de mandoline. Une entrée en matière, ma foi, forte agréable malgré une certaine lenteur. On passe ensuite au titre qui donnera son nom à l'album et on a ici confirmation que le groupe souhaite faire passer le Black Metal au second plan, voire s'en servir comme simple garniture pour quelque chose de plus proche du Folk ou du Power Metal finlandais. Pour être tout à fait honnête, seul le type de chant peut vraiment faire référence à du Black, l'instru' n'en ayant pratiquement aucune caractéristique. Mais la dénomination n'est pas le sujet ici. On passe ensuite au morceau "The White Tower" dont l'intro et les guitares semblent avoir été enregistrées dans un garage ou une cave crasseuse avec un vieil enregistreur cassette avant de revenir à la qualité générale de l'album, assez bonne pour être ici saluée. Les morceaux sont en général assez longs, plusieurs dépassant les 9 minutes, tout de même ; l'ambiance générale est un mélange d'épique, de mélancolie et de noirceur. Les instruments traditionnels sont amenés avec brio et s'intègrent parfaitement bien aux sonorités Metal, rendant le tout chargé d'atmosphères qui collerait parfaitement à une petite promenade en Terre du Milieu. Les références sont, d'ailleurs, présentes jusque dans les titres ("The White Tower", "Caradhras", "Flammifer"). Cependant, cette longueur presque excessive des titres et un panache pratiquement absent rendent l'album assez difficile à terminer et à achever malgré un talent de composition indiscutable. Un très bon album à maintenir hors de portée des fanatiques de blast beats donc.

Note : 7.5/10

Chronique : Germain

 

SUMMONING
 

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BURNING LADY - Until The Walls Fall

Publié le par Nono666

BURNING LADY - Until The Walls Fall
Concrete Jungle Records
Style : Street Punk
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.burninglady.fr

BURNING LADY_Until The Walls Fall



01. Another State Of Mind / 02. Story Of My Scene / 03. One More For Tolerance / 04. Girls With Sunglasses / 05. Never Forget / 06. Oleti / 07. Screw Blast Blow / 08. El Verano De Rekalde / 09. Rehab / 10. Loose Women / 11. Back To Lausanne / 12. Living With The Walls / 13. Monday In The Sun / 14. Until The Walls Fall / 15. Wasted Time (Acoustic version)

Formé en 2008, BURNING LADY totalise déjà plus de 150 concerts à son actif, une expérience scénique qui lui a permis de partager l'affiche avec des groupes aussi divers que TAGADA JONES, LOFOFORA, LSD, KIDNAP ou MASS HYSTERIA... Découvert, pour ma part, via une vidéo sur le net, puis plus récemment en live, univers où le groupe prend toute sa dimension, les Lillois nous proposent aujourd'hui leur premier album, Until The Walls Fall sorti sur le label Allemand Concrete Jungle. Une fois n'est pas coutume, nous n'allons pas vous parler de Metal mais de Punk, de Street Punk pour être tout à fait exact dans la dénomination du style pratiqué par BURNING LADY. Les nordistes nous balancent un Punk frontal, direct et d'une efficacité rare (l'énorme "Story Of My Scene") emmené par une vocaliste incroyablement douée qui évolue dans un registre hargneux mais parfaitement maitrisé pouvant évoquer une certaine Brody Dale (THE DISTILLERS). Il faut avoir vu Sophie sur scène pour bien comprendre le sens des mots "hargneux" et "énergique", ce petit bout de femme évolue dans un registre puissant et enragé qui force le respect. Niveau compositions, si "Story Of My Scene" s'impose comme LE titre de cet album, Until The Walls Fall n'en est pas moins un opus intense, sans temps mort, qui fait la part belle à des compos variées, comme, par exemple, ce "Girls With Sunglasses" qui voit la formation lilloise nous emmener vers un Ska/Punk du meilleur effet... Avec Until The Walls Fall, BURNING LADY nous offre un album plus que solide qui dévoile un énorme potentiel, je ne serais pas étonné que ce groupe devienne une des futures références en matière de Punk made in France, c'est en tout cas tout le mal qu'on peut leur souhaiter.

Note : 8/10

Chronique : Nono666

 

BURNING LADY_Band
 
 

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HARASAI - Psychotic Kingdom

Publié le par Nono666

HARASAI – Psychotic Kingdom
Quality Steel Records
Style : Melodic Death Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web :  www.harasai.com

HARASAI_Psychotic Kingdom



01. Resist To Rebuilt / 02. The Liquid Everything / 03. Three Kings / 04. The Art Of The Sun / 05. Skywards We Fly / 06. Heretic Souls / 07. Psychotic Kingdom / 08. Dying Race Domain / 09. In Circles Forever / 10. Reflections

Si ce Psychotic Kingdom est le deuxième album des Allemands, le nom d'HARASAI n’est cependant pas encore très répandu par chez nous. Et si une certaine modernité assez franche se dégage de la musique de ce quintet, le début d’album nous rappelle les débuts de CHILDREN OF BODOM avec un Death très speed avec de grands renforts de mélodies et une voix dont le phrasé évoque ce cher Alexi LAIHO. C’est d’ailleurs une référence qui vaut pour les excellents "Resist To Rebuilt" et "The Liquid Everything" ou "Heretic Souls" mais qui a malheureusement tendance à tourner Melodic Metal avec une inspiration pas réellement au rendez-vous, et cela commence avec "Three Kings" où la voix claire se fait mielleuse et la musique résonne comme une tentative d’appliquer la recette d’OPETH aux sonorités d’HARASAI mais, comme c’est aussi le cas sur "Skywards We Fly", il faut bien avouer que la tentative retombe vite à plat, et lorsque le piano débarque pour "The Art Of The Sun", on se demande ce que les Allemands ont voulu faire. Si le mélange des genres est louable dans l’intention, le résultat est tout de même primordial et ces passages mélodiques ne suscitent rien de bien transcendant. On regrette donc qu'HARASAI ne se soit pas contenté de ses influences d’AT THE GATES ou DARK TRANQUILLITY car le grand 8 proposé par Psychotic Kingdom laisse quelques désagréables impressions à la fin de l’album. Avec un artwork commun, une musique qui oscille entre le très bon mais non original ("Resist To Rebuilt", "The Liquid Everything") et le beaucoup moins bon et pas très inspiré, HARASAI risque fort de rester au stade où il en était avec The I-Conception, son album précédent… ah non ! Grâce à cette chronique le nom des Allemands aura un peu plus circuler dans nos contrées, de quoi préparer le terrain pour un troisième album plus consistant !

Note : 6.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

HARASAI_Band 2013
 

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GHOST - Infestissumam

Publié le par Nono666

GHOST - Infestissumam
Loma Vista Recordings
Style : Pop(e) Metal
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.ghost-official.com

GHOST_Infestissuman



01. Infestissumam / 02. Par Aspera Ad Inferi / 03. Secular Haze / 04. Jigolo Har Megiddo / 05. Ghuleh Zombie Queen / 06. Year Zero / 07. Body And Blood / 08. Idolatrine / 09. Depth Of Satan's Eyes / 10. Monstrance Clock

On se laisse très facilement emmené par le côté grand guignol de Papa Emeritus II et ses ghouls sans nom, et ceci dès l’intro donnant son titre à l’album. Ensuite "Per Aspera Ad Inferi" laisse place à la grand messe. Avec "Secular Haze", le groupe nous emmène tout droit vers une musique de fête foraine, voire de cirque, notamment grâce au thème principal :  le son d’orgue de barbarie et au rythme de cette partie musicale. On n’est pas loin de l’ambiance du film Freaks. "Jigolo Har Megiddo", son rythme mid-tempo, son refrain très Pop, n’est pas loin de nous ramener vers les années 70. "Ghuleh / Zombie Queen" commence avec une ambiance piano / voix éthérées, ensuite on va vers une ambiance qui peut faire penser à MOBY ou encore MASSIVE ATTACK, une sorte d’électro- chill out. La seconde partie de ce titre (la partie "Zombie Queen") part sur un rythme plus enlevé, proche de la bande son du film Pulp Fiction de Quentin Tarentino, le titre finissant avec un côté hymne, musique d’église, notamment grâce au son d’orgue omniprésent et sur un rythme assez échevelé. "Year Zero" repart dans le trip écclesiastique avec des voix à la Enya puis vire encore vers une ambiance plus planante, électro. La voix relativement monotone, tout en voix claire, très belle au demeurant, peut lasser sur la longueur. Le groupe joue sur toutes ces ambiguités, entre musique sacrée et paroles anti-chrétienne. "Body And Blood" me fait penser à David Bowie, époque Ziggy Stardust. On est quand même relativement loin du Métal pur et dur musicalement, certaines chansons de ce Infestissumam pourraient tout à fait passer en rotation sur des radios grandes ondes ou en boite pour faire danser les bobos. "Idolatrine" pourrait être tout droit sorti d’un album de THE BEATLES époque psychédélique, acides et hallucinogènes. Infestissumam est un fourre tout, un album à tiroirs. On sent que rien, absolument rien, n’est laissé au hasard, tout est étudié, marketisé. On peut dire que GHOST, en alliant image, musique, paroles, marketing et j’en passe, a absolument tout compris. Reste à savoir si le groupe, une fois passé les effets de suprise et de mode, survivra sur la longueur.

Note : 7/10

Chronique : Horace Pinker

 

GHOST__Band
 

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HOTCAKES - Excess All Areas

Publié le par Nono666

HOTCAKES - Excess All Areas
Bad Reputation
Style : Hard Rock
Origine : Australie
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/hotcakesrock

HOTCAKES_Excess All Areas



01. Rockin In The Afternoon / 02. Cut To The Chase / 03. Fire And Ice / 04. The Witching Hour / 05. If Only These Arms Could Hold You / 06. Easy Come Easy Go / 07. Excess All Areas / 08. Look Before You Leave / 09. Run And Hide / 10. Access All Areas

BAD REPUTATION s'est fait pour spécialité de nous faire découvrir ce que la scène Australienne a de meilleur à proposer en matière de groupes de Rock/Hard/Blues... C'est aujourd'hui HOTCAKES qui a les honneurs du label français qui publie le premier album de ce combo originaire de Sidney. Au programme de ce Excess All Areas, 10 titres d'un Hard Rock'n'Roll énergique, simple et sans fioritures ("Cut To The Chase") qui tend parfois vers un Heavy Rock assez catchy ("Fire And Ice")... Rien de vraiment révolutionnaire, mais c'est aussi le style qui veut ça, du basique certes mais avec une bonne dose d'efficacité (l'imparable "Easy Come Easy Go"), et si l'on fait abstraction de ce manque d'originalité certain, cet album s'écoute avec un réel plaisir tant HOTCAKES réussi à nous proposer des compos de qualité qui font mouche à tous les coups... Si vous aimez le Rock'n'Roll qui envoie et des groupes tels que THE DARKNESS, AEROSMITH ou AC/DC, ce Excess All Areas ne devrait pas vous décevoir...

Note : 7,5/10

Chronique : Nono666

 

HOTCAKES_Band
 

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TARJA - Victim Of Ritual

Publié le par Nono666

TARJA - Victim Of Ritual
e-a-r Music/Edel
Style : Symphonic Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2013
Site Web : www.tarjaturunen.com

TARJA_Victim Of Ritual



01. Victim Of Ritual / 02. Victim Of Ritual (First Démo) / 03. I Walk Alone (Live from Luna Park) / 04. Underneath (Live from Luna Park)

Premier single annonçant le sortie de Colours In The Dark, le nouvel album de TARJA, Victim of Ritual nous présente le morceau-titre dans sa version single d'une durée de près de 6 minutes, et son pendant démo. Nous avons là une composition majestueuse directement inspiré du mythique "Boléro" de Ravel, un titre qui se révèle être plutôt efficace, soutenu par des guitares massives, et bien sûr une interprétation somptueuse de la part de notre soprano finlandaise... voilà de quoi nous mettre l'eau à la bouche avant de pouvoir se délecter de l'album complet attendu pour fin d'Août. A cela s'ajoute deux titres live ("I Walk Alone" et "Underneath") captés au Luna Park. Un sympathique EP, qui plus est présenté dans un joli packaging Digipack, qui vaut également par sa rareté puisque seulement pressé à 3000 copies mondialement. A noter une édition vinyl 7', tout aussi rare, limitée à seulement 1500 exemplaires. Alors si vous êtes fans de la belle TARJA vous savez ce qu'il vous reste à faire, il serait dommage de passer à côté de ces objets à tirage limité.

Note : 7,5/10

Chronique : Nono666

 

TARJA_Colours In The Dark_promophoto-1
 

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DARK TRANQUILLITY - Construct

Publié le par Nono666

DARK TRANQUILITY - Construct
Century Media Records
Style : Melodic Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.darktranquillity.com

DARK TRANQUILLITY_Construct



01. For Broken Words / 02. The Science Of Noise / 03. Uniformity / 04. The Silence In Between / 05. Apathetic / 06. What Only You Know / 07. Endtime Hearts / 08. State Of Trust / 09. Weight Of The End / 10. None Becoming

On le sait, DARK TRANQUILLITY n'est pas le genre de groupe à rester tranquille bien longtemps. 2013 sera d'ailleurs encore une année particulièrement productive pour le groupe qui sort en quelques mois un album live For The Fans, un single Sorrow's Architect et un nouvel album studio baptisé Construct, et c'est de ce dernier dont il est question aujourd'hui. L'album commence doucement avec des arpèges et des samples avant de partir dans un Death Metal mélodique typique du groupe et de sa région agrémentés de voix Black Metal au tempo plûtot lent et sans réelle envolée. Ce premier titre traîne un peu en longueur est n'a pas vraiment de quoi tomber de son siège et le titre suivant "The Science Of Noise" souffre un peu du même problème. Les guitares sont sympa, les compos sont bien orchestrées et le chant est de qualité mais, à aucun moment, l'album ne semble prendre son envol pour nous envoyer vers des cieux plus métalliques. Le troisième titre "Uniformity" rehausse un peu le niveau avec ses parties de piano très appréciables et son chant alterné entre Black et clair, mais reste assez quelconque malgré tout. La seule véritable surprise est la semi-ballade "What Only You Know" qui alterne les passages calmes et mélodiques et les parties plus énervées qui rappellent le reste de l'opus. Un album plutôt moyen qui contentera sans doute les fans qui trouveront ce qu'ils aiment dans DARK TRANQUILLITY mais qui ne convaincra sûrement pas les détracteurs.

Note : 6/10

Chronique : Germain

 

DARK TRANQUILLITY_Band 2013
 

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NO RETURN - Psychological Contamination

Publié le par Nono666

NO RETURN – Psychological Contamination
Great Dane Records
Style : Death/Thrash Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/No.Return.Thrash

NO RETURN_Psychological Contamination



Disc 1 : 01. Mutant’s March / 02. Reign Of The Damned / 03. Vision Of Decadence / 04. Tragic Giving / 05. Radical Disease / 06. Degeneration Of The Last Decade / 07. Nightly Aggression / 08. Electro Mania / 09. Religion / 10. Psychological Breakdown / 11. Vision Of Decadence (live Paris 2013)
Disc 2 : 01. Damnation / 02. Memories / 03. Raving Lunatic / 04. Uncontrolled Situation / 05. Trash World / 06. Sacred Bones / 07. World Of Impurity / 08. Civil War / 09. Perversion / 10. Sorrow / 11. Mass Grave / 12. Revolt Of The Hanged / 13. Civil War (live Paris 2013) / 14. Self Mutilation (live Paris 2013 feat. Sybille Colin-Tocquaine – WITCHES)

Voilà une réédition que devait guetter bon nombre de Thrashers ayant découvert NO RETURN sur le tard car ces 2 premiers albums cultes sont devenus très difficile à dénicher à un prix décent. Difficile donc de donner un avis tranché dans ces conditions car la nécessité et la demande sont certainement bien présentes, il nous reste donc la forme avec en premier lieu, l’artwork et là encore, bien difficile de rejeter la cover de cette double galette si ce n’est qu’elle est bien éloigné de celle qui ornait l’un ou l’autre album ici remis au goût du jour. Vient ensuite, la production, elle est identique à celle des années 90 malgré un remixage signé DJP, sèche comme un coup de tric et ce mélange de production à la Arise de SEPULTURA et d’esprit à la SLAYER, notamment sur le chant, car pour les riffs de guitare, le Death Metal est bien présent et notamment sur le deuxième album, image d’une scène que l’on qualifie aujourd’hui de old-school. Pourtant, un indice est vraiment très intéressant, ces leads de guitare qui se retrouvent encore aujourd’hui sur les derniers albums du groupe et ce même lorsque le groupe se faisait assez violent au début du XXI° siècle avec un Machinery par exemple alors que le petit dernier, Inner Madness en est truffé et avec une très grande réussite malheureusement un peu trop passée inaperçue. Et oui, car c’est le mal qui ronge NO RETURN, les mouvements de personnel incessants qui ont peut être grillé des cartouches du groupe dont le nom a longtemps circulé à l’international. Cette réédition composée du premier album Psychological Torment sur le premier CD et relevé d’un titre live enregistré en début d’année (on peut juste se demander l’intérêt de laisser le grand speech de L.Chuck D. à la fin du morceau) et du deuxième album Contamination Rises renfermant lui deux titres live captés le même jour et avec une production impeccable de ces derniers, est un condensé de Thrash Death Metal comme on en fait plus beaucoup, la rencontre de SEPULTURA, SLAYER et VADER qui montre où NO RETURN avait puisé son inspiration pour le premier album… Il est marrant de constater comme cet album reste marquant pour quiconque l’a déjà écouté, en effet, j’ai entendu cet album, fin des années 90 où je l’ai pas mal écouté sur une K7 avant de l’oublier un peu mais lorsque cette introduction "Mutant’s March" suivie du terrible "Reign Of The Damned" retrouvent le chemin de mes conduits auditifs, la sensation de l’avoir encore écouté la veille m’envahi, cet album est un classique et NO RETURN n’a peut être jamais réussi à s’en détacher mais les 9 titres originaux agrémentés de "Psychological Breakdown" pour la version CD et maintenant de la version live de l’excellent "Vision Of Decadence" sont imparables. La deuxième galette qui renferme le deuxième album n’en est pas moins intéressante avec une certaine radicalisation Death, et l’enregistrement en Floride à l’époque n’est certainement pas dû au hasard tout comme la voix prenant plus la forme d’une voix Death clamée. On retiendra tout de même que le premier album dégage ce charme immortel car aujourd’hui, Contamination Rises semble moins avant-gardiste, tant de groupes se sont engouffré dans cette faille alors que Psychological Torment par ses sons de guitare, sa production et son chant plus Thrash se veut, encore aujourd’hui, assez unique. Une bien belle réédition qui devance une réédition des premiers albums de NO RETURN qui fera très certainement chuter l’intérêt de ce Psychological Contamination et un nouvel album en 2014 alors que l’on reste toujours sur l’annulation de quelques dates que les Français devaient donner en début d’année, l’art de souffler le chaud et le froid que l’on peut regretter.

Note : 8/10

Chronique : Aymerick Painless

 

NO RETURN__Band
 

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DEATH DEALER - War Master

Publié le par Nono666

DEATH DEALER – War Master
Steel Cartel Records
Style : True Power Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.deathdealer.co

DEATH DEALER_War Master



01. Death Dealer / 02. Never To Kneel / 03. War Master / 04. Children Of Flames / 05. Curse Of The Heretic / 06. Hammer Down / 07. Devil's Mile / 08. Liberty Or Death / 09. Heads, Spikes, Walls / 10. Wraiths On The Wind / 11. Judge, Jury And Executionner / 12. Triumph And Victory

Prenez deux ex-MANOWAR : Ross The Boss (guitare) et Kenny "Rhino" Earl (batterie), un chanteur qui se prend pour Rob Halford (Sean Peck), Stu Marshall, guitariste d'EMPIRES OF EDEN, et Mike Davis, bassiste d'HALFORD, et vous obtenez la fine équipe qui compose ce DEATH DEALER... sauf que de finesse, il n'est point question ici, dés le titre éponyme qui ouvre ce War Master, ça bourrine sévère, c'est agressif, et il en sera de même tout au long de cet album, aucun répit ou presque, aucune subtilité, on est assailli par une tonne de riffs tous plus assassins les uns que les autres, une batterie envahissante qui laisse peu d'espace pour permettre aux compos de respirer, de plus l'ensemble manque cruellement de variété et on a la facheuse impression que chaque titre est calqué sur le même moule que son prédécesseur, au point que plus on rentre dans l'album et plus ça devient lassant, et pour ne rien arranger, il y a ce chant bloqué dans le suraigu, si les hurlements de Sean Peck (CAGE) sont impressionnants, ils sont également horripilants à la longue. Au final DEATH DEALER nous sert là un album en demi-teinte qui trouvera sans doute son public auprès des die hard fans de True Heavy/Power Metal... pour les autres, je ne suis pas sûr que ce Power sous stéroïdes leur parle vraiment...

Note : 5/10

Chronique : Nono666

 

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Vous voici arrivé dans le monde fin et délicat de DEATH DEALER, votre seul équipement : une paire d’oreilles ! Il vous reste maintenant à choisir par quelle piste vous désirez commencer votre aventure. Choisissez une piste entre 1 et 12 et rendez – vous au paragraphe correspondant…
1. Death Dealer : Aarg ! Du bourrin de chez bourrin, avec des hurlements aigus à tort et à travers, des voix distordues toutes moches en guise de chœurs et … non, c’est intenable, rendez – vous au 13.
2. Never To Kneel : Un mid tempo qu’on dirait beuglé par un Gene Simmons sous acide, un pont aux harmonies vocales atroces et un refrain dont il vaut mieux ne pas parler. Mort d’ennui, vous courrez jusqu’en 13.
3. War Master : Vous êtes agressé par des hurlements aigus avant d’être presque assommé par le refrain le plus naze de l’histoire du Power, fuyez vite en 13 avant l’arrivée du solo !
4. Children Of Flames : Un Klaus Meine en carton sifflote l’intro d’une power ballade soporifique avant qu’un chant affligeant ne vous donne subitement envie de vider votre vessie. Allez vous soulager en 13.
5. Curse Of The Heretic : Un riff, tout nul de banalité, vous met mal à l’aise tandis qu’un chant horrible vous donne la chair de poule. L’arrivée du clavier (qui ferait passer "Sons Of Odin" de MANOWAR pour du Mozart) et des voix sataniques  achèvent votre effroi. Allez mourir de peur en 13.
6. Hammer Down : Une intro à la ACCEPT ! Auriez - vous trouvé d’entrée le meilleur morceau de l’album ? Un chanteur bourrin vous infirme cela. Allez cacher votre déception en 13.
7. Devil’s Mine : Une acre odeur de clavier pourri vous prend à la gorge. En entendant la voix qui se pose sur ces affreux relents de nullité et avant de subir la partie rapide de ce dépotoir, vous allez tousser en 13.
8. Liberty Or Death : Vous êtes si affligé par ce que vous entendez que vous vous rendez en 13 sans passer par la case départ et sans toucher 1000 euros.
9. Head, Spikes, Walls : Tête en l’air comme vous êtes, vous vous êtes trompé et avez acheté DEATH DEALER en lieu et place du dernier BLACK SABBATH. Foncez l’échanger en 13.
10. Wraith On The Wind : Ah un riff ! ce serait si beau avec Udo Dirkschneider au chant ! Allez voir s’il n’est pas caché en 13.
11. Judge, Jury And Executioner : Foncer tout droit comme DEATH DEALER sur ce morceau n’est pas une bonne idée. Prenez vous le mur en 13.
12. Triumph And Victory : Vous pensiez finir votre aventure plus vite en commençant par la dernière piste ? allez faire l’intéressant en 13.
13. Triste constatation, c’est de la daube et votre aventure se termine ici. Libre à vous de recommencer la lecture en posant des choix différents mais il aurait mieux valu acheter autre chose. Mon favori pour le pire album 2013.

Note : 0/10

Chronique : Emil Maniak

 

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Quand on lit les noms des musiciens (Ross the Boss guitares ex MANOWAR entre autres, Rhino à la batterie ex MANOWAR, Sean Peck au chant qui officie également dans un autre groupe de Power Métal ricain : CAGE, Mike Davis à la basse qui a accompagné HALFORD, et un australien nommé Stu Marshall guitares) formant ce groupe et leur pédigré, on peut être en droit à s’attendre à un Métal de qualité. D’ailleurs, ça part, plutôt pas mal avec le titre "Death Dealer", un gros Power Metal à l’américaine (genre dont je n’ai jamais été hyper friand, je dois l’avouer), qui nous saute à la gueule, malheureusement on déchante assez vite car tout se ressemble et manque de finesse. Tout juste pourrons-nous noter le titre "Children Of Flames", une ballade bien couillue, dans l’esprit d’un "Watch The Children Play" (je dis bien dans l’esprit car on est loin d’égaler le chef d’oeuvre de METAL CHURCH). Pendant le break malsain de "Curse Of The Heretic" (avant  le solo de guitare), la voix haut perchée de Sean Peck a des intonations à la King Diamond. Justement parlons de la voix, celle-ci peut irriter sur la longueur car Sean Peck abuse franchement des gueulantes en sur-aigu, manque de variété et de feeling. Je trouve parfois le mixage pas super équilibré (cf : le second solo de guitare de "Judge, Jury and Executioner"). Autre chose un peu bizarre, on a l’impression, que chaque musicien a enregistré ses parties de son côté et qu’ensuite tout a été mélangé au mixage, ça donne parfois des sensations de copier/coller. On termine par un "Triumph and Victory", pas original mais agréable, au refrain accrocheur. Ce War Master est un album de Power Metal à l’américaine, hyper conventionnel, bien joué mais sans aucune innovation, ni grande créativité. Un "super groupe" (enfin tout est relatif) de plus qui ne restera sans doute qu’un projet de seconde zone.

Note : 4,5/10

Chronique : Horace Pinker

 

DEATH DEALER_Band
 

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PANZERCHRIST - 7th Offensive

Publié le par Nono666

PANZERCHRIST - 7th Offensive
Listenable Records
Style : Black/Death Metal
Origine : Danemark
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/panzerchristofficial

PANZERCHRIST_7th Offensive



01. Panzer The 7th Offensive / 02. Foreign Fields / 03. In The Name Of Massacration / 04. Stronghold Of Hill 666 / 05. Dogger Dead / 06. Mass Attack Of The Lychantrope Legion / 07. Kill For Revenge / 08. Drone Killing / 09. Napalm Alarm / 10. Pig Parade

Il y a encore une vingtaine d'années, alors que le Black Metal était encore à l'état de nourrisson, personne n'aurait pu croire qu'un jour il s'associerait avec le Death Metal à qui il avait pourtant déclaré la guerre, le trouvant commercialisé et corrompu. Et pourtant, cette union eut lieu et l'Europe centrale semble être passée maîtresse dans ce domaine avec des groupes comme BEHEMOTH, HATE, VADER ou encore DEBAUCHERY. Mais aujourd'hui, nous allons monter plus au nord et parler de PANZERCHRIST qui sort 7th Offensive, son 7ème album (sans déconner ?!). Le premier titre "Panzer the 7th Offensive" commence comme il termine : en solo. En effet, après une très brève intro monologue, la guitare part directement dans les solis aigus et hyper rapides sur un mid-tempo détonnant, le tout surmonté d'un chant growlé d'outre-tombe venu des tréfonds du tout nouveau chanteur Søren "Tintin" Lønholdt (si si, le mec s'appelle "Tintin" !). On a déjà, avec ce simple morceau, un bon aperçu de ce que va être cet opus : du Death/ Black bien lourd, crade et malsain à souhait parlant de guerre, de soif de vengeance et de noirceur. On enchaîne avec "Foreign Fields" qui confirme l'impression qu'on a dés la première écoute : le nouveau guitariste Nils Petersen est un musicien accompli et polyvalent capable de passer du riff simplissime au solo schredder en passant par l'ambiant typiquement Black . Le batteur Simon Schilling (STREAMS OF BLOOD, ex-FLESHCRAWL, ...) est également capable d'assurer différents niveaux de rapidité et peut doubler le nombre de bpm en une demie seconde. Le maître à bord et seul rescapé du line-up originel de ce projet : Michael Enevoldsen, alias "Panzergeneral", assure la basse sur cet album après avoir officié à tous les autres instruments depuis la création du groupe en 1993. Ses performances à la 4 cordes resteront malheureusement très discrètes sur ce disque mais il y a fort à parier qu'une bonne partie des compos sont sorties de son esprit tourmenté. L'album est, dans son ensemble, assez peu varié mais très efficace, bourré d'atmosphères crues et épiques nous transportant vers le froid danois et la noirceur de la guerre. On regrettera peut-être cette légère monotonie jusqu'à ce que l'on tombe sur l'outro "Pig Parade" qui, comme son nom l'indique, est une marche militaire à la caisse claire où l'on entend des chants grégoriens et des porcs qui couinent avant de se faire tronçonner. Une façon pour le moins surprenante de cloturer son album ; mais après tout, le Metal a-t-il des limites ? En bref, un très bon album à écouter encore et encore en espérant bientôt avoir droit à de nouvelles aventures de Tintin et de son groupe.

Note : 7,5/10

Chronique : Germain

 

PANZERCHRIST_Band
 

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