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CHIMAIRA - Crown Of Phantoms

Publié le par Nono666

CHIMAIRA - Crown Of Phantoms
Eone Entertainment
Style : Groove Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.chimaira.com

Chimaira_Crown Of Phantoms



01. The Machine / 02. No Mercy / 03. All That's Left Is Blood / 04. I Despise / 05. Plastic Wonderland / 06. The Transmigration / 07. Crown Of Phantoms / 08. Spineless / 09. Kings Of The Shadow World / 10. Wrapped In Violence / 11. Love Soaked Death

CHIMAIRA est selon moi un groupe très sous-estimé. D'accord, ça casse pas trois pattes à un canard, PANTERA a fait mieux, c'est pas d'une originalité transcendante et ils sont parfois difficile à suivre avec tous leurs changements de line-up, mais voilà, que celui qui n'a pas envie d'headbanger me jette la première pierre. Si on ne peut pas noter d'évolution monstrueuse du style du combo sur ce Crown of Phantoms, cet album est une véritable mine de tubes en puissance (pas à la radio, dans les endroits cools, j'entends). Le titre éponyme est étourdissant de puissance, avec quelques touches « nu metal » pas désagréables avec le chant clair, un rythme entêtant et une force de frappe rythmique et mélodique qui donne une furieuse envie de sauter partout (même si les voisins préféreraient que ça ne devienne pas une habitude). Mais déjà dès les premières secondes, à peine appuyé sur « play », on s'en prend plein la tronche et ça fait grandement plaisir. En plus, ce qui est bien avec "The Machine", c'est qu'au bout de deux/trois écoutes, on hurle sur le refrain avec Mark Hunter. En tous cas, c'est un titre d'ouverture qui met l'eau à la bouche et qui nous fait dire qu'on va non seulement écouter jusqu'à la fin, mais en apprécier chaque minute, et c'est beau quand un album tient ses promesses. Bizarrement (si si, c'est bizarre… ou pas !), j'ai eu comme des réminiscences de ZUUL FX première époque ("I Despise") et de GOJIRA ("Plastic Wonderland") en écoutant cet album, même si j'ai un sérieux doute sur le fait que les ricains s'inspirent de nos (très bons) groupes français. Si j'ai reproché quelques lignes plus haut à CHIMAIRA de ne pas se fouler niveau originalité, je dois dire qu'avec Crown of Phantoms, je me suis moi-même tapé sur les doigts. Certes les riffs sont bateau sur la plupart des morceaux (quoique diablement efficaces, au risque de me répéter, cf "No Mercy", bien que le refrain me fasse beaucoup trop penser à quelque chose que je ne sais plus ce que c'est, hélas. Je hais ma mémoire.), mais certains morceaux sont clairement hors du domaine de confort du groupe. "The Transmigration"... Premières notes en forme d'album d'AMON TOBIN (soit aux antipodes du Metal), puis on enchaîne avec des sonorités électro qui fleurent bon le Dark ambient ou la New Wave des 80's, une guitare sèche qui accompagne… C'est surprenant et très réussi. Autant que la fin du morceau "Kings Of The Shadow World", au piano, après un morceau violent : un contraste qui apporte un relief particulier. Une pause atmosphérique, comme une île bien tranquille au milieu de la tempête de puissance Metal qu'est Crown of Phantoms. On en revient tout de même très vite au style de prédilection de CHIMAIRA, et on notera que "Spineless" est plus « south » que les autres titres. Un grand bravo pour des morceaux efficaces et puissants, des soli très réussis (c'est pas le morceau "Love Soaked Death" pour clore Crown of Phantoms qui me donnera tort, au contraire !) et en définitive, un album qui nous donne de quoi écouter pour les deux ans à venir, avant le prochain.

Note : 8/10

Chronique : Nastassja

 

CHIMAIRA_Band 2013

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MINISTRY - Enjoy The Quiet - Live At Wacken 2012

Publié le par Nono666

MINISTRY – Enjoy The Quiet - Live At Wacken 2012
UDR Music/EMI
Style : Indus’ Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.thirteenplanet.com

MINISTRY_Enjoy The Quiet - Live At Wacken 2012



Disc 1 : Live At Wacken 2012
01. Intro / 02. Ghouldiggers / 03. No W / 04. Rio Grande Blood / 05. Lieslieslies / 06. 99 Percenters / 07. Life Is Good / 08. Waiting / 09. Relapse / 10. New World Order “N.W.O.” / 11. Just One Fix / 12. Thieves
Disc 2 : Live At Wacken 2006 (bonus)
01. Intro / 02. Fear (Is Big Business) / 03. Senor Peligro / 04. No W / 05. Rio Grande Blood / 06. The Great Satan / 07. Waiting / 08. Lieslieslies / 09. Worthless / 10. Wrong / 11. New World Order “N.W.O.” / 12. Just One Fix / 13. Thieves / 14. Khyber Pass / 15. Psalm 69

Pauvre en sortie de live albums sur le début de sa carrière, MINISTRY a eu vite fait de combler le presque vide auprès de ses fans avec le Sphinctour (2002) et le Adios… Putas Madres (2009) et désormais cet Enjoy The Quiet : Live At Wacken 2012 qui retrace comme son nom l’indique la prestation des Américains au célèbre festival Allemand où il assurait la tête d’affiche d’une scène annexe (la Black Stage pour être précis). Toutefois cette prestation revêt un élément spécial puisque c’est l’une des dernières fois que le regretté Mike SCACCIA s’affiche sur scène avec MINISTRY alors bien entendu le côté émotif peut prendre le dessus mais ne perdons pas de vue l’essentiel, la musique ! De ce côté-là, rien à redire, en tout cas pour ceux qui apprécient ce que le groupe a proposé après 2006 car si ce concert est donné dans le cadre d’un festival, la traditionnelle setlist best-of n’est pas de sortie, nous avons juste 2 titres de Psalm 69 et un de The Mind Is A Terrible Thing To Taste, deux albums incontournables mis à l’honneur en fin de concert, pour le reste The Last Sucker est le moins bien représenté avec un titre, l’excellent "Life Is Good", alors que les incontournables Houses Of The Molé et Rio Grande Blood se paient la part du lion. La setlist est juste énorme avec une énergie folle et si des rumeurs de playback de la part de Al JOURGENSEN fusent partout sur le net, il est bien difficile de corroborer ces dires tant la voix, certes chargée de saturation et de compression diverses et variées, parait authentique, l’impression d’un chant live se fait tout de même beaucoup sentir, ensuite inutile de se voiler la face, l’Indus’ demande des effets et des samples, cela fait partie du genre et étant donné le chant énergique de sieur JOURGENSEN, on imagine mal le bonhomme assurer toutes les voix tant il y a de couches vocales dans l’équation musicale de MINISTRY. Ensuite, on peut également se demander pourquoi MINSITRY commence son show par un titre plutôt calme (cela reste du MINISTRY, c’est tout de même "Ghouldiggers", les amateurs apprécieront) alors que défilent ensuite une jolie ribambelle de titres furieux issus de Houses Of The Molé et Rio Grande Blood et bien tout simplement par ce que MINISTRY a toujours procéder ainsi (le show de 2006 en bonus de cet album confirme cela d’ailleurs) et que c’est de cette manière que le groupe imagine un show. La production du concert principal, le Wacken 2012, donne un rendu live très fidèle même si les versions proposées par le groupe restent identiques au penchant studio de ces chansons, cependant l’apport de la batterie d’Aaron ROSSI donne un côté moins froid et clinique à MINISTRY, ce qui lui permet de mieux se fondre dans une masse Metal (sur un festival Metal uniquement, ça peut aider !). Enfin, sur ce concert de 2012, on note également le solo impeccable, le seul de toute la setlist, de Mike SCACCIA sur "Waiting", un titre décidément énorme aussi. Alors voilà peut être la raison de la sortie de cette box (DVD + 2CD) retraçant la carrière de MINISTRY au Wacken pour les 2 seules participations des Américains à ce grand festival Allemand, la disparition tragique de Mike SCACCIA (est-il encore utile d’insister sur l’énorme poids de ce guitariste de génie dans la résurrection du groupe au milieu des années 2000 ?). En tout cas, ce doit être la raison de la présence du show de 2006 sur ce même festival en bonus audio, la présence de ce même Mike SCACCIA, car niveau rendu, nous sommes clairement dans le bootleg, tout ceci n’était pas destiné à sortir et il faut bien le considérer pour ce qu’il est, un bonus, si le son plus que moyen vous insupporte, le live précédent est plus à même d'assouvir votre envie d’entendre des "Worthless" "Senor Peligro" ou "Khyber Pass". Ce nouvel album live, s’il n’arrive pas au niveau d’Adios… Putas Madres au niveau production, rend tout de même justice à ce qu’est le groupe sur scène, une entité furieuse, les musiciens plus que le maitre à penser Al JOURGENSEN d’ailleurs qui en impose plus par son charisme, bien plus violente que d’autres se proclamant comme tel. Voilà un témoignage des derniers moments de Mike SCACCIA avec le groupe, de l’intégration parfaite des titres de Relapse, le précédent album studio, celui de la reformation, pour le reste, on ne peut pas dire que ce live soit absolument indispensable, à quand un album live digne de ce nom pour MINISTRY, pas un montage de titres de différents concerts et avec une production carton, des moyens mis en œuvre en vue de la sortie d’un album live, ce groupe le mérite et ses fans aussi, mais en attendant on accepte tout de même celui-ci avec un plaisir pas trop dissimulé.

Note : 7.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

MINISTRY_Al-Jourgensen-Mike-Scaccia
 

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CAUCHEMAR - Tenebrario

Publié le par Nono666

CAUCHEMAR - Tenebrario
Nuclear War Now! Productions
Style : Heavy/Doom Metal
Origine : Canada
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/cauchemarmetal

CAUCHEMAR_Tenebrario



01. D’Encre et de Sang / 02. Le Feu du Soleil / 03. Salamandre / 04. Tête de Mort / 05. L’Appel / 06. Le Fantôme / 07. Rites Lunaires / 08. Trois Mondes / 09. Tenebrario

Amateurs de sonorités old school rejouissez-vous, voici enfin le premier album des Canadiens de CAUCHEMAR qui déboule trois ans après le prometteur EP La Vierge Noire. Tenebrario a été écrit durant les dix-huit mois qu'a duré le tour du monde qu'ont effectués Annick Giroux (chant) et François Patry (guitare), un tour du monde qui a mené nos aventuriers du Metal dans des contrées aussi diverses que l'Inde, le Vietnam, la Colombie ou la Roumanie... Pas de gros changements par rapport au EP, les références musicales restent les mêmes (PAGAN ALTAR, MOURN, WITCHFINDER GENERAL, BLACK SABBATH...), on retrouve ce Heavy/Doom traditionnel sombre et envoutant qui évoque fortement les 80's, une musique sincère, hantée et obscure soutenue par des textes mystiques. CAUCHEMAR nous démontre également tout son attachement à la NWOBHM avec un titre tel que "Salamandre" que l'on peut rapprocher des travaux les plus anciens d'IRON MAIDEN par exemple. La voix d'Annick Giroux dont le registre profond et empreint de mélancolie participe grandement à l'identité du groupe en confèrant une atmosphère unique, pour ne pas dire hypnotique, à l'ensemble. La manière de poser sa voix ne sera pas sans évoquer aux plus férus de Doom une certaine Caroline Wilson (MOURN). Si La Vierge Noire était un premier pas plus qu'intéressant, Tenebrario confirme l'énorme potentiel de combo canadien et dévoile aujourd'hui une maturité dont manquait sans doute encore son prédécesseur, plaçant ainsi ce premier album un cran au dessus. Soulignons également le très bel artwork réalisé par l'artiste Italien Paolo Girardi, parfaitement en phase avec l'univers de CAUCHEMAR. Au final, nous avons avec ce Tenebrario, un excellent album de Metal old school, occulte et majestueux, qui ne pourra que ravir les amateurs du genre.

Note : 8/10

Chronique : Nono666

 

CAUCHEMAR_Band 2013
 

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PURGATORY - Deathkult - Grand Ancient Arts

Publié le par Nono666

PURGATORY – Deathkult - Grand Ancient Arts
War Anthem Records
Style : Death Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.purgatory666.de

PURGATORY_Deathkult-Grand Ancient Arts



01. Onward To The Burning Shores / 02. Grand Ancient Arts / 03. Psalms Of Invocation / 04. Underneath Fathomless Depths / 05. Pandemonium Rising / 06. Unleash The Reaper / 07. Into The Starless Chaos / 08. Of Reverence And Ruin / 09. Consumed By Ashes

Joyeux anniversaire... joyeux anniversaire... joyeux anniversaire Purgatory ! C’est alors que je chantais tranquillement la traditionnelle chanson aux quatre gars de PURGATORY qui fêtent cette année leurs 20 ans d’existence, bon OK seuls deux membres sur les 4 ont fait les 20 années au sein du groupe, que je me suis pris un violent coup à la mâchoire. Résultat Deathonite Aigüe, le diagnostic des urgences est sans appel, vous croyez franchement que c’est une façon de traiter une personne qui vous souhaite votre anniversaire ! Alors, il est vrai que j’aurais du le voir venir, voilà 20 ans que les Allemands multiplient les uppercuts violents et n’ont jamais dévié d’un iota, ils ont seulement amélioré leur appréhension de leurs instruments, amélioré le son et leur capacité à écrire des titres assassins, au-delà de tout cela, les fans de VADER qui ne se sont encore pas penché sur ce nom de l’underground ne doivent plus tarder. Principalement axé sur les riffs bien gras et rapides, le Death Metal des Allemands fait parfois quelques incursions dans des choses plus sombres et mid tempo comme ce "Underneath Fathomless Depths" ou "Into The Starless Chaos" nous renvoyant vers le VADER le plus récent alors les boucheries telles que "Grand Ancient Arts" ou "Pandemonium Rising" font sans équivoque appel aux travaux plus anciens des Polonais. Ensuite, il est vrai que le style est bien balisé, très très peu de surprises (ah on me dit aucune dans l’oreillette, donc aucune surprise !), les Allemands déroulent leur album comme certains déroulent leur… savoir, c’est plaisant si le sujet nous intéresse, donc si vous êtes sensible aux sonorités Death Metal, nul doute que cette nouvelle offrande de PURGATORY saura provoquer en vous la réaction adéquate car tout est ici parfaitement maitrisé, de la composition jusqu’à la production massive, peut être un peu trop, mais ce sont là les standards du genre. Avec un artwork très soigné, PURGATORY célèbre là dignement son anniversaire, l’inspiration est encore au rendez-vous !  Enfin, comme d’habitude chez les Allemands, il existe une version digipack avec une reprise, ici c’est le titre "As I Behold I Despise" issu du premier album de DEMIGOD, Slumber Of Sullen Eyes (1992), pour ne rien gacher à la fête !

Note : 7.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

PURGATORY_Band 2013_Logo

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PAT TRAVERS BAND - Can Do

Publié le par Nono666

PAT TRAVERS BAND - Can Do
Frontiers Records
Style : Hard Rock Bluesy
Origine : Canada
Sortie : 2013
Site Web : www.pattravers.com

PAT TRAVERS BAND_Can Do



01. Can Do / 02. Stand Up / Give It Up / 03. Diamond Girl / 04. As Long As I'm With You / 05. Long Time Gone / 06. Wanted (That Was Then / This Is Now) / 07. Armed & Dangerous / 08. Here Comes The Rain Again (Eurythmics Cover) / 09. Keep Calm And Carry On / 10. Dust & Bone / 11. Waitin' On The End Of Time / 12. Red Neck Boogie

Avec une carrière qui avoisine les 40 ans et pas moins de 28 albums au compteur, PAT TRAVERS n'a plus grand chose à prouver. Avec Can Do, le guitariste canadien revient au Hard Rock qui était sa marque de fabrique à ses débuts au milieu des 70's / début 80, un Hard Rock qu'il avait quelque peu délaissé depuis de nombreuses années déjà au profit du Blues Rock... Fort d'un nouveau deal avec le label Frontiers, Pat Travers a semble-t-il souhaité renouer avec ses racines et offrir à ses fans de la première heure l'album qu'ils attendaient... le digne succésseur d'albums comme Puttin' It Straight (1977) ou Crash And Burn (1980) et c'est encore une fois du très bon qui nous est proposé ici mais pouvait-il vraiment en être autrement avec un guitariste du talent de Pat ? Si Can Do se veut effectivement résolument plus "brut" que ne pouvait l'être les dernières offrandes du Canadien, il n'en est pas moins varié et nous offre un panel allant du titre purement Hard Rock ("Can Do", "As Long As I'm With You", "Long Time Gone") en passant par le Rock Bluesy entrainant ("Armed & Dangerous"), la ballade ("Wanted (That Was Then / This Is Now)" qui pourra évoquer BON JOVI, "Diamond Girl"), le Southern Rock ("Dust & Bone"), le Boogie Rock ("Red Neck Boogie") ou l'instrumental ("Keep Calm And Carry On")... Can Do nous offre un panorama de ce qui fait l'univers musical du PAT TRAVERS BAND, alors si vous aimez le Rock, tantôt Hard, tantôt Bluesy, cet album est fait pour vous, vous ne regretterez pas votre acquisition...

Note : 8/10

Chronique : Nono666

 

PAT TRAVERS BAND_2013
 

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DEBAUCHERY - Kings Of Carnage

Publié le par Nono666

DEBAUCHERY - Kings Of Carnage
Massacre Records
Style : Death Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.debauchery.de

DEBAUCHERY_Kings Of Carnage



01. Coming Of The Dragons / 02. Demonslayer / 03. Let There Be Blood / 04. Killerbeast / 05. Kings Of Carnage / 06. Man In Blood / 07. Blood God Kills / 08. Victory Awaits / 09. Murder Squad / 10. The Last Crusade / 11. Debauchery Motherfuckin' Family / Bonustracks : 12. Fast As A Shark (ACCEPT) / 13. Bodycount's In The house (BODY COUNT) / 14. Man In Black (JOHNNY CASH) / 15. Animal (W.A.S.P.) / 16. Böse (DIE FANTASTISCHEN VIER)

Est-il encore nécessaire de présenter DEBAUCHERY ? Je ne pense pas. Le projet quasi-solo de Thomas Gurrath enchaîne les albums depuis le début des années 2000 et a réussi à se faire un nom dans la scène Death allemande et internationale. Deux ans après Germany's Next Death Metal, il revient avec un nouvel album intitulé Kings Of Carnage. Seul maître à bord cette fois et juste aidé par des musiciens de session, à savoir Dennis Ward (PINK CREAM 69) à la basse et Marcel Woitowicz (FROZEN INFINITY) à la batterie, il nous livre un album de Death sanglant et bourrin comme il les aime. L'opus est composé de 11 titres originaux et 5 reprises de grands noms du Rock, du hip-hop et du Metal présents sur la version deluxe. On commence doucement avec une petite intro à la guitare assez sympathique avant d'envoyer le second morceau sans crier gare. Ce second titre est plutôt agréable et bien travaillé. Le Growl de Gurrath est toujours aussi reconnaissable et les compos sont rapides, nerveuses et sauvages. A partir du troisième titre, "Let There Be Blood", on met en évidence le principal problème de l'album en général : sa simplicité. Même si l'intro et "Demonslayer" ne sont pas mal foutues, le reste des titres originaux est linéaire et assez fade en fin de compte. On s'ennuit même assez vite passé la première écoute. 35 minutes qui paraissent une éternité jusqu'à ce que "Debauchery Motherfuckin' Family" démarre. Le côté Hard Rock reprend alors le dessus, mélangé à du Growl et des blast beats qui rendent le morceau moins pénible que le reste. On en a fini avec les compos originales et on se prête à l'exercice que l'ex-prof de philo aime beaucoup : les covers. On a droit à du ACCEPT, du BODY COUNT, du JOHNNY CASH, du W.A.S.P. et du DIE FANTASTISCHEN VIER (groupe de Hip-Hop allemand). Alors que dire sur ces reprises ? Pour faire simple, vous prenez l'instru à la note près, en respectant scrupuleusement les accordages, et vous chantez le tout en Growl façon Death et voilà le travail. Ca aurait pu donner un chouette résultat mais entendre "Fast As A Shark" ou "Animal" chantés de cette manière, franchement non. Kings Of Carnage n'est pas le meilleur album de DEBAUCHERY, loin de là ; mais il pourra sans doute convaincre les fans de Death réfractaires à la complexité et qui aiment entendre les mots "blood" et "kill" environ 10.000 fois. Cependant, cet opus a au moins le mérite de rester dans la tête, à cause de sa simplicité, et d'avoir un artwork vraiment cool.

Note : 6.5/10

Chronique : Germain

 

DEBAUCHERY_Promo 2013
 

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MOTHER & PEARL - Inner Voice

Publié le par Nono666

MOTHER & PEARL - Inner Voice
Symbol Music / Brennus Music
Style : Modern Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.mother-and-pearl.com

MOTHER & PEARL_Inner Voice



01. My Emptiness / 02. Russian Roulette / 03. Cruel World / 04. Ugly / 05. Remember The Silence / 06. Dextermination / 07. Skin And Life / 08. Temptation / 09. Far Beyond Pleasure / 10. Dreadful Hunger

Formés en 2005, il aura fallu 8 ans aux Lyonnais de MOTHER & PEARL pour proposer un premier album, une periode que le groupe a mis à profit pour sortir deux démos et roder ses compos sur scène. Assimilés un temps au Metal progressif, nos Rhone-Alpins se sont depuis tournés vers un Modern Metal un peu plus dans l'air du temps, tirant ses influences aussi bien du Thrash, du Heavy que du Mélodeath ou du Metalcore, le groupe se réclamant lui-même de combos tels que MACHINE HEAD, METALLICA, ARCH ENEMY ou TRIVIUM, une palette d'influences assez large leur permettant de se créer un univers bien à eux, riche et varié. Musicalement, ça tient plutôt bien la route, nous balançant une sorte de Heavy/Thrash moderne et fort efficace ("My Emptiness", "Ugly") empreint d'une certaine noirceur et de mélancolie, un aspect qui semble faire partie intégrante de ce premier album ("Temptation",...), à en juger également par cet artwork plutôt sombre lui-aussi. La dualité vocale des frères Coulon (Olivier - chant clair & guitare et Mathieu - chant hurlé & batterie) passe plutôt bien mais, car il y a un mais, il y a cet horrible chant anglais qui vient ruiner tous les efforts du groupe, et c'est particulièrement flagrant sur un titre tel que "Cruel World" qui, bien que puissant, se révèle grandement désservi par cet accent horripilant... Terminons sur une note positive avec un dernier mot concernant la production de ce Inner Voice réalisée par Thierry Lebourg (DYSLESIA) et Sylvain De Nicola (DYSLESIA, VITAL BREATH) au NoiseFirm Studio qui ont su concocter au groupe un son clair et puissant parfaitement équilibré. Au final, même si quelques défauts subsistent encore, notamment au niveau du chant, nous avons là un premier album plutôt prometteur, pas forcèment très facile d'accés, qui demandera surement plusieurs écoutes pour être totalement apprivoisé... Il reste encore du travail pour que MOTHER & PEARL réussisse à s'imposer, il est néanmoins sur la bonne voie... A suivre donc !

Note : 6/10

Chronique : Nono666

 

MOTHER & PEARL_Band
 

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ANNIHILATOR - Feast

Publié le par Nono666

ANNIHILATOR - Feast
UDR/EMI  
Style : Thrash Metal
Origine : Canada
Sortie : 2013
Site Web : www.annihilatormetal.com

ANNIHILATOR_Feast

 

Feast : 01. Deadlock / 02. No Way Out / 03. Smear Campaign / 04. No Surrender / 05. Wrapped / 06. Perfect Angel Eyes / 07. Demon Code / 08. Fight The World / 09. One Falls, Two Rise
Re-Kill (Bonus CD) : 01. Fun Palace / 02. Alison Hell / 03. King Of The Kill / 04. Never, Neverland / 05. Set The World On Fire / 06. Welcome To Your Death (W.T.Y.D.) / 07. Nozone / 08. Bloodbath / 09. 21 / 10. Stonewall / 11. Ultra Motion / 12. Time Bomb / 13. Refresh The Demon / 14. Word Salad / 15. Brain Dance
 
Quatorzième album pour les canadiens d'ANNIHILATOR dont le premier opus, Alice In Hell, œuvre Metal cultissime remonte à 1989... Jeff Waters revient donc nous enflammer les tympans de ses riffs accrocheurs et solos inspirés avec, il est bon de le souligner, un artwork des plus réussis, pas forcément original mais ce tableau composé de zombies sur fond de ville dévastée fait son petit effet. Mais venons-en maintenant au contenu...

Le premier titre "Deadlock" est un petit bijou de Thrash efficace : riff ultra-rapide, batterie survitaminée et chant assassin. Breaks puissants et solos virtuoses toujours aussi surprenants, ça commence très très fort ! Le second titre "No Way Out" s'exprime dans un registre plus nuancé, avec des relents Heavy plus classiques mais reste tout aussi puissant. "Smear Campaign" continue d'explorer la face Heavy Metal old-school d'ANNIHILATOR avec toujours autant d'inspiration : couplets et refrains imparables et riffs plus qu'entrainants. "No Surrender" fait une étonnante incursion dans un style plus groove mais n'oublie pas pour autant de déverser sa rage métallique dans les diverses structures du titre. "Wrapped", assez banal pour le groupe même s'il reste entrainant et "Perfect Angel Eyes", la ballade de l'album, marqueront une baisse de régime assez significative... ça ne sera que pour mieux rebondir sur un morceau qui porte bien son nom : "Demon Code"... du ANNIHILATOR pur jus : tempo rapide, refrain inquiétant et riffs "casse-nuque" en pagaille... Tout ça pour amener en "douceur" le titre le plus énervé après "Deadlock"... "Fight The World" contient en effet son lot de passages agressifs qui vous colleront l'envie irrésistible de sauter partout notamment lors du break très Slayerien ! "One Falls, Two Rise" conclue l'album avec une intro planante et une suite boostée aux stéroïdes qui ne fait pas dans le détail : puissance, rapidité des riffs et refrain sous testostérones, ça déménage ! La production est excellente, claire et puissante. Le jeu de Jeff Waters toujours aussi brillant et inventif... bref c'est un vrai bonheur de retrouver un ANNIHILATOR toujours autant en verve et créatif après 3 ans de silence discographique.

Un petit mot enfin au sujet du deuxième CD composé de reprises d'anciens titres du groupe... C'est une bonne initiative pour les nouveaux venus, ils découvriront les morceaux les plus emblématiques du groupe... Malgré tout, leur interprétation ne vaut pas, selon moi, les versions originales...

Note : 8/10

Chronique : Ziltoik Skeksis

 

ANNIHILATOR_Band_Feast
 

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FORLORN PATH - Man's Last Portrait

Publié le par Nono666

FORLORN PATH – Man’s Last Portrait
Autoproduction
Style : Gothic Doom/Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.forlornpath.com

FORLORN PATH_Man\'s Last Portrait



01. The Coming Of Winter / 02. Empire Of Decadence / 03. Words Only Wind Can Speak / 04. Masquerade / 05. A Moment Of Silence / 06. As Hope Fades / 07. Ghosts / 08. Man’s Last Portrait / 09. What Lies Beyond / 10. Relics

Avec quelques changements de line-up depuis sa formation en 2008, les Américains de FORLORN PATH ont tout de même réussi à publier deux EP en autoproduction qui leur ont permis de se forger une identité qui oscille aujourd’hui entre Gothic, Death, Doom et un fond de Black Metal qui n’est pas sans rappeler les Russes de FOREST STREAM si ce n’est que FORLORN PATH jouissent déjà d’une production plus que correcte et une capacité de composition qui, sans étonner les amateurs du genre, permet aux Américains d’obtenir un premier album des plus solides même si ce Man’s Last Portrait est parsemé de clichés du genre entre voix féminines, claviers, mélancolie latente et tempo moyen pour emmener le tout vers une noirceur assez grisâtre en surface.  Entre la chanson titre qui met en avant les racines Black mais qui met aussi un coup de pied dans la fourmilière avec une accélération bienvenue et un "Ghosts" plus mélodieux, de même qu’"Empire Of Decadence" assez classique mais très représentatif de ce que FORLORN PATH nous propose là, nous obtenons un premier album assez classique mais avec une force d’écriture et de production qui peut laisser augurer de bonnes choses pour la suite de ces Américains qui semblent encore bien perturbés par des changements de line-up, gageons qu’avec une stabilisation durable, c’est un nom que l’on devrait réentendre assez rapidement. Les amateurs des débuts de KATATONIA, de LETHIAN DREAMS  ou même de DRACONIAN devraient également s’y retrouver même si un album un peu moins long aurait certainement eu plus d’impact.

Note : 7.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

FORLORN PATH_Band
 

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DÖDSVARG - Om Det Där Med Omänskliga Realtioner

Publié le par Nono666

DÖDSVARG - Om Det Där Med Omänskliga Realtioner
Suicide Records
Style : Noise Post-Hardcore
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.dodsvarg.se

DÖDSVARG_Om Det Där Med Omänskliga Realtioner



01. Blod / 02. Synergieffekter / 03. Våld / 04. Åt Hellvete Med Allt

Avec des débuts très bruitistes, les Suédois de DÖDSVARG ont depuis entamé une trajectoire plus portée sur le Post-Hardcore que la Noise qui émaillait ses premiers efforts. Om Det Där Med Omänskliga Realtioner est, soyons clair, le travail le plus audible de cette entité étrange, un pied dans un univers qui séduira bien plus les amateurs de Metal qu’auparavant et d’ailleurs l’ultime "Åt Hellvete Med Allt" a des relents de Sludge tout comme l’introductif "Blod". On se surprend à penser à CULT OF LUNA ou NEUROSIS à l’écoute de ces 4 titres franchement plaisant et variés. La production très brute garde cependant cette couleur bruitiste qui va si bien au groupe Suédois, une production aux codes Indus’ où les basses fréquences envoient du lourd contrairement à un NINE INCH NAILS ou MINISTRY par exemple. "Synergieffekter" possède ce lead de guitare entêtant qui montre l’évolution de l’approche musicale de DÖDSVARG alors que le groupe continue de s’exprimer sur des formats très courts. En effet, cet EP de 4 titres atteint péniblement les 10 minutes mais la tentation de ré-appuyer sur play est très forte, l’opération séduction est donc réussie. Cet EP a d’ores et déjà un successeur dont la sortie est imminente, on surveille donc de près l’évolution de ces Suédois dont ce nouvel EP disponible  en téléchargement est conseillé pour les amateurs du genre.

Note : 7.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

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