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INHUMATE - Expulsed

Publié le par Nono666

INHUMATE - Expulsed
Grind Your Soul
Style : Grindcore
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.inhumate.com

INHUMATE_Expulsed_cover



01. We Are Inhumate / 02. The Dragon / 03. Darmok / 04. I Am The Beast / 05. Sun / 06. The Traveller / 07. Ashes / 08. The Scale / 09. Archer / 10. Rosebud / 11. Cendres / 12. Willing / 13. Freaks / 14. The Room / 15. Voices / 16. Atropos / 17. Faster Than Thoughts

Certains l'ignorent peut-être mais la France vit naître une belle nuée de groupe de Grindcore au début des années 90. SUBLIME CADAVERIC DECOMPOSITION, GENITAL GRINDER, DEPARTMENT OF CORROSION, GRONIBARD, j'en passe et des meilleurs. L'un des premiers à avoir montré la voie est le groupe qui nous interesse aujourd'hui : INHUMATE. Le groupe fut fondé en 1990 et donna à la France le goût du Grind crade avec une touche d'humour sardonique. Ils sortent cette année leur sixième album intitulé Expulsed chez l'écurie Grind Your Soul. Cet album n'a pas de prétention particulière en dehors de celle d'être un album de Grind plutôt bien foutu, ultra rapide, brouillon juste ce qu'il faut et simpliste à l'extrême. INHUMATE ne fait pas dans la fioriture ou dans la compo pompeuse, la batterie va aussi vite que possible, les grattes sont simples mais efficaces et le chant s'alterne entre Growl, Pig Squeal et chant énervé faisant passer une evisceration à vif pour une douce mélodie. On ne peut pas vraiment s'arrêter sur un titre en particulier, ceux-ci étant souvent trop courts et se ressemblant tous pour discerner une quelconque progression ou un petit éclair de génie dans tout ce bordel sonore. Une oreille non habituée fuira certainement avant la fin du premier titre, mais c'est aussi ce qu'on attend d'un groupe de Grindcore. Les Alsaciens remplissent donc leur contrat en offrant un pur concentré de brutalité, de tripes et d'humour noir. Les textes sont en Anglais, à l'exception des petits monologues présents sur "I Am The Beast" et "Ashes", ce qui empêche un peu de savourer l'humour satyrique du combo (oui, comme si on pouvait comprendre quoi que ce soit). Sur les 17 morceaux qui composent Expulsed, seulement 4 passent le cap des 2 minutes, ce qui offre un album torché en moins de 30 minutes. Cependant, je doute qu'on ait vraiment plaisir à revivre ces 30 minutes encore et encore comme on pourrait le faire sur d'autres disques sortant ces temps-ci. Mais rendons à César ce qui est à César, même si ce n'est pas l'album de Grind du siècle, il a sa place parmi les bonnes petites trouvailles du genre parues cette année. Je conseillerais donc ce Expulsed à un public ayant l'habitude et un profond amour pour le Grindcore crade et déjanté. Les autres, vous feriez mieux de passer votre chemin...

Note : 6/10

Chronique : Germain

 

INHUMATE_Photo
 

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PHILIP H. ANSELMO & THE ILLEGALS - Walk Through Exits Only

Publié le par Nono666

PHILIP H. ANSELMO & THE ILLEGALS - Walk Through Exits Only
Housecore Records
Style : Thrash Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.philanselmo.com

PHILIP H. ANSELMO & THE ILLEGALS_Walk Through Exits Only



01. Music Media Is My Whore / 02. Battelion Of Zero / 03. Betrayed / 04. Usurper Bastard's Rant / 05. Walk Through Exits Only / 06. Bedroom Destroyer / 07. Bedridden / 08. Irrelevant Walls And Computer Screens

Phil Anselmo, l'hyperactif de la musique Metal, qui n'hésite pas à sauter d'un genre à l'autre, à participer à plusieurs projets en même temps qu'il est en tournée, tout en gérant son label, sort enfin son projet « solo », Walk Through Exits Only, et si le gaillard n'a jamais fait dans la dentelle, on peut dire que là ça grimpe d'un cran. Que l'on veuille comparer cet album à du DOWN, du PANTERA ou à SUPERJOINT RITUAL, on se cassera les dents. Avec un rythme effréné, un chant hurlé plus que hargneux, des structures carrées qui partent dans tous les sens, difficile de se raccrocher au passif de Monsieur Anselmo pour se construire la genèse de cet album. Et tant mieux ! Car à force d'être partout, on pourrait redouter des redondances, mais c'est là que le véritable talent et la créativité authentique entrent en jeu. On connaît le Anselmo de PANTERA, celui de DOWN, et cet album solo, est-ce maintenant que l'on rencontre enfin le vrai Anselmo ? Trêve d'analyses emberlificotées de la personnalité multiple et inventive en diable d'un musicien respecté qu'on l'aime ou pas. Walk Through Exits Only est du concentré de rage. La mise en bouche, "Music Media Is My Whore", pas même deux minutes de durée, mais c'est assez pour montrer que monsieur est vraiment bien énervé. Et ce sera ce tarif là durant les 40 minutes de l'album. Des rythmes saccadés, voire stroboscopiques ("Battalion Of Zero" en est le parfait exemple), des mélodies qui peuvent paraître minimales mais avec une puissance de frappe énorme, et les cris enragés d'Anselmo au micro. On se situe à la frontière du Thrash et du Death, donc bien loin de DOWN, et il faut bien avouer que parfois, j'aurais aimé entendre un passage plus posé, une voix plus chantée que criée… Il faut entendre "Betrayed" pour se rendre compte qu'il est difficile de reprendre son souffle, donc l'album en un coup est peu digeste. On a de belles cassures de rythme, mais au niveau des mélodies, chaque morceau se restreint au minimum, du type « thème et très peu de variations ». C'est pas désagréable parfois de se prendre une patate (si si, ça réveille), mais on en apprécie d'autant plus la force quand on s'essuie le visage dans un chiffon de velours juste avant : le problème de Walk Through Exits Only, c'est qu'on se fait tellement tabasser qu'à force on ne sent plus rien. Sur le morceau éponyme, on a droit à un petit ralentissement à la fin, ce qui fait un bien fou vu l'hystérie de "Walk Through Exits Only" dès le début du morceau, mais hélas, ça manque encore un peu de nuance, et c'est tellement dommage qu'Anselmo ne se serve pas de toutes les possibilités de sa voix, en variant un peu son timbre. On trouvera également une accalmie à la fin de "Bedroom Destroyer", mais étrangement, malgré des guitares plus atmosphériques, voire un peu « post », on reste à l'affût de la prochaine beigne. On a bien raison. Encore une bonne dose de violence, avant que l'album s'achève sur une pincée de douceur presque bruitiste qui s'évanouit doucement après une courte de reprise de la mélodie. Une fin toute en contrastes et qui donne envie de dire : « ? ». C'est toujours plaisant de voir qu'un musicien très actif ne manque pas d'inspiration, mais c'est encore mieux si l'auditeur peut, quant à lui, reprendre sa respiration. Le rythme est trop frénétique, même s'il correspond tout à fait à la violence des paroles, et il nous est difficile de nous fixer sur un morceau sans éprouver une impression de « trop plein ».

Note : 6,5/10

Chronique : Nastassja

 

PHILIP H. ANSELMO & THE ILLEGALS_Band
 

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FOR MANY REASONS - Make Your Own

Publié le par Nono666

FOR MANY REASONS - Make Your Own
Great Dane Records
Style : Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.formanyreasons.fr

FOR MANY REASONS_Make Your Own



01. Hell / 02. Way / 03. Hole / 04. Sky / 05. Colors / 06. Truth / 07. Silence / 08. Funeral

Deux ans après le très bon Time To P(l)ay, le quatuor lyonnais de Death metal FOR MANY REASONS (FMR) revient avec Make Your Own, en digipack, avec un visuel qui a clairement plus de gueule que le précédent. Si les FMR distillent avec brio un Death Metal très technique, à la fois mélodique et puissant, ce qui frappe sur ce deuxième rejeton, c'est la différence de son. Oui. Si parfois sur Time To P(l)ay on pouvait ressentir comme un petit effet « brouillon », avec un son massif mais qui parfois avait tendance à s’emmêler les pinceaux, cette fois-ci c'est clair et concis. On peut quand même regretter que sur certains passages, la voix soit bien trop en retrait par rapport aux guitares. Du premier album du groupe on retiendra les rythmes effrénés (le combo "One Pound Of Flesh" / "Can't You Feel" par exemple, ou "Not Dead Yet" tout simplement énorme), une belle puissance de frappe, ce qui en faisait un très bon premier album qui laissait augurer le meilleur. Donc ? Et bien on a ici droit à un album plus mature, tout aussi puissant mais qui semble aussi plus réfléchi, plus calme en quelque sorte, ou peut être simplement plus sombre. Pour illustrer, le morceau "Hole", le troisième de l'album, me semble un bon exemple, avec des riffs qui tirent vers le Doom, un rythme assez lent qui laisse le temps de profiter d'une mélodie émouvante soutenue par une basse solide. Une intermède au piano, un passage au chant clair peut être un peu maladroitement exécuté (mais peut être est-ce l'effet recherché) mais soutenu par un effet sur la voix qui donne un supplément « fragilité » à cette petit pause dans le morceau. Sur ce titre, les  samples de cordes sont utilisés de manière très parcimonieuse, ce qui est très appréciable (question de goût, mais c'est ce qui m'avait beaucoup gênée à la première écoute). Je spoile mais la fin de ce morceau est magistrale : des guitares saccadées, une belle montée en puissance, pour finalement s'achever sur un piano solo. Ce morceau est très réussi : bien construit, un mélange de puissance et d'un sentiment diffus de désespoir, qui amorce le diptyque avec le morceau suivant, "Sky", très aérien et mélodique. La transition est parfaite entre ces deux morceaux, et illustre bien le travail de construction opéré par FMR sur Make Your Own. On aura aussi droit à du un peu plus énervé, avec "Colors" par exemple, avec des rythmiques variées, un contraste entre les ambiances et le beau travail effectué sur les effets et les samples (violons, piano ...). Même regain d'énergie sur "Silence" (morceau qui a servi à l'un des teasers diffusés par le groupe). Si FMR n'a strictement rien à voir avec le groupe GRAYCEON, j'ai bizarrement immédiatement fait l'amalgame avec le morceau "Love Is A Dream" pour les chœurs de voix. Cet album a été mixé et masterisé par monsieur Dan Swano, et si c'est manifestement à cette collaboration fructueuse que l'on doit le « nouveau son » donné à la musique de FMR, on notera aussi que Monsieur Swano a prêté sa voix sur le morceau "Truth". Ce n'est d'ailleurs pas le seul invité sur cet album, puisque la voix féminine sur "Funeral" n'est autre qu'Anneke von Giersbergen. Comme précédemment mentionné, avec des teasers diffusés au compte goutte, il fallait que la livraison soit à la mesure de l'attente : c'est tout à fait le cas. Make Your Own est un album très riche, qui se redécouvre à chaque écoute. Seules restent à déplorer quelques faiblesses sur les passages en chant clair, parce qu'il faut bien trouver quelque chose à dire, et je me félicite de ne pas m'être arrêtée à ma première écoute. Il faut creuser, et quand on ne tape pas dans du « easy listening », c'est un vrai plaisir de persévérer et de se rendre compte de tout ce qu'on a loupé précédemment. Un grand bravo donc, et on se demandera forcément, après Make Your Own, à quoi pourra bien ressembler le prochain. Vivement  !

Note : 8,5/10

Chronique : Nastassja

 

FOR MANY REASONS_Band 2013
 

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JEX THOTH - Blood Moon Rise

Publié le par Nono666

JEX THOTH – Blood Moon Rise
I Hate Records
Style : Psychedelic Rock/Doom Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.jexthoth.net

JEX THOTH_Blood Moon Rise



01. To Bury / 02. The Places You Walk / 03. The Divide / 04. Into A Sleep / 05. And The River Ran Dry / 06. Keep Your Weeds / 07. Ejhä / 08. The Four Of Us Are Dying / 09. Psyar

Deuxième album seulement pour ce combo Américain qui jouit déjà d’une enviable réputation. Il est vrai que si le groupe surfe en apparence sur la vague revival qui a vu JESS AND THE ANCIENT ONES, GRAVEYARD, BLOOD CEREMONY et tant d’autres arriver sur le devant de la scène, la qualité de ses sorties en fait un représentant des plus dignes. Fort d’une personnalité affirmée et d’un sens de l’expérimentation 70’s, le groupe nous dégoupille quelques refrains imparables comme sur "The Places You Walk" ou "Keep Your Weeds" mais ce sont les titres comme "Into A Sleep" foncièrement plus Doom nous transportant dans un univers grisâtre digne de BLACK SABBATH ou "And The River Ran Dry" et son âme issue des plaines ambiantes et psychédéliques de PINK FLOYD. En effet, c’est bien là une différence majeure avec la vague actuelle, JEX THOTH ne s’arrête pas à un Rock 70’s souvent popisant mais vient avec ses influences plus sombres et moins immédiates pour un cocktail simplement jouissif. Pour autant, il ne faut pas voir en ces Américains un ersatz de ces groupes œuvrant il y a quarante ans car il y a avant tout une maitrise et une nature musicale toute autre que ces illustres ancêtres, les sonorités, si elles empruntent au côté expérimental des 70’s, gardent toutefois une modernité dans les structures et les effets utilisés (notamment sur les guitares). Et puis, il y a cette voix, cette fameuse Jex THOTH dont le timbre oscille parfois entre Anneke VAN GIERSBERGEN ("The Four Of Us Are Dying") et l’héritage de COVEN. Alors c’est vrai que sans aller à l’expérimentation à outrance, JEX THOTH réussit un bon compromis entre délicatesse, son roots, esprit de liberté et mélodies envoûtantes, dont le solo final de "Psyar" est une fidèle représentation, pour un Blood Moon Rise dont on a bien du mal à se défaire. Sans aucun doute, une vraie réussite largement destinée aux amateurs de son roots 70’s aux contours grisâtres.

Note : 8/10

Chronique : Aymerick Painless

 

JEX THOTH_Band 2013
 

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ILLNATH - 4 Shades Of Me

Publié le par Nono666

ILLNATH - 4 Shades Of Me
Pitch Black Records
Style : Melodic Death Metal
Origine : Danemark
Sortie : 2013
Site Web : www.illnath.dk

ILLNATH_4 Shades Of Me



01. Blood Warrior / 02. Gallow Hill / 03. King Of Your Mind / 04. Pieces / 05. No Salvation / 06. Captain Of The Seven Seas / 07. Unleashed / 08. Shades Of Me / 09. Not My God / 10. It's On Me / 11. Angelic Voices Calling (2012)

Il y a des groupes comme ça qui, album après album, persistent à sortir des disques insignifiants, c'est malheureusement le cas d'ILLNATH qui, deux ans après un Third Act In The Theatre Of Madness bien médiocre, nous revient avec un quatrième opus tout aussi plat. Les Danois pratiquent un Death mélodique tout ce qu'il y a de plus commun et répétitif, emmené par une chanteuse, Mona Beck pour ne pas la citer, dont le chant fade et sans âme est un véritable supplice ("Gallow Hill")... Pourtant dés "Blood Warrior" qui ouvre l'album, on se dit que ça démarre plutôt pas mal avec ce titre certes peu original mais néanmoins sympathique, ça envoie bien, c'est punchy à souhait, seulement on déchante vite car, disons le clairement, on s'emmerde ferme à l'écoute des 11 titres de ce 4 Shades Of Me, certes ça ne manque pas de puissance mais il est bien difficile de retenir quelque chose de cet album qui bien vite tourne en rond, tous les titres se ressemblent, une forte impression de "déjà entendu" s'installe ("Unleashed"), tout ici est d'un prévisible affligeant. En résumé, ILLNATH reste un groupe noyé dans la masse, un groupe parmi tant d'autres qui aura bien du mal à s'imposer dans un style déjà rabaché des centaines de fois, et il est clair que ce n'est pas ce 4 Shades Of Me bien trop anecdotique qui risque de l'y aider.

Note : 4/10

Chronique : Nono666

 

ILLNATH_Band 2013
 

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EVILE - Skull

Publié le par Nono666

EVILE - Skull
Earache Records
Style : Thrash Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.evile.co.uk

EVILE_Skull



01. Underworld / 02. Skull / 03. The Naked Sun / 04. Head Of The Demon / 05. Tomb / 06. Words Of The Dead / 07. Outsider / 08. What You Become / 09. New Truths, Old Lies / 10. A Sinister Call (Bonus Track)

Déjà le quatrième album des anglais de EVILE en seulement 9 ans d'existence. Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas encore ce groupe, il s'agit d'une des formations qui donnent ce second souffle au Thrash Metal aux côtés de groupes comme HAVOK dont je vous ai parlé dans une chronique précédente. Souvent comparé à SLAYER à cause de la voix de son chanteur Matt Drake, le groupe a tout de même réussi à se frayer un chemin et à devenir un groupe quasi-incontournable dans le paysage dévasté du Thrash Metal. Ce quatrième opus s'intitule donc Skull et il faut bien avouer qu'après plusieurs écoutes, il devient de plus en plus difficile de considérer EVILE comme un plagieur ou un fan band du monstre sacré SLAYER. Ils sont parvenus à se créer leur son, leur style, leur univers tout en gardant l'identité typiquement Thrash. Le titre éponyme est une bonne illustration de mon propos avec ses multiples changements de rythme, ses parties plus ambiantes, ses accélérations hallucinantes et ses riffs juste monstrueux qui vous donne une montée d'adrénaline presque planante. EVILE n'a pas peur de surprendre, voire de choquer son auditoire en proposant des choses personnelles et assez inédites. Dans un autre registre, on peut s'attarder sur le cas du titre "Tomb", titre particulièrement long et bien construit. Ca commence comme une ballade assez sympatique à l'oreille et qui offre un peu de diversité dans tout ce chaos avant de se resaturer et partir vers quelque chose de plus épique, plus majestueux. Enfin, on appréciera l'efficacité du titre bonus "A Sinister Call" qui clotûre en beauté un très bon album dont le plus gros (seul ?) défaut serait la longueur excessive de la plupart des morceaux. Quoiqu'il en soit, Skull est un album réussi, bourré de talent et parfait pour tous les fans de Thrash Metal et ceux qui souhaiteraient s'y mettre.

Note : 8/10

Chronique : Germain

 

EVILE_Band 2013_promophoto
 

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HEMORAGY - The Thirst World War

Publié le par Nono666

HEMORAGY - The Thirst World War
Misantrof ANTI Records
Style : Old School Thrash Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.hemoragy.com

HEMORAGY_The Thirst World War



01. The Crazy Race / 02. The Cockroach Man / 03. Machination / 04. The Coffin Trap / 05. 1518 / 06. Gallia Comata / 07. Los Mariachis De La Muerte / 08. Turning Into A Lush / 09. Evil Sausage / 10. The Thirst World War

Avec leur précédent opus, le bien nommé Headbang Till Death, HEMORAGY avait promis de nous faire headbanguer jusqu'à la mort... si vous en avez encore les cervicales toutes endolories, il va falloir vous y faire car les franciliens sont de retour avec leur quatrième album, The Thirst World War, une galette encore une fois bourrée d'un Thrash alcoolisé qui, comme son prédécésseur, va provoquer chez tout thrasher normalement constitué une irrépréssible envie d'headbanguer. Comme vous vous en doutez surement si vous connaissez déjà un peu les Parisiens, il ne faut pas chercher de trace d'évolution, HEMORAGY reste fidèle au style qui est le sien et nous offre avec cette nouvelle réalisation le digne succésseur d'Headbang Till Death, un album qui a permis aux français de franchir une étape, notamment au niveau production, après deux premières sorties un poil faiblardes au niveau du son... Tout n'est certes pas parfait (voix étouffée, anglais approximatif...) mais c'est aussi ça qui fait le charme d'un groupe tel qu'HEMORAGY qui mise avant tout sur l'efficacité de ses compos, et de ce côté là, aucun souci à se faire, ça envoie plutôt bien ("The Crazy Race", "1518"...), et comme le dit si bien le refrain de "Gallia Comata", c'est "tout droit dans ta gueule, à la façon Gauloise", voilà qui définit à merveille l'approche de nos thrashers, le tout parsemé d'une bonne dose d'humour ("Evil Sausage"). Comme sur l'album précédent avec "Bourré et Heureux", HEMORAGY renouvelle l'exercice du titre en français avec "Gallia Comata" qui traite de la dualité qui oppose Gaulois et Romains, et petite nouveauté, va même jusqu'à nous proposer un titre en Espagnol ("Los Mariachis De La Muerte"). Au final, s'il est clair que The Thirst World War ne révolutionnera pas le genre, il n'en demeure pas moins un album fort sympathique, énergique et puissant... c'est vos cervicales qui vont vous dire merci...

Note : 7,5/10

Chronique : Nono666

 

HEMORAGY_Band 2013
 

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KOPPER8 - French Steel

Publié le par Nono666

KOPPER8 - French Steel
Autoproduction
Style : Southern Thrash
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.myspace.com/kooper8

KOPPER8_French Steel



01. Requiem / 02. Macho Blood / 03. Amnesia / 04. Innocent

Cela fait trois ans que le quatuor s'est formé, et KOPPER8 a sorti son EP French Steel entouré de beau monde : Stef Buriez, pour ne pas le citer. (Je fais une prétérition là, mais tu t'en fous et tu as tellement raison !). Quoi qu'il en soit, c'est non sans gourmandise que j'ai inséré cet EP dans le lecteur, puisque l'expérience KOPPER8 est venue à moi en live, pour commencer. La bonne surprise c'est que l'EP débute sur "Requiem" qui m'avait déjà interpellé en live, comme un croisement étonnant et efficace entre notre LOFOFORA national et du Thrash bien américain (écoutez ces riffs, ça ne sonnerait pas comme des cousins germains issus de l'album Wrath de LAMB OF GOD ? Pas d'influence MACHINE HEAD à l'horizon ? Ne vous moquez pas de moi là !). Je me suis surprise à pense immédiatement au morceau "Auto-pilote" de LOFO, autant dire, de merveilleux souvenirs. Essayons maintenant de prendre ces quatre titres dans leur globalité : un rythme plutôt modéré, histoire de poser les riffs bien lourds là où il faut et comme il faut, ce qui est fait à la perfection, de nous laisser le temps de remuer la tête et de froncer les sourcils sur des paroles (en français) intéressantes (lorsque perceptibles, cependant…) et des influences palpables (PANTERA !!! Allez, écoute "Macho Blood" et dis moi que tu ne la sens pas, la grosse inspiration). Au niveau du son, c'est tout simplement l'idéal pour faire connaissance : en toute transparence. Chaque partie est clairement perceptible, aucun instrument ne prend le pas sur un autre. La batterie est percutante (non, sans rire !) sans être envahissante, les guitares présentes sans hurler, et la voix mise en avant sans masquer les instruments. On appelle ça l'expertise. Ouaip. Les transitions entre les morceaux sont fluides (quitte à parfois devoir vérifier à quel morceau on est, cf. "Macho Blood" qui glisse doucement sur "Amnesia"). Parlant d' "Amnesia", notons la très bonne scansion de Tex au chant et une dynamique particulière sur ce morceau. La mélodie est efficace, des ruptures de rythme qui donnent envie d'écarquiller les yeux et un solo très « South » qui nous emmène droit vers les terres occupées par BLACK LABEL SOCIETY (sans que ça dure 10 minutes et traîne, donc en bien !). Cet EP va se clore sur "Innocent" qui débute sur des riffs lourds presque Sludge pour ensuite reprendre un rythme qui permet au chant de s'exprimer et ensuite à la rythmique d'alterner entre Thrash et Hard Southern. Du début à la fin, on remarquera ainsi des détails qui font que KOPPER8 donne à entendre des titres intéressants avec des constructions pas forcément complexes mais qui font tendre l'oreille. Toutefois, on peut regretter quelques répétitions mais qui ne seront pas préjudiciables à un ensemble qui envoie, du gros son qui tâche, mais dont on aimerait avoir un aperçu plus ample que quatre titres, parce que c'est trop court, on a à peine le temps de se mettre dedans, et ça en laissera plus d'un sur sa faim. Les KOPPER8 jouent dimanche au Klub, essayez de ne pas les rater !

Note : 7,5/10

Chronique : Nastassja

 

KOPPER8_Band
 

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HAVOK - Unnatural Selection

Publié le par Nono666

HAVOK - Unnatural Selection
Candlelight Records
Style: Thrash Metal
Origine: Etats-Unis
Sortie: 2013
Site Web: www.havokband.com

HAVOK_Unnatural Selection



01. I Am The State / 02. Give Me Liberty… Or Give Me Death / 03. It Is True / 04. Under The Gun / 05. Waste Of Life / 06. Living Nightmare / 07. Chasing The Edge / 08. Worse Than War / 09. Children Of The Grave / 10. Unnatural Selection

HAVOK fait partie de cette "New Wave Of American Thrash Metal" qui sévit depuis le début des années 2000 et redonne un souffle de jeunesse à un mouvement que certains pensaient déjà gravé dans le marbre. Ces Yankees nous offre cette année leur troisième album studio sorti chez Candlelight Records et on peut affirmer que le groupe commence à se faire une belle place au soleil dans le paysage Thrash. On démarre direct avec le titre "I am the State" qui pourrait se résumer en 3 mots: énergique, révolté et efficace. On retrouve l'esprit si particulier du Thrash américain et, plus particulièrement, de MEGADETH qui semble être la principale influence du groupe comme peuvent en témoigner des morceaux comme "It Is True", "Under The Gun" ou encore "Waste Of Life" qui bénéficie de bons riffs pas trop simples et bien bourrins, de vocaux variés et maîtrisés et d'une base rythmique groovy et travaillée qui rend le tout plus headbanguant. On peut même surprendre le chanteur David Sanchez essayer d'imiter maître Mustaine sur le dernier titre cité. L'imitation est, certes, pas parfaite mais assez agréable que pour ne pas avoir envie de lapider le groupe en public. Le groupe prend même un gros risque en "osant" reprendre un titre de BLACK SABBATH, groupe à l'actualité ô combien chargée et au statut tout aussi sacré. Il s'agit du bien connu "Children Of The Grave" repris à la note près mais avec un rendu finalement assez sympa à écouter. Cela étant, malgré tout le talent, la fougue et l'énergie déversée dans cet album, on ne peut s'empêcher de penser qu'il ne s'agit que d'un album Thrash "de plus" à ajouter sur la liste déjà interminable des opus rentrant dans cette catégorie. Mais il serait de mauvaise foi de bouder notre plaisir face à un tel bijou qui propulse HAVOK parmi les nouveaux maîtres du genre que sont MUNICIPAL WASTE, BONDED BY BLOOD et WARBRINGER. De là à créer un "Young Big 4", il n'y a qu'un pas.

Note : 7/10

Chronique : Germain

 

HAVOK_Band 2013
 

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BUTCHER BABIES - Goliath

Publié le par Nono666

BUTCHER BABIES - Goliath
Century Media Records
Style : Thrash Neo
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.butcherbabiesofficial.com

BUTCHER BABIES_Goliath



01. I Smell A Massacre / 02. Magnolia Blvd. / 03. C8h18 (Gasoline) / 04. Grim Sleeper / 05. Goliath / 06. In Denial / 07. Give Me Reason / 08. The Mirror Never Lies / 09. Dead Poet / 10. The Deathsurround / 11. Axe Wound

Comme je suis une grognasse intolérante avec des idées bien arrêtées, têtue comme une mule et viscéralement misogyne, je suis obligée de commencer cette chronique en disant : « Putain… Des gonzesses… Retournez jouer aux Barbies ! ». Maintenant que j'ai laissé s'exprimer la partie obtuse et détestable de ma personnalité instable, on peut recommencer tranquille… BUTCHER BABIES, c'est cinq ricains (dont deux femelles), qui font de la musique énervée, qualifiée de Thrash Neo, mais qui est plutôt du Neo Metal-Core. Bizarre ? En fait, ça donne envie de bouger, sans conteste, on remue la tête : tempo rapide, cris rageurs et riffs saccadés, ou le cocktail énergisant pour qui se réveille le dimanche matin complètement dans le cirage. Et au chant, Carla Harvey envoie : cri ou chant clair, elle emprunte à la fois aux RATM, THE KILLS et THE DISTILLERS. Le chant clair rappelle parfois même ces chanteuses « disney channel », c'est à se demander où elle a chopé cette diversité de timbres. En tous cas, ça passe vachement bien, c'est efficace à souhait, on peut filer le CD à sa petite sœur si on veut qu'elle enchaîne plus tard avec du ROLO TOMASSI. À partir de "I Smell A Massacre", c'est l'autoroute, le regret que l'on pourra exprimer dès les trois premiers morceaux, c'est que si ça donne envie de bouger la tête indéniablement, rien ne différencie fondamentalement un morceau d'un autre. On se lasse très vite, mais chaque morceau écouté séparément, sont de petites bombes de vitalité, de l'agressivité sucrée. Exemple "Grim Sleeper" avec le chant qui cette fois évoquera non sans nostalgie EVANESCENCE et la période où on séchait le sport pour aller acheter des magazines avec SUM41 en couverture. Onze morceaux sur Goliath, pour un total de 42 minutes. Les morceaux sont plutôt courts, mais bizarrement, certains paraissent ne jamais vouloir finir, par exemple le morceau éponyme qui m'a semblé incroyablement long alors qu'il ne dure même pas quatre minutes. Malgré de grandes qualités, sur la voix et l'énergie déployée par BUTCHER BABIES, on sentira vite de la lassitude et ce n'est à coup sûr pas un album que l'on peut s'écouter en boucle. J'ajouterai au passage que les deux nanas du groupe sont hyper bien gaulées, pour qui se demanderait si oui ou non, on irait bien les voir en live. Il ne reste qu'un effort d'originalité à faire, un peu de diversification des riffs, et BUTCHER BABIES sera un groupe que j'aurai beaucoup de plaisir à écouter. À voir avec le prochain, pour l'instant, avis partagé, car trop répétitif.

Note : 5,5/10

Chronique : Nastassja

 

BUTCHER BABIES
 
 

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