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TRISTANIA - Darkest White

Publié le par Nono666

TRISTANIA - Darkest White
Napalm Records
Style : Gothic Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2013
Site Web : www.tristania.com

TRISTANIA_Darkest White



01. Number / 02. Darkest White / 03. Himmelfal / 04. Requiem / 05. Diagnosis / 06. Scarling / 07. Night On Earth / 08. Cathedral (Bonustrack) / 09. Lavender / 10. Cypher / 11. Arteries

Les Norvégiens nous reviennent après un break de 3 ans et poursuivent avec Darkest White l’héritage de ce style qu'ils ont créé avec leurs compatriotes de THEATRE OF TRAGEDY. Dès la première écoute, on sent toute la richesse des compositions et que la découverte va continuer au fil de celles-ci. Les growls d'Anders H. Hidle apportent la noirceur et l’agressivité à chacune de ses interventions comme sur "Number" qui ouvre l’album ou encore sur le titre éponyme de cet opus. "Himmelfall" est un parfait équilibre entre la voix claire très sombre, froide et gothique de Kjetil Nordhus sur le début de titre, et le chant féminin lyrique de Mariangela Demurtas, un chant qui a souvent des intonations à la Anneke Van Giersbergen, ce qui est loin d’être une critique quand on connaît le niveau vocal de la Néerlandaise, notamment à partir de la quatrième chanson de l’album mais c’est certainement aussi parce qu'à partir de ce moment la musique du groupe nous entraine vers l’époque dorée des Bataves à savoir les albums Mandylion et Nighttime Birds. Cette impression va se poursuivre sur les titres suivants et cela jusqu’à "Lavender". Attention cette remarque ne signifie pas que TRISTANIA s’est engouffré dans la brèche laissée béante par THE GATHERING depuis le départ d’Anneke du groupe, ce sont juste les intonations et mélodies de Mariangela, si proches de celles la chanteuse citée précédemment, qui nous amène vers cette idée. La musique des Norvégiens leur est propre. Preuve en est les trois superbes titres qui clôturent cette septième livraison. "Lavender" en tête, certainement le titre le plus réussi de cet album. Un pur moment de mélancolie durant lequel la dualité entre les différentes voix apporte l’esprit "Beauty and the Beast" propre au style de TRISTANIA. On retrouve tout au long de ce CD une très large palette d’atmosphères (Doom, Gothic, New-Wave et j’en passe) et d’émotions.  La musique proposée par le quintet est à la fois accrocheuse, sans être "commerciale", variée mais toujours avec un fil conducteur qui relie toutes les chansons ensemble.  Tout juste pourra-t-on regretter qu’il n’y ait pas de titres avec les 3 voix ou plus de réels duos. Quoi qu’il en soit Darkest White reste une très bonne surprise pour moi.

Note : 8/10

Chronique : Horace Pinker

 

TRISTANIA_Band 2013
 

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ANGELS OF BABYLON - Thundergod

Publié le par Nono666

ANGELS OF BABYLON - Thundergod
Scarlet Records
Style : Heavy Power Metal US
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/rhinoaobofficial

ANGELS OF BABYLON_Thundergod



01. Thundergod / 02. Sondrio / 03. Queen Warrior / 04. What Have You Become / 05. White Star Line / 06. The Enemy / 07. True Brothers / 08. Redemption / 09. King Of All Kings / 10. Turning To Stone / 11. Bullet

Soyons clair de suite, s’il n’y avait pas le nom de Rhino (ex-batteur de MANOWAR, pour son fait d’armes le plus marquant), ce groupe n’aurait au grand jamais trouvé de signature. Les Anges de Babylone jouent un Heavy / Power Metal US sans aucune originalité, suranné, entendu 500 millions de fois. En plus, non content de jouer les parties batteries, le sieur Rhino assure aussi le chant et les claviers. Et ce n’est pas une réussite du tout. Un conseil Rhino, laisse le micro à un vrai chanteur ! Et même les claviers à une personne dont c’est l’instrument de prédilection car là c’est la ca… c’est la cata… c’est la catastrophe (j’oserais même c’est la cacastrophe). Monsieur Rhino "Cendrillon" s’écrit comme ceci et non pas "Sondrio" (je me permets ce trait d’humour tant à l’écoute de ce titre on a l’impression, nous autres francophones, d’entendre scander lors du refrain le nom de la princesse aux pantoufles de verre). A moins d’être un fan plus qu’inconditionnel de Rhino (et encore), un collectionneur richissime achetant tout ce qui sort sans exception, un mécène aux esgourdes encrassées, en ces temps de crise, sauvegardez votre argent et fuyez cet album. Tout juste pourra-t-on noter le bon travail (quoique vraiment classique et basique) des guitaristes notamment lors de quelques soli rondement menés. Voilà ma pensée à la première écoute de Thundergod. Celles suivantes ayant très légèrement atténué ma noire vision notamment musicalement. Quoi, j’apprends que cet opus est le second du groupe… Ben je suis ravi de n’avoir pas eu connaissance du précédent.

Note : 4/10

Chronique : Horace Pinker

 

ANGELS OF BABYLON_Band 2013
 

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STRATAGEME - Highway

Publié le par Nono666

STRATAGEME - Highway
Autoproduction
Style : Hard US
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.stratageme.sitew.org

STRATAGEME_Highway



01. Highway / 02. I Feel The Heat / 03. Believe / 04. Never Say Goodbye / 05. Hard Time / 06. Gimme Gimme / 07. Dreaming / 08. Together / 09. Leave Me / 10. Dangerous / 11. In Front Of Storm / 12. Sweet Little Girl

Pour retrouver la première trace de STRATAGEME, il faut faire un bond dans le passé, à une époque où le Hard Rock n'en était encore qu'à ses prémices, en effet, c'est au tout début des années 70 que le STRATAGEME de l'époque prend forme, le groupe comptera notamment parmi ses membres un certain Robert Belmonte au chant, qui officiera quelques années plus tard au sein d'OCEAN, un premier 45 tours verra le jour en 1973 ("Le Sorcier et Moi") puis les concerts s'enchainent... La rencontre avec Patrick Abrial aboutira à la sortie d'un album sous le nom de ABRIAL STRATAGEME GROUP en 1976, puis d'un second cette fois sous le nom d'ABRIAL GROUP en 1979 (Le Bonbon). Le groupe se séparera ensuite en 1980... et ce n'est qu'en 2008 sous l'impulsion de Gérard Mottee (basse) que STRATAGEME, tel le phoenix, renait de ses cendres. Outre Gégé, on retrouve JP Pollet, membre fondateur, à la batterie, le groupe se stabilisera ensuite avec l'arrivée d'Alex Puiseux au chant et de Philippe Kalfon à la guitare. Après avoir rodé son nouveau répertoire sur scène, STRATAGEME nous offre enfin son premier véritable album : Highway. Au programme un Hard US de fort bonne facture, catchy et énergique ("Highway", "Gimme Gimme"...), un condensé de mélodies enlevées et de peps apporté par un son puissant (très correct pour une autoproduction) et des guitares tranchantes. Highway est un album de Melodic Hard Rock réussi et le dynamisme des compositions offre une certaine fraicheur à l'ensemble. Philippe Kalfon, guitariste ô combien talentueux, réalise sur cet album un boulôt phénoménal (il se charge également de la production avec Vincent Termidor) et délivre une très bonne performance, tantôt proche d'Eddie Van Halen ("I Feel The Heat") ou de Satriani ("Gimme, Gimme"), sa guitare est incisive, augmentant encore un peu l'intérêt de morceaux déjà fort bien écrits et arrangés. Le pêchu "Highway", "I Feel The Heat", "Believe" à l'influence JOURNEY, le Heavy "Never Say Goodbye", "Hard Time" ou "Leave Me" sont de bons exemples de l'excellente tenue, tant instrumentale que vocale, de cet opus qui offrira à l'auditeur un pur plaisir auditif. Tout ici est parfaitement exécuté et ce Highway est la preuve d'un réel savoir-faire de la part des Parisiens, voilà qui nous fait dire que ce retour pourrait bien être un retour gagnant pour STRATAGEME.

Note : 8/10

Chronique : Nono666

 

STRATAGEME__Band 2013
 

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NEWSTED - Heavy Metal Music

Publié le par Nono666

NEWSTED – Heavy Metal Music
Epic/Sony Music
Style : HeavyThrash Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.newstedheavymetal.com

NEWSTED_Heavy Metal Music



01. Heroic Dose / 02. Soldierhead / 03. …As The Crow Flies / 04. Ampossible / 05. Long Time Dead / 06. Above All / 07. King Of The Underdogs / 08. Nocturnus / 09. Twisted Tail Of The Comet / 10. Kindevillusion / 11. Futureality

Le parcours de Jason NEWSTED est aussi chaotique qu’enviable, en effet, combien de zicos seraient prêt à vendre leur mère pour côtoyer la moitié de ceux que le bassiste à épauler ? Alors, en début d’année, lorsque le EP 4 titres déboule sans crier gare, on se surprend à rêver d’une véritable carrière du bassiste de la façon dont il l’entend désormais. Seul maitre à bord Jason NEWSTED ne l’est pas totalement, même si il est le principal acteur, l’homme a su s’entourer de fines lames dont le plus connu est certainement le guitariste Mike MUSHOK également impliqué dans STAIND, et pour le défendre, le bonhomme n’hésite pas à mettre en avant les goûts très prononcés de son guitariste en matière de Metal, comme si nous avions besoin d’être rassuré. Mais bien sur que oui, Jason a bourlingué et connaît l’être humain par cœur et notamment ses travers, avouez que le nom de STAIND vous a donné une impulsion cardiaque (peut être même que nous avons perdu des gens en route…) et pourtant ce premier album sobrement intitulé Heavy Metal Music met les choses au clair, des fois que vous vous attendiez à un album de Country, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas, c’est marqué dessus ! Le propos est à situer entre le Thrash Metal et le Heavy Metal, un peu comme le pratique un certain MEGADETH depuis quelques temps mais aussi comme Jason NEWSTED a pu le pratiquer avec METALLICA mais aussi FLOTSAM & JETSAM. A côté de quelques riffs Thrash, peut être pas assez nombreux d’ailleurs, le premier vrai titre carton arrive avec "Ampossible", en tout cas pour une bonne partie du titre puisqu’il renferme un break un peu plus calme, on trouve beaucoup de mid-tempi Heavy. Par contre, côté lead de guitare, NEWSTED s’y connaît avec des "Heroic Dose", "Soldierhead" ou "King Of The Underdogs" dont les arrangements ne sont pas moins réussis, de même que la prestation vocale de Jason. C’est aussi un point fort de cet album, une voix qui ronronne mais qui n’omet pas le côté mélodique, tout ceci est extrêmement bien pensé et bien produit. Alors, on ne va pas porter le bonhomme en sauveur du Metal maintenant car il est plus que pensable que dans 5 ans Heavy Metal Music n’aura meilleur statut que ‘album sympathique’ dans la conscience collective mais le discours profondément sincère de Jason NEWSTED, les épreuves qu’il a du traverser pour en arriver à ses 12 titres de très bonne composition et bien variés que l’on peut lui laisser une large chance, d’autant plus qu’il s’agit là d’un premier album enregistré sans grande prétention et que le résultat est plus qu’encourageant, il a au moins le mérite de lever le doute sur sa capacité à nous tenir en haleine sur tout un album. Un vrai bon premier album auquel il manque tout de même un tout petit peu de rythme !

Note : 7.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

NEWSTED_Band 2013
 

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WITHERSCAPE - The Inheritance

Publié le par Nono666

WITHERSCAPE - The Inheritance
Century Media Records
Style : Progressif Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.witherscape.com

WITHERSCAPE_The Inheritance



01. Mother Of The Soul / 02. Astrid Falls / 03. Dead For A Day / 04. Dying For The Sun / 05. To The Calling Of Blood And Dreams / 06. The Math Of The Myth / 07. Crawling From Validity / 08. The Wedlock Observation / 09. The Inheritance

Ce n'est pas un secret, Dan Swanö est un véritable génie qui transforme en or tout ce qu'il touche. Ingénieur du son pour de mythiques formations telles qu'ASPHYX, DISSECTION, KATATONIA, MARDUK, etc., il n'est pas moins bon quand il enlève la casquette "ingé'" ou "manager" pour celle de "musicien". Ayant participé à des projets d'envergure comme BLOODBATH, EDGE OF SANITY ou encore DEMIURG, on le retrouve cette fois-ci accompagné de Ragnar Widerberg pour un nouveau projet du nom de WITHERSCAPE qui sort cet été son premier album intitulé The Inheritance. Labelisé sous la bannière Century Media, mixé et masterisé par le maître à bord lui-même, cet album prouve encore une fois que les Suédois sont les rois du multi-instrumentalisme et du multi-vocalise. The Inheritance est donc, comme dit plus haut, un album de Death Metal progressif bourré d'ambiances et d'effets. Sa principale qualité est son incroyable variété tant au niveau des voix que des compos. Swanö passe volontiers du chant clair qui lui est si reconnaissable à un growl forcé à l'extrême, mais efficace et en phase avec la musique. En parlant de voix, quelques guests nous font l'honneur de leur présence comme Paul Kuhr (NOVEMBER'S DOOM) ou Eddie Risdal (LEGACY OF EMPTINESS). Quelques effets seront d'ailleurs ajoutés aux voix pour encore varier un peu le tout comme sur le titre "The Math Of The Myth" et ses voix robotisées. Les compos, elles, sont très riches et bénéficient d'influences diverses et variées, voire inattendues. On pourra citer comme exemple le titre "Day For The Dead" qui commence en arpèges comme une bonne petite ballade avant de partir vers des lignes cosmiques et magistrales, et puis redescendre. On peut aussi citer "The Wedlock Observation" et son ambiance plus sombre et torturée vraisemblablement empruntée au Black et au Doom. Un morceau absolument savoureux à écouter dans le noir, éclairé de bougies avec un bon verre de rouge. On termine l'album sur une outro portant le nom de l'album, jouée au piano. Mélodie évoquant la musique classique et bien trop courte à mon goût. Côté défaut, et bien il n'y a pas grand chose à dire à part le fait que cet album s'adressera sûrement plus à des fans de groupes comme OPETH par exemple qu'à un adorateur de l'extrême brutalité. Cependant, avec un peu d'écoute attentive et d'ouverture, il est tout à fait possible de savourer ce petit bijou à sa juste valeur.

Note : 8/10

Chronique : Germain

 

WITHERSCAPE_Band 2013
 

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MARS RED SKY - Be My Guide (EP)

Publié le par Nono666

MARS RED SKY - Be My Guide
Autoproduction
Style : Stoner Rock psyché
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/marsredskyband

MARS RED SKY_Be My Guide



01. Be My Guide / 02. Seen A Ghost / 03. Clean White Hands / 04. Strangers

Vous vous souvenez peut-être de MARS RED SKY, dont nous vous avions parlé avec enthousiasme à l'occasion de la sortie de son premier disque éponyme à la mi-2011. Eh bien le groupe français remet aujourd'hui le couvert avec un EP comprenant quatre morceaux (un album est semble-t-il prévu pour le début 2014). Entre-temps, le trio a pu affiner son art sur les scènes internationales (jetez donc un œil à sa page Facebook et vous constaterez le nombre impressionnant de concerts donnés l'an passé) et cela s'entend. Car si l'on retrouve ce Stoner envoûtant rendu délicat par un chant extrêmement planant, la cohésion et l'assurance ont été largement revues à la hausse. La mise en son est elle-aussi plus subtile que sur le premier essai. Cela nous permet de profiter de quatre excellents titres aux tons variés, contraste particulièrement frappant entre le presque guilleret "Seen A Ghost" et le très mélancolique "Stranger" (mon préféré, personnellement). Pour autant, le tout sonne parfaitement homogène. Cela fait par ailleurs plasir de voir que tout ne repose pas en ce moment sur un effet rétro très tendance, et que la musique peut encore se suffire à elle-même. Bref, de rencontrer des formations authentiques. Bien que cet EP soit dispo depuis avril (hum... désolé!), le groupe donnera encore quelques dates en France en septembre avant de s'envoler pour l'Amérique du Sud, puis la Finlande, rien que ça ! Alors, si vous en avez l'occasion, ne les ratez pas. Vous ne devriez pas être déçus.

Note : 8,5/10

Chronique : Morbid S.

 

MARS RED SKY_Band
 

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MALIGNANT TUMOUR - Overdose And Overdrive

Publié le par Nono666

MALIGNANT TUMOUR – Overdose & Overdrive
War Anthem Records
Style : Crust Punk/Heavy Metal
Origine : République Tchèque
Sortie : 2013
Site Web : www.malignanttumour.com

MALIGNANT TUMOUR_Overdose & Overdrive



01. Bucks & Roll / 02. Overdose & Overdrive / 03. Drinkbay / 04. The Secret Source / 05. Shitfaced / 06. Stay Over Night / 07. At Full Throttle / 08. Command To Headbang / 09. A Great Turn Of Speed / 10. Stagestorm / 11. Horned Icon / 12. Final Delirium

Il y a quelques années MALIGNANT TUMOUR était synonyme de Grindcore, ce groupe originaire de République Tchèque ayant offert quelques moments de gloire au style avant de progressivement se tourner vers un Crust Metal aux relents de Punk et de Heavy dont un certain MÖTÖRHEAD raffole. Overdose & Overdrive n’est que le cinquième album d’un groupe dont les 10 premières années ont été construites de splits, EP et autres formats en tout genres que l’underground apprécie particulièrement. Plusieurs titres sont clairement taillés pour le live comme le Rock’n’roll "Drinkbay" sans prise de tête. Alors si vous avez l’entrejambe qui vous démange, vous vous demandez où est passée votre vieille veste en jean patchée (certainement votre femme qui l’a donné aux bonnes œuvres !), une soudaine envie de décapsuler une bière, de lâcher des rots immondes et de dire ses quatre vérités à votre vieux pote ne jurant que par les vieux groupes de Prog-branlette en lui signifiant que c’est chiant à mourir, ne cherchez pas plus loin, ce nouvel album de MALIGNANT TUMOUR a du se glisser sur votre platine, fourbe est la galette, et vous êtes atteint du syndrome de masculinatisation exacerbée (je m’y connais, je regarde Dr House !) Surtout ne touchez à rien, écoutez ces 12 titres furieux mais pas seulement (le Power Heavy "Stay Over Night"), grattez vous les couilles et sentez vos doigts, lâchez ce rot qui vous gêne depuis tant d’années, invitez votre pote à en faire de même et découpez le jean de votre femme pour vous en faire une veste puisque de toute façon, elle ne rentre plus dedans mais elle le gardait au cas où elle maigrisse (après l’été, l’hiver, l’automne, les vacances, la communion du petit Cédric, ça n’arrivera jamais !) Enfin vous revivez, prenez une grande bouffée d’air et lâchez un énorme cri primaire, vous voilà libéré et ready pour une nouvelle vie, et si cet album de MALIGNANT TUMOUR n’est pas là pour faire avancer le style Metal, il le sert largement avec une énergie terrible et une efficacité tant vocale que musicale avec une chanson titre ou "Command To Headbang" dans la droite lignée de la bande à Lemmy avec une production très grasse qui rend le dynamique "Stagestorm" poisseux à souhait, une voix éraillée mais non dénuée d’une certaine mélodie, un album rentre dedans, bien construit, bien produit et venant de la part de ces Tchèques, on en demande pas beaucoup plus surtout avec des entêtants "Horned Icon" montrant une certaine recherche guitaristique que bon nombre de groupes du genre ne s’emmerde pas à atteindre. Une éjaculation décibelistique à la face d’un monde sclérosé, et ça c’est vraiment bon !

Note : 7.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

MALIGNANT TUMOUR_Band
 

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RAFFAL ASSO - Compil' Rock/Metal 2013

Publié le par Nono666

RAFFAL ASSO - Compil' Rock / Metal
Raffal Asso
Style : Compilation Rock/Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/asso.raffal

RAFFAL_Compil Rock_Metal 2013



A l’instar de FRENCH METAL dont nous vous parlons régulièrement à chaque nouvelle fournée, l’Association RAFFAL nous propose une compilation faite de 2 CD présentée en 2 galettes distinctes.

Rock : SIDILARSEN / SUBSONIC / SISSOUANE / LES MEGOTS / PETS DE ROTS / ZELDA ZONCK / SAD / BLACK ANGEL’S / POPPERS / SPREAD LIKE / THE ART OF SAUVAGIA / TANKRED / BLACK BOX / VOXCIVILIAN

La première est Rock avec des groupes dont nous vous avons déjà parlé comme SIDILARSEN ou SISSOUANE et leur Rock Metal Fusion de premier ordre, dans le même genre TANKRED se révèle également efficace. Image d’une scène Rock dont l’association se fait un fidèle représentant qui nous évoque l’héritage des GARCONS BOUCHERS (LES MEGOTS) ou ELMER FOOD BEAT (POPPERS) mais aussi un niveau assez élevé, même si des titres présentés par PETS DE ROTS et ZELDA ZONCK pourront laisser transparaître un certain amateurisme, on retiendra des recherches sur les arrangements assez poussées comme SUBSONIC et son Néo Metal ou SAD et son Rock/Metal aux arrangements Hard Rock et une voix maitrisée. La majorité des groupes présents ici nous renvoie vers la scène Rock de la fin des années 80 et début des années 90, un chant en Français, des propos politico-sociaux bien ancrés dans une forme d’anticapitalisme, bref ! Le Rock Français dans tout ce qu’il représente pour l’étranger, un Rock assez unique même si aujourd’hui tout cela semble un peu dépassé, comme beaucoup d’autres styles me direz-vous et qui trouvent pourtant encore un certain écho. Ce ne sont pas là les titres de Rock les plus jouissifs que l’on ait pu entendre mais ça accompagne plutôt bien une soirée.

Metal : MISANTHROPE / EXPLICIT SILENCE / NOBODY’S STRAIGHT / ATH / BEFORE THE AGONY / DANCEFLOOR DISASTER / SUBDIVISION / BRUTAL PRIDE / APRIL’S POSSESSIONS / ECHO LOGIC ALL / BACKWARDS / OTSHO / CHUX BOLLOX / INSIDE THE TOURBUS
 
Pour le penchant Metal, cette compilation est l’occasion de rappeler combien MISANTHROPE est revenu en forme avec le dernier album en date, inspiré musicalement, comme c’est souvent le cas, mais aussi vocalement, et sur ce point c’est un véritable retour en grâce. Suivent des titres Metalcore, Hardcore Metal très contemporains et qui n’apportent pas grand-chose d’excitant, des guitares rythmiques à foison et des titres passe-partout sans véritablement d’âme, sans pour autant pouvoir dire qu’ils soient totalement mauvais. BEFORE THE AGONY donne une sorte d’élan avec son Melodic Thrash Death Metal bien influencé par les AT THE GATES ou THE HAUNTED voire même ARCH ENEMY et notamment par le placement vocal. SUBDIVISION s’en sort également avec les honneurs avec leur volonté d’imposer une personnalité à leur Metalcore relevé d’effets électroniques plutôt réussis. Ensuite, sans volonté de casser l’initiative louable de Raffal, les autres groupes vont du plus que commun (EXPLICIT SILENCE) à la production de démo (APRIL’S POSSESSIONS, BRUTAL PRIDE) à l’énorme farce comme la voix d’OTSHO qui peut rappeler certains groupes de Thrash comme GAMA BOMB mais avec un niveau bien trop faible ou encore ce DANCEFLOOR DISASTER qui porte assez bien son nom, alors il est vrai que ce groupe visiblement parodique nous balance des titres connus en version Metal mais soit le second degré n’est pas assez poussé soit ce n’est pas réellement leur volonté car entendre le titre ‘Gangnam Style’ avec un gros riff comme LIMP BIZKIT a pu le faire avec la B.O. de Mission Impossible, n’apporte franchement pas grand-chose.

Cette double compilation a surtout le mérite de montrer l’Association RAFFAL et le soutient qu’elle peut apporter à la scène Française mais pour les Metalleux lambda, voilà deux galettes plutôt inutiles. Reconnaissons au moins qu’il est bien difficile de faire une compilation passionnante et en voici un rappel criant.

Chronique : Aymerick Painless

 

RAFFAL ASSO_Logo
 

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WE CAME AS ROMANS - Tracing Back Roots

Publié le par Nono666

WE CAME AS ROMANS - Tracing Back Roots
Nuclear Blast
Style : Metalcore/Neo Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.wecameasromans.com

WE CAME AS ROMANS_Tracing Back Roots



01. Tracing Back Roots / 02. Fade Away / 03. I Survive / 04. Ghosts / 05. Present, Future, And Past / 06. Never Let Me Go / 07. Hope / 08. Tell Me Now / 09. A Moment / 10. I Am Free / 11. Through The Darkest Dark And Brightest Bright

Actifs depuis 2005 autant sur scène que sur CD, les Américains métalcoreux de WE CAME AS ROMANS remettent le couvert, sortant ainsi leur troisième album. Faisant fi de la démarche habituelle d'écouter les précédents opus avant de se prononcer, parce que mon ouverture d'esprit a ses limites et qu'il faut avoir des priorités dans la vie (un revival Nu Metal adolescent n'est pas au programme), je remarque cependant que cet album sonne délicieusement retro à mes oreilles, mais avant, essayons de creuser vers les réserves d'objectivité au loin enfouies. WE CAME AS ROMANS se qualifie de « melodic metalcore », et si le metalcore a déjà la mauvaise réputation d'un petit cousin gentillet mais pas très intéressant dans la famille Metal (merci BULLET FOR MY VALENTINE), il faut quand même dire qu'en certaines circonstances, ce sous-genre a parfois le bon goût de nous surprendre. Pas cette fois. Pour être surpris par Tracing Back Roots, il faudrait avoir loupé LINKIN PARK, PAPA ROACH et BFMV, ci-dessus non acronymisé. Sauf que ces derniers ont déjà une belle carrière derrière eux (voire leur carrière derrière eux mais ça c'est un autre débat), et m'est avis que divers hurlements (plutôt doux) alliés à de longs phrasés à la guitare et un chant clair, parsemé de ci de là de touches electro, ce n'est pas le summum du génie créatif (plagiat de Julio Iglesias sur "A Moment", le moment, d'ailleurs, où il est salutaire de complètement décrocher et de reprendre une vie normale). Vous l'aurez compris, ils manquent cruellement d'originalité, et ce sera déjà une victoire de tenir les 40 minutes aseptisées et lisses à en glisser dessus de cet album. Cependant, puisque même en ayant détesté il est possible de nuancer ses propos (il paraît), on peut dire que les mélodies sont diablement efficaces, que c'est rythmé, et que, titre par titre, à quelques jours d'intervalle, on pourrait éventuellement reconnaître une « patte » à WE CAME AS ROMANS, avec le timbre reconnaissable du chant. Hélas, les rythmiques sont toutes semblables, les riffs plus que bateau, et les « wo ho ho / wo ho ho » pourraient causer de graves dommages, sous formes diverses : éruptions cutanées, larmes de sang… Sait-on jamais ! Comme précédemment mentionné dans une chronique du temps jadis, il revient quand même à ces groupes doucereux le mérite d'être parfois une première porte d'entrée accessible vers les larges choix plus techniques et/ou originaux, que propose le Metal. Soyons fair play, mais sans non plus trop cautionner ces égarements ultra commerciaux, vides et fades. Pardon, mais bon …

Note : 2/10

Chronique : Nastassja

 

WE CAME AS ROMANS_Band 2013
 

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OBSZÖN GESCHÖPF - Highway Of Horrors

Publié le par Nono666

OBSZÖN GESCHÖPF - Highway Of Horrors
Cemetery Records
Style : Electro Gore Industrial Thrash
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/ObszonGeschopfOfficial

OBSZÖN GESCHÖPF_Highway Of Horrors



01. Human Beast / 02. Headlights Appears On The Road Of The Carnival / 03. Highway Of Horrors / 04. How I Eat Your Mother / 05. Slasher's Night / 06. Bloody Black Skin / 07. Sleazy Man / 08. Insane Impulse / 09. Easy Ride Corpse / 10. Dead And Buried / 11. Curse With A Teenager Slut / 12. Painkiller (Judas Priest cover)

Voix zombifiée après une intro toute de sonorités électro vêtue : ainsi débute le sixième opus d'OBSZÖN GESCHÖPF (que je vais appeler OG avant la fonte totale de mes neurones à force d'aller chercher le « umlaut ») qui, officiant dans le style « Electro Gore Industrial Thrash » est aussi l'heureux papa d'albums qui sentent bon le sable chaud (???) comme Tomb Of The Dead ou le très finement nommé Erection Body Mutilated, tout un programme qui éloigne de nos pensées tout ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à un bisounours ou à une pâquerette, sans oublier Symphony Of Decay sorti en 2010 qui a fait l'objet d'une tournée aux États-Unis. L'album est maintenant sorti depuis quelques mois, mais OG avec son nouveau line-up « live » (Mathieu Merklen de MERCYLESS à la basse),  s'apprête à défendre ce petit dernier dans les salles de France et d'Europe. On y retrouve les thèmes chers à OG : l'horreur, le vulgaire, l'inquiétant, la finesse des jeux de mots ("How I Eat Your Mother"), les rythmes lancinants qui rappellent l'influence de ROB ZOMBIE (qui comme OG aime les adolescentes un peu tendancieuses et je dis simplement ça pour le parallèle "Teenage Nosferatu Pussy" de RZ et "Curse With A Teenager Slut" d'OG, j'ai pas d'infos sur les mœurs de ces artistes un  peu bizarres), et les riffs incisifs très « Indus' », « Rammsteiniens », qui nuancent avec la dominante « électro » de certains morceaux.  Difficile d'étiqueter la musique d'OG, dans la mesure où il s'agit de créer des ambiances à la fois dérangeantes, presque obscènes (qui n'a pas eu l'air surpris en entendant l'intro de "Erection Body Mutilated"), horrifiques, mais d'arriver à y greffer une dose de quasi « esprit festif » qui m'échappe totalement. L'exemple de ce phénomène sur Highway of Horrors peut être donné par le titre "How I Eat Your Mother" où le riff est pesant, les samples de voix carrément inquiétants, mais pourtant… ça a beau respirer l'agressivité, on garde un petit sourire narquois aux lèvres, et le phénomène se répétera ("Sleazy Man" entre autres)… Nous sommes peut être tous des êtres monstrueux ? Remarquons le changement d'ambiance musicale sur le titre "Slasher's Night", (d)étonnante incursion du Hip Hop dans le Metal Indus', qui voit aussi intervenir Nicolas Bastos à la batterie. Ce n'est évidemment pas le seul « guest » sur Highway of Horrors, qui fait la part belle à toute la « OG family » (ça c'est du multi « one man band ») avec encore, par exemple, Izakar et Franky Costanza de DAGOBA sur le titre "Insane Impulse", décidément Metal, avec guitares éléphantesques et double  pédale Costanzienne. Si tout l'album est réjouissant, on sentira une évolution dans l'épaisseur des morceaux, dans la puissance de frappe, jusqu'à la fin. De "Sleazy Man" à "Curse With A Teenage Slut" (avec la voix de (in)cantatrice d'outre-tombe de Remzi et la collaboration avec THE NATION'S BREAKDOWN), c'est le quinté apocalyptique, jusqu'à la reprise de "Painkiller" de JUDAS PRIEST. Apparemment il n'y aurait pas de septième album de prévu, mais rien n'empêche d'espérer, après cette excellente sixième sortie. Un grand bravo, à écouter, et surtout, à voir !

Note : 9/10

Chronique : Nastassja

 

OBSZÖN GESCHÖPF_Band 2013
 

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