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MAGNUM - Escape From The Shadow Garden

Publié le par Nono666

MAGNUM - Escape From The Shadow Garden
SPV/Steamhammer
Style : Rock/Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.magnumonline.co.uk

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01. Live 'Til You Die / 02. Unwritten Sacrifice / 03. Falling For The Big Plan / 04. Crying In The Rain / 05. Too Many Clowns / 06. Midnight Angel / 07. The Art Of Compromise / 08. Don't Fall Asleep / 09. Wisdom Has It's Day / 10. Burning River / 11. The Valley of Tears

Escape From The Shadow Garden ne devrait pas décevoir les fans fidèles du groupe anglais, pour autant il ne correspond pas non plus au chef d'oeuvre si souvent relaté. Tony Clarkin, le guitariste capitaine de cérémonie, étant de plus le seul compositeur depuis le début, il est fort légitime de ne plus atteindre forcément des sommets d'inspiration maximale. Mais encore une fois cet album est bon, voire très bon par moments, ce qui est déjà incroyable et on se répète encore que Tony Clarkin est le guitariste-compositeur le plus sous-estimé de la planète. Simplement, Escape From The Shadow Garden reste un ton en dessous (comme ses récents prédécesseurs d'ailleurs) en comparaison des albums de la période allant de Kingdom Of Madness (1978) à Wings Of Heaven (1988)... Goodnight L.A. (1990) marquant déjà le pas. Le seul qui semblait le plus rivaliser avec cette période dorée étant certainement Princess Alice And The Broken Arrow (2007). Escape From The Shadow Garden est très agréable à l'écoute mais possède simplement des titres un peu moins indispensables que par le passé. En effet, même si aucun des titres suivants sont loin d'être médiocres, on peut trouver "Falling For The Big Plan" doté de passages un poil lassants, "Too Many Clowns" un tantinet daté, "Midnight Angel" traînant un peu en longueur sans réellement décoller (et ce son de claviers !?), la ballade "Don't Fall Asleep" un brin ennuyeuse, surtout qu'elle est suivie par une autre, qui laisse cependant un peu moins insensible sur le refrain ("Wisdom Had It's Day"). Et enfin, on pourrait également ajouter le lent final " The Valley Of Tears" pompeux et pas toujours captivant. Heureusement, il nous reste des morceaux plus directs dans la pure tradition du groupe. On pourra citer le titre d'ouverture "Live 'Til You Die" au riff pouvant rappeler SCORPIONS, mais on peut encore s'interroger sur le son des claviers du pourtant sublime Mark Stanway. Il y a aussi l'excellent "Crying In The Rain" qui monte en puissance jusqu'au refrain, superbe, accompagné de riffs bien sentis. Puis un "Burning River" dont on aurait aimé plus de titres dans le genre tant ce dernier imprime une dynamique qui fait plaisir à entendre entre les quelques autres moins véloces. Il n'y a plus qu'a espérer le voir dans la setlist de leur prochaine tournée. Enfin, pour n'oublier aucune composition, citons "Unwritten Sacrifice" qui rappelle en bien des points des atmosphères du passé et sera à n'en pas douter intégrée en live. "The Art Of Compromise", qui démarre comme une énième ballade, se révèle finalement être une composition entraînante. Un bilan donc positif malgré quelques regrets, peut-être finalement principalement dû à ces trois plages 8, 9 et 11 placées trop proches l'une des autres et apportant un semblant de désintérêt à l'auditeur. Coup de chapeau aussi à Bob Catley qui, malgré les craintes éprouvées lors de la tournée précédente avec une voix faisant parfois défaut, s'en tire ici plus que bien. MAGNUM reste, malgré toutes ces quelques petites critiques, parmi les groupes les plus talentueux que le monde du Rock ou du Hard Rock ait jamais connu, et ce malgré un noyau de fans certes très fidèles mais insuffisant en comparaison de sa grandeur.

Chronique : Renegade88

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HEART - Fanatic Live From Caesars Colosseum

Publié le par Nono666

HEART - Fanatic Live From Caesers Colosseum
Frontiers Records
Style : Rock FM
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.heart-music.com

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01. Fanatic / 02. Heartless / 03. What About Love / 04. Mashallah! / 05. Even It Up / 06. 59 Crunch / 07. Straight On / 08. Dog And Butterfly / 09. Walking Good / 10. These Dreams / 11. Alone / 12. Dear Old America / 13. Crazy On You / 14. Barracuda

On ne peut pas dire que les dernières réalisations des soeurs Wilson aient vraiment marqué les esprits, et ce n'est pas Jupiters Darling (2004) ou Red Velvet Car (2010) qui nous ferons dire le contraire, il aura fallu attendre 2012 et Fanatic pour que HEART retrouve enfin ce regain d'inspiration et d'énergie qu'il lui manquait ces derniers temps. C'est tout naturellement que ce live a été enregistré lors de la tournée en support à ce quinzième album studio et grand bien leur en a pris car on y retrouve un HEART au meilleur de sa forme, le groupe reste fidèle à son style de prédilection et nous assène ce Rock Zeppelinien qui a fait sa réputation durant toutes ces années. Capté le 28 juillet 2012 au Caesars Colosseum de Windsor au Canada, ce Fanatic Live From Caesars Colosseum fait, comme vous vous en doutez, la part belle au dernier opus en date avec pas moins de 5 titres ("Fanatic", le magnifique "Mashallah!", "59 Crunch", l'acoustique "Walking Good" et "Dear Old America"), le reste de la setlist passant en revue une bonne partie de la carrière de HEART, entre hits incontournables ("What About Love", "These Dreams", "Alone") et titres issus des 70's ("Heartless", "Crazy On You", le costaud "Barracuda") pour au final nous délivrer une prestation tout bonnement impeccable. Ann Wilson affiche une forme vocale éblouissante, même si celle-ci peine parfois dans les aigus ("Crazy On You"), elle n'en demeure pas moins une des plus belles voix féminines du Rock mélodique. Doté d'un son clair qui frole la perfection, ce Fanatic Live From Caesars Colosseum fera la joie des fans et sera, pour ceux qui ne connaissent pas encore HEART, la parfaite introduction à la carrière du groupe. Disponible en CD/DVD et Bluray.

Chronique : Nono666

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IRMINSUL - Geist

Publié le par Nono666

IRMINSUL - Geist
Brennus Music
Style : Hard Rock
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.irminsul.fr

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01. Ouverture / 02. Sage / 03. Je Ne Te Dois Rien / 04. Le Monstre / 05. Verden / 06. Geist / 07. Les Oubliés Des Dieux / 08. Le Radeau / 09. Divine / 10. Rumeurs / 11. J'en Reste Là

Quatre ans après un premier opus plus que prometteur qui a permis de faire circuler le nom d'IRMINSUL sur la scène française, les Picards sont de retour avec Geist, un nouvel album qui permet à Guillaume "Goyon" COULON (chant, guitare), Pascal BORNICHE (basse) et Claude "Takko" FINET (batterie) de franchir une nouvelle étape. En effet, si IRMINSUL pratique toujours un Hard Rock d'influence 70's/80's, Geist marque une nette progression, nos Isariens ont incontestablement gagné en assurance, proposant ici des compos plus abouties, accrocheuses ("Les Oubliés des Dieux") et terriblement efficaces ("Verden") qui laissent entrevoir une vraie maturité, en d'autres mots IRMINSUL a grandi et ce, que ce soit au niveau composition ou au niveau production, tant ce disque se révèle bien plus percutant que ne pouvait l'être le pourtant très bon Ainsi Soit-Il. C'est carré, énergique et puissant, l'ensemble est riche et fort bien torché... Comment resister à des titres aussi imparables que ces "Je ne te dois rien", "Le Monstre", "Les Oubliés des Dieux", "Rumeurs" ou "J'en reste là" qui sont de bien belles réussites, au même titre que le reste de l'album d'ailleurs... Aucun temps mort, rien à jeter... Tout est maitrisé à la perfection, que ce soit cette section rythmique des plus solides, cette basse groovy à souhait ou ce chant phénoménal de Guillaume, on ne peut qu'être conquis par cette alchimie, cette osmose qui parcourt ce Geist absolument remarquable. Si l'attente a été longue, elle n'aura pas été vaine, IRMINSUL frappe un grand coup avec ce deuxième album nous démontrant toute la maitrise et le savoir-faire de ce groupe de talent. Un achat indispensable pour tout amateur de Hard Rock / Heavy Metal made in France...

Chronique : Nono666

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ANCILLOTTI - The Chain Goes On

Publié le par Nono666

ANCILLOTTI - The Chain Goes On
Pure Steel Records
Style : Heavy Metal
Origine : Italie
Sortie : 2014
Site Web : www.ancillottiband.com

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01. Bang Your Head / 02. Cyberland / 03. Victims Of The Future / 04. Monkey / 05. Legacy Of Rock / 06. Liar / 07. I Don't Wanna Know / 08. Devil Inside / 09. Warrior / 10. Sunrise / 11. Living For The Night Time (Bonus track)

ANCILLOTTI, voilà un groupe qui plaira aux fans de pur Heavy Metal. Dans la grande tradition des albums que nous collectionnons les uns et les autres depuis quelques décennies maintenant (pour les plus vieux d'entre nous !), la famille ANCILLOTTI obtient d'ores et déjà sa place avec ce The Chain Goes On ! Fondé en 2010 par Daniele "Bud" Ancillotti (chanteur de STRANA OFFICINA), le groupe est également composé du frère de ce dernier, Sandro Ancillotti, à la basse, de son fils Brian Ancillotti à la batterie et de Luciano "Ciano" Toscani aux guitares !
Une fois n'est pas coutume, je vais décrire en quelques mots, titre par titre, les composants de cet excellent album possédant 11 titres n'ayant qu'un but, celui de nous offrir une parfaite traînée de poudre qui ne demande qu'à exploser dans nos oreilles averties.

"Bang Your Head" : un généreux mix tribal allié au lancement d'une mission pour la conquête de l'espace débute en intro, ce titre révélateur de ce The Chain Goes On  entame d'un coup de tonnerre les festivités de cet album avant que "Cyberland" nous plonge avec la même verve musicale dans le cyber espace des jeux vidéos en ligne. "Victims Of The Future" où la vision du futur au travers les yeux d'un soldat occidental plongé dans la guerre en Afghanistan, essayant d'apporter la démocratie mais qui se voit plongé lui-même dans la spirale de la haine ! Ce titre a été composé par téléphone principalement entre Luciano et Brian et concrétisé le lendemain en studio ! Un morceau pleinement Heavy qui ne nous écarte pas du chemin tracé par ANCILLOTTI. On peut affirmer que ce titre est le lien fort de The Chain Goes On, tout comme "Monkey", un titre phare de cet opus de part son refrain facile à retenir et de part sa construction carrée, le tout sur des textes visiblement voulus optimistes traitant de la reconstruction d'un toxicomane laissant derrière lui ses vieux démons... "Legacy Of Rock" démontre le lien incassable qui unit une famille, en l'occurence ici celle des ANCILLOTTI, qui représente un roc, et musicalement ce titre en est un ! Solide et Heavy, ce titre qui apparaissait déjà sur le EP Down This Road Together de 2013 se voit ici renforcé par des choeurs plus appuyés. "Liar" sonne très THIN LIZZY dans son ensemble. La batterie martèle à tue-tête et les riffs sont agressifs. "I Don't Wanna Know" est une invitation à ne pas être un imbécile par de fausses croyances, et par ceux qui prétendent être le seul dépositaire de la vérité. Le son est très AC/DC. Et la voix de Bud atteint parfois des nuances très sombres, parfaitement adapté au style de ce morceau. Le groupe prévoit également que cette chanson soit la première video promotionnelle de l'album... "Devil Inside" a été écrite par Brian, fils de Bud Ancillotti et batteur du groupe, il y a une dizaine d'années pour son premier groupe. Le titre original était "Devil May Cry", inspiré d'un jeu vidéo de l'époque. Il parle d'une femme habitée par le mal ! ANCILLOTTI n'a pas fait de grands changements par rapport à l'original, à l'exception de quelques arrangements. Le riff d'ouverture fait quant à lui référence au Hard Rock américain. "Warrrior" est un titre basé sur les aventures des guerriers vikings qui se lancent dans un long voyage à travers l'océan pour découvrir le continent américain. Les riffs sont saignants, les rythmiques rapides, et la voix de Bud est en rage. Le titre est entrecoupé avec un solo de guitare où Ciano Toscani donne le meilleur de lui-même ! Un cheval de bataille qui sera à coup sûr un hymne en version live ! "Sunrise" 'est une compo très optimiste dans le texte, dont le sens est que dans la vie il ne faut jamais perdre pied complètement, et qu'après une nuit sombre, la lumière se lèvera toujours avec l'aube, avec la possibilité de recommencer. C'est la seule ballade de l'album et c'est une pièce un peu spéciale du reste de la production d'ANCILLOTTI, car incluant la participation d'un claviériste qui a supervisé l'orchestration de la chanson. Et elle s'avère très riche et la voix de Bud est parfaitement à l'aise dans ce contexte moins Heavy que sur le reste de l'album. Cette power ballade est totalement réussie dans son intérpretation et sa construction avec cette magnifique orchestration cheminant de la moitié du titre jusqu'à la fin. Puis "Living For The Night Time" finit de mettre en oeuvre la toile que le groupe a tissé autour de cet album. Les titres s'écoulent naturellement et se laissent écouter avec beaucoup de plaisir, tout simplement dans l'esprit traditionnel du Heavy Metal... Une réussite donc pour ce quartet italien qui nous gratifie d'une très belle pochette, bien dans l'esprit du genre et d'une production claire et percutante.

Chronique : Phil Pkms Neuville

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OGRE - The Last Neanderthal

Publié le par Nono666

OGRE – The Last Neanderthal
Minotauro Records
Style : Doom Metal / Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.ogrereal.bandcamp.com

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01. Shadow Earth / 02. Nine Princes In Amber / 03. Bad Trip / 04. Son Of Sisyphus / 05. Soulless Woman / 06. Warpath / 07. White Plume Mountain / 08. The Hermit

OGRE est un groupe Américain qui aura opéré dix ans durant avant de splitter avec 3 albums derrière lui. Et puis en 2012, une première tentative de reformation se fait sur scène aux côtés d’IRON MAN avant que finalement, en 2013, le groupe soit enfin remis sur les rails par le batteur Will BROADBENT (musicien live pour BLOOD FARMERS en 2008) pour ce qui devait être un EP. Ce sera finalement un album complet, le quatrième, que le trio enregistre en cette année 2013. The Last Neanderthal est né et prolonge l’aventure Hard Rock/Heavy Doom Metal du groupe influencé par la science fiction des années 70. Avec des titres dans la pure tradition de PENTAGRAM ou BLACK SABBATH ("Bad Trip" ou "Warpath"), d’autres plus Stoner à la SHEAVY ("Son Of Sisyphus"), le groupe nous envoie également quelques moments purement Hard Rock avec ce "Soulless Woman" aux relents très forts de DANKO JONES et ce dans la voix et dans la musique en elle-même. Et c’est un peu là le problème de cet album et de ce groupe, si l’album se veut très varié, il a surtout du mal à se démarquer de ses influences, car l’exemple de DANKO JONES n’est pas le seul, la façon de poser la voix sur "Bad Trip" et surtout "Warpath" ressemble fortement à un copier/coller de ce que fait BLACK SABBATH avec Ozzy Osbourne mais la guitare également dont le son change en fonction du titre et de l’influence. Si ces 8 titres sont vraiment prétexte à passer un excellent moment, il faudra à l’auditeur réussir à faire abstraction de ce fait franchement gênant sur les premières écoutes. Une fois cet obstacle surmonté, et pour les amateurs de ce groupe, c’est une chose habituelle puisque le groupe a toujours eu recours à une musique très variée au sein de leurs albums, il est difficile de remettre en cause la qualité intrinsèque de ce The Last Neanderthal qui marque le retour de ce groupe encore très méconnu qui prend tout de même ici un virage légèrement plus Heavy que ses dernières sorties.

Chronique : Aymerick Painless

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KLOGR - Black Snow

Publié le par Nono666

KLOGR – Black Snow
Zeta Factory
Style : Modern Rock/Metal
Origine : Italie
Sortie : 2014
Site Web : www.klogr.net

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01. Zero Tolerance / 02. Refuge / 03. Draw Closer / 04. Hell Of Income / 05. Life Is Real / 06. Heart Breathing / 07. Failing Crowns / 08. Guilty And Proud / 09. Plunder / 10. Room To Doubt / 11. Severed Life / 12. Ambergais

Originaire d’Italie, KLOGR s’apprête à franchir les Alpes pour venir nous rendre visite (ndlr avec PRONG le 04 avril à Paris) pour défendre son deuxième album, Black Snow, fraichement paru. Trois ans après un premier album autoproduit, les Transalpins ont clairement élevé leur niveau de composition, s’éloignant quelque peu des racines purement Neo Metal sautillant pour un Rock Metal moderne, certes très calibré, mais maitrisé. Ce Black Snow est plein de beaux sentiments avec les mélodiques "Ambergais" ou "Failing Crows" mais aussi des titres plus jumpy comme ce "Zero Tolerance" qui nous évoque le plus récent IN FLAMES ou DAGOBA, ou "Refuge" et "Hell Of Income" qui se rapprocheront plus de LINKIN PARK. Toutefois, on accordera à KLOGR, l’envie d’aller un peu plus loin que ce Rock/Metal boutonneux, un titre comme  "Draw Closer" nous renvoie plus vers un MUDVAYNE dans son expression la plus aboutie avec un travail à la guitare qui dépasse de loin le simple exercice rythmique habituel, mais c’est aussi au niveau du chant que la variation arrive, Gabriele RUSTICHELLI, véritable tête pensante du groupe, délivre une prestation convaincante mais plus encore sur ce titre en s’éloignant là aussi des voix typées Américaines. Ensuite, il est vrai que le très attendu et assez commun "Heart Breathing" n’apporte pas autant à cet album pour lequel la production rondelette mais bien gonflée, l’univers visuel du groupe, sent le réchauffé et si on y trouve quelques accroches c’est surtout cet univers aseptisé qui rebutera les amateurs de sensations fortes. Le plus gênant est que l’on a la désagréable impression que les Italiens arrivent au moins dix ans trop tard, même si le virage plus Rock/Metal gomme un peu cet effet sur ce Black Snow qui, pour les inconditionnels du genre, a tout pour plaire, pour les autres, un petit tour dans les salles où ces Italiens se produiront avec les géniaux PRONG sera assurément l’occasion de passer un bon moment car les titres sont taillés pour le live. Pour le reste, pas certains qu’ils supportent longtemps la comparaison avec les Américains, il y a les leaders et ceux qui essaient de suivre, KLOGR essaie de suivre, en mettant quelques petites touches de personnalité, mais elles sont encore trop dispersées. Un album intéressant dirons-nous !

Chronique : Aymerick Painless

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ARCHITECTS - Lost Forever // Lost Together

Publié le par Nono666

ARCHITECTS - Lost Forever // Lost Together
Epitaph
Style : Metalcore
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.architectsofficial.com

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01. Gravedigger / 02. Naysayer / 03. Broken Cross / 04. The Devil Is Near / 05. Dead Man Talking / 06. Red Hypergiant / 07. C.A.N.C.E.R / 08. Colony Collapse / 09. Castles In The Air / 10. Youth Is Wasted On The Young / 11. The Distant Blue
 
ARCHITECTS est une formation anglaise formée en 2004 ayant déjà 5 albums et un Ep à son actif. Encensés suite à leur fameux Hollow Crown, puis décriés après le très commercial The Here And Now, les voilà de retour avec ce Lost Forever // Lost Together... Autant le dire tout de suite, ce nouvel album ne m'a pas franchement convaincu, malgré un soi-disant retour aux sources et une agressivité retrouvée d'après certains dires, on a plutôt affaire à un disque classique de Metalcore surfait dont les hurlements monocordes et adolescents du chanteur ont de quoi agacer par moments... Les accroches mélodiques ne manquent pas, mais sont dans la droite lignée du style : sans surprises... Rythmiques basiques en forme de Mosh-part et passages atmosphériques bienvenus mais franchement convenus... Le problème, c'est que la forme est bien foutue, travaillée mais sans réellement surprendre. Et vu le nombre d'albums qui sortent dans ce style, ARCHITECTS (qui a prouvé avec Ruin et Hollow Crown qu'il avait de la violence et de l'inventivité à revendre ) sort ici un produit calibré et souvent ennuyeux. La faute à des refrains pas assez efficaces et inventifs, des couplets similaires d'un titre à l'autre, bref on a la désagréable sensation d'écouter le même titre d'un bout à l'autre de l'album. La faute au chant pas assez varié qui lasse très rapidement... vous avez la recette toute trouvée pour réaliser un disque Core-chiant qui plaira uniquement aux nouveaux venus, c'est-à-dire au public adolescent qui découvre le style mais ne possède pas la culture et le recul nécessaire pour juger du peu d'intérêt d'une énième redite du genre... Lassant.

Chronique : Ziltoik Skeksis

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STORMWARRIOR - Thunder & Steele

Publié le par Nono666

STORMWARRIOR – Thunder & Steele
Massacre Records
Style : True Speed Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2014
Site Web : www.stormwarrior.de

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01. Thunder & Steele / 02. Metal Avenger / 03. Sacred Blade / 04. Ironborn / 05. Steelcrusader / 06. Fyres In The Nighte / 07. Die By The Hammer / 08. Child Of Fyre / 09. One Will Survive / 10. Servants Of Metal

Les Allemands de STORMWARRIOR ont beau en être à leur cinquième album studio, ils n’ont pas l’intention de changer leur recette : un grand verre d’HELLOWEEN (période Kai Hansen) et une bonne lampée de GAMMA RAY (tiens, encore lui). Ce mélange fin et délicat donne un album qui sonne comme… Suivez mon regard. Attention, Thunder & Steele est un album distrayant qui se laisse écouter sans problème et chacun des 10 titres de la galette trouverait aisément sa place sur un album de GAMMA RAY, d’ailleurs, la voix de Lars Ramcke ressemble tellement à celle de Kai Hansen qu’on croirait entendre une succession de faces B et de chutes d’album de Somewhere Out In Space. Construit comme, écrit comme, joué comme, produit comme GAMMA RAY. 10 morceaux téléphonés, faxés, envoyés par recommandé, par Pony Express et par signaux de fumée, mais 10 bonnes chansons bien torchées en attendant le prochain GAMMA RAY.

Chronique : Emil Maniak

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BURNING FLESH - New Chaos Order

Publié le par Nono666

BURNING FLESH – New Chaos Order
Great Dane Records
Style : Death Metal
Origine : Suisse
Sortie : 2014
Site Web : www.burning-flesh.com

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01. Riot / 02. Corruption Of All Kings / 03. Lies / 04. Beginning’s End / 05. New Chaos Order / 06. Death Place / 07. Total Hate / 08. Here And Beyond / 09. Injection / 10. Scums / 11. In Hell We Rest / 12. Retch

Deuxième album pour BURNING FLESH, groupe qui associe des musiciens Suisses et Français dont le changement n’a eu de cesse de s’opérer depuis sa création en 2005. Depuis le premier album en 2010, c’est la section rythmique basse/batterie que le groupe a du renouveler sans que cela n’affecte le style du groupe, toujours autant marqué par le sceau d’IMMOLATION, auquel vient se greffer quelques touches de BEHEMOTH mais aussi des trucs plus directs et catchy à la ENTOMBED. Pour autant, il ne faut pas voir en ce collectif une entité totalement linéaire et sans âme car les très bonnes idées s’enchainent, que ce soient les riffs relâchés qui agrémentent des "Corruption Of All Kings" ou "Beginning’s End" ou le côté clinique et plus rigide qui domine ce "New Chaos Order" qui aura à coup sur l’ambition de réveiller la fosse en live. Alors que manque-t-il à ce groupe et à cet album pour être l’album Death 2014, et bien, il y a cette batterie très clinique et manquant cruellement de punch et de profondeur, et des titres un peu trop basique parfois à l’image de ce "Death Place" pas foncièrement mauvais mais plutôt transparent, à la fin de l’écoute on retient des "New Chaos Order", "Corruption Of All Kings" ou "Here And Beyond" mais pas ce "Death Place" ou "Riot" qui ouvre l’album. Ensuite il y a ces lignes vocales, totalement maitrisées par Lionel FONTANA mais dont le flow se veut assez répétitif sur la longueur alors que l’on perçoit à droite et à gauche des capacités pour faire des variations (ndlr ceci dit c’est un problème récurrent dans le style). Le groupe s’enferme parfois un peu trop dans le doublement, triplement, quadruplement (au minimum !) des pistes pour épaissir le spectre vocal à la manière d’un BEHEMOTH mais le traitement assez brut réservé au chant, et c’est un très bon choix, dans la production ne donne par forcément le même résultat que les Polonais. Enfin, BURNING FLESH pratiquant un Death Metal assez intense, ce New Chaos Order comporte peut être deux titres de trop pour une écoute optimum et un impact plus percutant auprès de l’auditoire, ces fameux "Death Place" ou même "Scums" auraient pu être mis de côté au bénéfice de cet impact massif. Toutefois, il faut reconnaitre que BURNING FLESH est bien au-dessus de la moyenne des groupes de Death Metal et même les amateurs les plus pointus du style pourront jeter une oreille sur ce New Chaos Order sans avoir l’impression de perdre leur temps, cet album renferme de réelles bonnes idées qui ne demandent qu’à être découvertes. Et pour ceux qui suivent le groupe depuis quelques temps, il est bon de voir que BURNING FLESH a enfin une production digne de ce nom, fini le son de guitare brouillon, la voix noyée dans le reste, c’est certainement là la principale évolution entre les deux albums.

Chronique : Aymerick Painless

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MASSACRE - Back From Beyond

Publié le par Nono666

MASSACRE - Back From Beyond
Century Media Records
Style : Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/MassacreFlorida

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01. The Ancient Ones / 02. As We Wait To Die / 03. Ascension Of The Deceased / 04. Hunter's Blood / 05. Darkness Fell / 06. False Revelation / 07. Succumb To Rapture / 08. Remnants Of Hatred / 09. Shield Of The Son / 10. The Evil Within / 11. Sands Of Time / 12. Beast With Vengeance / 13. Back From Beyond / 14. Honor The Fallen

Envie d'une dose de Death Metal old-school bien torché ? Ce nouveau MASSACRE, le troisième en trente ans de carrière, est fait pour vous ! Bon, on ne va pas vous refaire l'historique de la carrière mouvementée de ce groupe originaire de Floride qui a vu défiler en son sein nombre de musiciens réputés. Certains vouent un véritable culte à MASSACRE, d'autres ne voient en lui qu'un vulgaire second couteau issu de cette scène féconde qu'est le Death Metal US. Sachez simplement que ce Back From Beyond (qui porte bien son titre) vaut le détour pour plusieurs raisons. Déjà, si la formule se veut classique, elle est ici appliquée à la perfection avec, cerise sur le gâteau, toute la légitimité nécessaire. Jetez donc un œil aux CV des intervenants : Terry Butler, ça vous dit quelque-chose ? Et puis d'un point de vue sonore, le rendu est fichtrement heavy avec une production équilibrée et moderne, relativement naturelle. A vrai dire, à part cette pochette hideuse, il n'y a pas grand chose à redire. Tout juste pourra-t-on trouver le tout assez linéaire, malgré un sens de l'accroche évident ("Shield Of The Son" entre autres...), notamment dans le phrasé du growler Edwin Webb. Mais quiconque se lance dans l'écoute d'un disque de Death sait (normalement) dans quoi il s'engage. Évidemment, le classicisme de la chose en rebutera aussi. Par contre, si vous êtes un amateur occasionnel du genre et que vous n'avez pas d'attentes particulières, voici potentiellement la bande son idéale pour quelques séances de headbanging effréné pendant que maman fait réchauffer le gratin de courgettes !

Chronique : Morbid S.

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