MARS RED SKY - Stranded In Arcadia
MARS RED SKY - Stranded In Arcadia
Listenable Records
Style : Ethereal Stoner Rock
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/marsredskyband
01. The Light Beyond / 02. Hovering Satellites / 03. Holy Mondays / 04. Join The Race / 05. Arcadia / 06. Circles / 07. Seen A Ghost / 08. Beyond The Light
Nous avions été impressionnés par le premier disque éponyme de MARS RED SKY en 2011, puis par le EP Be My Guide l'an dernier. Autant tuer le suspense tout de suite : Stranded In Arcadia est une nouvelle réussite à mettre à l'actif du trio bordelais. Rappelons que nous avons ici affaire à une instrumentation Doom / Desert Rock (comprendre pleine de groove et de lenteur, mettant la basse particulièrement en avant), sur laquelle vient se poser un chant masculin très aérien, voire angélique par instants. Et cela fonctionne toujours à merveille ! OK, le côté enjoué de certaines lignes vocales ne convaincra pas tout le monde, mais cela reste affaire de goûts. Par contre, et pardonnez-moi de mettre un bémol à votre enthousiasme Nicolas, ceux qui suivent le combo depuis ses débuts auraient peut-être apprécié une évolution plus marquée. Certes, on trouve ça et là quelques variations (le chant plus grave de "Holy Mondays") et la musique de MARS RED SKY semble même se faire un peu plus appuyée (une impression peut-être due à la production). Mais pourquoi, par exemple, ne pas avoir creusé la voie extrêmement mélancolique empruntée par "Stranger" sur Be My Guide (dont nous retrouvons par ailleurs ici le morceau "Seen A Ghost") ? Certes, cet avis est un poil subjectif, alors concentrons-nous sur le positif, à savoir que MRS continue d'affirmer son identité peu commune tout au long de ces quarante quatre minutes de rêverie parsemées de mélodies étranges et de moments plus heavy (l'instrumental "Arcadia"). Alors oui, MARS RED SKY reste un OVNI dans son genre et ça, c'est ma foi bien agréable de nos jours.
Chronique : Morbid S.
Note : 7,5/10
VREDEHAMMER - Vinteroffer
VREDEHAMMER - Vinteroffer
Indie Recordings
Style : Black Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/Vredehammer
01. The Awakening / 02. Cthulhu / 03. Seduce Infect Destroy / 04. Suicide Forest / 05. We Are The Sacrifice / 06. Sykdom / 07. Summoned / 08. Vinteroffer / 09. Admissa
Quand on regarde d’où vient VREDEHAMMER (chose qui semble importante à signaler pour le groupe, puisqu’il le répète à de nombreuses reprises dans sa biographie) on fait « whoua !!!! » : Mo I Rana ! Où est-ce me diriez vous ? Et bien dans le nord de la Norvège, là où il n’y a RIEN, mais ça semble superbe ! Petites maisons norvégiennes en bois, au bord d’un fjord somptueux, noyées dans les aurores boréales. Cela dit, on ne ressent pas tellement l’ambiance « grand nord » à travers la musique de VREDEHAMMER qui n’est pas tellement froide à mon sens. Vinteroffer est un bon album de Black Metal, aux multiples influences, tantôt brutal et agressif, tantôt aux connotations Heavy Metal, tantôt sombre, tantôt pagan. Il s’écoute bien, et il y a de très bons morceaux : "Suicide Forest" est mélodieux et enivrant, "We Are The Sacrifice" ou encore "Vinteroffer" sont très accrocheurs, mélancoliques, un peu pagan et un peu thrashy à la fois. Mais le meilleur reste "Sykdom" : avec des guitares très « païennes » qui nous renvoient avec délices aux premiers SATYRICON (Mother North…). Pas de doutes, les mecs savent jouer : des soli techniques aux guitares, ça envoie des BPM à la double pédale…. Le chant manque pourtant d’agressivité à mon goût. Pour conclure, on n’est pas transporté dans un univers boréal, au milieu des glaces et des neiges éternelles, ni parmi les grands mythes norvégiens, mais on adhère et on y croit. L’album est varié, sympathique, accrocheur… bref un bon album, qui ne révolutionne en rien le Black Metal, mais qui s’écoute avec plaisir.
Chronique : Fanny
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DON AIREY - Keyed Up
DON AIREY - Keyed Up
Mascot Records
Style : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.donairey.com
01. 3 In The Morning / 02. Beat The Retreat / 03. Blue Rondo A La Turk / 04. Solomon's Song / 05. Claire D'Loon / 06. Flight Of Inspiration / 07. Inside The Godbox / 08. Difficult To Cure 2013 / 09. Mini Suite (A. Lament/Jig / B. Restless Spirit / C. What Went Wrong) / 10. Adagio / 11. Grace
Don AIREY, claviériste de DEEP PURPLE, ravira ses fans, voire s'en fera de nouveaux, en publiant un magnifique album solo : Keyed Up. On pourrait s'interroger sur le fait que cet album ne soit pas sorti sous l'estampille DEEP PURPLE tant la qualité et le style de l'album n'auraient pas démérité dans la discographie du groupe mythique. En effet, les premiers morceaux que sont "3 In The Morning" et "Beat The Retreat" fleurent bon le pourpre profond à plein nez, au demeurant des morceaux d'excellente facture. "Blue Rondo A La Turk" apporte un début de réponse à mon questionnement ; ce morceau montre une autre facette du musicien, celle de l'amateur de musique classique qui vient enchevêtrer différents thèmes connus du style dans une pièce cohérente et dynamique, voire jouissive. "Solomon's Song" apporte ses superbes contrastes entre ses couplets tout en finesse et douceur, et ses refrains énervés et psychédéliques. "Claire D'Loon" est une ballade magnifique avec des breaks groovy où dialoguent les claviers et la guitare, le chant n'intervenant que par touches fines. "Flight Of Inspiration" déroute avec ses envolées tourbillonnantes de Jazz-Rock. "Inside The Godbox" est un court lien rappelant la fin du morceau précédent et "Difficult To Cure 2013", une autre pièce mêlant le classique et le Rock. "Mini Suite", comme son nom ne l'indique pas, est la chanson la plus longue de l'album, commençant comme une power-ballade avec des violons, se poursuivant dans du Rock très "purpleien", suivi d'une section très jazzy pour s'achever dans un final à nouveau "purpleien". "Adagio" revient taquiner la musique classique et le fantôme de Gary Moore tant l'interprétation touche le style du regretté guitariste. "Grace" achève l'album dans un groove typé et jubilatoire. Keyed Up est un chainon manquant entre le Classic-Rock, le Jazz et le Classique ; Don AIREY fusionne joyeusement les styles dans un album riche et complexe, à la fois surprenant et cohérant, parfois déroutant, mais toujours intéressant. Les fans de DEEP PURPLE pourront y trouver leur compte, bien que Keyed Up n'eût pas pu être un album du groupe de par ses titres lorgnant vers le Jazz ou la musique Classique.
Chronique : Denix666

LEGIONS OF WAR - Forced To The Ground
LEGIONS OF WAR - Forced To The Ground
Infernö Records
Style : Heavy/Thrash/Black
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.legionsofwar.se
01. Through The Barricades / 02. Forced To The Ground / 03. Pile Of Corpses / 04. Remains Of War / 05. At The Eastern Shores / 06. Grandiose Visions / 07. Death Brigade / 08. In The Warfield Storms / 09. Night Of Revenge
Après le fort prometteur Towards Death sorti en 2009, les Suédois de LEGIONS OF WAR nous reviennent avec Forced To The Ground, un second album qui ne devrait pas décevoir ceux qui avaient apprécié ce premier opus. Suivant la thématique guerrière qui est la sienne depuis ses débûts, LEGIONS OF WAR passe à l'offensive dès "Through The Barricades" qui ouvre l'album et ne va plus nous lacher, Zyklon (chant/guitare) et sa bande nous emmenent sur le champ de bataille à grands renforts de Heavy/Thrash/Black particulièrement énergique, le tempo est speed et les vocaux agressifs, autant vous dire que ça bastonne sévère ! Nos Suédois nous délivrent là un deuxième album sans concession de très bonne facture où titres rapides ("Through The Barricades", "At The Easter Shores"...) et mid tempos efficaces ("Remains Of War", "Grandiose Visions"...) se révèlent tout aussi imparables et puissants. Abrasif dans son propos, ce Forced To The Ground est un album plus que recommandable pour les amateurs de Thrash/Black à l'ancienne.
Chronique : Nono666

LADY BEAST - Lady Beast
LADY BEAST - Lady Beast
Infernö Records
Style : Heavy Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : http://ladybeast.bandcamp.com
01. Lady Beast / 02. Metal Rules / 03. The Lost Boys / 04. Armor / 05. Birthrite / 06. When Desire Is Stronger Than Fear / 07. Hot Pursuit / 08. Go For The Bait / 09. Ram It Down (Judas Priest cover)
Originellement sorti en 2012, LADY BEAST voit son premier album éponyme ressortir par le biais du label Infernö Records, une bonne chose qui nous permet, à nous français, de découvrir ce très bon groupe Américain défendant les valeurs du Metal traditionnel. Un délicieux parfum de NWOBHM plane sur ce Lady Beast purement old school. Emmené par une chanteuse dont le timbre n'est pas sans rappelé une certaine Marta Gabriel (CRYSTAL VIPER), LADY BEAST nous livre un album certes peu original mais terriblement efficace qui ne manquera pas d'attirer la curiosité des amateurs de Heavy Metal authentique, et dans ce domaine n'ayez aucune crainte nos Américains n'ont de leçon à recevoir de personne... et si vous n'avez pas encore compris, LADY BEAST nous offre en guise de bonus une fort sympathique reprise du "Ram It Down" de JUDAS PRIEST... de quoi combler votre soif de nostalgie métallique !
Chronique : Nono666
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LOST SOCIETY - Terror Hungry
LOST SOCIETY - Terror Hungry
Nuclear Blast
Style : Thrash Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/lostsocietyfinland
01. Spurgatory / 02. Game Over / 03. Attaxic / 04. Lethal Pleasure / 05. Terror Hungry / 06. Snowroad Blowout / 07. Tyrant Takeover / 08. Overdosed Brain / 09. Thrashed Reality / 10. F.F.E. / 11. Brewtal Awakening / 12. Mosh It Up / 13. Wasted After Midnight / 14. You Can't Stop Rock'n'Roll (Bonus track)
Les Finlandais de LOST SOCIETY n'ont visiblement pas envie de perdre leur temps, après avoir sorti leur premier album l'an passé, les voici déjà de retour avec un second opus, Terror Hungry, qui s'inscrit en digne successeur de Fast Loud Death. On y retrouve un groupe particulièrement énervé qui nous balance un Thrash fougueux hyper énergique et d'une efficacité incroyable, bien sûr il ne faut pas chercher dans cet album une quelconque envie de révolutionner le genre, ce n'est clairement pas le propos de ce Terror Hungry qui voit nos quatre sales gosses (à peine 20 ans de moyenne d'âge) nous balancer un Thrash rageur sans aucun temps mort, ça fonce tête baissée et ça défonce tout sur son passage, chaque compo qui défile durant ces 50 minutes de pur Thrash old school est un uppercut supplémentaire pour vous éclater la face, la recette n'est certes pas nouvelle mais elle est toujours aussi efficace... toutefois on peine, sur la durée, à rester concentré, et aussi énergique soit cet album, il est un poil trop long, une sensation accentuée par une impression de linéarité des compos, il ne fait aucun doute que ce Terror Hungry aurait gagné en impact avec 2 ou 3 titres de moins, mais ne faisons pas la fine bouche, Terror Hungry reste, dans son ensemble, un très bon album de Thrash "brise nuques" qui devrait parler aux fans de groupes tels que NUCLEAR ASSAULT, ANTHRAX ou MUNICIPAL WASTE... Amateurs de headbanging effréné vous voilà prévenus, il va désormais falloir compter avec LOST SOCIETY...
Chronique : Nono666
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GAMMA RAY - Empire Of The Undead
GAMMA RAY – Empire Of The Undead
earMusic
Style : Speeeeeeeeeed Metaaaaaaaaaal
Origine : Allemagne
Sortie : 2014
Site Web : www.gammaray.org
01. Avalon / 02. Hellbent / 03. Pale Rider / 04. Born To Fly / 05. Master Of Confusion / 06. Empire Of The Undead / 07. Time Of Deliverance / 08. Demonseed / 09. Seven / 10. I Will Return / 11. Built A World (European Bonus Track)
Je vous avais déjà dit tout le bien que je pensais de l’EP qui précédait cet album. Mes attentes étaient grandes et mon angoisse de voir le père fondateur du Speed se planter étaient pires encore. L’espèce de papillon surgelé de la pochette a rendu ma trouillitude carrément insoutenable, mais, mais ! Le père Kai n’est pas mort ! Empire Of The Undead est même le meilleur album depuis No World Order, voire même Land Of The Free. La dernière portée du dogue allemand a beau compter un chiot mort – né ( "Born To Fly") et un ou deux prognathes, l’accouchement s’est bien passé. Un "Avalon" de 9.30 min en ouverture met déjà les choses au clair, Kai Hansen a retrouvé l’envie et le talent, il n’hésite pas à prendre des risques et, surtout, prend son pied comme un malade. D’un "Hellbent" speed et heavy à un "Master of Confusion" imparable, en passant par un "I Will Return" à l’intro empruntée à Schwarzie, les petits nouveaux canidés hambourgeois mordent partout où GAMMA RAY a déjà fait mal. "Demonseed" se permet un hommage à peine voilé à JUDAS PRIEST et "Seven" rappelle que Kai fait aussi partie de UNISONIC. Les chiots malades vont très surement mieux se porter en vieillissant, leur Male Alpha ne manquera pas de les façonner à l’image de son incroyable carrière.
Chronique : Emil Ouaf – Ouaf

KILL RITUAL - The Eyes Of Medusa
KILL RITUAL - The Eyes Of Medusa
GoldenCore Records/ZYX Music
Style : Heavy/Thrash Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.killritual.com
01. The Eyes Of Medusa / 02. Hair Trigger / 03. Never Get Me / 04. Ride Into The Night / 05. Weight Of The World / 06. Writing On The Wall / 07. Just Another Sin / 08. My Little Sister / 09. Unleashed / 10. Agenda 21
Le quatuor italo-americain KILL RITUAL enmené par Steve Rice (guitare), Josh "Crimson" Gibson (chant, ex-IMAGIKA), Danyael Williams (basse, ex-DARK ANGEL), Gee Anzalone (batterie, BRAINDAMAGE) est de retour avec The Eyes Of Medusa sur l'excellent label GoldenCore Records/ZYX Music. Le Thrash And Roll de nos quatre musiciens expérimentés retenti une fois encore sur ce deuxième album de KILL RITUAL ! Faisant suite au déjà très remarqué The Serpentine Ritual, le groupe fait à nouveau appel à son équipe gagnante pour la conception de ce nouvel opus. L'enregistrement par Steve aux studios Fossil Sound et Fang studio en Californie et le toujours talentueux Andy La Rocque (KING DIAMOND) pour le mixage et le mastering, et la conception de l'artwork est une nouvelle fois signée des mains de l'artiste de Sledgehammer Graphix, Jobert Mello (SABATON, PRIMAL FEAR, REVERENCE, MERAUDER,...). Musicalement, voilà un album qui plaira aux fans de KILL RITUAL mais aussi à de nombreux nouveaux adeptes de la bande de San Jose ! D'entrée, "The Eyes of Medusa" donne le ton. Un vrai album de pur Heavy/Thrash Metal comme on l'aime nous attend. Le nouveau batteur, Gee Anzalone, également cogneur chez BRAINDAMAGE, martelle ses fûts de façon efficace entouré de ses thrashers de compères qui assurent de bien belle manière. L'expérience de chacun faisant de ce groupe un projet sérieux et incontournable. De "Hair Trigger" et son chorus entêtant, "Ride Into The Night" ou "Weight Of The World" et son riff tranchant et percutant en passant par le très classieux "Just Another Sin" où la voix de Crimson est on ne peut plus performante et "Unleashed", pur titre dans la grande tradition Heavy Metal, KILL RITUAL nous livre un album que l'on ne peut mettre de côté tant il nous rappelle de façon simple, carrée et toujours efficace les bases sur lesquelles se repose ce courant musical. N'en déplaise à certains qui, comme d'habitude, feront la moue et passeront à côté d'un excellent album, évoquant de faux arguments, KILL RITUAL fait désormais partie de ces groupes qui, en concert et lors de festivals, mettront le feu dans le pit ! Et pendant ce temps, les autres se verront affublés de la malédiction faite à ceux qui ont croisé avec dédain le regard de Medusa !
Chronique : Phil Pkms Neuville

LOUDBLAST - Burial Ground
LOUDBLAST - Burial Ground
Listenable Records
Style : Death Metal
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.loudblast.org
01. A Bloody Oath / 02. Darkness Will Abide / 03. Ascending Straight In Circles / 04. Soothing Torments / 05. From Dried Bones / 06. The Void / 07. Abstract God / 08. I Reach The Sun / 09. The Path
De grands espoirs reposent sur Burial Ground, le septième album de LOUDBLAST. En effet, après des années d'errances (split, albums médiocres, etc.), la figure de proue du Metal tricolore avait su redonner le sourire à son public avec l'honorable Frozen Moments Between Life and Death (2011). Encore fallait-il inscrire ce retour en grâce dans la durée. Beaucoup considéreront que c'est chose faite avec cette nouvelle livraison. Nous serons plus réservés pour notre part, la carrière en dents de scie de LOUDBLAST nous ayant montré qu'il valait mieux ne pas tirer de plans sur la comète. Pour autant, Burial Ground est un disque costaud, accrocheur et doté d'une production moderne. D'ailleurs, c'est peut-être cette dernière qui provoque une légère sensation de malaise. Car si l'on se félicite de voir enfin le groupe mis en son de façon aussi pro, on ne retrouve pas ce caractère underground qu'affectionne tant le metalhead old-school. Cela tue aussi un peu le mythe en montrant à quel point le travail sur le son influe sur le résultat final, tout comme une course de Formule 1 dépend aujourd'hui davantage de la voiture que du pilote. Le bon côté des choses étant que, présentée dans un tel écrin, la musique du groupe a toutes les chances de séduire une nouvelle vague de fans à peine sevrés d'AMON AMARTH et consorts. Et justement, la musique, parlons-en puisque c'est bien-là l'essentiel. Sur ce point, le père Buriez - qui, au passage, livre une performance incroyablement brutale au chant - et sa bande ne se sont pas payé notre tête, en injectant une bonne dose de noirceur à l'ensemble (on pense parfois à CELTIC FROST / TRIPTYKON), et en peaufinant ses compos jusqu'à les rendre aussi fluides et directes que possible. Cela nous donne des morceaux misant beaucoup plus sur les ambiances que sur la brutalité, et ça, ça le fait grave, n'en déplaise aux puristes susmentionnés ! L'ensemble est de plus assez varié. En témoignent ces "A Bloody Oath" et "Ascending Straight In Circle" d'une efficacité surprenante, ou ce "Abstract God" écrasant à souhait ! Même le fan de la première heure ne devrait pas prendre la fuite, du moins s'il possède une ouïe digne de ce nom (connaissant le public Metal, ne nous faisons pas trop d'illusions tout de même...). Voici donc un bien bel album de la part d'un LOUDBLAST un brin opportuniste. Mais après tout, il aurait bien tort de ne pas profiter de cette période faste, lui qui le mérite tant. Le contexte actuel fait qu'il n'a plus à rougir de sa nationalité, qui de toute façon ne transparaît pas du tout à l'écoute de cette petite bombe !
Chronique : Morbid S.




















