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ENTHRONED - Sovereigns

Publié le par Nono666

ENTHRONED – Sovereigns
Agonia Records
Style : Black Metal
Origine : Belgique
Sortie : 2014
Site Web : www.enthroned.be

ENTHRONED_Sovereigns



01. Anteloquium / 02. Sine Qua Non / 03. Of Feathers and Flames / 04. Lamp of Invisible Lights / 05. Of Shrines and Sovereigns / 06. The Edge of Agony / 07. Divine Coagulation / 08. Baal al-Maut / 09. Nerxiarxin Mahathallah

Bon, c’est pas mal mais ce n’est pas l’album de l’année ! Y’a du très bon, et du moins bon. Le tout reste assez solennel, le son manque d’agressivité, il est assez « lourd », étouffé. Cela dit, il y a de très bons riffs, de très beaux passages. Globalement, l’album n’est pas guerrier (même si certains passages, notamment dans "Anteloquium" ou "Sine Qua Non" sont très rapides) mais plutôt occulte. On ressent bien le côté « mystique » du Black Metal. "Sine Qua Non" n’est vraiment pas exceptionnel à mon sens. Quant à "Of Feathers and Flames", elle est très réussie et très belle et n’est pas sans rappeler les premiers ENTHRONED (Prophecies Of Pagan Fire) : solennelle et occulte. Les Belges  (en tous cas ceux-là) donnent  dans le mysticisme et la magie noire depuis longtemps. Ils ne dérogent pas à la règle avec cet album. Je retiendrai "The Edge Of Agony" qui est vraiment magnifique ! Du rythme, de l’élan, des riffs mélodieux et très pagan… bref, un très bon morceau. "Divine Coagulation" nous offre également un riff anthologique ! En résumé, je n’ai pas pris de claque mais c’est un album plutôt pas mal pour qui aime le Black Metal occulte et ENTHRONED. Les musiciens ont un très bon niveau, ça s’écoute bien, c’est carré, c’est du Black, mais personnellement je n’ai pas vraiment accroché. A noter que l’outro est vraiment angoissante et franchement réussie (pour une fois).
 
Chronique : Fanny

6

 

 

ENTHRONED_Band 2014

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ZEBARGES - Dirty Rotten Killers

Publié le par Nono666

ZEBARGES – Dirty Rotten Killers
Ortsid Latem Productions
Style : Vlöbeurghhh
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.myspace.com/zebargestoobigforlove

ZEBARGES_Dirty Rotten Killers



01. Les Bâtards Bourrés / 02. La Nuit du Thrasher / 03. La Marche des Zombies / 04. Antéchrist / 05. Cognac et Cigare / 06. Vlöbeurghhh / 07. Me Myself And My Microphone / 08. Chanson Sans Paroles / 09. I Can’t Hardly Stand It / 10. Les Gros Beaufs / 11. Rot’n’roll / 12. Anti / 13. T Haine T / 14. J’enrage / 15. Still Fucking You / 16. Fantomas

Tiens vous avez sorti le Vitriol…, voilà comment commence le cinquième album de ZEBARGES, un duo très Punk d’origine Troyenne, avant un ultime faut r’connaitre… c’est du brutal ! Le ton est donné, ceux qui ont aimé le côté déjanté, ultra cradingue, sans code établi des débuts de ce duo ne seront pas dépaysé. Aidé d’une boite à rythme, le principal défaut de cet album (et des précédents), AC/JC accompagne Paskiss51 avec sa seule basse pouvant se transformer en un banjo ou une guitare sèche. Vous l’aurez compris, tant qu’à mener un projet sans véritable repère pour les amateurs de Metal lambda autant aller jusqu’au bout. Le chant (si on peut le qualifier ainsi…) de Paskiss51 est poli au Jack Daniel’s, à côté Lemmy est un mélomane et si, pour être tout à fait franc, à la première écoute, on se demande ce qui a bien pu piquer nos deux compatriotes, au fur et à mesure, le délire commence à prendre forme et des titres comme "La Marche Des Zombies" et son ambiance apocalyptique réussie, "Antéchrist" et son esprit Punk mené par une basse Rock’n’roll au possible pourrait nous faire penser à un Alain BASHUNG sous exta s’adonnant au Punk 70’s qui nous renvoie même vers la folie d’un MC5. Bien entendu, les blasts ("Antéchrist") manquent quand même de crédibilité à cause de cette boite à rythme mais lorsque Paskiss51 détourne les chansons humoristiques avec un "Cognac et Cigare" prônant juste le fait de profiter de la vie avant de terminer la chanson sur des etc, etc, etc… ou encore un "Me Myself And My Microphone" très égocentrique poussant le vice jusqu’à virer la basse pour ne faire de ce titre qu’un duo voix/boite à rythme pour un plaisir solitaire, "Une Chanson Sans Parole" et son texte criant de vérité dont Paskiss51 dit avoir déposer le brevet. Bref, vous voyez que le niveau peut paraitre bas à la première écoute mais il y a plusieurs niveaux de lecture dans ces paroles, j’en ai trouvé au moins 45, et l’autodérision est de mise. Alors sans crier au génie car la production est plus que minimaliste, notamment à cause de ce son de basse saturé assez épuré, ces lignes vocales parfois très très très approximatives tant techniquement que rythmiquement, ce duo devrait vite devenir la coqueluche des punks jusqu’au-boutistes. Le pire c’est que cette musique est également la ligne de vie de nos deux gaillards, une alternative à une musique très calibrée, certes assez extrême, mais que l’on retrouve sans mal lorsque l’on discute avec ces gars extrêmement attachants. On sourit régulièrement (le générique d’Hawaï Police D’Etat au milieu de "T Haine T" est un petit bijou) jusqu’à ce "Still Fucking You", sorte de pastiche du fameux "Still Loving You" dont je vous ferais grâce des paroles mais c’est à découvrir car on a tous pensé à ce qui est décrit lorsque l’on avait le nez bien calé entre deux roberts au moment des slows pendant le lycée, le collège, la maternelle, la guinguette, le bal populaire, le mariage de tante Thérèse ou la maison de retraite en fonction de votre âge (ndlr pour ce dernier cas, il faut que votre partenaire soit sacrément plus grande que vous, non ?). Si vous êtes curieux, cet objet, Dirty Rotten Killers va susciter une certaine forme d’envie, de quoi… à vous de le découvrir !

Chronique : Aymerick Painless

6,5

 

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WELINGTON IRISH BLACK WARRIOR - Vafancuneo

Publié le par Nono666

WELINGTON IRISH BLACK WARRIOR – Vafancuneo
Hummus Records
Style : Post Metal
Origine : Suisse
Sortie : 2014
Site Web : www.welingtonirishblackwarrior.bandcamp.com

WELINGTON IRISH BLACK WARRIOR_Vafancuneo



01. Hand On Stomach / 02. Jahzz / 03. Lac Orbu / 04. Fascination / 05. Bankal 10/15 / 06. Samba Suicide

Formé en 2005, ce trio explore les sons noisy, Post-Hardcore et alternatifs fleurant bon le début des 90’s. En effet, nous ne sommes parfois pas si loin que ça des SONIC YOUTH ou de JOY DIVISION pour son côté allumé. Toutefois, ce qui se passe sur ce Vafancuneo n’a rien de très commun avec cet esprit Jazz très présent mais aussi un vent d’expérimentation live qui rebutera les amateurs de musique calibrée. Le chant de Brynjar évoque également une certaine scène Hip Hop mais aussi, encore et toujours, cette scène Alternative décrite plus haut, un flow qui prend parfois un visage à la HELMET ("Fascination") sans en prendre la puissance, le guitariste se contentant plus régulièrement de phrase parlée plus que clamée ou chantée. Enregistré en Italie en 2012, cet EP est à prendre comme un jet sporadique d’un ressenti et d’un état d’âme qui parlera surtout aux amateurs de Noise Music plus que de Metal ou de Rock, les amateurs d’Indus’ peuvent aussi s’y retrouver, même si le groupe ne fait pas appel aux machines. Mais avec ces structures, cette façon de faire sonner la guitare, ces 25 minutes en empruntent parfois les codes. On retiendra surtout "Samba Suicide" et sa fin plus hypnotique, pour le reste, il vous faudra rentrer dans le délire de ce trio, chose pas très facile tant le côté répétitif de la musique peut aussi évoquer le manque d’inspiration ou l’état de démo de titre qui aurait pu être bien plus intéressant dans un autre contexte. Une expérimentation assez difficile à digérer !

Chronique : Aymerick Painless

5,5

 

 

WELINGTON IRISH BLACK WARRIOR_Band 2014

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SINBREED - Shadows

Publié le par Nono666

SINBREED – Shadows
AFM Records
Style : Power Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2014
Site Web : www.sinbreed.com

SINBREED_Shadows



01. Bleed / 02. Shadows / 03. Call To Arms / 04. Reborn / 05. Leaving The Road / 06. Far Too Long / 07. Black Death / 08. Standing Tall / 09. London Moon / 10. Broken Wings

Lorsque vous apprenez que SINBREED est un groupe qui compte deux membres de BLIND GUARDIAN, l’angoisse vous serre aussitôt le cœur. SINBREED va-t-il être une énième redite du gardien aveugle ? Ou, pire encore, une tentative de faire du BLIND GUARDIAN avec un chant différent ? Rassurez-vous, ce n’est pas le cas ! Si on est ici clairement en présence d’un groupe allemand, on est très loin de BLIND GUARDIAN. Shadows rappelle fortement les deux derniers albums d’ACCEPT, avec des refrains nettement plus mélodiques. Il faut dire que la ressemblance entre les voix de Marc Tornillo et Herbie Langhans est troublante. Rocailleuse au possible, nettement plus mélodique sur les refrains, cette voix est probablement le point fort de l’album. Shadows comporte dix titres solides, ultra-carrés et clairement taillés pour le live, on est clairement ici dans l’opération séduction et nul doute que cette galette plaira à plus d’un amoureux de Metal teuton. Reste à savoir si ce line up survivra aux occupations de BLIND GUARDIAN. Si la bestiole passe dans votre région, allez donc jeter un coup d’oreille, un bon concert de gros métal allemand n’a jamais fait de mal à personne. Zugabe ! Zugabe !

Chronique : Emil Maniak

7

 

 

SINBREED_Band 2014

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WOLFMOTHER - New Crown

Publié le par Nono666

WOLFMOTHER - New Crown
Autoproduction
Style : Hard Rock 70's/Stoner
Origine : Australie
Sortie : 2014
Site Web : www.wolfmother.com

WOLFMOTHER_New Crown



01. How Many Times / 02. Enemy Is In Your Mind / 03. Heavy Weight / 04. New Crown / 05. Tall Ships / 06. Feelings / 07. I Ain't Got No / 08. She Got It / 09. My Tangerine Dream / 10. Radio / 11. I Don't Know Why

Le groupe australien WOLFMOTHER sort avec New Crown son troisième album. Du trio originel formé en 2000 seul ne subsiste que le chanteur Andrew Stockdale. New Crown fut disponible sur la plateforme Bandcamp en streaming et en téléchargement payant sans aucune annonce préalable de sortie, suivant ainsi les traces de Beyoncé et autres Radiohead. Il faut dire que la côte de popularité du groupe a bien progressée dès lors que le titre "Joker and The Thieves" figura dans la bande-son de Very Bad Trip et Shrek 3. Mais peu importe, WOLFMOTHER évolue toujours dans un Rock inspiré des années 70 avec cette touche Stoner en plus, mais ne délaisse pas pour autant quelques mélodies ici et là. L’ensemble sonne psyché avec ce son volontairement saturé et cette voix résonnant parfois de multiples échos, ce qui donne une impression vintage nous renvoyant immédiatement en arrière où les illustres précursseurs du Hard rock naissaient. Beaucoup de nouvelles compositions à l’atmosphère assez sombre et pesante mais pas seulement puisque WOLFMOTHER peut aussi nous offrir quelques titres plus Rock et enjoués comme "I Ain’t Got No", "Feelings" ou "She’s Got It", montrant finalement le groupe sous un autre angle sympathique et intéressant. D’autres morceaux ressortent davantage comme "My Tangerine Dream" dont le refrain reste bien ancré en mémoire, "Tall Ships" et "Enemy Is In Your Mind" qui sont pourvus d’un riff évoquant avec bonheur le passé musical de certains dinosaures, et on pense ici plus particulièrement à BLACK SABBATH. New Crown est au final un album pas déplaisant, à condition de ne pas être réfractaire au style bien particulier que représente WOLFMOTHER. Car cet effet volontairement vieillot peut agacer par moment l’auditeur mais force est alors de reconnaître un talent certain d’écriture et une identité propre à ce jeune groupe Australien. Le tout manquant peut-être de lyrisme et de profondeur propre aux meilleures formations de Hard Rock classique, mais WOLFMOTHER mérite quand même sa place, même si elle fut un brin surestimée à une époque par la presse. New Crown ne révolutionnera pas le genre musical mais possède de bons atouts afin de faire passer de bons moments à l’auditeur, ce qui n’est déjà pas si mal...

Chronique : Renegade88

7

 

 

WOLFMOTHER_Band 2014
 

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AUTOPSY - Tourniquets, Hacksaws And Graves

Publié le par Nono666

AUTOPSY – Tourniquets, Hacksaws And Graves
Peaceville Records
Style : Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.autopsydeathmetal.com

AUTOPSY_Tourniquets, Hacksaws & Graves



01. Savagery / 02. King Of Flesh Ripped / 03. Tourniquets, Hacksaws And Graves / 04. The Howling Dead / 05. After The Cutting / 06. Forever Hungry / 07. Teeth Of The Shadow Horde / 08. All Shall Bleed / 09. Deep Crimson Dreaming / 10. Parasitic Eye / 11. Burial / 12. Autopsy

Quelle régularité ! Depuis sa reformation, AUTOPSY enchaine les albums à un rythme infernal. Un an après The Headless Ritual qui voyait les Américains se réconcilier avec quelques parties lourdes et oppressantes, le groupe nous propose avec ce Tourniquets, Hacksaws And Graves leur facette plus Death old-school et cradingue à souhait. Le ton est donné avec "Savagery" et "King Of Flesh Ripped" pour ouvrir l’album où l’esprit Punk et direct règne en maitre. Bien entendu, quelques leads particulièrement tranchants ne tardent pas à faire leur apparition ("King Of Flesh Ripped", "Tourniquets, Hacksaws And Graves") mais très vite on comprend que ce septième album sent le Death purulent sans trop de recul et de temps sur la finition soignée des titres, "Forever Hungry" nous renvoyant clairement dans le milieu des 80’s, dans le propos on n’est pas très loin d’un DARKTHRONE (en plus carré bien entendu !), mais si cela donne un côté immédiat d’une éjaculation faciale mal contrôlée, il y a aussi l’arrière goût d’un travail pas totalement abouti avec quelques zones floues, toujours sur ce même "Forever Hungry" dont la fin semble quelque peu étonnante par son manque d’inspiration. De même les titres les plus Death permettent de retrouver une ambiance cradingue bien connue et qu’ABSCESS maitrise particulièrement bien mais pour les amateurs purs et durs de ce groupe, cela risque d’être assez dur à suivre. Des "Teeth Of The Shadow Horde", "Autopsy", "Tourniquets, Hacksaws And Graves",  "Parasitic Eye" ou "Deep Crimson Dreaming", seule prise de risque de cet album, figurent parmi les réussites de cet opus alors que le reste n’est qu’au stade de l’intéressant mais sans plus jusqu’à ce "Burial" assez indigne d’un groupe comme AUTOPSY, sans réelles idées, voilà le genre de titre dont on aurait pu se passer sans problème. La production se veut également old-school avec ce large écho sur une voix très rythmique, la reverb sur les leads est bien en avant toutefois la production sur les guitares est assez brouillonne, enfin je veux dire plus que la normale pour AUTOPSY, et la basse ne donne pas assez l’échange dans le groove général. Bon voilà pour ceux qui suivent le groupe avec attention, pour ceux qui ne connaissent pas, cet album sera sans aucun doute un bon compromis pour entrer en connexion avec leur univers même si l’album précédent est tout de même plus abouti et réussi.

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

AUTOPSY_Band 2014

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CHANNEL ZERO - Kill All Kings

Publié le par Nono666

CHANNEL ZERO – Kill All Kings
CNR Music Belgium
Style : Power Thrash Metal
Origine : Belgique
Sortie : 2014
Site Web : www.channel-zero.be

CHANNEL ZERO_Kill All Kings



01. Dark Passenger / 02. Electronic Cocaine / 03. Burn The Nation / 04. Digital Warfare / 05. Ego / 06. Crimson Collider / 07. Kill All Kings / 08. Brothers Keeper / 09. Army Of Bugs / 10. Mind Over Mechanics / 11. Duisternis / 12. Heart Stop

CHANNEL ZERO est le genre de groupe qui s’est reformé non seulement suite à l’envie de ses membres, en tout cas de la plupart, mais aussi des fans qui n’ont jamais oublié ce groupe à part. Lorsqu’en 2011, le groupe revient avec son nouvel album studio, les Belges ont déjà bien évolué mais Feed’Em With A Brick fait mieux que tenir la route et nos amis auront réussi à refaire leur trou petit à petit et notamment en France avec une participation remarquée au Hellfest. Depuis, le groupe a perdu son batteur, véritable figure du groupe, Phil faisait partie intégrante de l’identité de CHANNEL ZERO mais à l’écoute de Kill All Kings, une nouvelle fois la marque de la volonté d’évoluer de la part de ce groupe, les Belges ont ce son en eux et notamment le chanteur Franky De Smet Van Damme dont la voix est LA marque de fabrique. Et puis avec le recrutement de Mike DOLING à la guitare, il faut bien avouer que les Belges ont osé des choses qui peuvent donner une impression de Modern Metal à la première écoute mais c’est surtout dans le groove général que CHANNEL ZERO peut s’en rapprocher. Car ce Kill All Kings se révèle beaucoup moins sautillant que son prédécesseur mais aussi plus construit et moins direct, un album plus mature qui réclame bien plus d’attention. En effet si des titres comme "Crimson Collider" ou "Electronic Cocaine" peuvent surprendre, l’un pour son côté mélodique et moderne, l’autre pour ses faux airs de WOLFSBANE, au milieu des traditionnels "Dark Passenger" ou "Digital Warfare" on y retrouve également le côté sombre de CHANNEL ZERO avec "Army Of Bugs", un titre sombre et pesant qui nous renvoie vers l’excellent Black Fuel (1996), le côté direct et presque Punky sur "Mind Over Mechanics" dont le groupe a toujours su user avec talent. Et puis, il y a cet énorme "Brothers Keeper" qui débute comme une ballade mais qui tourne très vite à un Power Metal très bien construit et qui s’emballe parfaitement autour d’une structure intelligemment montée. Moins direct que Feed’Em With A Brick, ce nouvel album se révélera plus sur la durée et on y retrouve des clins d’œil appuyés à quelques légendes, que ce soit le ANTHRAX de We’ve Come For You All sur "Mind Over Mechanics", PANTERA, notamment dans le son de guitare et les quelques leads qui dominent cet album (plutôt flagrant sur "Dark Passenger" ou "Kill All Kings"), ou SLAYER et surtout dans quelques lignes vocales ("Kill All Kings", "Duisternis"). Avec une production puissante, un artwork sombre et efficace, un album varié et inspiré, la sentence tombe très vite, Kill All Kings dépasse l’excellent Feed’ Em With A Brick par son côté plus intemporel. Alors aux amateurs de l’écoute précoce qui ne donnent que 20 secondes à un groupe pour convaincre, laissez tomber, CHANNEL ZERO a une âme et ne se dévoilera pas facilement, pour les plus patients, le jeu vaut réellement le coup. A défaut d’être totalement parfait, on pourra notamment trouver bizarre l’arrivée du refrain de "Dark Passenger" comme un cheveu sur la soupe, pouvoir se permettre de varier autant ses albums en s’assurant qu’à la première écoute on reconnaisse la patte du groupe, voilà un tour de force remarquable. Quel album, surtout dans le contexte émotionnel que l’on connait, on s’incline avec beaucoup de respect, Messieurs !

Chronique : Aymerick Painless

8,5

 

 

CHANNEL ZERO_Logo Black&White

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W.E.T. - One Live - In Stockholm

Publié le par Nono666

W.E.T. - One Live - In Stockholm
Frontiers Records
Style : Melodic Hard Rock
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/TheBandWET

W.E.T._One Live-In Stockholm



CD 1 : 01. Walk Away / 02. Learn To Live Again / 03. Invincible / 04. I'll Be There / 05. Love Heals / 06. Rise Up / 07. Bleed & Scream (Eclipse) / 08. Bad Boy / 09. Still Unbroken / 10. Broken Wings / 11. I'll Be Waiting (Talisman).

CD 2 : 01. If I Fall / 02. Shot / 03. Comes Down Like Rain / 04. The Great Fall (Work Of Art) / 05. What You Want / 06. Brothers In Arms / 07. Mysterious (Talisman) / 08. One Love / 09. Poison (Numbing The Pain) (Bonus Studio Track) / 10. Bigger Than Both Of Us (Bonus Studio Track)

Auteur de deux albums unanimement salué par la critique et les fans, W.E.T. nous revient en ce débût d'année 2014 avec son premier album live, One Live - In Stockholm. Le supergroupe composé de Jeff Scott Soto (chant), Erik Martensson (guitare) et Robert Sall (claviers) se faisant relativement rare en live, voici une bonne aubaine de se rattraper avec ce double CD/DVD. Enregistré le 17 Janvier 2013 au Debaser Klubb de Stockholm lors de la mini tournée promo (6 dates en tout et pour tout !) de l'album Rise Up, W.E.T. nous offre, malgré une expérience live plus que réduite (en tant que groupe), une prestation dynamique impressionnante de professionnalisme. Au programme de ce One Live - In Stockholm, 9 titres de Rise Up que le public découvrait ce soir-là (l'album n'étant pas encore sorti au moment de l'enregistrement), 6 titres du premier opus éponyme ainsi qu'un titre de WORK OF ART ("The Great Fall"), un d'ECLIPSE ("Bleed & Scream") et deux de TALISMAN ("I'll Be Waiting", "Mysterious") où l'on peut découvrir un groupe soudé délivrant une interprétation sans faille, l'ensemble se veut d'une grande efficacité et les compos, déjà somptueuses à la base, y gagnent en énergie... On ne peut décidement rien reprocher à W.E.T. qui, jusqu'à maintenant, n'a sorti que des albums de grande qualité, ce n'est pas encore avec ce One Live - In Stockholm que le groupe sera pris à défaut, bien au contraire, il démontre que malgré la rareté de ses prestations live, il sait néanmoins faire preuve d'une grande cohésion et se montrer parfaitement convaincant... Et pour vous en donner le maximum, le pêchu "Poison (Numbing The Pain)" et la ballade "Bigger Than Both Of Us", deux inédits studio issus des sessions de Rise Up, viennent compléter ce Live déjà incontournable pour tous les amateurs de Hard Rock mélodique.

Chronique : Nono666

8,5

 

 

W.E.T._Band_Live

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BIGELF - Into The Maelstrom

Publié le par Nono666

BIGELF - Into The Maelstrom
InsideOut Music
Style : Psychédélic Stoner Progressive Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.bigelf.com

BIGELF_Into The Maelstrom



01. Incredible Time Machine / 02. Hypersleep / 03. Already Gone / 04. Alien Frequency / 05. The Professor & The Madman / 06. Mr. Harry McQuhae / 07. Vertigod / 08. Control Freak / 09. High / 10. Edge Of Oblivion / 11. Theater Of Dreams / 12. ITM

Cette nouvelle collaboration du batteur Mike Portnoy est loin d'être la plus évidente, tant on est sur un terrain pour le moins difficile d'accès. En effet, BIGELF évolue dans un registre Psyché/Stoner/Progressif quelque peu bizarroïde, les compositions partant dans tous les sens, ce qui selon les avis pourra plaire ou déconcerter. Pour la petite histoire, rappelons que ce groupe fut fondé en 1991 à Los Angeles et que seul Damon Fox subsiste des origines. L'autre membre fondateur, Richard Anton a quitté le groupe en 1996 et A.H.M. Butler-Jones décède en 2001... Six ans après leur dernier album, BIGELF ressuscite donc, avec l'aide de Mike Portnoy, pour le meilleur ou pour le pire, car on est, il faut bien l'avouer, à cent mille lieux du très bon THE WINERY DOGS. Certes les registres sont également opposés... Bon, vous l'aurez compris, cette chronique partage plutôt l'avis du deuxième camp, l'effet barbant étant majoritairement retenu. Des passages qui peuvent retenir l'attention tout de même, mais trop peu nombreux par rapport à cette gigantesque bouillie sonore trop souvent lassante, voire gonflante. Oui, même si l'on tient le coup, par moment il est difficile de ne pas lâcher prise sur la longueur tant on frôle souvent la limite du supportable. C'est bien beau cette ambiance spéciale qui fait penser que l'on est soit dans un asile ou que l'on fait partie d'un film d'horreur, mais les mélodies c'est encore mieux. Pourtant de nombreuses références se font évidentes ici et là, et il est inévitable de penser aux BEATLES (influence Lennon), BLACK SABBATH, PINK FLOYD ou encore ALICE COOPER pour le côté théatral... mais on a tellement fait mieux par le passé... En résumé, c'est une démarche courageuse, c'est sûr, mais on accroche ou pas... après, comme d'habitude, il est de bon ton de conclure par le fait que si BIGELF trouve des amateurs... eh bien tant mieux !

Chronique : Renegade88

4

 

BIGELF_Band 2014

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ELDRITCH - Tasting The Tears

Publié le par Nono666

ELDRITCH - Tasting The Tears
Scarlet Records
Style : Progressive  Metal
Origine : Italie
Sortie : 2014
Site Web : www.eldritchweb.com

ELDRITCH_Tasting The Tears



01. Inside You / 02. Tasting The Tears / 03. Alone Again / 04. Waiting For Something / 05. Seeds Of Love / 06. The Trade / 07. Something Wrong / 08. Don't Listen / 09. Iris / 10. Love From A Stone / 11. Clouds / 12. I Will Remember (Bonus Track - QUEENSYCHE Cover)

Cet album démarre sur les chapeaux de roue avec un "Inside You" qui nous rentre dans la gueule, tout y est : belle mélodie vocale, refrain accrocheur, riffs de guitare pêchus. Bref de quoi s’attendre à une bonne surprise. Et si le titre suivant maintient la barre et l’illusion grâce notamment encore à un riff de guitare très énergique, la suite n’en sera que plus décevante. Les vrais bons magiciens, eux, savent nous tenir en haleine jusqu’à la fin de la représentation.  Mais comme souvent avec les réalisations de nos amis Italiens, les titres qui composent l’album sont assez inégaux en qualité, allant du très bon ("Inside You", "Tasting The Tears") au franchement quelconque ("Don’t Listen" ou  encore "Love From A Stone"). Et pourtant, les guitaristes nous lâchent quelques bons riffs Thrash comme sur "Something Strong" ou de jolis soli comme celui qui conclut "Alone Again". A mon avis, c’est leur travail ainsi que celui de la section rythmique (la partie basse sur "Clouds") qui sont les plus de l’album. Par contre, le son des claviers n’est pas une grande réussite et cela sur pratiquement la globalité de l’album. Attention ce ne sont pas les parties claviers qui me dérangent, elles sont plutôt bien vues. Non, ce sont les sons que je ne trouve pas bien appropriés. Le mixage également n’est pas le point fort de ce Tasting The Tears. La voix mixée trop en avant bouffe l’espace musical comme sur les couplets de "Something Wrong", pourtant une des chansons les plus marquantes de l’album. Et l’accent anglais du chanteur, même si je ne suis pas un spécialiste, ne me semble pas des meilleurs. J’en voudrais pour preuve le refrain de "Alone Again". La voix manque également de variété. Ses côtés nasillards et chevrotants en deviennent parfois désagréables (les couplets de "Waiting For Something"). Pourtant quelques mélodies et refrains bien accrocheurs jalonnent l’opus ("Alone Again"). C’est vraiment paradoxal, que ce soit sur les 2 titres les plus longs, ceux qui ouvrent l’album, que l’on s’ennuie le moins. Car pour la suite, même si les titres n’excédent pas 5 minutes, on a de temps en temps des impressions d’ennui notamment dû à des sensations de répétition au niveau des mélodies vocales et du manque de variété au niveau du timbre vocal. Encore lui, le pauvre. Vous allez me dire que j’ai une dent contre Terence Holler. En fait pas du tout, je sais reconnaitre ses qualités lorsqu’il nous les démontre comme sur la ballade "Iris" mais je persiste à dire que si sa voix avait été mixée plus en retrait, plus dans la musique, l’album aurait été plus abouti. Celui-ci se termine avec, en bonus track, une cover de QUEENSRYCHE ("I Will Remember") que nous prendront comme un hommage à l’une des influences d’ELDRITCH car elle n’apporte pas grand-chose par rapport à l’original, si ce n’est de nous rappeler que l’élève ne dépassera jamais, ô grand jamais, le maître. En conclusion, cette neuvième réalisation des Transalpins est un peu la continuité de leur oeuvre qui fait d’ELDRITCH un groupe de seconde zone, un album pas désagréable mais également loin d’être génial.

Chronique : Horace Pinker

6

 

 

ELDRITCH_Band 2014

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