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BILLY IDOL - Kings And Queens Of The Underground

Publié le par Nono666

BILLY IDOL - Kings & Queens Of The Underground
BFI Records
Style : Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.billyidol.net

BILLY IDOL_Kings & Queens Of The Underground



01. Bitter Pill / 02. Can't Break Me Down / 03. Save Me Now / 04. One Breath Away / 05. Postcards From The Past / 06. Kings & Queens Of The Underground / 07. Eyes Wide Shut / 08. Ghosts In My Guitar / 09. Nothing To Fear / 10. Love And Glory / 11. Whiskey And Pills

Kings & Queens Of The Underground arrive enfin, après 9 ans d’attente, et le premier constat qui vient à l’esprit lors de sa découverte est un ton d’ensemble beaucoup plus apaisé et sombre que sur Devil’s Playground. En effet, alors que ce dernier officiait dans un Rock (même carrément Hard) sans artifice avec un certain brio, on retrouve ici un son proche des années 80 avec pas mal de touches électro. Le résultat est sans doute dû à la présence du producteur Trevor Horn que l’on ne présente plus pour ses différentes collaborations, faisant de ce dernier une icône de ces années si créatives. Du coup, l’effet de surprise déroute en premier lieu et apporte quand même, il faut bien le dire, une franche déception par rapport à ce côté plus percutant avec ses grosses guitares que possédait le précédent méfait. Mais après tout, ce son est simplement un retour aux sources dont il s’était éloigné en 2006… de plus le travail est très bien fait, la production étant excellente. Après, qu’on préfère un ou l’autre style, il serait réducteur de s’arrêter là et de ne pas considérer les qualités bien présentes de cet album. Oui, car les mélodies et les arrangements sont bien présentes et travaillées, le sombre "Eyes Wide Shut" en est le plus parfait exemple… un titre riche en émotion, sérieux candidat à un futur classique de BILLY IDOL. Mais Kings & Queens Of The Underground regorge de futurs hits, et c’est bien là toute sa force, on citera volontiers l’ambiancé "One Breath Away" qui aurait rivalisé sans difficulté aux cotés des "Flesh For Fantasy" et consors. "Save Me Now" et ses chœurs s’avère être aussi un titre efficace, on imagine d’ailleurs très bien la foule reprendre ses « hohohohoho… » qui ne vous quittent plus. Le single présenté en avant-première "Can’t Break Me Down" possédait d’ailleurs ces chœurs fait pour les stades (que l’artiste mériterait d’ailleurs de remplir, bien plus que certains autres noms)… enfin ça, c’est la grande injustice du métier. L’ouvrant "Bitter Pill" n’est pas désagréable mais un peu plus convenu dans le refrain, tout comme "Kings & Queens Of The Underground" qui possède de bons couplets mais un refrain hélas moins captivant… Par contre, "Postcards From The Past" s’affiche, lui, comme un sérieux concurrent d’un "Rebel Yell" par exemple, montant avec délice en puissance jusqu’au refrain quasiment aussi jouissif que ce dernier. Malheureusement, et c’est là qu’intervient la faiblesse de l’album, nous avons droit à pas moins de cinq ballades ! De plus, si le morceau-titre cité plus haut passe assez bien la rampe et qu’"Eyes Wide Shut" est fabuleux, on peut difficilement en dire autant du sirupeux à souhait "Ghosts In My Guitar" ou du dispensable "Love and Glory". "Nothing To Fear" est plus intéressante car se situant dans cet esprit inspiré des meilleures compositions, mais coincée entre ces deux morceaux dans cette deuxième partie molle, on en apprécie du coup moins les saveurs. L’énervé "Whiskey And Pills" arrive en clôture, comme pour s’excuser et faire passer davantage la pilule (et aussi pour réveiller ceux qui se seraient endormis). Néanmoins, il ne possède pas l’urgence créatrice de ses concurrents. Bon, un bilan certes tout de même positif en conclusion grâce à ces quelques pépites, mais entaché de cette seconde partie qui plombe le tout quand même… c’est bien dommage ! Enfin, il est de bon ton de saluer cette sortie comme il se doit et de l’apprécier à sa juste valeur. Et ce malgré ses quelques petits travers qui ne l’empêchent pas, à défaut de perfection, d’atteindre un très bon rang dans la discographie de notre rebelle (un peu moins ici) de rockeur.

Chronique : Renegade88

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