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THE SLAYERKING - Sanatana Dharma

Publié le par Nono666

THE SLAYERKING - Sanatana Dharma
Finisterian Dead End
Style : Gothic Doom Metal
Origine : Grèce
Sortie : 2016
Site Web : www.slayerking.com

THE SLAYERKING - Sanatana Dharma



01. She Is My Lazarus / 02. Black Mother Of The Lord Of Light / 03. Sargon Of Akkad / 04. Magnificent Desolation / 05. We Are The End / 06. My Lai / 07. The Man That Never Was / 08. Southern Gate Of The Sun

Bon, on est franc, on se dit tout. Lorsque l'annonce a été faite de la sortie d'un album de THE SLAYERKING réunissant un membre et un ex-membre de NIGHTFALL, ma réaction a été un net pas en retrait. Efthimis KARADIMAS semble patauger un peu pour nous balancer du très bon avec son groupe phare, pourquoi donc aller s'empêtrer dans un nouveau projet. Et les premières écoutes confirment un peu cette impression même si on sent bien que quelque chose s'y passe. Alors, dans ces cas là, quand la sauce commence à monter, on l'enlève du feu, on la réserve et on y revient plus tard. C'est dans ces conditions que cette chronique a été réalisée, et bien m'en a pris car si des défauts de production sont incontestable même si tout est plutôt bien équilibré avec un boulot énorme de la basse (ndlr oh le melon l'Efthimis... non je plaisante!), la batterie manque de relief et les guitares manquent de puissance avec un son étouffé très 90's, un peu comme les productions Holy Records de cette décennie là. Cela ressemble à un travail réalisé en un week-end, on branche les amplis et on y va, pourtant le groupe existe depuis 2013, le trio a donc eu le temps de travailler le son c'est que c'est donc un choix assumé de sa part et finalement cela semble logique, nous ramenant même un peu de nostalgie pour nous qui avons entre 35 et 50 ans. Car, mise à part un travail un peu plus poussé sur le son de guitare pour le rendre moins formaté, on finit par rentrer dans cet album de plain pied. Comment ne pas remuer le peu de cheveux qu'il nous reste sur l'excellent riff de "The Man That Never Was" ou celui de "Black Mother Of The Lord Of Light", voir son âme se teinter de gris sur un "Sargon Of Akkad" digne de CANDLEMASS ou un "We Are The End" dont le début n'aurait pas fait tâche sur le dernier PARADISE LOST. Pourtant, si des similitudes peuvent se retrouver sur quelques passages de chaque titre, rapidement, THE SLAYERKING impose sa patte sur tous les titres, à savoir, un Gothic Doom Metal aux influences Death et Heavy largement représentées. Chant brut, voix murmurée, voix clamée, riffs de guitare bruts, leads lumineux, la palette est large. "She Is My Lazarus" offre un contraste entre le duo basse/batterie assez sobre et des parties plus enlevées intercalées, le refrain assez mélodique de "Black Mother Of The Lord Of Light" que l'on imagine bien sur scène, le cœur de "Sargon Of Akkad" se rapprochant plus d'un I Am Jesus ou de ROTTING CHRIST du milieu des années 90, de suite contrebalancé par "Magnificent Desolation", très brut et dans le chant et dans la guitare sur les couplets, et là aussi, THE SLAYERKING nous surprend avec ces petites trouvailles bruitistes à la guitare avec cet excellent lead de fin. Vous l'aurez compris, si vous jetez une oreille à cet album, il vous faudra y revenir plusieurs fois avant d'en saisir vraiment la nature, certes peut-être à cause d'une production assez froide, mais aussi par des titres à première vue très bateau et peu inspirés alors qu'en fond, les Grecs y tissent quelque chose de bien plus fourni. A force de crier que nous espérons des albums non prémâchés, on finit par en avoir et presque passer à côté car prendre le temps ne rentre plus dans les codes actuels... triste ! Un mot tout de même sur cet artwork ultra soigné, un dessin certes un peu tendance mais à des années lumière de ce que NIGHTFALL peut proposer. Voilà comment une idée saugrenue peut se transformer en une bonne idée, un premier album à découvrir !

Chronique : Aymerick Painless

THE SLAYERKING - Sanatana Dharma

 

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