INGLORIOUS - Inglorious
INGLORIOUS - Inglorious
Frontiers Records
Style : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2015
Site Web : www.inglorious.com
01. Until I Die / 02. Breakaway / 03. High Flying Gypsy / 04. Holy Water / 05. Warning / 06. Bleed For You / 07. Girl Got A Gun / 08. You're Mine / 09. Inglorious / 10. Wake / 11. Unaware
INGLORIOUS est un groupe de jeunots venus d'Angleterre. De quel type de musique s'agit-il ? Écoutez l'intro: un orgue Hammond, puis une rythmique et une guitare qui nous ramène bien loin dans le temps, et cette voix chaude, mais on dirait presque Coverdale ! Oui, INGLORIOUS aime DEEP PURPLE, RAINBOW, WHITESNAKE, et ça s'entend ! Le chanteur Nathan James a, sans forcer son talent, un grain de voix très proche de celui du jeune David. On est donc bien dans un Hard Rock classique, très bien exécuté. Très bonne production bien claire. L'inspiration est évidente, mais on sent tout de même des touches de modernité, bien senties, qui actualisent davantage la musique. Ce qui nous fait parler d'inspiration et non de plagia. Si la rythmique est typique du Pourpre Profond, la lead guitare n'est pas totalement calquée sur Blackmore, elle se veut plus moderne dans le style, et les soli sont plus personnels. L'album défile avec grand plaisir, c'est une très bonne surprise, et il devrait contenter sans trop de difficultés les amateurs du style, même si on ne tient pas là un album révolutionnaire ou ni un incontournable.
Chronique : Dany VH
Voici une nouvelle formation dont le chanteur Nathan James apparait notamment sur le Scorpions Revisited d'ULI JON ROTH. Si l'on comprend bien les quelques lignes des médias spécialisés, INGLORIOUS est le digne héritier des WHITESNAKE, RAINBOW ou encore LED ZEPPELIN ! C'est sûrement là que le bât blesse car, forcément, l'auditeur qui écoute ce genre de groupes depuis pas mal d'années se voit attirer d'y jeter une oreille des plus attentive. Et même si ce n'est pas tout à fait faux pour certains passages, il risque de rester quand même largement sur sa faim dans l'ensemble et surtout au fur et à mesure de l'avancée de l'album.
Le premier titre étant plutôt de bonne facture bien qu'ayant quand même du mal à décoller. En effet, l'intro à l'orgue façon DEEP PURPLE, et surtout le tempo (volontairement ?) similaire à "Highway Star", laisse place à un riff basique un peu décevant... En revanche, dès "Breakaway", contrat rempli pour l'effet de comparaison digne des plus grands moments du serpent blanc. Voilà un morceau qui arrache tout en étant mélodique. "High Flying Gypsy", plus en retenue et au riff lourd, laisse l'étendue vocale de Nathan James se déployer avec un refrain relevé; sûrement un futur classique si le groupe fait plus qu'une étincelle. "Holy Water" enfonce le clou dans le même registre mid tempo, tout en montant d'un cran en profondeur... intonation à la Coverdale en évitant le plagiat. Encore un bon moment. "Warning" déboule à cent à l'heure et nous renvoie directement chez SCORPIONS (période Uli Jon Roth, forcément) avec ce riff rappelant largement "All Night Long". La puissante ballade "Bleed For You" reste ancré dans cette ère qui rappelle furieusement des titres comme "Yellow Raven" pour les couplets surtout. Premier constat satisfaisant si l'album s'arrêtait là, les influences étant bien assimilées tout en gardant une personnalité générale et surtout un sens mélodique intéressant. Hélas, "Girl Got A Gun" est doté d'un refrain plat qui laisse pour la première fois l'auditeur se détacher de l'écoute. Moyen moyen tout ça. "You're Mine" n'arrange pas les choses, avec son riff répétitif et le reste qui à du mal à soulever les troupes... et dans ce cas-là, l'atout de la voix de Nathan James peut vite se révéler pénible lorsque celle-ci est trop forcée. D'ailleurs, dans l'ensemble, on y gagnerait sûrement si le côté un peu braillard était moins présent. Le côté soporifique s'accentue avec le titre éponyme "Inglorious". La première réelle ballade "Wake" aurait pu être pas mal mais le refrain hérisse les écoutilles irraisonnablement. Enfin, intro au piano plutôt inutile pour "Unaware", laissant place à un gros riff puis à un chorus mélodique qui, hélas, arrive sur un refrain bien anecdotique. Impression finale d'ennui... Constat final bien décevant malgré une première moitié réussie, c'est dommage. La comparaison avec les plus dignes représentants du Hard Rock mélodique en prend un coup, mais bon... quelques morceaux sauvent les meubles et laissent espérer un futur meilleur, si tout ça n'est pas qu'un feu de paille. A conseiller quand même, sans trop s'emballer non plus par avance avec les comparaisons hâtives.
Chronique : Renegade88
