IN ARKADIA - Eyes Of The Archetype
IN ARKADIA - Eyes Of The Archetype
M&O Music
Style : Modern Melodeath Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/InArkadiaOfficial
01. Behold The Whore / 02. Skinning The Slaves / 03. Of Evolutive Disorder / 04. Recurrence / 05. Flying Firecunt Guillotine / 06. Status Divine / 07. Orgasmophobia / 08. Sigmatropic / 09. Reborn / 10. Lifeslicer
Avec trois albums, un EP et huit ans d’existence au compteur, IN ARKADIA est loin d’être un « bébé » de notre jolie scène Metal française. Et ce nouvel album, Eyes Of The Archetype, fleure bon la maturité et la stabilisation d’un line-up entièrement remanié en 2011 et dont seul le batteur reste « une pièce d’origine ». Après une belle intro, nous rentrons dans le vif du sujet : superbe chant guttural qui m’a fait immédiatement penser à BENIGHTED (exemple criant : le début de "Flying Firecunt Guillotine", un pur plaisir !), un deathcore rythmé et énergique avec des passages mélodiques pas dégueux, rien à dire. Seulement voilà, le début de l’album ne casse pas trois pattes à un canard : de la vitesse en veux-tu en voilà, on expose sa maîtrise technique sans accrocs, rien de plus. De surprises, point. "Recurrence", la quatrième piste, ne dure pas plus de quatre minutes mais m’a semblée durer des plombes. Puis, "Flying Firecunt Guillotine" arrive et (bien que je ne puis m’empêcher de penser à du furieusement pompé sur mes amis de BENIGHTED…) le regain d’attention est là. Des ruptures de rythme intéressantes, un chant superbement bien maîtrisé, un motif musical simple de la lead guitare qui intervient, un très bon morceau. C’est à croire que les quatre premiers morceaux, c’était l échauffement, car à peine "Flying Firecunt Guillotine" achevée, IN ARKADIA, comme pour passer du coq à l’âne, enchaîne avec "Status Divine", court morceau de Metal/dustep (qui ne pensera pas à THE BROWNING ?) amené par une intro énigmatique et une « feinte » mélodique, pour glisser comme si de rien n’était sur "Orgasmophobia". Un entracte dubstep réussi pour un retour au deathcore tout en violence : j’ai adoré l’idée, moi qui déteste le dubstep. C’est bien fichu, un grand bravo ! Et avec "Orgasmophobia" s’ouvre une deuxième partie d’album simplement magistrale, pleine d’énergie et de bonnes mélodies « catchy », dont "Sigmatropic" est un bon exemple. Cinq minutes d’alternance entre riffs gras et mélodies lancinantes, et même si on peut se demander, à la troisième occurrence des trois mêmes mesures, s’ils ne seraient pas en train de tomber dans la facilité, on est toujours envoutés par le chant. Vient enfin la surprise de la fin du morceau (je n’en dis pas plus, volontairement) pour un glissement « logique » vers un "Reborn" percutant dès les premières mesures. L’album se clôt sur "Lifeslicer", à l’intro prometteuse et qui ne nous décevra pas, toujours beaucoup de vitesse et de guitares mélodiques, où s’intercalent des samples bien choisis, et toujours ce chant monstrueux de maîtrise, qui me donne envie d’aller les adorer en live. Après un début sans surprise, Eyes Of The Archetype se révèle être un album très abouti et travaillé, qui recèle des pépites, même s’il est un peu inégal. Quoi qu’il en soit, "Flying Firecunt Guillotine" et "Lifeslicer" suffisent bien à remettre les pendules à l’heure !
Chronique : Nastassja
Note : 8,5/10

